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Coucou les gens, j'espère que vous allez bien ! ^^
On se retrouve aujourd'hui pour le chapitre douze de cette fanfiction ! J'espère qu'il vous plaira et que le chapitre onze vous a plu :)

Alors déjà désolé du retard, j'ai pas pu publier hier xD (Trop occupée)
Qu'avez-vous pensé du dernier sketch du Curry Club ? Perso je l'ai beaucoup aimé, on retrouvait la marque de Mathieu et je crois que c'est mon préféré de la saison 1 :) J'ai hâte de voir ce qu'ils nous auront préparé à la rentrée !

Je crois que cette fois-ci c'est belle est bien la fin des examens, non ? J'espère que vous aurez bien travaillé, que vous aurez vos Bac/Brevet et que vous réussirez dans la vie *coeur sur vous*

N'hésitez pas à me laisser une reviews à la fin de ce chapitre, ça me fera très plaisir ! :D

Bref !

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Bonne lecture !

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Chapitre douze : Cohabitation avec un psychopathe.

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PDV Externe

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Tenant toujours fermement le poignet de Madeleine dans sa main, Mathieu se releva. Son visage était déformé par une grimace malsaine, un sourire cruel, et ses yeux semblaient jeter des éclairs. Il n'était plus lui-même, ça se voyait. Mal à l'aise, la jeune fille essaya de se défaire de son emprise. Elle déglutit en voyant que le petit châtain n'était visiblement pas de cet avis.

« Mathieu… lâche moi, s'il te plait.

- Attention gamine, ne me confond pas avec l'autre tapette. »

Madeleine sursauta. Mathieu avait changé de voix : celle-ci qui d'habitude était si douce et clair, était désormais grave, rauque et éraillé. Et puis, pourquoi disait-il cela ? Ne pas le confondre avec qui ? Avec lui-même ? C'était insensé ! Mais la demoiselle n'était pas idiote, elle voyait bien que quelque chose n'allait pas, et son instinct de survie lui conseillait de s'éloigner du jeune homme au plus vite.

Elle essaya de repousser Mathieu de toutes ses forces, et se débattit contre son emprise, mais il semblait, en même temps que d'avoir changé de voix, pris du muscle : le jeune adulte était bien plus fort que ce que l'on pouvait imaginer en posant les yeux sur lui. Ne sachant pas vraiment comment réagir, et n'étant pas sur du fait que Mathieu ne soit pas en train de lui faire une blague, Madeleine n'osa pas crier de peur d'attirer des ennuis au petit châtain, ou de paraître ridicule.

Elle continua de se débattre, mais Mathieu, ou plutôt cette chose aux humeurs meurtrière qui semblait contrôler son corps, grogna et l'attira brusquement contre son torse.

« Doucement gamine, tu ferais mieux d'être sage. »

Sa voix était calme, il ne criait pas, mais le ton ferme qu'il avait employé ne laissait pas place au doute : il était très sérieux. Madeleine trembla de tous ses membres, et essaya en vain de s'extirper de ses bras, mais ceux-ci étaient fermement enroulés autours de sa taille. A l'entente de cette phrase, la demoiselle se débattit plus furieusement encore, mais la gifle qui s'écrase sur sa joue eu don de la calmer. Elle lâcha un cri de douleur, alors que Mathieu la poussa sur le canapé, avant de monter au-dessus d'elle, s'étalant de tout son long sur le corps de l'adolescente.

Avec tact, et comme s'il avait passé sa vie à faire ça, le jeune homme bloqua les bras de Madeleine au-dessus de sa tête à la seule aide de son bras gauche, et passa son bras droit son le t-shirt de la jeune fille pour caresser sa poitrine, en embrassant sauvagement son coup par la même occasion.

Il avait attendu cet instant si longtemps. Ça lui faisait un bien fou, d'être enfin libre et de pouvoir jouir des petits plaisirs de la vie, de goûter à ses dangers et à ses interdits. Sa tête lui tournait de bonheur lorsqu'il pensait à tous les crimes qu'il pouvait faire, à toutes les possibilités, à tous les choix. Mais il savait que cette liberté n'était qu'éphémère, que bientôt, Mathieu retrouverait le pouvoir de son corps. Les moments où il oubliait de prendre ses cachets étaient si rares ! Et il se trouvait que le jour où il oubliait de les prendre, une charmante créature se trouvait dans son appartement. Pourquoi ne pas en profiter ? Les conséquences de ses actes lui importaient peu.

Les joues de Madeleine s'empourprent en sentant un renflement contre sa cuisse : c'était la première fois qu'elle sentait aussi fort le désir d'un homme pour elle. Mathieu était en train de prendre trop de liberté, contre son gré. Madeleine étouffa un sanglot, comme paralysé, n'osant ni bouger, ni parler. Lorsque le jeune adulte au-dessus d'elle commença à jouer avec l'un de ses seins, la jeune fille sembla revenir à la réalité et reprendre ses esprits : elle hurla.

« ANTOINE ! ANTOINE ! »

Sur elle, Mathieu se raidit et se redressa brusquement, visiblement furieux. Il encercla la gorge de la jeune fille de ses mains, le visage rouge de colère. Personne n'aurait pu croire que quelques minutes plus tôt, il semblait mourant tant il avait l'air mal.

Un bruit de verre qui se casse retentit, et le bruit de la douche cessa, alors que de l'agitation se fit entendre depuis la salle de bain. Plus d'une dizaine de secondes plus tard, Antoine en sortit, encore trempé, seulement vêtu d'un boxer, l'air inquiet. Il se rendit rapidement dans le salon, et chercha sa sœur du regard.

« Maddy, Mathieu, qu'est-ce qu'il se passe ? »

Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il retrouva sa petite sœur sur le canapé, avec Mathieu au-dessus d'elle. Il eut bien faillit avoir le cœur brisé, s'il ne s'était pas rendu compte avec horreur que le petit châtain était en train d'étrangler sa sœur. Les deux protagonistes ne semblaient pas avoir remarqué sa présence. Sans réfléchir à ce qu'il se passait, ou à ce qu'il arrivait à Mathieu pour qu'il se comporte de la sorte, Antoine le saisit par le t-shirt pour l'éloigner de Madeleine, et le pousser violemment par terre.

« ON PEUT SAVOIR CE QU'IL T'ARRIVE ?! »

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PDV Antoine

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Il avait fallu que je m'absente pendant quelques minutes seulement pour que les choses dérapent. Que s'était-il passé ? Que s'était-il passé dans la tête de Mathieu, lui en qui j'avais une confiance aveugle ? La vie me donnait encore une fois, après mon père, une autre raison pour n'avoir confiance en personne. J'avais laissé Mathieu et Madeleine seuls une fois, et il avait essayé de la tuer. Il semblait si gentil, si doux, ça me faisait mal de découvrir que ce n'était qu'une façade.

Je posais mon regard sur mon ami, ou ex-ami, qui toujours à terre, se redressa. Ses yeux d'habitude si chaleureux, étaient froids, glaciales, et sa mâchoire était contractée, comme s'il serrait les dents sous la colère. Je ne connaissais pas ce type, je ne savais qui il était, mais ça n'était pas Mathieu. Il avait quelque chose dans son attitude, dans sa façon d'être, qui était totalement incompatible avec ce qu'était Mathieu. Ça ne pouvait pas être lui, pourtant il fallait bien que j'accepte la réalité : c'était bien lui, devant moi.

« Ça, tu vas me le payer, gamin. » siffla Mathieu d'une voix rauque qui ne lui appartenait pas.

Il sauta sur moi si vite que j'eus du mal à comprendre ce qu'il m'arrivait. Mathieu était fort, très fort. Bien plus que ce que j'aurais pu imaginer, et j'eus du mal à me défendre contre lui. Ses coups fusaient, d'une force et d'une rage incroyable qu'il semblait avoir du mal à contenir. Je me sentis vite en infériorité face à lui, et faisais mon possible pour lui rendre autant de coup qu'il m'en donnait.

Soudain, alors que nous continuions tous les deux à nous battre, le corps de Mathieu, auparavant dur et ferme dont tous les muscles étaient tendus, devint moue et décontracté. Il s'affaissa presque contre moi, et je le saisissais par l'épaule pour l'éloigner et le regarder. L'expression de son visage avait brusquement changé, il semblait perdu et à la fois serein. Son regard n'avait plus aucune forme d'agressivité, au contraire, ses yeux bleus gris étaient perdus dans le vide jusqu'à ce qu'il ne les plante dans les miens.

Je ne savais pas ce qu'il se passait, je ne le comprenais pas, mais j'étais tellement aux aguets que, par peur qu'il ne se remette à me frapper, je levais le poing dans le but de l'abattre sur lui. Aussitôt, Mathieu ouvrit de grand yeux, toujours avec cet air de personne étonnée, et s'exclama, d'une voix lente et haut perché, encore différente des autres qu'il avait utilisé jusqu'à là :

« Peace gros, la violence c'est mal ! »

Quoi ? Comment pouvait-il dire ça, alors que c'était lui qui avait porté le premier coup ? Et qu'il avait, en plus, tenté de tuer ma petite sœur ! Que se passait-il dans sa tête ? Il était fou, totalement fou !

Je baissais le poing malgré tout, pour l'écouter, et tenter de comprendre ce qu'il lui arrivait. Peut-être avait-il un problème ? Etait-ce vraiment lui ? Si oui, pourquoi utiliser plusieurs voix pour s'adresser à moi, et plusieurs caractères différents ? J'étais perdu.

Toujours aussi mou, aussi calme, Mathieu ouvrit la bouche dans le but de parler, mais Madeleine arriva derrière nous et cassa un vase sur la tête de mon ami, qui perdit connaissance sous le choc. J'étais déçu, j'aurais voulu pouvoir discuter un peu avec Mathieu qui semblait s'être calmé, mais j'étais, d'un autre côté, soulagé : je commençais à faiblir, et s'il avait encore fallu que je me batte, je ne pense pas que j'aurais pu tenir.

Je soufflais un bon coup, et repoussais le corps inerte du petit châtain loin de moi. Il roula sur le côté, et je me relevais avant de jeter un coup d'œil à ma sœur.

« Ça va ? »

Elle hocha la tête. Elle ne pleurait plus, et je voyais heureusement qu'elle avait eu plus de peur que de mal. J'étais soulagé, s'il lui était arrivé quoi que ce soit, je m'en serais voulu toute ma vie.

Je reposais mon regard sur Mathieu. Je ne comprenais toujours pas ce qu'il lui était arrivé, et honnêtement, je ne voulais même plus chercher à comprendre. J'allais attendre son réveil, je lui demanderais des explications, et je partirais ensuite avec Madeleine.

Je portais Mathieu sur mes épaules comme un sac à patate, et allait l'installer sur son lit. Avec une ceinture, je lui attachais les mains au sommier du lit, simple précaution et mesure de sécurité. Je n'avais visiblement pas réussi à amocher son beau visage durant notre dispute. Il avait seulement un bleu au niveau de la paupière et de l'arcade sourcilière. Ainsi allongé dans son lit, il semblait dormir. Pourtant, son teint commençait doucement à perdre ses couleurs, et bien vite, il me fit penser à un malade en phase terminale. Je détournais le regard, me sentant trahi. Comment aurai-je pu deviner que mon ami était un dangereux psychopathe ?

Je soupirais et regardais mon reflet dans le miroir de l'armoire présente dans la chambre. Moi, ma lèvre était éclatée, mon nez pissait le sang, et j'avais un bleu au menton et à la joue. Evidemment, je n'avais pas encore osé regarder le reste de mon corps meurtri. En bref, tout ça pour dire qu'il ne m'avait pas loupé.

Je retournais au salon, où Madeleine m'attendais. Son sac était prêt, et debout près de la porte, elle demanda en me voyant :

« On y va ?

-Non, pas tout de suite. Je veux attendre qu'il se réveille, pour savoir ce qu'il lui est arrivé. »

Ma sœur fronça les sourcils et grommela, sans se plaindre à haute voix directement. Elle soupira et s'installa dans le canapé en croisant les bras. Je savais qu'elle m'en voulait, et qu'elle ne comprenait pas pourquoi je souhaitais rester ici alors qu'elle venait de se faire agresser par notre hôte. Je comprenais son ressentit, et je devais bien être la seule personne au monde à vouloir attendre le réveil d'une personne qui venait tout juste d'essayer de nous tuer. Peut-être que c'était moi, qui était en train de devenir fou, finalement.

« Où on va aller, après ? » demanda Madeleine.

Je savais qu'elle avait peur de la réponse. Moi aussi, j'en avais peur, peur parce que je savais qu'il n'y avait pas de réponse. Peur car je n'avais toujours pas prévenu la police ou l'assistance sociale en ce qui concernait mon père, peur car je n'avais pas assez de moyen pour nous payer un hôtel. Je ne répondis pas à Madeleine, et elle compris toute seule que je n'en savais pas plus qu'elle. J'avais l'impression de la laisser tomber, à ne pas être capable de la protéger ou de lui trouver un foyer décent.

« Qu'est-ce qu'il s'est passé avant, avec Mathieu ?

-Je ne sais pas… on regardait la télé, puis il a commencé à avoir mal à la tête, enfin je crois, il ne m'a pas dit ce qu'il avait, mais il se tenait la tête et il avait l'air d'avoir très mal… quand il s'est calmé, il avait une autre voix, et c'est là qu'il a commencé à devenir bizarre… »

Ce que venait de me raconter Madeleine me rappela ce jour où, après m'être réfugié chez lui, Mathieu avait brusquement changé de voix après avoir été pris par un violent mal de tête. Ce n'était donc pas la première fois qu'un évènement similaire se produisait…

Mon dieu Mathieu, mais que me caches-tu ?

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Voilà, c'est la fin de ce chapitre, j'espère qu'il vous a plus ^^ On approche doucement de la fin !

N'hésitez pas à me laisser une reviews pour me donner votre avis, négatif ou pas je serais ravi de l'entendre ! :)

Enfin bref, encore bravo à ceux qui auront leurs diplômes, et ceux qui ne les auront pas, ne perdez pas espoir ! Bonne vacances à tous !

Amour et Licorne *^*

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