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Coucou les gens, j'espère que vous allez bien ! ^^
On se retrouve aujourd'hui pour chapitre huit de cette fanfiction ! J'espère qu'il vous plaira et que le chapitre précédant vous a plu :)

Encore et toujours bonne chance pour ceux qui ont leurs examens xD
Sinon, qu'avez vous pensez de la dernière vidéos du Curry Club ? Ce n'est pas ma préférée mais je l'ai bien aimé, et je me suis aussi senti un peu seule parce que moi... Bah enfaîte j'ai aucun check avec personne xD Vous la sentez ma solitude ?

N'hésitez pas à me laisser une reviews à la fin de ce chapitre, ça me fera très plaisir ! :D

Bref !

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Bonne lecture !

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Chapitre dix : Refuge chez un fou.

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PDV Antoine

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Il était plus d'une heure du matin. Depuis que nous étions partis, Madeleine et moi, nous n'avions trouvé nulle part où aller. Nous avions beaucoup marché dans les rues sombres et calmes de Nantes, et je n'avais pas peur, je me sentais libre, mais je savais que ce n'était pas le cas de ma sœur que j'avais pu sentir anxieuse et tendue contre moi. Ce sentiment nouveau, cette sensation de n'avoir nulle part où aller la terrorisait, elle se sentait seule et abandonnée. Mais elle ne l'était pas, j'étais avec elle, et j'y resterais aussi longtemps que faire se peut.

Après avoir errés plusieurs heures dans la nuit noire, j'avais emmené ma sœur dans un café ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre, pour nous réchauffer. Nous ne pouvions pas rester dehors, dans la froideur hivernale.

Assis sur la baquette à une petite table, je regardais fixement ma tasse de thé. Sur la banquette face à moi, Madeleine s'était endormis, affalé contre le dossier du siège où sa tête reposait. Elle était adorable comme ça, et je regrettais de la voir devenir femme de jour en jour. J'aurais aimé qu'elle reste petite tout le temps, qu'elle garde sa candeur et son innocence de petite fille éternellement.

Je bus une gorgée du breuvage brûlant face à moi, savourant la chaleur qu'elle m'apporta lorsqu'elle coula le long de ma gorge. Je reposais ma tasse en soupirant. Nous ne pouvions pas rester là éternellement, tôt ou tard nous devrions nous trouver un endroit où aller, ou nous devrions alors rentrer chez nous et nous excuser auprès de notre père pour qu'il nous pardonne. J'étais majeur, il pouvait me mettre à la porte quand il voulait, et s'il le faisait, qui sait ce qui arriverait à ma sœur lors de ses excès de colère ?

Evidemment, j'avais pensé à aller chez Mathieu plus tôt dans la soirée, mais avais immédiatement repoussé cette idée : à présent je me rendais compte que c'était une erreur, car c'était la seule solution que j'envisageais. Mais j'aurais dû réagir avant : à présent, je n'osais pas aller le voir. J'avais peur de le déranger à cette heure tardive de la nuit.

Madeleine bougea un peu dans son sommeil, et grimaça de douleur. Ça n'était pas étonnant : la position et l'endroit où elle dormait n'étaient pas très confortables. Je devais prendre une décision, pour elle. A son âge, il lui fallait un foyer et une vie stable, je ne pouvais pas la trimballer partout avec moi et la faire dormir dehors. Avec un autre soupir, je finis ma tasse de thé et paya notre consommation, avant de prendre ma sœur sur mon dos, pour ensuite saisir nos bagages et partir.

Certaines rues de Nantes, notamment celles aux alentours du centre-ville étaient encore très animées. De la musique se faisait entendre depuis plusieurs restaurants, et des gens de mon âge, ou plus âgés, riaient et plaisantaient entre eux dans la rue. Je marchais parmi eux le temps de quelques instants où nous partagions la même direction. Ces derniers me regardaient de travers : il fallait bien le dire, je devais avoir l'air louche à porter une gamine de treize ans endormie sur mon dos. J'eus d'ailleurs peur que l'un d'eux ne m'interpellent, ou appellent la police, mais ils n'en firent rien.

Je soufflais et replaçais correctement ma sœur sur mon dos, essayant de la maintenir en place. Elle avait beau être jeune, elle était déjà grande et pesait son poids ! Je fatiguais à la porter ainsi, et je devais certainement être en train de me casser le dos, mais je n'avais pas le cœur à la réveiller, surtout après ce que nous venions de vivre. Je reprenais ma respiration, essoufflé, et continuais mon chemin vers la demeure de mon ami. Oui, c'était chez lui que j'allais finalement me réfugier. Si j'avais été seul, je serais resté seul, mais avec Madeleine avec moi je ne pouvais pas me le permettre. Je devais le faire pour elle.

J'arrivais chez Mathieu environ trente minutes plus tard, après avoir monté difficilement les escaliers de l'immeuble, fatigué et plein de courbature à force de porter ma sœur et nos bagages. Je sonnais à la porte de l'appartement, et attendais patiemment sur le palier. Pendant plusieurs secondes je n'entendis que le silence, et je pris peur en pensant que le petit châtain n'était peut-être pas chez lui, mais bien vite je pus distinguer un grognement et le plancher craquer sous les pas de quelqu'un, avant que la porte ne s'ouvre.

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PDV Mathieu

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J'étais dans mon lit, en train de dormir paisiblement lorsque la sonnette de mon appartement se fit entendre. J'ouvrais les yeux en grognant : heureusement que j'avais le sommeil léger. Je sortais de mon lit lentement tout en jetant un coup d'œil sur mon réveil. Qui était l'imbécile qui osait venir me réveiller à presque deux heures du matin ? Pendant un instant, j'hésitais à me recoucher, mais j'y renonçais : pour que l'on vienne me déranger à une heure pareil, ça devait être urgent. D'un pas nonchalant, je me dirigeais vers la porte d'entrée en grognant avec, je devais bien l'avouer, la tête dans le cul.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu'après avoir ouvert la porte, je tombais nez à nez avec Antoine, portant une petite fille endormie sur son dos. Je ne pus m'empêcher de remarquer la présence de deux valises à ses côtés.

Je ne sus pas quoi lui dire tout de suite, tant je crus rêver. Lui, devant chez moi à cette heure-ci ? Que faisait-il là ? Connaissait-il cet enfant ? Et pourquoi tous ces bagages ? Comptait-il s'installer chez moi ? Avait-il eu un problème ? Trop de questions traversaient mon esprit, si bien que ce fut Antoine qui brisa le silence, le visage rouge de honte.

« Je… Désolé de te déranger à cette heure-là, mais… on a eu un problème, et on a nulle part où aller… » chuchota mon ami pour ne pas réveiller la jeune fille, et surement aussi mes voisins.

Je ne répondis pas, car je ne trouvais pas ça utile pour le moment : tout ce qui comptait en ce moment était le fait que mon ami avait visiblement de gros problèmes, et que je devais l'aider. Et puis, mieux valait avoir cette conversation à l'intérieur que sur le palier. Je pris les bagages de mon ami et le fit entrer, avant de poser lesdits bagages dans un coin du salon.

Je posais les yeux sur Antoine. Maintenant que j'étais bien réveillé, je pouvais voir à quel point il avait mauvaise mine : il semblait épuisé et avait de grandes cernes, mais le plus choquant était son visage, ses bras, et certainement le reste de son corps -bien que je ne pouvais rien voir à cause de ses vêtements- couverts de bleus et boursouflé par les coups. Je m'inquiétais beaucoup pour lui, mais ne m'en formalisa pas. Je désignais d'un mouvement de tête la belle endormie sur le dos de mon ami.

« Tu veux peut-être l'installer dans mon lit ? »

Antoine hocha vivement la tête, visiblement soulagé de poser cette gamine à terre. Je me demandais depuis combien de temps il la portait ainsi. Je l'emmenais dans ma chambre, et il installa la môme dans mon lit douillet, que j'avais quitté à grand regret quelques minutes plus tôt. Il la borda, et je fus étonné de la douceur qu'il apportait à cette petite.

Lorsqu'on retourna au salon, on s'assit tous les deux dans le canapé et on se regarda en silence. Le grand brun était visiblement gêné, et ça se comprenait : je le serais aussi, si j'étais lui. Evidemment, je n'en voulais pas à Antoine d'être venu si tard, au contraire, je lui en étais reconnaissant : ça me faisait plaisir de savoir qu'il souhaitait avoir mon aide dans les mauvais moments.

« Bon… tu peux me dire ce qu'il se passe ? Et qui est la morveuse dans mon lit ?

-C'est ma sœur, Madeleine. »

S'il ne me l'avait pas dit, jamais je n'aurais pu deviner leur lien de parenté : certes, la jeune fille avait les yeux d'Antoine, mais c'était bien là leur seule ressemblance. Ses cheveux étaient noir, et son visage plus anguleux, moins rond que celui de mon ami. Ses traits, son nez et sa bouche, malgré ses boutons d'acné, avaient une certaine délicatesse que je ne retrouvais pas chez son frère.

« Qu'est-ce qu'il vous est arrivé ?

-Disons que mon père à… comment dire ? Pété un câble…

-C'est lui qui t'a fait ça ? »

Je serrais les poings et fronçais les sourcils. Antoine, gêné, se gratta l'arrière du crâne en soupirant. Il baissa la tête et murmura :

« Ouai. »

Comment un père pouvait-il ainsi traiter ses enfants ? C'était une honte, je voulais lui infliger la même chose, bien que je n'en sois pas capable. Jamais je n'aurais pu imaginer l'enfer que mon ami vivait chez lui, et même en étant au courant j'avais du mal à me le figurer. Si je l'avais su, j'aurais immédiatement fait tout mon possible pour l'aider.

« Il te bat depuis longtemps ?! Qu'est-ce que tu comptes faire ?! Tu vas aller voir la police j'espère ?!

-Ecoute, je ne sais pas encore ce que je vais faire, j'ai besoin de temps. C'est une des première fois qu'il lève la main sur moi et Madeleine, mais c'est mon père, je ne veux pas qu'il ait d'ennuis… »

Je poussais un petit soupir. Evidemment, je le comprenais. Si mon père était encore en vie, et qu'il m'infligeait un tel traitement, je ne saurais pas comment je réagirais, mais une chose est sûre, je ne voudrais pas lui causer de tort.

« Est-ce qu'on peut… rester chez toi un petit instant, le temps que je sache quoi faire ?

-Oui, pas de problème, restez ici autant de temps qu'il vous faudra. »

Il me sourit, et je lui souris en retour. Je voulais l'aider, et même si la présence d'une gamine, ou même celle de mon ami chez moi m'incommodait quelque peu, je ne voulais pas le lui refuser. Ce serait une épreuve pour moi, de bien me comporter et de faire en sortes qu'aucun incident regrettable ne survienne, mais j'étais prêt à prendre des risques pour lui.

« Tu penses qu'il va se passer quoi pour ta sœur ?

-Je suis majeur, donc je pense pouvoir la garder avec moi, mais ce n'est pas sur… peut-être qu'elle ira en foyer d'accueil ? Je n'en ai pas vraiment envie, mais ce serait surement mieux pour elle et pour moi. Je n'ai pas le temps de m'occuper d'elle, et puis je n'ai pas la responsabilité, la maturité et tous ces trucs à la con… Enfin bref, ça sert à rien de parler de ça maintenant, il en est pas encore question ! »

J'hochais la tête. Il n'avait pas tort, mais je devais bien avouer être tracassé par ce qui allait se passer. Je savais ce que c'était d'être séparé de sa famille, et imaginer Madeleine, même si je ne la connaissais pas, être séparé d'Antoine qui semblait si proche d'elle me faisait mal. Je secouais la tête pour chasser toutes ces idées noires. Tout allait finir par s'arranger, et l'important était qu'Antoine et sa sœur soit loin du monstre qui leur servait de père.

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c'est la fin de ce chapitre, j'espère qu'il vous a plus ^^ Il ne reste plus que cinq chapitres !

N'hésitez pas à me laisser une reviews pour me donner votre avis, négatif ou pas je serais ravi de l'entendre ! :)

Enfin bref, bon début de vacances, bons examens pour ceux qui les passent encore, et à samedi prochain :)

Amour et Licorne *^*

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