Bonjour/ Bonsoir ! Comment allez-vous ? Voici le chapitre 2 des joueuses du lycée Torakan. Je me suis mise au défis (à cause d'une certaine personne qui se reconnaitra) de faire 3000 mots par chapitre. Voici donc le chapitre 2 et il fait 3002 mots !

Haikyuu ne l'appartient pas ! Merci à vous toutes qui me motivez à écrire !

Yûka-chan ! Attends-nous !

Yûkary, une élève de terminale se retourna. Face à elle sa meilleure amie et cadette Hadachi Yuna, accompagnée de Mayuki. Le visage de Yûkary se fendit en un grand sourire.

Tu as aussi reçu le sms de Shoyo-senpai ? Demanda Yuna.

Oui, Je me demande ce que Sacha à encore prévu. Depuis qu'elle a appris qu'elle devenait capitaine en mars dernier elle ne tient plus en place.

A côté d'elles, Mayuki haussa les épaules.

Hayama Mayuki était la libéro de l'équipe, d'un naturel calme la jeune fille avait su trouver sa place parmi cette équipe de joyeux luron. C'était la deuxième année de suite qu'elle se retrouvait dans le classe de Yuna et le temps l'avait fait devenir sa meilleure amie.

C'est la nature franche de Yuna qui l'avait fait se rapprocher d'elle. Il fallait dire que la jeune fille ne se laissait pas marcher sur les pieds. Toujours calme, Yuna et ses grands yeux vert-noisette, ses cheveux blond doré et son sourire contagieux. Elle disait tout ce qu'elle pensait à voix haute, s'attirant les regards des gens autour d'elle.

De leur incroyable trio, elle était aussi la plus grande du haut de son mètre 71, suivies de près par Yûkary qui ne mesurait pas moins d'un mètre 70. A côté, Mayuki et son mètre 65 paraissait presque petite.

Le trajet jusqu'à troisième gymnase se fit rapidement, ponctué de quelques rires entre les trois jeunes filles. Arrivées sur place elles ne prirent pas la peine de se changer, le message de la vice-capitaine précisait que l'accueil ne durerait pas longtemps et que les entrainements ne commenceraient qu'à partir de mercredi, soit dans deux jours.

Nise Marie, 15 ans, ses cheveux châtain tombant négligemment sur ses épaules, était plus qu'agacée. Depuis qu'elle avait quitter son local puis rejoindre le club qu'elle avait choisi elle se sentait observée, suivie, et cela la dérangeait.

Je peux savoir pourquoi tu me suis ? demanda-t-elle enfin en faisant volte-face, plongeant ses yeux verts dans ceux, bleu, de celle qui la suivait.

Je ne te suis pas. Je vais juste rejoindre mon club. Le ton de la jeune fille était calme, elle n'avait pas envie de se disputer avec une parfaite inconnue au beau milieu d'un couloir à moitié vide.

L'inconnue, pas si inconnue étant donné qu'elles étaient dans la même classe, soupira d'irritation.

Et quel club comptes-tu rejoindre ?

Volley.

Marie haussa un sourcil, il était vrai que son interlocutrice était légèrement plus grande qu'elle, un peu plus d'un mètre 65 si elle ne se trompait pas. Ses courts cheveux blond et bouclés lui donnaient un air juvénile.

Je vais aussi au club de volley. Dit Marie avec un léger sourire. Je m'appelle Nise Marie, et toi ?

Kutekina Eloïse.

Eloïse ? Tu es européenne ?

Ma mère est française. Avoua la jeune fille dans un demi-sourire, elle avait l'habitude de ce genre de réaction à l'entente de son prénom.

Et bien Elo-chan, allons rejoindre le club de volley avant d'être en retard !

& & &

Les joues rouges à cause du sprint qu'elle piquait, la manager des tigresses d'Akita se dépêchait d'arriver à temps au gymnase. Elle qui détestait arriver en retard, la ponctualité étant quelque chose de très important à ses yeux depuis son Erasmus en Angleterre, elle risquait d'être sacrément à la bourre.

Tout ça à cause de ce fichu prof de japonais. Marmonna la terminale entre ses dents.

Marie Bonnefoy, de son prénom, était arrivée au Japon pour sa rentrée en deuxième année après deux Erasmus à l'étranger : un an en Angleterre et un peu plus de quatre mois en Espagne. Et si elle pouvait se vanter d'avoir les meilleurs résultats en langues de tout le lycée, la manager éprouvait encore quelques difficultés avec les Kanji qu'elle n'avait pas encore totalement assimilé.

C'est pour cette raison que son professeur principal, et aussi prof de japonais, l'avait gardé avec lui quelques interminables minutes. Lui expliquant encore et encore qu'elle n'avait pas à avoir honte de ses difficultés et qu'il acceptait volontiers de la prendre en cours particulier en jour ou deux par semaine.

La voilà maintenant en retard et obligée de courir à travers le lycée. Foutu gentillesse qui l'avaient empêchée de couper court à cet entretient indésiré.

Marie finit pourtant par apercevoir la porte rouge du gymnase devant ses yeux.

Excusez mon retard ! J'ai été retenue.

Eh bien 'ka-san, ça ne t'arrive pas souvent d'être en retard. Dit la capitaine de l'équipe, un sourire goguenard sur le visage. C'était un mec ?

Ne dit pas de bétise, c'était mon prof de japonais. Souffla gentiment Marie

Parce que tu filtre avec ton prof de japonais maintenant ?

Cette fois ci c'était Aïko, la métisse ayant répliquer avec un grand sourire sur le visage, montrant clairement que la pique n'était qu'une simple taquinerie.

Elle au moins à des chances de finir avec quelqu'un, pas comme une certaine passeuse snob qui prend tout le monde de haut. Répliqua Mayuki en jetant un regard glacial à sa némésis.

Pas de dispute maintenant les filles, vous n'êtes plus en première arrêtez de vous chamailler. Dit Maire, elle avait récupéré son souffle et était maintenant près de Sacha et Akane.

Oui maman, répondirent les deux joueuses.

Mais tout le monde dans le gymnase savait très bien qu'aucune des deux n'arrêterait. Depuis leur rencontre, les deux joueuses s'étaient lancées dans une rivalité qui touchait à tout : celle qui ferait le meilleur service, celle qui réceptionnerait le plus de ballon et bien d'autre défis du même genre.

Et il fallait dire que la bataille était serrée entre la meilleur libéro de la région et la passeuse du top 3 national féminin. Tantôt c'était Mayuki qui était en tête et tantôt c'était Aïko.

Pourtant leur rivalité ne se faisait jamais sentir durant les matchs, les deux joueuses entrant alors dans une extrême concentration. Mais dès qu'elles quittaient les terrains, les piques recommençaient entre les deux joueuses.

Tu es certaine que c'est bien là ?

Mais si je te le dis. Il faisait écrit troisième gymnase sur le document. Donc c'est ici !

D'un geste tout sauf délicat, Mise poussa la porte du gymnase. Les regards des joueuses convergèrent vers elles dans un même mouvement.

Tu vois Elo-chan, je t'avais bien dit que c'était ici.

Les deux élèves de premières années entrèrent dans l'immense gymnase. Il était bien plus grand que ce à quoi elles avaient été habituées au collège.

Ah vous voilà ! Pile à l'heure c'est super !

Une voix aux intonation russe leur fit tourner la tête. C'était une fille de grande taille, le corps mince aux jolies courbes. Ses cheveux blonds encadraient son visage aux traits fins. Et ses yeux, vairons, étaient braques sur elles.

Mise la détailla encore quelques secondes, un œil bleu pâle et l'autre brun, presque noir qui se confondait avec la pupille. A côté d'elle, deux autres filles, des terminales au vue de la couleur noire de leur cravate.

La première avait de court cheveux blond cendré, coupé en carré, qui soulignaient la pâleur de sa peau. Elle était plus petite, plus discrète aussi mais toute aussi jolie. Peu importe où elle posait les yeux, les joueuses dégageaient cette même aura de puissance.

Mise avait enfin trouver une véritable équipe digne de se nom.

Je pourrais avoir vos noms s'il vous plait. Demanda une voix douce qui sortit la première année de sa contemplation.

L'étudiante, surement la manager, était aussi grande que les deux autres. Mais son regard était plus doux, comme celui d'une mère sur ses enfants. Elle aussi était blonde, à croire que c'était une obligation pour entrer dans l'équipe pensa la jeune fille.

Je suis Mise Marie, finit-elle par répondre.

Sa voix était neutre, loin de ses sarcasmes habituels, mais elle savait que cela ne durerait qu'un temps. Provoquer était son jeu favori après tout.

A côté d'elle, Eloïse se présenta aussi. Puis la manager fit la présentation des joueuses.

D'abord la capitaine, Hanima Sacha, centrale et élève en terminale. La joueuse lui offrit un étrange sourire, le genre de sourire que trop de gens trouverais surement agaçant. Ensuite Akane, la vice-capitaine. Attaquant ailier et terminale, elle avait l'air d'être le genre de personne sur qui ont pouvait compter. Puis la manager présenta la dernière terminale : Yukara Yûkary, elle aussi une centrale mais la plus petite des terminales.

Elle enchaina avec les deuxièmes années, elles étaient cinq. En premier Watanabe Yoshiko, une passeuse, ses cheveux foncés et ses yeux noir lui donnait un air calme, mais l'était-elle vraiment ?

Otsuka Aïko était la deuxième, mais fallait-il seulement la présentée ? sa peau bronzée parmi celle, bien plus claire, des autres joueuses et son regard hautain la rendaient facilement reconnaissable. Surtout quand son visage avait circulé l'année passée après avoir atterrit dans le top 3 des meilleures passeuses dès sa première année. C'était presque fou de voir comment les deux passeuses étaient le jour et la nuit. La première, bouillonnante et vive, l'autre calme et froide comme le marbre.

Lorsqu'elle fut citée, Otsuka jeta un regard à l'une des joueuses, Hayama Mayuki, elle était surement fière d'avoir été cité avant elle, prouvant à elle seule qu'elle était d'une manière ou d'une autre plus importante.

Hayama Mayuki était une étudiante de petite taille, la plus petite surement, ses cheveux châtains ondulé tombaient sur ses épaules, contrastant avec sa peau pâle. Elle était la libéro de l'équipe. A côté d'elle se trouvait Hadachi Yuna qui fut elle aussi présentée, c'était une attaquant ailier aux cheveux blond et aux grands yeux brun-vert. Elle semblait calme, presque sereine, comme si elle était dons élément entourée par ses coéquipière et l'odeur de bombe froide.

La dernière à être présentée fut Nishimura Hanabi, lorsque la manager commença à la présentée, elle leur offrit un grand sourire suivis un geste de la main, faisant cliqueter les bracelets à son poignet. Elle semblait de bonne humeur, presque comme une enfant qui rencontrait de nouvelles amies.

Et moi je suis Bonnefoy Marie, je suis la manager de l'équipe donc si vous avez la moindre question n'hesitez pas à me la poser d'accord ?

Le ton de sa voix et son regard doux mettaient agréablement les gens en confiance. Mise et Eloïse hochèrent la tête en signe de compréhension.

Bon ! Dit Yoshiko en avançant vers les deux nouvelles recrues. Maintenant on va pou-

Pas si vite Yo-chan. La coupa Sacha. D'abord je dois vous faire le programme de ces trois prochains mois.

La passeuse hocha la tête, plus vite la capitaine aurait donner ses explications et plus vite elle pourrait s'amuser avec les nouvelles arrivées.

Bon je vais faire court, cette année nous visons la finale des nationales. Pour celles qui ne le sauraient pas, nous somme arrivées en quart de finale aux nationales féminines l'année passée. J'ai donc, avec l'aide de notre adorable maman, pris de grandes mesures pour nous permettre d'atteindre notre but.

La capitaine pris une grande inspiration, ne sachant pas comment ses joueuses allaient réagir à l'annonce. Elle fit glisser son regard vairon vers chacune d'entre elle.

Grâce à Hanabi j'ai pu appeler différents lycées, non seulement à Tokyo mais aussi du côté de Sendai. Nous avons deux weekends de bloquer avant le tournoi de juin. Un à la fin du mois à Tokyo, c'est un camp d'entrainement qui durera le temps d'un weekend, nous y serons avec les équipes de Nekoma et Fukurodani. L'autre aura lieu en mai, nous jouerons un match contre l'équipe d'Aoba Josai de Sendai.

Et ? Je ne vois pas où est le problème. Annonça Yoshiko de but en blanc. Ces équipes sont forte non ?

Le « problème » comme tu dis Yo-chan, c'est que nous allons jouer contre les équipes masculines.

Des équipes masculines ?

Mais pourquoi ?

Je ne vois pas l'intérêt de jouer contre des mecs !

Un brouhaha commençait à se former quand Akane, sui était la seule à être restée silencieuse, pris la parole.

Taisez-vous ! Si Sacha et Marie ont décidées de nous faire faire ces camps c'est pour une bonne raison non ?

La manager hocha la tête, reconnaissante envers la vice-capitaine d'avoir réussit à calmer le jeu avant que cela ne dégénère.

Si nous avons décidée, Sacha et moi, de choisir des équipes adverses masculines c'est parce que leur force est supérieure à la nôtre. Peu avant le départ des terminales de l'année passée j'ai fais des recherches sur les équipes arrivées en finale sur les cinq dernières années. Et je peux vous dire que l'équipe n'est pas prête à affronter des telles joueuses. Elles sont puissantes, bien plus que nous. Et jouer contre des garçons vous aidera bien plus à développer votre force physique et morale que de jouer contre des adversaires féminines que vous connaissez déjà.

Un lourd silence s'abattit sur le gymnase, toutes avaient compris le message, et elles allaient se battre pour atteindre leur objectif final. Finalement c'est Yoshiko qui brisât le silence.

Bon, du coup on peut commencer l'initiation des nouvelles !

& & &

Assise sur la banquette rose du karaoké club, Yuna sirotait son verre de soda à côté de Yûkary. Mayuki, elle, était en train d'enchainer les chansons avec Aïko. Aucune des deux ne voulait lâcher l'affaire. Sacha, Akane et Hanabi étaient assises face à elle et discutaient des futurs matchs contre les équipes de Tokyo.

Yuna jeta un regard aux deux premières années. Eloïse bougeait la tête en rythme avec la chanson tandis que Marie laissait son regard vagabonder d'un coin à l'autre de la pièce. Surement pour éviter de se refaire surprendre par Yoshiko et ses plans machiavéliques.

Ça leur arrive souvent de faire ce genre de pari ?

Yuna tourna son visage vers Mise, un petit sourire au coin des lèvres.

Ah Mayu-chan et Perro-chan ? Tout le temps ! Mais tu verras tu t'y ferras.

Comme nous toute. Ajouta Yûkary avant de piocher un bonbon sur la table. Au fait, vous visez quel poste dans l'équipe ?

Centrale. Répondit Mise en sirotant son verre, son regard balayant toujours la salle.

Elle ne reviendra pas t'ennuyer tu sais ? Dit Yuna

Hum ? Pourquoi ?

Parce que ça fait bien plus rire Yoshiko-chan de voir ces deux-là se batailler plutôt que toi chanter. Dit Yuna en riant. Et toi Eloïse, tu vises quel poste ?

Attaquant ailier. Dit la jeune fille avec un petit sourire.

A côté, Aïko venait de lancer une chanson anglaise, pour le malheur des oreilles des autres. Leur accent à couper au couteau rendait la scène tellement hilarante : Deux jeune filles, chantant à tue-tête une chanson d'amour anglaise tout en se lançant des regards de défis.

Prise d'un fou rire, Sacha sortis son téléphone en même temps que Yoshiko et Yuna pour filmer cet instant mémorable.

Bienvenue dans le club de volley du lycée Torakan ! Dit la manager en s'asseyant à côté de la deuxième Marie. Ces filles sont de vrai enfant.

Et toi tu es une vrai mère poule. Dit Akane

Lorsque la chanson fut finie, ce fut au tour des quatre terminales de prendre possession des micro, entrainée par une capitaine bien décidée à s'amuser. Ensemble, elles reprirent plusieurs chansons connues, chantant faux et exagérant certaines mimiques. Le spectacle était drôle, mais toutes furent bientôt rejointe par leurs coéquipières. A elles toutes, elles enflammaient la pièce au rythme de chansons connues pour adolescente. Les paquets de bonbons et les boissons finirent par être vidée, et c'est seulement vers 18h qu'elles quittèrent la salle de karaoké.

Bon. Dit la manager avec un grand sourire. Il est temps de rentrer chez soi les filles. Faites bien attentions à vous !

Et c'est en cœur que toutes les joueuses lui répondirent un grand « Oui maman ! »

C'est ainsi que chacune d'entre elles rentrèrent chez elles.

Sacha pour retrouver son frère militaire revenu de Syrie pour les trois mois à venir. Profitant de sa présence avant qu'il parte et que l'inquiétude face à son travail de militaire reprenne le dessus.

Akane dans son grand appartement vide et qui aimait sa vie de femme indépendante.

Tout comme Yûkary qui devrait faire face au silence qui habitait l'appartement dans lequel l'avait envoyée son père.

Marie rentra aussi chez elle, accueillie par son chat, Leffe, et son chier Padfoot. Elle appellerait surement ses parents qui vivaient en France.

Mayuki se chamaillera avec son frère sans son salon pendant que leur mère préparera un bon diner. Un foyer chaleureux où il fait bon d'y vivre.

Aïko, elle, ne rentrera que bien plus tard chez elle. Préférant faire un tour dans la ville avant de devoir affronter une nouvelle dispute foudroyante avec son père.

Yuna, comme Mayuki, rentrera sereinement chez elle. Sereinement ? Pas totalement. Car elle connaissait la peine de Yûkary, mais comment pouvait-elle l'aider sans prendre le risque de la blesser encore plus ?

Hanabi appellera Kuroo pour lui annoncer sa future venue à Tokyo. Elle l'avait vu, lui et Kenma, pendant les vacances de printemps mais ils lui manquaient déjà.

Yoshiko, elle, n'avait envie de rentrer chez elle que pour voir son grand frère. Après tout pourquoi perdre son temps avec ses parents ? Depuis leur divorce, elle n'arrivait plus à les voir de la même manière. Elle était devenue sourde et insensible à leurs paroles.

Eloïse, de son côté, avait hâte de rentrer chez elle, raconter à son frère comment c'était passé sa journée.

Et enfin Mise, qui se sentait chez elle comme un fantôme, ou plutôt qui avait l'impression de vivre avec un fantôme : celui de ses parents trop souvent absents.

Voici l'histoire des membres du club de volley de Torakan.