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Coucou les gens, j'espère que vous allez bien ! ^^
On se retrouve aujourd'hui pour le chapitre sept de cette fanfiction ! J'espère qu'il vous plaira et que le chapitre précédant vous a plu :)

N'hésitez pas à me laisser une reviews à la fin de ce chapitre, ça me fera très plaisir ! :D

Bref !

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Bonne lecture !

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Chapitre sept : Un emportement malvenu.

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PDV Mathieu

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J'attendais Antoine sur le campus de notre université, comme tous les matins. Aujourd'hui, j'avais longtemps hésité avant de venir en cours : la honte que j'éprouvais face à Antoine vis-à-vis de ce qu'il s'était passé la veille me hantait. Comment affronter son regard ? Comment justifier ce qu'il s'était passé ?

Aujourd'hui je n'avais pas oublié de prendre mes cachets, j'avais rangé la boite dans ma table de nuit là où j'étais sûr de pouvoir la retrouver, comprenant qu'il fallait que je fasse plus attention.

Février venait tout juste de montrer le bout de son nez. Il avait fait beau ces derniers temps, mais étrangement et contre toute attente, il s'était mis à neiger hier soir. Il faisait terriblement froid, j'avais le bout des doigts et des orteils gelés, et je m'étais habillé en conséquence : je m'étais emmitouflé dans une écharpe rouge en laine, avais mis un pull-over, un gilet-sweat et une grosse veste d'hiver ainsi que des gants.

Je détestais l'hiver, je détestais tout ce qui caractérisait cette saison : la neige, le froid, la grêle, la brume, le verglas, le givre… J'étais quelqu'un de très frileux, j'aimais les saisons chaudes, en particulier l'été, qui était pour moi un synonyme de grandes vacances. J'aimais la chaleur, le soleil qui brillait haut dans le ciel bleu, l'herbe verte, les fleurs de toutes les couleurs, en bref, le beau temps.

Je vis Antoine arriver de loin, avec une veste kaki affreusement laide et un bonnet bleu avec un pompon vissé sur la tête. Il s'arrêta à ma hauteur, son nez était rougi par le froid, ce que je trouvais adorable. Son visage était encore plein de bleus, même s'il était dans un meilleur état que hier. Il m'offrit un sourire gêné et baissa la tête, alors que je soupirais légèrement, en me grattant l'arrière du crâne, mal à l'aise.

« Désolé pour hier.

-Je peux savoir ce qu'il t'ait arrivé ? Si c'est une blague, ce n'était vraiment pas drôle.

-Ecoute, c'est compliqué, je ne préfère pas en parler. Mais je t'assure qu'à aucun moment je n'ai eu l'envie de me moquer de toi ou quoi que ce soit. »

Le grand chevelu poussa un petit soupire et leva la tête vers moi. Ses yeux rencontrèrent les miens, mais il détourna le regard avant de murmurer :

« C'est pas grave. »

Je ne rajoutais rien, je sentais que ce n'était pas la peine. On se rendit tous les deux en silence dans le bâtiment, les cours allaient commencer. La sonnerie retentit annonçant le début de la journée lorsqu'on entra dans l'amphithéâtre, déjà presque plein. J'allais me trouver une place dans les gradins avec Antoine, alors que notre professeur commençait son cours.

Je sortis mes affaires, et Antoine fit de même, lorsque je le vis pâlir alors qu'il regardait devant nous. Dans le gradin avant le nôtre se trouvait Julien, qui ricana avec ses amis en voyant le grand brun. Le visage d'Antoine s'empourpra, je le vis serrer les dents et baisser la tête pour cacher ses larmes, alors qu'il faisait de son mieux pour se faire tout petit.

« Alors sale gobeur de bite, te faire cogner hier t'as pas suffi ? T'en veux encore ? » murmura le blondinet, assez fort pour qu'on l'entende.

Les autres élèves qui nous entouraient jetèrent des regards désobligeant et désapprobateurs à julien et ses amis qui rigolèrent comme des adolescents stupides. Ils n'étaient plus au lycée, ici, nous étions adultes désormais, et malgré leur notoriété, ils n'arrivaient plus à enrôler personne dans leur mouvement homophobe.

Je tournais la tête vers Antoine, rongé par la honte et la peur. Il n'était pas seul, j'étais avec lui. Il n'avait pas à avoir peur, ces sales types ne pourraient rien lui faire. Le voir dans cet état me rendait fou de rage, et je devais bien avouer que je ressentais une profonde inquiétude pour lui. Quoi qu'il en soit, pour le moment, tout ce que je souhaitais était réduire ces cons à néant.

« On peut savoir ce que c'est ton problème avec Antoine, espèce de connard ?! » avais-je dit haut et fort en me levant.

Je me fichais de savoir si oui ou non j'allais déranger le cours. Tout l'amphithéâtre se tourna vers moi, ainsi que la vieille Walzy. Je défendais Antoine, je n'en avais pas honte. Tout le monde pouvait bien m'écouter, je n'avais pas peur qu'on entende ce que j'allais dire. Il fallait que je me batte pour défendre ce en quoi je croyais.

« On peut savoir ce qu'il vous arrive, jeune homme ? Rasseyez-vous. » fit la voix de crécelle de ma prof.

Je l'ignorais totalement et regardait Julien droit dans les yeux. Ce dernier était totalement déstabiliser par l'assurance que je dégageais, et peut-être aussi par la haine qui pouvait se lire dans mon regard. Je jetais un discret coup d'œil vers Antoine : il avait la bouche entrouverte, et son visage exprimait l'incompréhension et l'inquiétude. J'étais malgré tout certain qu'il était touché par le fait que je prenne sa défense.

« Antoine est un type super, et je trouve ça minable de persécuter une personne à cause de son orientation sexuelle, ou pour quoi que ce soit d'ailleurs. Et puis, bravo, j'admire ton courage ! A quatre contre un, vous vous sentez fort ?! Vous êtes pathétique.

-Tu dis ça certainement parce qu'il t'a sucé la bite avec sa bouche de salope. Ça va, tranquille d'être un mec corrompu ?

-Messieurs, calmez-vous ! » s'exclama Walzy.

J'étais furieux de ce que je venais d'entendre, et je n'étais pas assez intelligent pour l'ignorer et passer à autre chose, non. Il fallait que je me défoule, il le méritait. Sans réfléchir plus longtemps, mon cerveau ne pouvant pas fonctionner pour le moment, je me jetais sur lui et le frappais.

« Mathieu, arrête ! » essaya de me résonner Antoine.

Je n'arrivais pas à l'écouter, j'avais perdu la raison. Julien lâcha un cri, surpris par mon acte, mais ne se laissa pas faire pour autant. On tomba de plusieurs gradins alors que les personnes qui nous entouraient s'écartaient brusquement en poussant des exclamations horrifiées. Je crois même que certains d'entre eux filmaient la scène. Nous n'étions plus qu'une énorme masse criant et bougeant dans tous les sens. On tomba à terre, et roula jusqu'au bas de l'amphithéâtre, au pied de la vieille Walzy.

Cette dernière me saisit fermement par les épaules, alors qu'un gars roux que je jugeais plus vieux que moi, s'occupa de Julien. On nous sépara, et je m'étonnais d'ailleurs de la force qui émanait des bras frêles et squelettique de la vieille madame Walzy.

Julien grogna et s'essuya le nez qu'il avait en sang. Il ne bougeait plus, et moi non plus, sachant que ça ne servirait à rien. A présent, j'avais honte de ma réaction, honte de tous ces gens qui me regardaient comme si j'étais un monstre, mais je devais bien avouer que si c'était à refaire, je le referais sans hésiter.

Antoine se précipita vers moi, et lui aussi honteux, certainement d'avoir un ami comme moi qui s'emportait si facilement, rougit légèrement, gêné, et détourna le regard avant de murmurer :

« Ça va ? »

Je me contentais d'hocher la tête. Evidemment, je n'étais pas au meilleure de ma forme, mes membres m'élançaient et ma mâchoire était douloureuse suite aux coups que j'avais reçus. Mais je ne m'en sortais pas trop mal et ne trouvais pas ça important pour le moment.

Les lèvres minces et sèches de la vieille Walzy étaient serrées sous la colère, mais elle ne cria pas pour autant. Tous l'amphithéâtre silencieux avait les yeux braqués sur elle. Elle croisa lentement les bras en s'enroulant dans son petit gilet troué en maille gris qui puait le médicament, et scruta la salle de son regard sévère avant de dire haut et fort :

« Le cours est annulé. »

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PDV Antoine

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Je n'en revenais pas, à cause de Mathieu et Julien, madame Walzy venait d'annuler son cours. Depuis le début de l'année, à aucun moment cette vieille bique n'avait été absente, qu'il neige, qu'il pleuve ou qu'il vente, elle semblait invincible, immunisée contre les intempéries et les moindres maladies. L'amphithéâtre commença à se vider, alors que tous les étudiants semblaient ravis de ce changement de situation. Tous nous regardaient, Mathieu, Julien et moi, comme si nous étions des montres de foire.

J'avais honte de mon ami, honte qu'il se soit jeté sur ce type. Non pas que je ne lui étais pas reconnaissant, au contraire ! J'étais très touché qu'il ait pris ma défense, et encore plus qu'il ait été prêt à se battre pour moi, mais il aurait dû se contenir. S'il s'était montré intelligent, il aurait ignoré Julien. Dans la vie, il y faut bien qu'il y ait des gens qui s'écrasent, qui se sacrifient pour éviter les disputes inutiles.

Notre professeur tourna son regard vers Julien et dit, d'un ton glaçant :

« L'homophobie n'est pas toléré dans mon cours, jeune homme. Si c'est pour avoir ce genre de propos, je ne veux plus vous voir ici. Maintenant, allez-vous-en. »

Julien jeta un regard haineux à la vieille femme, puis à Mathieu et moi, et s'en alla. Je le connaissais, je savais qu'il tenait trop à la réussite de ses partiels pour tenir tête à notre professeur. Si j'avais de la chance, je n'aurais plus d'ennuis avec lui. Enfin, rien n'était trop sure.

On se regarda, Mathieu et moi, avant d'aller ramasser nos affaires avec l'intention de partir. Je jetais mon sac sur mon épaule, quand Walzy nous interpella :

« Pas si vite, vous deux. J'ai à vous parler. »

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Voilà, c'est la fin de ce chapitre, j'espère qu'il vous a plus ^^

N'hésitez pas à me laisser une reviews pour me donner votre avis, négatif ou pas je serais ravi de l'entendre ! :)

Bref, passez une bonne semaine, je vous dis à samedi prochain ^^

Amour et Licorne *^*

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