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Coucou les gens, j'espère que vous allez bien ! ^^
On se retrouve aujourd'hui pour le chapitre treize de cette fanfiction ! J'espère qu'il vous plaira et que le chapitre douze vous a plu :)

Sinon, vos vacances se passent bien ? Moi niquel, je pars aujourd'hui même chez ma mami avec mon petit frère et mon petit cousin en Allemagne, à environ une heure de Cologne ^^ La ville où elle habite est super jolie, j'y reste pendant deux semaines :)

N'hésitez pas à me laisser une reviews à la fin de ce chapitre, ça me fera très plaisir ! :D

Bref !

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Bonne lecture !

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Chapitre treize : Un aveu difficile.

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PDV Mathieu

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Il faisait noire, totalement noir. Normal, j'avais les yeux fermés et étais encore à moitié endormi. Je ne voulais pas me réveiller et ouvrir les yeux, je me sentais nauséeux, avais la bouche pâteuse et une affreuse migraine. Je n'étais pas malade, enfin si, c'était certainement ma schizophrénie qui me jouait encore des tours. J'étais si bien dans mon lit, tellement tranquille. Mais je devais prendre mes cachets avant que je ne fasse une autre crise. Je ne pouvais plus me rendormir maintenant, je devais ouvrir les yeux.

La lumière m'aveugla, et me réveilla totalement. Je reprenais le contrôle de mes membres, étrangement endoloris sans que je n'en sache les raisons. J'essayais de me redresser sur mes bras, mais remarquais avec horreur que j'étais attaché au sommier du lit. Dans l'incompréhension et la panique la plus totale, je secouais mes bras.

« Hein ?! »

Je regardais autour de moi. Les volets étaient ouverts et la pièce baignait dans le soleil. Je ne savais pas l'heure qu'il était, mais je supposais qu'il devait être dix heures du matin. Ma tête me faisait douloureusement souffrir, et je n'avais plus aucun souvenir de la veille : pourquoi étais-je attaché ? Quel jour étions-nous ? Que s'était-il passé ? Et où était Antoine ?

« Ah, tu es enfin réveillé. »

Je tournais la tête vers la porte de ma chambre qui venait tout juste de s'ouvrir. Antoine était là, face à moi, le visage boursoufflé par ce que j'identifiais comme étant des coups d'une violence inouïe.

« Antoine ? Que… Qu'est-ce qu'il t'est arrivé ?

-N'essaie pas de me faire croire que tu ne t'en souviens plus. »

Je plongeais mon regard plein d'incompréhension dans le sien. Il semblait en colère, et avais l'air de m'en vouloir. Il m'approcha sans craintes : en même temps, dans l'état dans lequel je me trouvais, je n'aurais pas pu lui faire grand-chose. Il s'assit sur le rebord de mon lit, tout en gardant une certaine distance, ce qui me vexa. Que voulait-il dire pas là ? Avais-je fais quelque chose de mal ?

Je fermais les yeux et me concentrais au maximum pour réussir à reconstituer les souvenirs de la veille. Rien ne me revint, à part une horrible douleur au crâne. J'essayais de prendre ma tête entre mes mains, ce qui ne fut pas chose aisée étant donné que j'étais attaché, et gémissais de douleur.

Voilà ce qui avait dû se passer ! Je n'avais aucun souvenir de mes agissement d'hier, et un mal de crâne affreux. De plus, Antoine me faisait des reproches sans que je n'en sache la raison : j'avais certainement fait une crise de schizophrénie. Mais que s'était-il passé ? Je craignais, en regardant la tête d'Antoine, que ce ne soit ma plus sombre personnalité qui ait prit le contrôle de mon corps : le Patron. Si tel était le cas, que penserait-il de moi, à présent ? Que lui avais-je fait ? Serait-il prêt à me pardonner ? Accepterait-il seulement mes explications ? J'en doutais.

« Tu as encore mal à la tête ? » demanda-t-il.

Avec une grimace de douleur, j'hochais la tête. Je ne savais pas s'il s'inquiétait réellement pour moi, ou si sa question décelait un tout autre objectif que de prendre de mes nouvelles. Ma migraine se fit bien plus forte, je fermais les yeux et me tordais de douleur sur le lit en me recroquevillant.

« …M-mes pilules ! » dis-je difficilement entre mes dents.

Etant donné que je fermais les yeux, je ne pus pas voir la tête d'Antoine, mais je pus deviner à sa voix tremblante qu'il essayait de masquer sa panique.

« Quoi ? De quoi tu parles ? Quelles pilules ?!

-S-salle… de bain ! …T-trois pilules ! »

Je l'entendis se lever précipitamment et fouiller dans les étagères depuis la salle de bain. Il revint au bout d'un peu plus de cinq minutes, alors que je me tordais de douleur. Je ne faisais même plus attention à sa présence, et faisait de mon mieux pour calmer cette crise et garder le contrôle de mon corps. Je sentis quelqu'un grimper sur le lit, et s'installer à califourchon sur mon bassin pour m'empêcher de bouger, certainement Antoine si j'en croyais le poids de l'individu en question. Il m'ouvrit la bouche, et me mit de force trois cachets en bouche que je fus obligé d'avaler.

Je me calmais peu à peu, et gardais les yeux fermés, reprenant mes forces et respirant difficilement. Mes maux de tête disparurent peu à peu, et je me détendis totalement en m'étalant de tous mon long sur le matelas.

« Traitement contre la schizophrénie. »

Je soufflais bruyamment et ouvrais les yeux. Toujours assis sur mon bassin, Antoine lisait à voix haute l'inscription sur le flacon qu'il tenait dans sa main. Sa voix se fit de plus en plus basse alors qu'il continuait à lire le texte de la notice d'utilisation de mes médicaments. Sans un mot, il se décala et descendit de mon bassin pour s'assoir à mes côtés.

Un silence lourd et significatif s'installa entre nous, alors que je fixais le plafond. Je savais qu'Antoine était en train d'encaisser ce qu'il venait de lire. Croyait-il les dires du flacon ? Peut-être était-il capable de penser que je sois assez fou pour avoir monté un plan foireux pour qu'il s'apitoie sur mon sort.

« T'es… t'es vraiment schizo ? » questionna-t-il au bout d'un moment.

« Oui. »

Ma voix n'était qu'un murmure.

J'avais honte, tellement honte de moi et de ma maladie. Je me détestais, et je savais maintenant qu'Antoine allait fuir. Il allait fuir car j'étais fou, et que je devais le terroriser. J'aurais tellement voulu être normal…

« Et donc hier… c'était pas toi ?

-Non. Qu'est-ce qu'il s'est passé hier ?

-Bah t'as essayé de te faire ma sœur, et ensuite on s'est battu… c'était bizarre, t'avais changé de voix, je ne te reconnaissais plus…

-Je suis vraiment désolé. J'ai oublié de prendre mes pilules. »

J'étais sincère. Antoine et sa sœur étaient venus se réfugier chez moi pour se protéger, et je me transformais en un monstre pire que leur père. J'étais un monstre. Ma gorge se noua, et immobile sur le lit, je tentais d'empêcher mes larmes de couler. J'avais trahi Antoine, trahi mon seul ami, la seule personne qui comptait vraiment à mes yeux.

Antoine avait remarqué que je pleurais, et je sentais sa gêne. J'avais honte de me laisser aller ainsi devant lui, mais j'étais trop fatigué pour tenter de garder le peu de dignité qui me restait. Le grand chevelu poussa un petit soupir.

« Excuse-moi, pendant un instant j'ai cru que tu étais juste un gros con… je ne pensais pas que… que tu étais malade. »

Sa réaction était normale : comment pouvait-on deviner une telle chose ? Si on se mettait à soupçonner tous les agresseurs du monde d'être schizo, on en aurait pas fini. Je ne lui en voulais pas le moins du monde, et étais d'ailleurs très étonné du fait qu'il me présente ses excuses.

« Tu en as beaucoup des… des personnalités ?

-Trois. » dis-je en reniflant discrètement et en essuyant mes larmes.

Je tournais la tête vers mon ami. Il ne semblait pas dégouté le moins du monde, ni même effrayé, simplement curieux. Il me regardait comme si j'étais une bête de foire, mais je préférais que ce soit ainsi. Peut-être qu'en me trouvant exceptionnel, bizarre ou quoi que ce soit, il voudrait rester près de moi. Je ne voulais pas me sentir seul à nouveau, je ne voulais pas qu'il m'abandonne.

« Et… comment tu fais pour les reconnaître ? Je les ai toutes vues ?

-Elles ont chacune une… une voix et un comportement différent. Il y a Patron, c'est le plus dangereux et celui que je déteste le plus. Je suppose que tu comprends pourquoi. »

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PDV Antoine

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Je grimaçais. Oui, je comprenais ce que voulait dire Mathieu, ce qui n'était pas étonnant. Les souvenirs de la veille tournaient encore dans ma tête comme un disque rayé, et je frissonnais d'effroi en me rappelant du comportement étrange, et du visage tordu par la haine de Mathieu. Enfin, du Patron.

« Ensuite, il y a Hippie. C'est celui qui se manifeste le moins souvent, en tout cas quand j'oublie de prendre mes pilules. Il est totalement inoffensif, enfin je crois… Je ne pense pas que tu l'aies déjà vu. »

Je fronçais les sourcils en me remémorant l'instant où, après que l'on se soit battu, Mathieu avait brusquement changé de comportement alors que son corps était devenu totalement mou, et qu'il s'était exclamé que la guerre était une mauvaise chose. Je m'exclamais :

« Si, si ! Je crois l'avoir vu, hier !

-Ah… Et la troisième, c'est Geek, un vrai gamin, je le trouve insupportable. Quand on a failli s'embrasser, c'est lui qui a pris le contrôle.

-On a jamais failli s'embrasser, arrête de dire de la merde. » grognais-je, alors que mes joues s'empourprent.

Taquin, Mathieu ricana.

« Ouai, si tu le dis. »

Ce n'était certainement pas le bon moment pour plaisanter, mais Mathieu n'en avait visiblement pas conscience. J'étais trop chamboulé, énervé ou encore perdu pour rire au fait que Mathieu pensait que l'on allait réellement s'embrasser. Il se faisait de faux espoirs, s'il croyait réellement ce qu'il disait.

« C'est toi qui leur a donné ces noms ?

-Non, c'est elles.

-Et… Depuis combien de temps t'es schizo ?

-Depuis la mort de mes parents. »

Evidemment, la vie de Mathieu ressemblait à un mauvais film ou feuilleton : ses parents mouraient, et il tombait dans une affreuse maladie, incapable de s'en sortir seul, et sans qu'il ne le veuille il se retrouvait à faire du mal aux seules personnes qui comptaient pour lui.

Je soupirais. Tous ces aveux d'un coup, c'était totalement dingue. Je ne savais pas vraiment quoi en penser, je voulais croire Mathieu car je tenais énormément à lui, et ce que je venais de lire sur le flacon de médicaments ne faisait que confirmer ses dires, mais d'un autre côté, je me demandais s'il était possible que mon ami ait inventé et monté ça de toute pièce dans le simple but de se faire pardonner… Oui, cette idée était dingue, mais je ne savais plus quoi penser.

« Vraiment Antoine, je suis désolé. J'aimerais beaucoup que tu restes, je te promets que je ferais attention à bien prendre mes pilules. Après si tu veux partir, je comprendrais, surtout vis-à-vis de ta sœur. »

Mathieu avait les yeux humides, et je voyais son désespoir. Il détourna le regard, voulant certainement caché sa honte et sa tristesse. Ce n'était pas sa faute, s'il était comme ça, il était malade, pas fou. Il ne méritait pas ce qui lui arrivait. Personne n'était là pour lui, personne ne voulait le soutenir, il était seul. Je savais ce qu'il ressentait, je connaissais cette sensation de solitude et d'abandon, même si elle devait être bien plus réelle pour lui que pour moi.

Je lui en voulais de nous avoir hébergés chez lui, en sachant qu'il était malade et potentiellement dangereux, et je lui en voulais et étais un peu vexé vis-à-vis du fait qu'il n'ait pas voulu m'en parler.

Mais même en sachant tout ça, je ne pouvais pas me résoudre à le laisser. S'il n'avait pas été malade et qu'il m'avait agressé moi et ma sœur, en toute connaissance de cause, je serais parti, mais ce n'était pas le cas. Mathieu avait besoin de moi, je ne pouvais pas lui en vouloir, il n'y était pour rien. Je devais rester près de lui et l'aider. Peut-être que j'étais fou, que je courais à ma perte, mais je savais que si c'était le cas, je n'aurais aucun regret.

Mathieu, par son sourire provocateur et charmeur, sa simple présence ou encore son attitude désinvolte, m'attirait et m'intriguais plus qu'autre chose. Il était différent des autres personnes que je connaissais, et sans que je n'en sache les raisons, je souhaitais qu'il soit heureux.

« Je vais rester. »

Mathieu tourna brusquement la tête vers moi, l'étonnement se lisait sur son visage au teint encore étrangement pâle, et ses beaux yeux bleus étaient rempli d'incompréhension. Il ressemblait à un petit chaton fragile, et je mourrais d'envie de passer ma main dans ses cheveux en bataille, aussi gras et transpirant qu'ils pouvaient l'être en cet instant, alors qu'il semblait se remettre doucement de sa dernière crise.

« Quoi ? » murmura-t-il dans un souffle.

« Madeleine ne peut pas rester, ce n'est pas contre toi, mais c'est trop dangereux pour elle et je ne veux pas que ce qu'il s'est passé hier se reproduise. Je verrais pour la mettre dans une famille d'accueil ou je ne sais pas quoi, évidemment il faudra que je porte plainte contre mon père, mais ce n'est pas important et-

-Tu veux vraiment rester ? Je ne veux pas que tu te sentes obligé, et je veux encore moins qu'il t'arrive quelque chose par ma faute… » me coupa Mathieu.

Il était gêné de l'attention que je lui portais, ce qui me fit doucement sourire. Son regard apeuré balaya la pièce pendant un petit moment, comme s'il pensait pouvoir trouver la réponse à toutes ses questions dans l'un de ses recoins.

« Ne t'inquiète pas pour ça, je serais là pour te rappeler de prendre tes pilules.

-…Oui, mais-

-Tais-toi Mathieu, et arrête de te compliquer la vie avec toutes ses questions. »

Mathieu était du genre à agir sans réfléchir, à prendre la vie du bon côté sans se soucier de l'avenir. Il vivait l'instant présent, et c'était une des raisons qui faisaient que je l'admirais, car j'étais moi-même incapable d'agir de telle sorte. Pourtant en cet instant, nos rôle semblaient s'être inversés, et j'étais étonné de nos comportement respectif : jamais je n'avais vu le petit châtain se soucier autant d'une chose, et jamais je n'aurais pensé pouvoir m'en soucier aussi peu.

« Tout va bien se passer, je te le promets. » murmurais-je.

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Voilà, c'est la fin de ce chapitre, j'espère qu'il vous a plus ^^ On approche de la fin, il reste deux chapitres ! Je vous parlerez de mes futurs projets dans le prochain chapitre.

N'hésitez pas à me laisser une reviews pour me donner votre avis, négatif ou pas je serais ravi de l'entendre ! :)

Bonne vacances à vous, je vous dis à la semaine prochaine ^^

Amour et Licorne *^*

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