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Coucou les gens, j'espère que vous allez bien ! ^^
On se retrouve aujourd'hui pour le chapitre onze de cette fanfiction ! J'espère qu'il vous plaira et que le chapitre dix vous a plu :)
Bientôt le prochain sketch du Curry Club ! Vous avez hâte ? :D
Je ne sais pas quand commencent et finissent les examens, alors encore bonne chance et gros bisous à ceux qui passent leurs examens :3 xD
N'hésitez pas à me laisser une reviews à la fin de ce chapitre, ça me fera très plaisir ! :D
Bref !
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Bonne lecture !
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Chapitre onze : Un danger imminent.
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PDV Externe
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Après la discussion qu'Antoine et Mathieu avaient eu, le grand chevelu était parti se coucher dans le lit de son hôte aux côté de sa petite sœur, alors que le petit châtain passa la nuit sur le canapé du salon, réfléchissant à ce qui était arrivé à son ami.
Le quartier qu'habitait le jeune homme de dix-neuf ans était calme et prospère. La rue baigna dans le silence le plus total durant toute la nuit, où les trois jeunes gens purent se reposer. Ils en avaient tous les trois besoin.
Madeleine avait le sommeil profond, et ne saurait qu'au petit matin où elle se trouvait. La réalité lui échappait ces derniers temps, et la gamine ne savait plus quoi penser. Elle n'arrivait plus à se souvenir de ce qu'était sa vie avec son père et sa mère avant tout ça, elle avait fini par s'habituer à sa situation, et à présent la personne qui comptait le plus pour elle, la seule en qui elle avait confiance, était son frère. Pourtant, elle savait qu'elle ne pourrait pas rester avec lui, pas avec ce qui était en train de se passer en cet instant. Elle était jeune, certes, mais pas stupide : elle redoutait l'instant où elle et lui seraient séparés.
Elle passa une nuit mouvementée, et dès qu'elle commençait à s'agiter dans son sommeil suite à des cauchemars, son frère qui ne dormait que d'un œil passait ses bras protecteurs autour d'elle pour la calmer. Instinctivement, la petite se calmait.
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PDV Mathieu
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Il faisait nuit noire, j'aurais dû dormir à cette heure-là, mais je n'y arrivais pas. Antoine hantait mon esprit. J'avais mal pour lui, j'éprouvais tellement de rancœur envers son père que je ne connaissais pourtant même pas.
Au lieu de dormir cette nuit-là, j'avais réfléchi à ce que la vie de mon ami avait dû être depuis le départ de sa mère, j'avais pensé à ce qu'il avait dû ressentir, à la douleur qu'il avait dû endurer. Et pauvre Madeleine ! Si jeune, et déjà forcé de se débrouiller sans ses parents. Je savais ce que cela faisait de se retrouver seul au monde, je les plaignais, mais les enviais malgré tout : malgré les épreuves, ils avaient toujours pu compter l'un sur l'autre.
J'aurais adoré avoir un frère ou une sœur, plus jeune ou plus âgé qui aurait pris soin de moi, et de qui j'aurais pris soin. J'en aurais grandement eu besoin, surtout à la perte de mes parents. Lorsque j'étais petit, être fils unique ne me dérangeait pas, mais maintenant que je n'avais plus de famille, tout était différent. Mes parents avaient voulu avoir d'autres enfants, mais ils avaient déjà eu tellement de mal à m'avoir… Il avait fallu attendre deux ans avant que ma mère ne tombe enceinte, alors qu'elle avait déjà renoncé à cette idée. Elle avait vécu une grossesse difficile, et de tout son vivant elle n'avait cessé de me dire que le plus beau jour de sa vie était celui où j'étais venu au monde. Elle aimait me surnommer « l'enfant miracle » ce qui me mettait toujours mal à l'aise. Aujourd'hui je donnerais tout ce que j'ai pour l'entendre m'appeler comme ça.
Mes parents étaient morts cinq ans plus tôt, alors que je n'avais que quatorze ans. A partir de cet instant, j'avais enchaîné les familles d'accueils, déchiré par la perte de mes proches, et nourrissant au fond de moi une rage sourde envers le monde entier. A mes dix-huit ans, lorsque j'avais touché ma part d'héritage, je m'étais pris un appartement, souhaitant oublier ces années que j'avais passé dans différentes familles qui n'étaient pas la mienne.
Je plaignais la petite sœur d'Antoine, qui devrait certainement aller en internat, ou peut-être même en famille d'accueil. Je connaissais ce qu'elle allait vivre.
Je ne cessai pas de penser à ma famille, ou à ce qu'il allait advenir d'Antoine et de la petite, jusqu'à ce que je réussisse à fermer les yeux pour dormir d'un sommeil sans rêves.
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PDV Externe
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Le soleil qui brillait haut dans le ciel vint éclairer le visage de Madeleine, encore endormit, par l'interstice du volet. La jeune fille papillonna des yeux et s'étira, avant de se tourner sur son flanc gauche afin de faire face à son frère. Mais il n'était plus là, et quand elle fut totalement éveillée, elle examina attentivement cette chambre qui lui était inconnue. Les murs étaient blancs, les housses de couette et d'oreiller étaient rouges, une commode en bois noir comme l'ébène et un attrape rêve au-dessus du lit. La décoration était simple et élégante, mais aussi belle soit-elle, elle n'était pas d'une grande utilité pour permettre à la demoiselle de savoir où elle se trouvait.
Madeleine s'attacha rapidement les cheveux, et sortit de son lit, en se dirigeant vers la sortie de la pièce. Elle remarqua que, même si elle n'avait plus sa veste, ses chaussures et ses chaussettes, elle était encore vêtue des mêmes vêtements que la veille. Peu lui importait, tout ce qu'elle souhaitait était de savoir où était son frère.
Elle entendit deux voix masculines, une grave, gutturale et sonore qu'elle identifia comme étant celle de son frère, et une autre plus douce, plus claire et prosaïque. Madeleine ne savait pas où elle était, mais elle détestait être chez des inconnus. Elle sortit de la chambre et se rendit dans une pièce qu'elle identifia comme étant la cuisine, où étaient son frère et le mystérieux inconnu, assis à une table en bois peinte en noire.
Madeleine observa le garçon qui discutait avec son frère : il était châtain aux yeux bleus avec une légère barbe de trois jours, plutôt petit, et a vu d'œil, il semblait avoir le même âge que lui. Ce dernier tourna la tête vers elle, et lui offrit un sourire gêné. Mathieu n'était pas très à l'aise avec les enfants.
« Antoine, ta sœur est réveillée. »
Antoine se tourna vers la demoiselle et lui sourit, content de la voir.
« Alors, bien dormit la marmotte ? »
Avec un petit rire timide, Madeleine hocha la tête et alla s'installer à table avec les garçons, sur une chaise que Mathieu lui avait désignée.
« Je te présente Mathieu, nous sommes chez lui. On restera ici tant que l'on ne sait pas quoi faire et où aller. » déclara Antoine en servant un bol de lait à la plus jeune.
« Ah, c'est lui le fameux Mathieu dont tu me parles tout le temps ? » pouffa la demoiselle.
Le concerné jeta un coup d'œil intéressé à la petite sœur de son amie, avant de lancer un regard charmeur à Antoine, tout en lui demandant :
« Ah bon ? C'est intéressant à savoir ! »
Les joues d'Antoine s'empourprèrent de honte, et il détourna la tête en bredouillant que ce que disait la jeune fille était faux. Mathieu lâcha un rire alors que Madeleine levait les yeux au ciel. Elle adorait mettre son frère dans des situations gênantes, ça l'amusait beaucoup, même si elle ne voyait pas vraiment ce qui était gênant dans ce qu'elle avait dit : c'était un simple constat, et le petit châtain devait certainement être très flatté de savoir ça. Bien qu'elle vienne seulement de faire sa connaissance, Mathieu lui semblait sympathique, et elle voyait bien qu'entre lui et son frère, il y avait une sorte d'alchimie.
C'est ainsi que Madeleine fit la connaissance de Mathieu, et que commença le séjour mouvementé d'Antoine et de sa sœur chez le petit châtain.
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PDV Antoine
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Le dernier cours de la journée venait de se terminer, et la vieille Walzy venait d'éteindre le vidéoprojecteur qui diffusait le diaporama qu'elle avait dû faire déjà plusieurs années auparavant pour les mêmes leçons qu'elle enseignait surement depuis des années. Ses cheveux gris et abîmés tombaient sur ses frêles épaules contrairement à d'habitude où ils étaient noués en chignon, ce qui, je devais l'admettre, lui allait plutôt bien.
Je ramassais mes affaires, tout comme Mathieu, et me dirigeait en dehors de l'amphithéâtre avec lui. Cela faisait deux jours que nous habitions, ma sœur et moi, chez mon ami. Pour l'instant, tout se déroulait bien : nous cohabitions tous les trois dans une bonne entente, Mathieu avait donné un double des clés à Madeleine, et nous nous en partagions tous les deux une seule étant donné que nous rentrions ensemble.
En silence nous nous aventurâmes dehors pour emprunter de petites ruelles en direction de notre habitation. Enfin, de l'habitation de Mathieu. Lorsque l'on rentra, Madeleine était déjà rentrée depuis une demi-heure, et était en train de faire ses devoirs devant la télé.
Si J'avais été adulte, mature ou encore responsable je lui aurais dit qu'en regardant la télévision, elle ne pouvait pas réussir à faire convenablement ses devoirs, mais ça n'était pas le cas, alors je me suis abstenue.
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PDV Mathieu
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Je jetais mon sac par terre, et m'affalais dans le canapé près de la petite sœur d'Antoine. Lors de ces derniers jours, nous avions pu elle et moi, faire plus ample connaissance, et nous nous entendions très bien. Elle était plutôt discrète et très drôle, et j'avais appris par Antoine qu'elle avait quelques problèmes avec des garçons de son école. Ça ne m'étonnait pas vraiment, je savais à quel point les gamins pouvaient être stupides par moment. Et pas seulement les enfants d'ailleurs…
La petite était en train de regarder Scooby-Doo. J'adorais ce dessin animé étant gamin, et toujours encore aujourd'hui. C'était, selon moi, quelque chose d'indémodable que l'on pouvait regarder, quel que soit notre âge. Je me souvenais encore des dimanches matins de mon enfance, où je regardais ce dessin animé devant un bol de céréale en compagnie de mon père. Autrefois, nous ne passions pas beaucoup de temps ensemble : il travaillait souvent, et ces matinées de week-end que nous passions ensemble étaient sacrées.
Je me détendais et me laissais totalement aller dans mon canapé moelleux, en soupirant d'aise. J'avais l'impression d'avoir oublié quelque chose, mais je ne savais pas quoi. Des devoirs ? Réviser pour mes partiels ? Peut-être bien, mais cela n'avait pas d'importance, je pouvais bien me détendre un peu avant d'y réfléchir.
Sans me soucier de quoi que ce soit, et fatigué par ma journée de cours, je portais toute mon attention sur Scooby-Doo, me laissant submerger par les doux souvenirs que ce dessin-animé réveillait en moi.
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PDV Externe
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Antoine s'installa avec Mathieu sur le canapé. Madeleine, assise à leurs pieds devant la table du salon, termina ses devoirs et rangea rapidement ses affaires dans sac à dos couleur vert pomme avant de s'assoir à son tour dans le sofa, près du petit châtain. Pendant plusieurs minutes, presque une heure, les trois protagonistes enchaînèrent les épisodes de Scooby-Doo.
Vers la fin du troisième épisode, Antoine se leva et s'étira avant de déclarer :
« J'vais prendre une douche ! »
Son ami et sa sœur ne répondirent pas, bien trop occupé à regarder la télévision, et peu intéressé par ce qu'il disait. Le grand chevelu se rendit à la salle de bain, les laissant tous les deux seuls. Un silence assez gênant s'installa entre eux : même s'ils s'entendaient plutôt bien, ils ne se connaissaient malgré tout pas vraiment, et n'aimaient pas rester l'un près de l'autre sans Antoine.
Bientôt, ni Mathieu, ni Madeleine ne pensa à ce calme inconfortable, bien trop omnibulé par ce qui se déroulait sur la télé.
Soudain, Mathieu fut pris d'un violent mal de tête et se tordit de douleur en lâchant un râle. Il tomba du canapé, à genoux par terre, et se tenant fermement le crâne. Madeleine sursauta et se tourna vers lui, inquiète.
« Mathieu, ça va pas ? »
Le petit châtain ne répondit pas, et lâcha un cri de douleur. Cette fois-ci, il s'étala par terre de tout son long, en se tortillant sous la souffrance qu'il ressentait. Sa tête le brûlait, il avait l'impression qu'on était en train de lui frapper les tempes avec une batte de baseball, qu'on lui éclatait le crâne à coup de marteau. Il ne savait que trop bien ce qui était en train de lui arriver, mais il ne pouvait plus rien faire, il était trop tard. Dans son for intérieur, au plus profond de sa tête et de son esprit, il luttait pour garder le contrôle de son corps. C'était tout ce qu'il pouvait faire pour protéger ses invités de lui-même. Enfin, d'une partie de lui-même.
Timidement, Madeleine se rapprocha de lui, apeuré par ce qui était en train d'arriver à l'ami de son frère. Pudique, la jeune fille n'osa pas tout de suite toucher le jeune homme, mais en le voyant si mal, elle décida de poser une main sur son épaule.
A ses pieds, Mathieu semblait s'être calmé. Les yeux fermés, les traits du visage tendus et sa poitrine se soulevant frénétiquement au rythme de sa respiration erratique, il ne bougeait plus. Immobile sur le sol, chaque inspirations qu'il prenait étaient profondes, et semblaient avoir pour but de le détendre. Ses mains n'étaient plus accrochées à ses tempes, et ses bras reposaient, ballant, le long de son corps.
« Tu… Tu veux que j'appelle mon frère ? » demanda craintivement la petite.
Elle avait peur que de lui demander de lui répondre soit pour lui un trop gros effort. Surtout lorsqu'elle voyait l'état dans lequel il était. Le petit châtain était pâle, et des gouttes de sueur coulaient le long de ses tempes.
Madeleine s'apprêta à se relever pour aller chercher Antoine, lorsque Mathieu lui attrapa fermement le bras, en une poigne presque douloureuse. La demoiselle grimaça de douleur, et haussa un sourcil sous l'étonnement.
« Mathieu ? »
Les yeux du jeune adulte au teint cireux s'ouvrirent, laissant voir leurs iris bleus glacial. Ses sourcils se froncèrent, et un sourire carnassier, semblable à un rictus, déforma ses lèvres blanches et desséchées. Enfin, il était libre. Il attendait ça depuis tellement longtemps. Un rire rauque et gras sortit de sa bouche.
Il était là.
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Voilà, c'est la fin de ce chapitre, j'espère qu'il vous a plus ^^
N'hésitez pas à me laisser une reviews pour me donner votre avis, négatif ou pas je serais ravi de l'entendre ! :)
Enfin bref, encore bonne chance pour ceux qui passent leur bac/brevet et à la semaine prochaine !
Amour et Licorne *^*
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