Bonjour ! Voici le chapitre 6, il arrive assez rapidement et je suis contente de moi. C'est un chapitre transitoire, il est donc plus court que le précédent. La note d'auteur sera plus longue que d'habitude, s'il vous plait lisez-là, elle contient beaucoup d'explications et des bonnes nouvelles.
Tout d'abord maintenant la fic va jouer sur deux types de chapitres. Les chapitres de transitions comme celui-ci, qui seront plus courts et tourneront autour des 3000-3500 mots, peut-être 4000 si je suis très inspirée ou qu'il se passe un truc important (anniversaire par exemple). Et des chapitres plus long (comme le précédents) qui seront essentiellement des match et des grosses altercations avec les garçons (camps d'entrainements, vacances, moment importants avec eux,ect). Ces chapitres feront minimum 4500-5000 mots étant donné que j'aurais beaucoup de choses à dire.
Ensuite, comme vous l'avez vu dans le chapitre précédent, certaines filles ont déjà rencontré leur coup de cœur (Bokuto, Akaashi et Kuroo), donc les chapitres transitoires parleront à chaque fois un peu de l'évolution de ces relations. Bien sûr les chapitres ne sont pas consacrés entièrement à la romance, cette fic étant basée en majeure partie sur l'équipe féminine de volley et son objectif d'être numéro 1 du Japon. Mais je n'oublie pas que la romance reste quelque chose d'important, donc elle restera toujours présente. Aussi, je sais que certaines seront peut-être frustrée que leur coup de cœur n'arrive que plus tard dans la fic, je vous comprend, le miens c'est Satori et il est dans la dernière équipe que l'on rencontre. J'en profite pour faire un rappel des perso et de leur crush :
Sacha Hanima - Satori
Akane Shoyo - Bokuto
Marie Bonnefoy - Ushijima
Yûkary Yukara - Suga
Mayuki Hayama - Sawamura
Yuna Hadachi - Kageyama
Hanabi Nishimura - Nishinoya
Aïko Otsuka - Kuroo
Yoshiko Watanabe - Akaashi
Marie Nise - Tuskishima
Héloïse Kutekina - Iwaizumi
Maintenant, je vais vous parler d'un « projet » que j'ai avec cette fanfiction. Comme vous vous en doutez, elle finira à la fin de l'année scolaire des joueuses, peut-être que ça me prendra encore un an pour la finir, peut-être moins. Du coup j'ai pensé à faire des chapitre Bonus. J'explique l'idée : Il arrivera forcément un moment dan l'histoire où il y'aura Noël, Halloween, la saint valentin, ect et plutôt que de mettre l'évènement dans un chapitre quelconque, je ferais un chapitre dédié à l'évènement. Bien sur ce seront des hors-série, donc ils paraitront le jour de la fête (donc il vous faudra attendre encore un certain temps vu que la prochaine c'est halloween xD) mais je compte aussi faire sur des moments « clé » de leur vie que je n'aurais peut-être pas le temps de développer dans le fic, comme par exemple la rencontre avec la famille. J'ai déjà six idées de chapitres pour le moment. Mais je tiens à garder les thèmes secrets jusqu'à leurs parutions. Les thèmes « hors fête » paraitront lorsque la fic sera finie.
J'espère en tout cas que l'idée vous plaira. En attendant profitez de ce nouveau chapitre, je ne sais pas quand arrivera le prochain. Ce sera encore un chapitre de transition, avec le huit. Le neuf sera sur la rencontre entre Aoba Josai et Torakan.
Certaines joueuses sont plus effacées dans ce chapitre mais elles feront leur retour en force
Bonne lecture !
Après l'euphorie du weekend, la routine de l'école reprenait ses droits sur les étudiants. Le lundi s'annonçait compliquer pour les filles du club de volley. La nuit avait été courte à cause de leur sortie à Tokyo et se lever à six heures lorsqu'on rigolait encore à presque minuit dans un autocar, ce n'est pas vraiment facile. Des cernes s'étaient creusés sous leur yeux fatigués. Yuna et Hanabi eurent droit à une remarque car elles commençaient à piquer du nez en classe, Aïko et Yoshiko mangèrent à peine durant leur pause de midi, privilégiant une sieste au soleil dans l'herbe verte de l'école.
Les terminales ressemblaient à s'y méprendre à des larves, même les plus énergiques fonctionnaient aujourd'hui au ralenti.
- Quand je pense qu'on a club après les cours…
- Le coach va juste faire un rapide récapitulatif puis nous laisser y aller je crois. Marmonna Marie en remuant le riz de son bento d'une main las.
- Tu entends ça Aka-chan, le coach va parler de ton mec aujourd'hui. Sourit la capitaine en jetant un regard en coin à son amie.
Akane soupira longuement, depuis la vieille sa coéquipière n'arrêtais pas de la taquiner au sujet de Bokuto, faisant des suppositions sur son « couple ». Mais elle et Bokuto n'étaient pas en couple. Oui, elle avait son numéro de téléphone. Oui, elle avait une photo de lui dans son téléphone parce qu'il l'avait faite lui-même et sans la prévenir. Non, elle ne la regardait pas, ou presque pas. Ce n'était quand même pas de sa faute s'il était vraiment beau, avec ses cheveux gris dressé sur sa tête et ses grand yeux mordoré qui pétillaient de joie « à l'idée d'avoir une nouvelle amie » - parole de Bokuto, elle le jurai- alors peut-être qu'elle était heureuse au fond d'elle qu'il la remarque. Mais cela s'arrêtait là, peut importe ce que pouvait en penser son amie. Et puis ils-
- Akane, ton téléphone vibre, marmonna Marie toujours en plein mélange de son riz.
La terminale jeta un regard à son téléphone, le nom de Bokuto y était affiché sur l'écran. Il était entrain de l'appeler. Bien sûr Sacha n'avait pas pu s'empêcher d'y jeter un regard aussi et un grand sourire s'afficha sur son visage qui abordait déjà une expression moqueuse. Akane se leva d'un bond, s'excusant rapidement au passage avant de sortir du réfectoire bondé, son téléphone contre l'oreille après avoir décroché. Elle trouva un endroit calme, juste derrière les escaliers. Bokuto était déjà entrain de parler à l'autre bout du fil, pleurnichant à propos d'Akaashi qui aurait été un peu trop sévère envers lui. Akane se laissa glisser au sol alors que la voix forte résonnait près de son oreille. Bokuto ressemblait à un enfant lorsqu'il parlait ainsi et la terminale se sentis sourire à cette pensée.
La discussion dévia à peine, mais Akane mis tout en œuvre pour rendre le sourire à Bokuto. Finalement une bonne partie de leur temps de midi s'écoula lorsque Bokuto du raccrocher, Akaashi l'appelant pour rejoindre le club de volley. Mais avant qu'il raccroche, Akane ne put s'empêcher de glisser rapidement :
- Si jamais cela arrive encore, envoie-moi plutôt un sms, je te répondrais le plus rapidement possible.
L'après-midi aurait dû se passer calmement. Mayuki était de plutôt bonne humeur, un peu fatiguée mais pas assez pour la rendre ronchon ou à fleur de peau. Elle avait suivi correctement les cours, avait bien mangé à midi et le club ne dura pas longtemps.
Alors comment en était-elle arrivé là ?
Était-ce de sa faute ou celle d'Aïko ? Des deux probablement, mais pour le moment elle préférait nettement accuser la métisse.
Le coach les avait libérées après un débriefing de trente minutes sur le weekend qu'elles venaient de passer à Tokyo. Toutes les filles étaient entrées dans le vestiaire pour aller chercher leurs affaires quand le portable d'Aïko avait vibré. Une fois, deux fois, trois fois. Elle ne semblait pas vouloir répondre aux sms qu'on lui envoyait et les vibrations commençaient à agacer Mayuki. Elle lui avait demander d'éteindre son téléphone et cela avait -trop- rapidement dégénérer.
Et les voilà, chacune retenues par deux paires de mains, entrain de se lancer les pires noms d'oiseaux qu'elles connaissaient. Mayuki n'était pas une fille violente, et Aïko préférait nettement plus insulter que frapper, alors pourquoi en étaient-elles presque arrivées aux mains ? Elles étaient habituées à leurs défis, leurs piques. C'était devenue une routine dans leur rivalité de lycéenne.
Quand elle repensa à son altercation, le soir même, allongée dans son lit. Mayuki eut presque honte de son comportement. Presque, parce qu'elle savait qu'elles avaient eu tous les deux besoins de relâcher la pression face au weekend épuisant qu'elles venaient de passer.
Demain, tout sera revenu à la normale.
Et effectivement tout rentra dans l'ordre le lendemain. Les filles étaient à nouveau réunies sur le toit de l'école pour leur pause du mardi midi. Toutes assises en cercle, elles mangeaient le dessert fait par Yûkary.
- Tu as un talent pour la pâtisserie Yukura-sempai ! Dit Héloïse en avalant une nouvelle bouchée de dessert.
- Merci ! c'est vrai que j'aime bien cuisiner, surtout lorsque je n'arrive pas à dormir le soir. Alors je suis contente si cela vous plait.
Aïko mangeait en silence, son portable vibrait encore, caché dans la poche de sa veste d'uniforme. Seule Yoshiko était assez proche pour l'entendre, et elle n'avait aucun doute sur qui lui envoyait tout ces sms. Le capitaine ne Nekoma passait son temps à agacé la métisse – avec succès, il fallait l'avouer- et Yoshiko avait l'impression de voir se dérouler un sketch sous ses yeux tellement les situations pouvaient être cocasse. Entre les sous-entendus graveleux pour la faire rougir, et les piques pour la faire sortir de ses gonds, le terminal aux cheveux noir n'en ratais pas une.
Mais Aïko ne se laissait pas démonter, du moins, elle ne le montrait pas. Bien sur que les remarques de son ainé l'agaçaient, bien sur qu'elle rougissait devant les paroles parfois trop crues du garçon. Mais lui montrer serait lui offrir la victoire. Et c'était elle, la gagnante, pas Kuroo. Alors elle lui envoyait une réponse bien sentie, dans laquelle elle avait calculé l'impact de chacun de ses mots sur l'autres, après l'avoir fait attendre un sms pendant des heures. Parfois elle faisait semblant de ne pas avoir vu ses messages, d'autres fois elle rentrait dans son jeu – mais jamais trop, il ne fallait pas qu'il se fasse des idées- et à chaque fois elle avait ce petit sentiment de victoire lorsqu'il lui envoyait un « Tu as gagné pour cette fois » à la fin de la journée.
Oh bien sur ce n'était qu'un jeu, et elle savait qu'elle ne gagnait que parce qu'il le voulait bien. Elle savait que Kuroo ne se donnait pas à fond, peut-être parce qu'il avait peur de la blesser ? Non, plutôt parce qu'il savait qu'elle se braquerait. C'est qu'il l'avait rapidement cernée, cet imbécile. Alors qu'elle, elle semblait un peu gauche, ne sachant jamais vraiment ce qui se cachait derrière son sourire narquois et ses sms piquant.
Est-ce qu'elle allait le regretter ? Est-ce qu'il finirait par se lasser de leurs conversations ironiques et partirait comme sa mère était partie, emportant une partie d'elle comme ça mère avait emporté son frère loin d'elle ? C'était bien trop tôt pour qu'elle se pose ainsi des questions. Elle le connaissait à peine, il lui faudrait du temps pour s'ouvrir à ce garçon, à cet ami. Des semaines, peut-être des mois. Mais aura-t-il seulement la patience de l'attendre ?
Aïko secoua la tête, elle n'avait pas envie de penser à tout cela. Yoshiko ne se prenait pas la tête, elle, avec Akaashi. Alors elle mordit à pleine dents dans sa pâtisserie, sortant son portable, prête à répondre à Kuroo.
Le mercredi matin, Yoshiko se réveilla avec un mal de crâne horrible et le nez aussi bouché que le ring de Tokyo en pleine heure de pointe. Elle était chez sa mère cette semaine, sa génitrice était surement déjà au travail tandis que son mec – l'adolescente refusait de le voir comme son possible beau-père, peu importe que cela fasse un peu plus de trois ans qu'il fréquentais sa mère- ne viendrait pas avant le weekend. Pour une fois que son travail de cadre le tenait loin d'elle et de sa famille, elle n'allait surement pas se plaindre.
Yoshiko envoya donc un sms à sa mère pour la prévenir. Elle pourra peut-être lui parler un peu au soir. Tetsuya – le mec de sa mère- travaillait à Tokyo la semaine et ne revenait que les weekends. Sa mère avait souvent pensé à déménager là-bas, et heureusement elle ne l'avait pas fait. Peut-être que lorsque Yoshiko sera à l'université elle quittera définitivement Akita et tous les souvenirs qui étaient lié à sa vie passée. La passeuse se renfrogna dans son lit, elle n'aimait pas broyer du noir comme ça dès le matin, il lui fallait se changer les idées.
La malade attrapa donc une nouvelle fois son téléphone portable. Et si elle envoyait un sms à Akaashi ? Elle lui avait bien parler durant le trajet de retour vers Akita, et envoyer rapidement une photo des desserts qu'avaient fait Yûkary la veille, mais c'était tout. La jeune fille avait envie de le taquiner, de voir où étaient les limites que le garçon avait placées et jusqu'où pourrait-elle les dépasser.
De Yoshiko : Je suis malaaaade : / J'aurais besoin d'une gentille infirmière, tu viens jusqu'à Akita pour me soigner ?
Yoshiko reposa son portable sur sa table de chevet, vu l'heure, il était soit déjà à l'école soit en chemin. Il lui répondra surement plus tard. Mais avant même que sa tête ne puisse toucher l'oreiller, son téléphone vibra à nouveau. Deux fois, donc deux sms à la suite.
De Akaashi : Je ne pense pas qu'une robe d'infirmière m'aille vraiment.
De Akaashi : Mais prend un anti-douleur et repose toi, dans le noir complet. Fais attention à ce qu'il ne fasse pas trop chaud dans ta chambre, même si tu as des frissons. D'ici un jour ou deux tu devrais te sentir mieux.
La passeuse sourit, ses cheveux noir éparpillés sur son oreiller, elle serra sa peluche en forme de poisson rouge – souvenir de vielles vacances en famille- et relu plusieurs fois les deux sms. Puis elle suivit les conseils du tokyoïte avant d'envoyer un sms à Marie pour la prévenir de son absence pour le reste de la semaine. La petite maman du groupe lui répondit rapidement de se soigner et de bien se reposer. Il fallait qu'elle soit en forme pour l'anniversaire d'Akane le 6 mai, soit la semaine prochaine.
C'est vrai que la terminale allait enfin avoir dix-huit ans. Le six tombait un dimanche, alors les filles s'était concertées pour lui faire un anniversaire surprise le samedi, juste après leur entrainement matinal. Yoshiko n'avait aucune idée de ce qu'elle allait offrir à son amie, peut-être le nouveau tome de son manga favori ? Ou bien une jolie figurine de collection. Elle avait encore une semaine pour se décider. Elle entrainerait surement Aïko avec elle dans une séance de shopping intensive pour dénicher le cadeau parfait pour son ainée.
Ce jour-là, Yoshiko rêva de gâteau d'anniversaire à la framboise et de médicaments en forme d'Akaashi. Perturbant mais amusant, un rêve digne de la farceuse du club de volley de Torakan.
Le jeudi était par habitude une mauvaise journée. Héloïse était persuadée que ce jour était maudit, déjà parce qu'elle devait rentrer à pied, son père étant au travail et sa mère à l'une de ses réunions Tupperware que seules les mères de famille de plus de quarante ans étaient capable d'apprécier. Elle devait donc marcher vingt minutes jusqu'au collège de son frère et sa sœur. Et ses deux meilleures amies de faisaient qu'une petite partie du chemin avec elle, habitant plus près du lycée qu'elle. Ensuite il fallait encore marcher presqu'un quart d'heure jusqu'à l'arrêt de bus qui les mènerait à la gare. Elle ne serait donc pas chez elle avant 17h30.
En temps normal elle s'accommodait de ce trajet, se disant qu'elle faisait un peu de sport ce qui éliminerait les sucreries mangées en cachette avec ses deux amies, mais aujourd'hui, il fallait qu'il pleuve. Pas une petite pluie agréable qui mouillait un peu les cheveux mais ne vous refroidissait pas. Non, il s'agissait d'une grosse averse, inondant les trottoirs et perçant les vêtements. Le genre d'averses qu'on évitait même avec un parapluie. Et d'ailleurs, elle n'en avait pas pris, de parapluie. Il faisait si beau ce matin ! Comment aurait-elle pu deviner qu'il ferait ce temps-là maintenant ? Et Sayori et Natsuki qui avaient leurs activités de club jusque tard ce soir. La franco-japonaise soupira longuement.
- Je peux savoir ce que tu attends planter là devant la porte ?
Nise se trouvait juste derrière elle, ses cheveux châtain retenu en un chignon. Puis elle jura dans une autre langue, elle ressemblait au français – qu'elle avait déjà entendu grâce à sa mère- mais ce n'était pas ça.
- Je déteste la pluie, vivement que je parte chez mon oncle en Espagne.
C'était donc de l'espagnol. Cela allait bien avec son teint bronzé et ses yeux marron-vert.
- Tu veux que je te ramène en voiture ? le restau de ma mère est fermé le jeudi après-midi, donc elle vient me chercher.
Héloïse secoua la tête, c'était gentil mais elle avait son frère et sa sœur à aller chercher. Elle expliqua la situation a sa camarade de classe qui passa un rapide coup de fil. Elle parlait vite, un mélange de français, de japonais et d'espagnol. C'était étrange mais cela sonnait bien dans la bouche de l'étudiante.
- Ma mère est okay pour vous reprendre tous les trois et vous conduire jusqu'à la gare, ça te va ?
Héloïse écarquilla les yeux un instant, lui proposait-elle vraiment ça ? La première année hocha vivement la tête.
- Ah merci Nise-chan ! Tu me sauve la vie !
Peut-être qu'au final, le jeudi n'était pas une journée aussi maudite qu'elle le pensait.
Le vendredi passa rapidement aux yeux Marie, les filles faisaient des progrès énormes et avec un peu de chance, elles seraient qualifiées encore une fois pour les nationales de cette année. Après tout, leur objectif était d'être les numéro 1 du volley-ball féminin. Il leur restait encore un match d'entrainement avant les premières qualifications du mois de mai. Après il y'avait un match d'entrainement avec Karasuno, un camp d'une semaine au début du mois d'aout et trois autres jours de camps à la fin des vacances d'été. Sans compter les examens et les possibles autres matchs que les coachs d'autres lycées pourraient leur demander. Les coachs de Nekoma et Fukurodani avaient été heureux du dernier weekend et avaient déjà proposer à leur équipes e participer à leur camp d'entrainement la première semaine d'aout. Bien sûr des matchs contre des équipes féminines n'étaient pas de refus, mais Marie était persuadée que les membres de Torakan évolueraient beaucoup plus vite en jouant contre des équipes masculines.
Le choix des équipes avait été fastidieux, et avec Sacha elles avaient passé des heures à regarder différents matchs, à chercher les bonnes équipes qui pourraient apporter quelques choses aux joueuses de leur club. Des joueurs qui ne les prendraient pas de haut, mais qui se battraient contre elles comme si c'était d'autre garçons devant eux. Des équipes qui ne les ménageraient pas. Elles avaient fini par trouver cinq lycées qui avaient répondu positivement à leurs demandes : Nekoma, Fukurodani, Aoba Josai, Karasuno et Shiratorizawa.
Maintenant Marie était chez elle, dans son petit appartement près de l'école, en Skype avec ses parents. Cela lui faisait du bien de leur parler, lui raconter ce qu'elle faisait, comment étaient ses amies, ses cours. Mais surtout, de voir que même a l'autre bout du monde, elle restait la petite fille chérie de ses parents, qu'elle pouvait tout leur dire sans avoir peur. Pas qu'elle ne puise pas tout dire a ses amies, mais le sentiment était différent.
Elle parla de longues heures a ses parents avant d'aller se coucher, épuisée par cette nouvelle semaine cours, mais la tête pleine de ballon de volley et de tournoi qui approchaient à grands.
Aïko fut réveillée à huit heure, le dimanche matin. Il n'y avait qu'une seule personne pour perturber son sommeil comme ça. Yoshiko devait surement être guérie et en pleine forme. Aïko allait la tuer, elle en était à peu près certaine. Qui pouvait se réveiller un dimanche matin à huit heure comme si c'était un jour de semaine ?
Elle avait encore les muscles endoloris à cause de l'entrainement d'hier. Le niveau était monté d'un cran, nous étions fin avril et les qualifications étaient dans un mois, le 16 mai pour être exacte. Et le stress commençait tout doucement à se faire sentir.
La sonnerie de son téléphone se tût, Aïko soupira de bien être, ses oreilles enfin au calme. Elle se remballa dans sa couette duveteuse mais à nouveau, son téléphone se mit a sonner. Dépitée elle n'eut pas d'autre choix que de ceder à son amie et de décrocher.
- Perro-chan ? Il faut absolument que tu viennes avec moi dans la rue marchande, je n'ai pas de cadeau pour l'anniversaire d'Akane.
Aïko répondit par un grognement affirmatif, le visage plonger dans son oreiller alors que Yoshiko lui expliquait ce qu'elle avait prévu pour aujourd'hui.
- Ne t'inquiète pas je viens te chercher en voiture ! Mon frère est à la maison et il me devait un service. On aura notre chauffeur.
Subitement, l'idée paraissait plutôt alléchante. Depuis les vacances de printemps, en mars, elle n'avait pas vraiment eu le temps de faire du shopping, sa penderie aurait bien besoin d'un petit coup de neuf avec quelques nouveaux vêtements.
- Tu viens me chercher dans trente minutes ?
- Ça marche ! Je vais réveiller mon frangin !
Et il ne fallu pas plus que les trente minutes annoncée pour que la métisse soit prête, attendant son amie sur le pas de la porte, téléphone en main. La journée été belle alors elle avait sortie une chemise aux ton clair avec son jeans préféré. Son bonnet sur la tête, elle se fit la réflexion qu'elle aurait bien besoin d'un nouveau, celui-ci commençant à s'user. Yoshiko arriva et lui fit de grand signe à travers la fenêtre ouverte de la petite voiture de son frère et Aïko monta rapidement après un bonjour.
Yoshiko était toujours aussi jolie avec ses longs cheveux noir et lisse typique des japonaises. Elle portait aussi une chemise, mais plus foncée, faisant ressortir son teint pâle.
La journée se passa rapidement, Aïko s'amusa avec sa camarade de classe. Elle trouva de nouvelles chemises, et deux bonnets. Yoshiko s'acheta une nouvelle paire de baskets, rouges cette fois. Elles trouvèrent toutes les deux un cadeau pour Akane. Aïko lui acheta un livre d'un auteur que la terminale appréciait, et Yoshiko opta finalement pour un jeu vidéo en promotion.
Et quand Aïko rentra chez elle ce soir-là, même la perspective de se disputer avec son père ne lui enleva pas son sourire radieux. Il ne manquait plus qu'un sms de son correspondant tokyoïte et la journée serait parfaite. Alors le petit « dors bien princesse, ne rêve pas trop de mon corps parfait » lui permit d'achever sa semaine en beauté.
