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Coucou les gens, j'espère que vous allez bien ! ^^
On se retrouve aujourd'hui pour le sixième chapitre de cette fanfiction ! J'espère qu'il vous plaira et que le chapitre précédant vous a plu :)

Sinon, qu'avez-vous pensé de la vidéo du Curry Club ? Je l'ai adoré et l'ai trouvé très drôle, ce duel de politesse était très marrant, et j'aime beaucoup la façon dont la vidéo est réalisée :)

N'hésitez pas à me laisser une reviews à la fin de ce chapitre, ça me fera très plaisir ! :D

Bref, voici le chapitre !

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Bonne lecture !

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Chapitre six : Un changement de personnalité soudain.

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PDV Externe

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« Bien, vous pouvez ranger vos affaires. N'oubliez pas de vous préparer convenablement pour le partiel qui aura lieu dans trois semaines. » déclara la vieille Walzy alors que le cours touchait à sa fin.

La vieille femme rassembla ses papiers, classeurs et autres documents dans sa petite sacoche en cuire, avant d'enfiler sa veste en tweed tout en observant l'amphithéâtre se vidant peu à peu. Ses élèves ramassaient leurs affaires, avant de disparaître rapidement, heureux que la journée touche enfin à sa fin.

Les jeunes adultes à qui elle faisait cours étaient assez distraits, et la plupart d'entre eux ne révisaient pas pour leurs examens. Même si ça l'exaspérait, elle ne comptait pas leur courir après éternellement et se contentait seulement de leur faire quelques petites piqûres de rappel. Elle souhaitait porter ses élèves jusqu'à la réussite, les aider à atteindre des sommets et à s'offrir un avenir fiable.

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PDV Antoine

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La journée s'était déroulée normalement, enfin, comme d'habitude. Je m'étais levé tôt, j'avais forcé mon père à prendre ses médicaments, je m'étais rendu à l'université, j'avais mangé en ville à midi avec Mathieu, et avais terminé la journée par le cours de madame Walzy. J'étais fatigué, aussi bien intérieurement qu'extérieurement, sans en savoir les raisons.

Mathieu, lui aussi ne semblait pas très bien, mais je n'avais pas osé lui en demander les raisons. Je supposais qu'il devait être fatigué, comme nous tous. Quand le cours prit fin, je ramassais mes affaires et allais sur le campus avec mon ami.

Bien qu'il fasse encore jour, le ciel commençait doucement à s'assombrir et la nuit n'allait pas tarder à montrer le bout de son nez. Je prenais une grande inspiration et laissais l'air frais d'hiver emplir mes poumons. L'hiver était de loin ma saison préférée : j'aimais la brume du matin, la beauté effrayante des arbres morts, le givre qui couvrait les plantes et la neige qui tapissait le toit des maisons. Je fermais la fermeture éclair de mon manteau, et tournais la tête vers mon ami.

Mathieu grimaça et passa ses mains sur sa tête, avant de se masser les tempes. Je n'avais pas besoin d'être docteur et d'avoir un bac plus dix en médecine pour deviner qu'il devait avoir la migraine.

« Ça ne va pas ? » demandais-je, un peu inquiet.

« T'inquiète, c'est rien, j'ai juste mal à la tête… »

Il jeta plusieurs regards anxieux autours de lui, avant de prendre soudainement sa tête entre ses mains et de lâcher un grognement de douleur.

« Mathieu ?! Qu'est-ce qu'il y a ?!

-R-rien, rien ! »

Il se redressa et souffla un coup, avant de me sourire pour me rassurer, et essayer de paraître enjoué. Il semblait néanmoins terriblement préoccupé. Par quoi ? Je n'en savais rien, mais c'était inquiétant.

« Bon écoute, je ne suis pas très bien, je ferais mieux de me dépêcher de rentrer ! »

Il esquissa un sourire qui s'apparentait plus à une grimace qu'à autre chose, et avant que je ne puisse ajouter quoi que ce soit, il s'en alla en courant.

Mathieu était un garçon étrange par moment, et ce qu'il venait de se passer ne faisait que le confirmer : sa tête le faisait souffrir, et pourtant il partait en courant, comme s'il était en pleine forme. Lorsque moi j'étais souffrant, je rampais vers mon lit en me plaignant, je n'entamais pas un marathon pour rentrer chez moi. Enfin, nous avions sans doute des réactions différentes face à la douleur.

Néanmoins, je ne pouvais pas m'empêcher de me sentir vexé face à son comportement : Il aurait pu me saluer de manière un peu moins hâtive, me proposer de le raccompagner chez lui ou tout simplement ne pas disparaître en courant, comme si ma présence l'insupportait. Je savais que c'était égoïste de ma part de penser ça, mon ami allait mal et je pensais seulement à ma petite personne. En plus, nous n'étions pas spécialement proches, même si nous étions de bons amis, et je ne comprenais pas cette soudaine jalousie et possessivité qui s'emparait de moi.

Je secouais légèrement la tête pour effacer ces pensées de ma tête, et commençais à m'en aller, lorsque l'on m'interpella de façon grossière et violente :

« Oh, la pédale ! »

Je sursautais légèrement et me retournais. A trois ou quatre mètres derrière moi, se trouvaient Julien et ses trois amis. Leurs regards moqueurs et à la fois haineux me scrutaient de haut en bas. Je me sentis vite gêné et apeuré, je savais que la situation pouvait vite dégénérer. Le visage vermillon de Julien était tordu et déformé par une colère, dont j'étais visiblement la cause, sans pour autant que j'en sache les raisons.

Il passa une main dans ses cheveux blonds platine, et regarda ses amis en ricanant. Les trois jeunes hommes autours de lui rigolèrent à leurs tours, et le blondinet reposa ses yeux verts de fouine sur moi. Je déglutis, et fis demi-tour. Je n'étais pas obligé de rester avec eux et de subir leurs moqueries. Je n'en avais pas envie.

« Hé, tu vas où comme ça ?! Et répond quand on te parle, salope ! »

Je refusais de leur répondre.

Je soufflais d'appréhension et baissais la tête tout en continuant mon chemin. Je n'allais pas m'abaisser à leur niveau et me laissais entrainer dans leur petit jeu d'intimidation. J'entendis les quatre garçons derrière moi accélérer la cadence de leur pas.

Alors que je m'apprêtais à courir, mon coeur s'affolant dans ma poitrine, je sentis une poigne ferme me saisir l'épaule, et me plaquer contre le mur, alors que mon sac à dos tomba de mes épaules. C'était un garçon brun, l'un des amis de Julien. Ses trois amis ne tardèrent pas à le rejoindre, et ils m'entourèrent tous les quatre. Malgré mes un mètre quatre-vingt, je fis de mon mieux pour me faire le plus petit possible. Nous n'étions qu'à une vingtaine de mètre de notre établissement scolaire.

« On va t'apprendre les bonnes manière, espèce de pédale.

-Tu fais moins le malin maintenant que ton pote est plus là pour te protéger, hein le PD ? »

Avant même que j'eus le temps de dire quoi que ce soit, le point de Julien s'abattit sur ma joue. Je grognais de douleur et fermais les yeux. Pourquoi tant de haine et de violence ? Je ne portais pas Julien dans mon cœur, et lui non plus, mais était-il nécessaire d'en venir aux mains ?

« Foutez-moi la paix, bande de con !

-Pour qui tu te prends espèce de merde ?! »

Oui, ça n'était pas très malin de ma part de me mettre à les insulter ou de leur tenir tête, mais la colère et la peur avaient pris part de mon être. Je refusais de me laisser faire par ces types sans essayer de me défendre, alors je fis de même et donnais des coups. Evidemment, à quatre contre un, je ne faisais pas le poids. Bientôt, je tombais à terre, toujours roué des coups par Julien et ses amis. Je hoquetais de douleur, autour de moi j'entendais des cris et le monde qui s'affolait, mais je n'y fis pas attention. Les gens qui m'entouraient n'existaient plus, seule la souffrance que je ressentais comptait.

« OH, LÂCHEZ-LE ! »

Plusieurs personnes de l'université nous avaient rejoint et avaient saisi les quatre garçons pour les éloigner de moi. Sans attendre plus longtemps, je sautais sur mes jambes, l'air effaré. Je venais de me faire agresser. Un type qui devait être un peu plus âgé que moi s'approcha et demanda doucement, comme si j'étais un petit animal qu'il avait peur d'effrayer :

« Vous vous sentez bien ? »

Question stupide. Je ne pris pas la peine de lui répondre, et ramassais mon sac à dos pour le jeter sur mes épaules avant de partir en courant. Julien était en train de se débattre furieusement pour qu'on le lâche, alors que ses amis, penauds, regardaient le sol. J'aurais pu faire comme si de rien n'était, prendre mon bus et rentrer chez moi, mais j'avais besoin de réconfort, de me sentir soutenu, et je savais que je ne pourrais pas trouver ces sensations chez moi. Instinctivement, je me rendis chez Mathieu. Dix minutes seulement étaient passées depuis que nous nous étions quittés.

Je sonnais chez mon ami, et la porte mit un certain temps à s'ouvrir. Je pouvais entendre depuis le couloir de l'immeuble Mathieu farfouiller dans son appartement en maugréant des insultes. J'étais visiblement en train de le déranger, mais encore sous le choc de ce que je venais de vivre, tout ça m'importait peu.

Dans ma tête, des flashs de cette agression tournaient en boucle, ma faisant grimacer alors que mon corps était douloureux dès que je faisais le moindre geste. Je ressentais chaque coup que l'on m'avait donné, je revoyais le visage haineux de ces garçons, je percevais la colère que ces types avaient envers moi lorsque mes yeux osaient loucher sur les hématomes présents sur mes bras, et à l'intérieur de moi, s'était tellement le bordel que je n'arrivais pas bien à comprendre ce que je ressentais.

« Antoine ? Oh, Antoine ?! Tu peux me dire ce qu'il t'est arrivé ?! »

La voix de Mathieu me sortit de mes pensées. Il devait être face à moi depuis déjà plusieurs secondes sans que je l'eus remarqué pour autant, ce qui expliquait sans doute son air agacé, mais néanmoins inquiet. Mon ami était pâle et cireux, avait les yeux rouges, injectés de sang, les cheveux en bataille et le front couvert de sueur, fiévreux, comme s'il venait de courir un marathon. En le voyant dans cet état, je comprenais pourquoi il était parti si hâtivement avant : il était visiblement malade, et pas qu'un peu.

Pourtant, seul mon état semblait importer à ses yeux, et je me sentis mal à l'aise de venir le déranger avec mes problèmes alors qu'il était visiblement souffrant. Il me fit entrer dans son appartement et m'emmena en silence dans la salle de bain, devant mon air interrogateur, il se justifia :

« T'as vu ta gueule ? Il faut bien te soigner. »

Je jetais un œil dans le miroir en face de la baignoire. Il était vrai que je n'étais pas beau à voir ! J'avais un œil aux bords noirs, la lèvre éclatée en sang et un bleu fleurissant sur le menton. Mathieu sortit du désinfectant et des bandages d'un petit tiroir et me força à m'assoir.

« Fou toi à poil.

-Hein ?

-T'inquiète, je ne vais pas te violer. Enlève juste ton t-shirt. » plaisanta mon ami.

Je n'étais pas quelqu'un de spécialement pudique, j'étais plutôt à l'aise avec mon corps, et bien que la demande douteuse de mon ami m'eut surpris, je m'exécutais sans broncher avant de m'assoir sur un tabouret. Mathieu observa mon torse en fronçant les sourcils, et appuya légèrement sur ma cage thoracique alors que mon visage se tordait en une grimace de douleur.

« Qu'est-ce que tu fais ?

-Je regarde si t'as pas un truc de cassé.

-Tu sais, je ne remets pas en cause tes talents inexistant de médecin, mais je pense que je serais en train de me chier dessus et de chialer comme une gamine si j'avais une côte cassée. »

Mathieu pouffa devant ce que je venais de dire, et se contenta d'appliquer de la crème sur mes bleus. Un silence lourd tomba dans la pièce, alors que j'observais mon ami, toujours pâle comme la mort.

« Tu n'as pas l'air bien.

-C'est pas important. »

Il était stressé, préoccupé. Comme lorsqu'il m'avait quitté à la fin des cours, j'avais le sentiment qu'il me cachait quelque chose. Mon ami poussa un petit soupir et essuya le sang qui coulait sur mon menton.

« Et toi, comment tu t'es fait ça ? Tu t'es battu ?

-Ouai, en quelque sorte. Disons que Julien a eu envie de… régler certains problèmes avec moi.

-Des problèmes ? Quoi comme problème ?

-J'en sais rien… il a voulu me prendre comme punchingball avec ses potes, je pense. Il a quelque chose contre moi que j'ignore.

-Il a fait ça parce que t'es gay ? »

Mathieu avait serré les poings et les dents, il semblait en colère, très en colère. Néanmoins il fit comme si de rien n'était et se contenta de continuer à me soigner, contenant sa rage au fond de lui. Encore une fois, j'étais touché de l'attention qu'il me portait.

« Oui, sans doute. »

Le petit châtain baissa la tête en soupirant, puis la secoua, dépité d'entendre ça. Je ne savais pas vraiment ce qu'il pensait de tout ce qu'il se passait, mais il était de mon côté et pas de celui de Julien. C'était tout ce dont j'avais besoin. Qu'il soit près de moi.

Mathieu termina de me soigner en silence, et rangea le désinfectant et autres pansement dans ses placards. Il s'installa ensuite sur le rebord de la baignoire, face à moi, et on se regarda pendant plusieurs secondes dans les yeux. Je ne savais pas quoi dire, j'étais légèrement gêné du calme qui régnait dans la pièce, où seules nos respirations se faisaient entendre.

Mon ami passa une main sur le bleu que j'avais sur le menton, alors que je grimaçais. Son regard croisa le mien et je me perdis dans ses yeux bleus. Je me sentais obligé de détourner le regard, d'arrêter de l'observer comme ça dans les yeux, comme un con, mais je n'y arrivais pas, j'étais comme hypnotisé par ses iris bleus.

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PDV Mathieu

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Je ne comprenais pas comment j'avais pu penser qu'un idiot comme Julien pouvait être sympathique. J'avais pu entrevoir son vrai visage la dernière fois, lorsqu'il s'était moqué d'Antoine à la fin des cours, mais jamais je n'aurais pu imaginer qu'il soit assez con, ou agressif au point d'aller tabasser un type à cause de son orientation sexuel. Les gens comme lui ne pouvaient pas tout simplement se mêler de leurs culs, au lieu de faire chier le monde ? Le blondinet et ses amis étaient officiellement passés sur la liste des personnes que je ne pouvais pas blairer.

J'appréciais tellement Antoine, et le fait qu'ils aient pu s'en prendre à un type gentil et discret comme lui me mettait dans une rage folle que je préférais contenir, pour ne pas effrayer mon ami.

J'avais terminé de le soigner, sa présence et le fait qu'il soit blessé me faisait oublier que je me sentais mal. J'étais fiévreux et transpirant, ça m'arrivait souvent alors ça ne m'avait pas inquiété, mais j'étais assez anxieux du fait qu'il me voit dans cet état. Pour le moment, seul son état m'importait, et je voulais qu'il se sente bien.

Je passais ma main sur son menton, et mon regard resta figé sur le sien. Ses yeux bruns chocolat étaient terriblement appétissants et je ne souhaitais pour rien au monde détourner le regard. Antoine semblait légèrement gêné, moi je ne l'étais pas. J'aurais pu le regarder comme ça pendant des heures, et je laissais un petit sourire naître sur mes lèvres.

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PDV Externe

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Mathieu approcha doucement son visage de celui de son ami, et les joues d'Antoine prirent une teinte légèrement rouge. Sans quitter le grand chevelu des yeux, le petit châtain glissa sa main du menton à la joue d'Antoine pour la caresser doucement. Ce dernier lui sourit et continua d'approcher son visage vers le sien, alors qu'il vit le visage de Mathieu changer brusquement d'expression pour prendre une moue boudeuse et apeuré, qu'il devait bien admettre, était très mignonne. Une voix aigüe et fluette qui n'était pas celle de Mathieu, sortit de la bouche de son ami :

« Tu vas faire un bisou à Mathieu ? »

Surpris, Antoine rougis et recula vivement, ne comprenant pas la situation. Que se passait-il ? Pourquoi Mathieu parlait-il de lui à la troisième personne ? Et pourquoi avoir fait cette voix ?

Presque immédiatement, le petit châtain prit sa tête entre ses mains et lâcha un gémissement de douleur avant de tomber à genoux sur le tapis en mousse rose pâle de la salle de bain. Les yeux fermés, les paupières plissées et le visage tordu par la douleur, Mathieu grinça des dents. Antoine, inquiet pour son ami, s'agenouilla rapidement près de lui et le prit par les épaules.

« Mathieu ?! Mathieu, qu'est-ce qu'il y a ?! »

Le jeune adulte, tout tremblant se redressa vivement, retrouvant à peu près ses esprits. Il n'arrivait pas à croire ce qu'il s'était passé. Il repoussa Antoine, mort de honte et aussi un peu de peur, il devait bien l'avouer.

« V-va-t'en !

-Quoi ?

-P-part, je te dis !

-Mais enfin, Mathieu…

-Fou le camp et laisse-moi seul je t'ai dit ! »

Encore choqué par ce qu'il venait de se passer, et dépassé par les évènements, le grand chevelu remis son t-shirt, jeta son sac sur ses épaules, et se dépêcha de partir. Il aurait voulu rester avec Mathieu pour le soigner, ou l'aider. Il avait l'air tellement mal en point…
Enfin, le petit châtain s'était montré clair, et son agressivité avait convaincu le grand brun de ne pas rester. Il ne comprenait pas cette violence, il se sentait trahi.

A l'arrêt de bus en train d'attendre le prochain car qui le ramènerait chez lui, Antoine repensa à son après-midi. A son agression, au réconfort de Mathieu, à ce qu'il s'était passé ensuite.

La petite voix suraiguë qui était sorti de la bouche de son ami lui revint en mémoire, et il rougit brusquement. Jamais de la vie il n'aurait embrassé Mathieu ! Pourquoi demander ça ? Le petit châtain était seulement son ami, rien de plus. Quoi qu'il en soit, Antoine ne savait pas quoi penser de tout ça. Si c'était une blague, elle était de très mauvais gout.

Quand le jeune homme aux cheveux fous arriva chez lui vers dix-neuf heures trente, son morale était au plus bas. Tout c'était mal passé aujourd'hui, et il avait terriblement peur de revenir à l'université le lendemain. Il ne pensait pas porter plaintes contre ses agresseurs, il ne voulait pas. Il avait terriblement peur de revoir Julien et ses amis, et même Mathieu qu'il avait l'impression de ne pas connaître.

« Antoine, ça va pas ? » demanda une voix rauque et abîmée par l'alcool.

Son père, devant la télé, avec des énormes cernes violacés sous les yeux le regardait. Bien qu'étonné par cette soudaine attention qu'il lui portait, Antoine fit comme si de rien n'était. Ça devait bien faire deux ans que son père ne lui avait pas demandé comment il se sentait.

« Si, si, t'inquiète pas. »

Son père posa la bouteille de whisky à moitié vide qu'il tenait en main au pied du canapé dans lequel il se trouvait, et se leva avant de se diriger en titubant vers son fils qu'il enlaça doucement. Il lâcha un rot et passa ses mains tremblantes dans les cheveux de son garçon.

« Je t'aime tellement, fiston. »

Les larmes aux yeux, Antoine oublia que son père était totalement sou, il oublia l'odeur d'alcool et de sueur qui émanait de lui pour passer ses bras autours de son torse et le serrer. Il avait l'impression à nouveau d'être un tout petit garçon, en sécurité dans les bras de son papa qui pouvait le protéger de tout, même des dragons. Il enfouit sa tête contre son épaule et retient ses larmes, profitant de la seule étreinte qu'il ait eu d'un de ses parents en deux ans. Son père était toujours là, quelque part derrière cette pâle figure d'homme dépressif et alcoolique. Il le savait.

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PDV Mathieu

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J'étais dans mon appartement, en train de fouiller dans les tiroirs de mon salon. Merde, où est-ce que j'avais foutu ces putains de pilules ?! Il fallait que je les retrouve, si je ne voulais pas qu'on me prenne encore une fois pour un fou.

Je n'arrivais pas à croire que j'avais demandé à Antoine de partir, alors qu'il souhaitait seulement m'aider… et je n'arrivais pas non plus à croire que j'avais perdu le contrôle de mon corps devant lui. Qu'allait-il penser ? Tout ça à cause de cette putain de maladie.

Lorsque j'étais rentré chez moi après avoir quitté Antoine, j'avais voulu chercher mes pilules pour les prendre, mais je ne les avais pas trouvées : je devais prendre trois cachets le matin, et trois le soir. Malheureusement ce matin avant les cours, je les avais totalement oubliées. C'est pour cela que j'avais dû rentrer si hâtivement, je n'aurais pas voulu avoir une de ces crises devant toutes les personnes de l'université. Puis Antoine était venu, je l'avais soigné et ayant totalement oublié mon état, le pire s'était produit, pile au moment où j'allais embrasser mon ami.

Ma migraine ne cessait d'empirer, et je pleurais à présent de douleur et de frustration, du fait de ne pas réussir à trouver mes cachets. Je ne savais plus où je les avais mis, même si j'étais quelqu'un de bordélique, comme avais-je pu réussir à les prendre ? Je me laissais tomber à terre, dos contre mon canapé et donnais un coup de pied rageur sur ma table basse.

Une boite pleine de cachet bleu et rouge tomba à terre.

Sans attendre plus longtemps, je me jetais dessus et en avalais trois, avant de m'allonger sur le sol en soupirant de soulagement. Je fermais les yeux, en attendant que l'horrible douleur ne se dissipe.

Etrange, je ne me souvenais pas avoir mis ma boite de pilule ici… Certainement encore un coup d'une de mes personnalités.

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Voilà, c'est la fin de ce chapitre, j'espère qu'il vous a plus ^^ L'action est de plus en plus présente ! :D

N'hésitez pas à me laisser une reviews pour me donner votre avis, négatif ou pas je serais ravi de l'entendre ! :)

Bref, passez une bonne semaine, je vous dis à samedi prochain ^^

Amour et Licorne *^*

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