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Coucou les gens, j'espère que vous allez bien ! ^^
On se retrouve aujourd'hui pour le chapitre cinq de cette fanfiction ! J'espère qu'il vous plaira et que le chapitre précédant vous a plu :)

Je réponds à un guest (Personne n'ayant pas de compte fanfiction) juste après !

Sinon, que pensez vous de la prochaine vidéo du Curry Club ? Vous avez hâte ? J'avais adoré la vidéo Bonneteau de l'Amour, et j'espère que celle-ci me plaira !

N'hésitez pas à me laisser une reviews à la fin de ce chapitre, ça me fera très plaisir ! :D

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Brice de Nice: Hey! Je trouve que ta fanfic a un très bon potentiel! Mais pourquoi les écrivains sont toujours sadiques avec les parents des protagonistes XD? Mathieu et Antoine sont adorables, j'espère qu'ils finiront vite ensemble! Je vais donc guetter le prochain chapitre de ton histoire

Réponse : Hey, merci beaucoup pour ta reviews, elle m'a fait très plaisir ! :) Aloooors, je suis sadique avec les parents des protagonistes car j'aime faire souffrir les gens xD Je ne peux pas te garantir qu'ils finiront vite ensemble, mais j'espère que la suite te plaira :3

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Bref, voici le chapitre !

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Bonne lecture !

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Chapitre cinq : Des inquiétudes inutiles.

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PDV Externe

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Il faisait encore nuit en cette matinée de fin de janvier, et bien qu'il y ait du vent et que le ciel soit rempli de nuage, il faisait doux. Dans la ville de Nantes, les feuilles des arbres volaient dans les airs, et seul le gazouillement des oiseaux et le bruit des voitures se faisaient entendre.

La ville s'éveillait doucement et tranquillement, quand une voix forte et agressive se fit entendre dans le quartier nord :

« FERME TA GUEULE ET FOU LE CAMPS ! »

Une porte claqua.
Dans la rue des renards, l'agitation régnait dans une petite maison violette depuis déjà quinze bonnes minutes quand Antoine en sortit. Il traversa son jardin à grandes enjambés, capuche vissée sur sa tête et main dans les poches, avec l'air des mauvais jours. Il s'était disputé avec son père ce matin : il avait fait allusion à sa situation actuelle, en lui disant que ça lui ferait du bien de bouger un peu, et la conversation, bien que courte, avait dérapé.

Les écouteurs dans les oreilles en train d'écouter ses chansons favorites, le grand chevelu avançait à pas rapide vers son arrêt de bus. Une fois que le car fut là, il entra dedans et s'adossa dans un coin près des portes. Il n'était que sept heures trente, mais l'autobus était déjà plein, et pour cause, beaucoup de ces personnes étaient des adultes devant se rendre au travail. Enfin, il y avait aussi des personnes âgées retraités qui, pour une raison qu'Antoine ignorait, étaient déjà debout dès l'aube. Sans oublier les adolescents, lycéens ou collégiens, qui riaient bruyamment et écoutaient de la musique sans leurs écouteurs.

Bon dieu, qu'est-ce que le grand chevelu détestait prendre l'autocar…

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PDV Mathieu

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Le vent soufflait dans mes cheveux, mais il faisait bon malgré tout, et n'étant pas quelqu'un de spécialement frileux, j'étais presque tenté de retirer ma veste. J'avais la chance d'habiter à un peu plus de dix minutes de l'université, je pouvais donc me lever un peu plus tard et m'y rendre à pied.

J'attendais Antoine sur le campus, comme tous les matins. J'étais toujours très heureux de le voir, et grâce à lui me lever le matin était moins dur.

De loin, je vis un grand type avec un sweat à capuche noir se diriger dans ma direction. Je reconnus tout de suite Antoine, et souriais légèrement. Mon ami s'arrêta à ma hauteur et grommela un vague "salut". Sa capuche était enfoncée sur sa tête, je ne pouvais pas voir son visage : mais j'entendais à sa voix qu'il était de mauvaise humeur. Je n'avais pas conscience des problèmes que pouvait avoir Antoine, depuis que je le connaissais je n'avais partagé avec lui que de bon moments, ou presque. Je le connaissais sous son plus beau jour, avec ses rire, ses sourires et sa bonne humeur, je ne connaissais pas sa face cachée.

« Hey, ça va pas ? » questionnais-je.

Le grand brun était le meilleur ami que j'avais depuis un petit bout de temps, si pour pouvoir l'aider je devais m'appliquer un tant soit peu dans ses problème et connaître Antoine sous un nouveau jour, je le ferais sans hésiter.

Mon ami poussa un petit soupir et haussa les épaules.

« Si, si, t'inquiète. »

Il avait toujours sa capuche, ce qui m'empêchait de voir l'expression de son visage. Etait-il flatté de l'attention que je lui portais, ou exaspéré car il me trouvait trop envahissant ? J'avais la désagréable impression qu'il essayait de me cacher quelque chose…

« Remonte ta capuche, elle cache tes yeux ! C'est pour pas que je remarque les regards amoureux que tu me lances ? » ricanais-je.

Ma plaisanterie n'eut pas l'effet escompté, et un silence gênant prit place entre nous. Je pus distinguer Antoine se mordre légèrement la lèvre avant de baisser la tête. Je savais que mon humour laissait à désirer, mais sa réaction était selon moi plutôt démesurée…

« Antoine, qu'est-ce qu'il y a ? »

Il haussa les épaules, et me répondit sur un ton indifférent :

« Ne t'inquiète pas je t'ai dit, je me suis juste levé du mauvais pied. »

Je voyais bien que quelque chose le tracassait, même s'il essayait de faire comme si de rien n'était, mais je ne pouvais rien faire. Je ne comptais pas m'incruster dans sa vie privé, ni même le forcer à me parler de ses problèmes s'il n'en avait pas envie. Et puis, peut-être que j'étais juste un con et qu'Antoine me disait la vérité quand il disait juste être de mauvaise humeur.

La sonnerie retentit et on se rendit tous les deux dans l'établissement. On s'installa dans l'amphithéâtre dans lequel allait se dérouler notre cours en silence.

Mon ami, qu'auparavant je sentais tendu, avait l'air de s'être décontracté. On sortit nos affaires en silence, et enfin, pour la première fois de la matinée, Antoine baissa sa capuche qui tomba mollement sur ses épaules, et je pus voir son visage. Tout était normal, il avait toujours son petit début de barbe sur les joues et le menton, ses cheveux étaient toujours aussi décoiffés et ses lunettes tenaient toujours parfaitement sur son nez courbé. Oui, tout était normal, hormis une petite plaie encore ouverte qui se trouvait sur le haut de son arcade sourcilière droite.

« Qu'est-ce que tu t'es fait ici ? » dis-je en désignant sa blessure d'un mouvement de tête.

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PDV Antoine

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Je détestais qu'on me pose des questions personnelles, ou que l'on se mêle de ma vie privé. J'étais assez austère, et surtout stressé en permanence : je ne pouvais pas m'empêcher de me méfier du monde qui m'entourait. Pourtant, avec Mathieu tout ça était différent. J'appréciais l'attention qu'il me portait, et n'étais pas dérangé par ses questions.

Le regard qu'il portait sur moi était plein de curiosité mais brillait également d'une lueur d'inquiétude, ce qui me gonfla d'orgueil. Je gardais malgré tout la tête froide et lançais, l'air sur de moi :

« Ça ? Oh, c'est rien, je me suis juste cogné. »

Mon ami pouffa et secoua légèrement la tête avant de poser ses yeux sur l'estrade de l'amphithéâtre ou madame Walzy débutait son cours.

« Eh bah, t'es doué ! » se moqua-t-il gentiment.

Il semblait malgré tout soulagé et satisfait de ma réponse, ce qui me fit doucement sourire. Je n'avais pas l'habitude qu'une autre personne que ma petite sœur se souci de moi ces derniers temps, et je devais bien avouer que ça m'avait manqué. Je lâchais moi aussi un petit rire, et me concentrais sur ce que ma prof disait, tout en prenant des notes.

Malgré l'affection et le fait que je tenais beaucoup à notre amitié, je n'avais pas dit la vérité à Mathieu. Enfin, de toute façon la vérité n'était pas importante, et il n'y avait aucun intérêt à ce qu'il la sache. Il n'y gagnerait rien, et moi non plus. Il se faisait des inquiétudes inutiles.

La réalité était que mon père lors de la dispute de ce matin, s'était emporté. Ça ne lui était encore jamais arrivé, ou du moins pas autant : sous le coup de la colère, il m'avait violement poussé en arrière et j'étais tombé, me cognant au passage la tête contre la table basse du salon. Je n'avais rien de grave : juste une petite entaille pas très profonde. Aussitôt mon père s'était reculé, et avait fondu en larmes tout en se confondant en excuse, choqué lui-même par ce qu'il venait de faire. J'étais moi-même abasourdi, mon père ne s'était jamais montré violent avec moi ou ma sœur. Je lui en voulais beaucoup pour cette soudaine violence, mais je savais qu'il ne m'aurait jamais fait de mal intentionnellement. Je l'avais donc simplement engueulé, et notre dispute avait repris jusqu'à ce que je ne quitte la maison en claquant la porte.

Ce qui était arrivé ce matin était selon moi une dispute banale. Certes, on s'était tous les deux emporté et j'avais fini par me faire une petite égratignure de rien du tout, mais c'était une dispute occasionnelle qui ne se reproduirait plus. Je ne voulais pas inquiéter Mathieu avec des problèmes stupides, ni faire passer mon père pour un monstre alors qu'il était juste mal en point ces derniers temps. Ma seule crainte était d'avoir réveillé Madeleine.

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PDV Externe

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Les deux jeunes hommes firent de leur mieux pour rester concentré en ce lundi matin. Evidemment, ce n'était pas chose aisé. Contrairement à Antoine, qui luttait pour comprendre ce que disait la vieille Walzy et prendre des notes, Mathieu, qui était mal réveillé, avait abandonné cette idée et griffonnait distraitement quelques dessins dans son cahier.

Il poussa un petit soupir et passa une main dans ses cheveux avant de tourner sa tête vers son ami. Un petit sourire naquit sur ses lèvres alors qu'il détailla les moindres parcelles du visage d'Antoine. Mathieu aimait les grains de beauté qu'il avait sur le front, son nez courbé, ses yeux bruns noisette plissés en direction de la prof, et le tic qu'il avait de sortir le bout de la langue lorsqu'il était concentré.

Le grand brun faisait tourner son stylo entre ses doigts, alors que la vieille Walzy, droite et ferme, regardait l'assemblé face à elle tout en récitant son cours qu'elle connaissait surement par cœur à force de le répéter depuis des années.

Le stylo à bille bleu tomba à terre.

Antoine poussa un petit soupir et se baissa pour ramasser le stylo qui était tombé près des pieds de Mathieu. Le petit châtain, lui, ricana d'un rire salace et chuchota à son égard :

« Ecoute, je sais que je suis séduisant, et t'es pas mal non plus, mais tu pourrais attendre qu'on soit en privé ! »

Les joues du grand brun s'empourprèrent et il ricana, lui aussi amusé, avant de se redresser et de remettre son stylo dans sa trousse.

« Très drôle, très drôle. »

Mathieu pouffa et ébouriffa les cheveux de son ami. Il aimait plaisanter avec lui, évidemment, il ne pensait pas ce qu'il disait.
Enfin… était-ce vraiment le cas ?

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Voilà, c'est la fin de ce chapitre, j'espère qu'il vous a plus ^^

N'hésitez pas à me laisser une reviews pour me donner votre avis, négatif ou pas je serais ravi de l'entendre ! :)

Bref, passez une bonne semaine, je vous dis à samedi prochain ^^

Amour et Licorne *^*

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