Voici encore un nouveau chapitre, décidemment je ne m'arrête plus xD Bon en vrai c'est parce que je ne suis pas chez moi pendant une semaine durant les vacances de pâques et après je pars en stage pendant un mois. Donc je n'aurais pas le temps d'écrire, ou très peu.

Je suis assez fière de ce chapitre, je me suis forcée à mettre un peu plus en avant certains OC qui reste toujours à moitié dans l'ombre (j'ai eu beaucoup de mal avec la petite partie sur Yuna. C'est un OC que j'aime beaucoup mais j'ai l'impression de l'avoir mal cernée alors elle reste assez discrète). On a le grand retour des background pas jojo, mais je trouve que c'est important qu'ils reviennent. Pour moi cette fic c'est pas juste une club de filles qui vont pécho du mâle. C'est aussi des filles qui se découvrent et qui évoluent ensemble. Certaines ont des histoires familiales que l'on découvre toujours un peu plus. Je ne veux pas juste gratter la surface alors qu'il y'a beaucoup à explorer. Certaines histoires me touchent, je pense notamment à Yoshiko qui est à peu près dans la même situation que moi au début du divorce de mes parents. Ou Nise qui éprouve des difficultés à communiquer avec ses parents trop souvent absents. Celles qui me lisent savent que je mets toujours un peu de angst dans mes histoires. C'est un peu ma manière à moi de montrer que tout n'est pas toujours tout rose dans la vie. Cette fic est et restera quelque chose de léger, mais je tiens à garder et a exploiter les côté plus douloureux que peuvent vivre ces OC.

J'ai fait un rapide calcul, cette fic comportera un peu plus de cinquante chapitre et si je garde une moyenne de 2-3 chapitres par mois elle sera finie d'ici un an et demi/ deux ans. Je sais que cela peut paraitre très long, je m'en excuse vraiment. Pour cela, je pense que je vais écrire certains chapitre bonus plus tôt et les poster en même temps que la publication normale plutôt qu'après la fic. Parce que je sais que cela risque d'être frustrant d'attendre encore des mois avant que la relation avec le crush n'évolue.

Sur ce, bonne lecture ! Et on se retrouve fin de semaine pour le chapitre 8 si tout va bien !


Une porte s'ouvrit à la volée, et un garçon, la vingtaine, appuya avec force sur l'interrupteur.

- Sacha ! Bouge-toi où tu vas être en retard pour le lycée !

Allongée en travers de son lit, enroulée dans ses draps et un oreiller sur le visage pour se protéger de la lumière, la capitaine de Torakan émit un grognement.

- Je te laisse trois minutes pour sortir de ton lit, sinon je te balance un seau d'eau.

- On n'est pas à l'armée ici Dimka. Gémit l'adolescente en remuant sous ses draps. Laisse-moi dormir !

- Si tu as la force de me répondre, lève-toi.

Sacha grogna une nouvelle fois, elle avait passé la soirée à réviser pour les teste de cette semaine. Quelle idée de faire une interro de math, de science et de littérature contemporaine la même semaine. Lorsqu'elle tendait l'oreille, la jeune fille entendait son frère qui s'occupait dans la cuisine.

- Si je n'ai pas le choix… Sacha jeta un coup d'œil à son radio réveil. Si je saute à la douche maintenant et je mange la moitié de mon petit-déj, il devrait y avoir moyen que je me maquille dans le train.

Quand elle arriva dans la cuisine, son chemisier mal fermé et sa cravate pendante, son frère, qui ne lui avait préparer que deux petits bols, l'un de riz blanc, l'autre de saumon, lui jeta un regard septique.

- Mange, je te conduirais en voiture.

-Sérieux ?

L'homme hocha la tête avec un petit sourire. Sacha, elle, mangea rapidement ce que son frère lui avait préparer.

- Je suis à la maison jusqu'à la semaine prochaine. Après je dois retourner à la caserne. Donc autant en profiter un peu. Tu as quelque chose de prévu ce weekend ?

La russo-japonaise avala sa bouchée de riz avant de répondre à son frère.

- Il y'a l'anniversaire d'Aka-chan, tu sais, l'une des attaquantes de mon équipe de volley. Mais on fait ça samedi dans la journée.

Dimitri hocha la tête, Sacha lui parlait souvent de son club de volley, lorsqu'il était encore étudiant, il avait lui aussi intégrer l'équipe masculine de son lycée. Il était heureux que sa petite sœur aie aussi pris goût à ce sport cher à son cœur.

- Akane Shoyo, c'est ça ? Elle est dans ta classe cette année non ?

- Oui ! C'est la vice-capitaine ! Heureusement qu'elle est là d'ailleurs, elle a le contact beaucoup plus facile avec les autres que moi.

Sacha ria doucement, posant sa main sur sa nuque dénudée. Elle avait attaché encore une fois ses longs cheveux blonds en un chignon désordonné.

- J'aime mon statut de capitaine, mais parfois je me dis que je suis peut-être un peu trop insouciante pour ce poste. Je m'entends avec tout le monde, mais cela m'amuse d'en voir sortir de leurs gonds, et je me dis que ça ne colle pas avec l'attitude sérieuses que devrait avoir une capitaine d'équipe.

L'homme sourit doucement à sa petite sœur. Cela lui faisait plaisir de voir qu'elle se confiait à lui. En tant que militaire, il n'était pas souvent présent et profitait de chaque instant auprès de sa famille. Il avait trois sœurs, très complices entres-elles, mais il s'était toujours sentit plus proche de sa cadette. Viktoria et Axanna lui apportaient un soutient féminin, lui ne pouvait lui apporter qu'une oreille attentive lorsqu'elle plongeait dans des moments de doutes.

- Ne t'inquiète pas comme ça va, si tu as été choisie comme capitaine par Koro c'est que tu es capable de mener cette équipe à la victoire.

- Ne parle pas de mon coach comme ça, je sais que tu le connais bien mais c'est perturbant.

Dimitri sourit, sa petite sœur allait un peu mieux, c'était tout ce qui importait à ses yeux.

- Bon, maintenant que tu es prête, en route où tu vas être définitivement en retard !


-Il faudrait vraiment se refaire ça !

Assise en tailleur sur son lit, Hanabi était en plein appel avec ses deux amis d'enfance- merci Kuroo de toujours squatter chez Kenma. La jeune fille avait mis son téléphone en haut-parleur et faisait vaguement ses devoirs. A l'autre bout du fil, Kenma n'émit qu'un vague son d'acceptation pendant que Kuroo riait.

- Ce serait sympas ! Mais j'ai cru comprendre que vous aviez un horaire chargé ces prochains mois.

- Oui, on à un match d'entrainement avec une équipe de Sendai, Aoba Josai si je me souviens bien.

- Ils sont fort ?

- Surement. Les terminales nous ont dégoté les meilleures équipes du pays il parait !

Hanabi ne posa pas de question lorsque Kuroo lui appris qu'il discutait avec l'une des joueuses de son équipe. Elle plaignit mentalement la pauvre fille qui devait le supportait. Oh bien sur elle était curieuse, mais son ami lui en parlera lorsqu'il le voudrait, ils n'étaient pas amis d'enfance pour rien après tout.

Mais il était rare que les deux garçons lui parlent de filles, de ce qu'elle savait ils n'avaient jamais vraiment eu de petites amies. Quelques filtres pour Kuroo mais rien de sérieux, et Kenma préférait nettement la compagnie de sa console à celle d'une fille.

« Moins bruyant » lui avait dit une fois son ami. « Lorsque l'on se met en couple c'est que l'on est prêt à faire passer quelqu'un d'autre avant soi, je ne sais pas comment m'y prendre »

- Je ne sais pas si tu attends quelque chose en discutant avec elle, mais si tu n'es pas sérieux évite. J'aime bien toutes mes coéquipières et je ne veux pas me dire que mon meilleur ami est un connard sans cœur.

- Mais quel beau connard ! Taquina le capitaine. Je n'attends rien du tout pour le moment. C'est une gentille fille, ta coéquipière, et je m'entends bien avec elle. Alors pour le moment je me laisse porter la où la vie me porte.

Hanabi hocha la tête, son ami ne pouvait pas voir le sourire rassuré sur ses lèvres. Peut-être que quand il lui dirait de qui il s'agit, elle pourrait jouer un peu les entremetteuses. Kuroo n'apprécierait peut-être pas, mais si cela lui permettait de trouver l'amour, elle trouverait le moyen de se faire pardonnée.

- Je ne sais pas à quoi tu pense Hana, mais j'ai l'impression que c'est une mauvaise idée.

Kenma avait marmonner ça de son éternelle voix neutre, faisant rire ses deux meilleurs amis.

- Au fait ! Les qualifications commencent plus tôt à Akita qu'à Tokyo, vous me regarderez à télé j'espère !

Ses deux amis acquiescèrent, après tout, ils avaient hâte de voir comment leur amie se débrouillerait sur un terrain. Tous les matchs de qualifications étaient filmés et rediffusés sur des petites chaine régionale et Kuroo remercia silencieusement la mère de Kenma d'avoir la télé par satellite, et donc toutes les chaines de télévision possibles du pays.

Leur amie n'avait pu jouer qu'un match lors des nationales de l'année passée, et les deux Tokyoïtes savaient qu'elle se donnerait à 200% lors des matchs qu'elle jouerait cette année.

- Cette année, nos deux équipes iront aux nationales ! Et même si nous ne jouerons pas en même temps, on se croisera et je pourrais enfin vous supporter en vous regardant depuis les gradins !

Hanabi avait un grand sourire. Oui cette année elle jouerait à Tokyo en même temps que ses deux amis, et ils pourront à nouveaux être réunis l'espace de quelques jours, quelques semaines.


Yoshiko adorait le mardi, bien qu'il n'y avait pas club, toutes les joueuses se réunissaient pour manger ensemble. La deuxième année aimait l'ambiance conviviale qui régnait dans ces moments-là. Yûkary faisait souvent une pâtisserie, Aïko et Mayuki se cherchaient sous le rire d'une Sacha toujours aussi taquine. Akane lisait parfois un livre, parfois elle discutait calmement avec Marie. Yuna mangeait et riait avec Hanabi.

Lorsque la nouvelle année scolaire avait commencé, Yoshiko avait crain que leur petite réunion du mardi s'arrête, mais cela ne fut pas le cas et les deux étudiantes de première année s'étaient bien intégrée au groupe. Maintenant Sacha avait des partenaires pour des petits pari sur qui d'Aïko ou Mayuki gagnerait la joute verbale. Yûkary avait l'admiration d'une Héloïse toujours plus fan de ses pâtisseries. Yoshiko s'amusait à taquiner l'hispano-japonaise alors qu'Héloïse discutait livre avec Akane.

Et maintenant, en plus de tout ce petit monde, il y'avait Akaashi. Bon techniquement Akaashi n'était pas . Mais elle lui parlait, avec quelques petits sms auquel le garçon répondait plutôt rapidement. Il était en quelque sorte devenu un bon ami, au même titre qu'Aïko qui se rapprochait néanmoins plus d'une meilleure amie- même si elle n'en parlait pas vraiment avec la métisse.

Les sms d'Akaashi commençaient presque à devenir une routine dans sa petite vie tranquille d'étudiante.

Un sms pendant qu'elle allait à l'école pour se plaindre de son frère qui avait encore oublié la réveillée.

Un sms lors d'un cours particulièrement ennuyeux.

Un sms pour le taquiner un peu.

Un sms après l'entrainement, pour l'encourager, parce que même s'il ne le disait pas, Akaashi doutait parfois de ses capacités en tant que passeur- au même titre qu'elle lorsqu'elle se comparait à Aïko.

Discuter avec Akaashi était devenue une habitude, une habitude qu'elle gardait pour elle, presque jalousement. Ce n'était pas une honte qu'une fille de son âge parle avec un garçon – un ami- mais elle savait qu'elle s'attirerais des questions indiscrètes, en particulier de la part de la capitaine et la manager – ces fourbes. Akaashi faisait partie de son jardin secret. Il était son ami, et elle aimait lui parler, c'était suffisant pour l'instant.

C'est pour ça que, ce mardi, assise à côté d'Aïko sur le toit de l'école, la jeune fille retint sa remarque quand son portable afficha le prénom « Tetsuro Kuroo ». Elle savait que le capitaine de Nekoma envoyait des sms à son amie eu même titre qu'elle envoyait des sms à Akaashi. Alors elle lutait pour se taire, parce qu'elle voulait taquiner la jeune fille, mais Yoshiko n'aurait pas apprécier qu'on la taquine au sujet d'Akaashi.

Et quand Aïko tapa une réponse rapide sur son téléphone, l'ombre d'un sourire sur les lèvres, Yoshiko se dit qu'elle lui en parlerait peut-être, de ses sms avec le passeur de Fukurodani.


L'entrainement du mercredi fut intensif, comme tout leur entrainement depuis leur weekend à Tokyo. Yûkary rentrait chez elle avec les muscles qui la faisaient souffrir. Il était un peu plus de dix-huit heures lorsque l'entrainement se termina. La terminale rentra chez elle presqu'avec joie. Presque. Parce que son appartement trop vide l'attendait, et le silence régna alors qu'elle se dirigeait vers la cuisine en trainant les pieds.

Elle glissa les courses qu'elle venait de faire au konbini du coin dans le frigo : du lait, des œufs, de la crème fraiche. Quelques fruits aussi. C'était ce qui lui manquait pour préparer le gâteau d'anniversaire d'Akane pour samedi.

Yûkary aimait cuisiner. Elle faisait souvent de la pâtisserie parce que ses amies aimaient les choses sucrées, mais elle aimait tout cuisiner. Que ce soit des plats compliquer ou des cupcakes mignons. La terminale tenait son goût de la cuisine de sa mère. C'était avec elle qu'elle avait apprit à cuisiner. Lorsqu'elle était devant les fourneaux, elle se sentait bien, apaisée, comme si sa mère était avec elle.

Alors qu'elle mangeait quelques restes de la veille, Yûkary jeta un regard à son téléphone. Elle avait envie d'appeler son père. Cela faisait longtemps qu'elle ne l'avait plus eu au téléphone. La dernière fois étant pour lui annoncer ses résultats scolaires. Elle avait espéré qu'il soit fier d'elle, mais il n'avait lâcher qu'un vague « D'accord » comme s'il ne se préoccupait pas d'elle.

La terminale continuait de fixer son portable, allait-elle l'appeler ? Est-ce qu'il décrocherait au moins ? L'angoisse serrait ses entrailles et plutôt que d'être déçue par un appel ignoré, elle se rabattit sur un sms taper rapidement. Elle hésita quelques secondes avant d'appuyer sur la touche « envoi » de son portable. Quand ce fut fait, elle le lâcha, juste à côté de son assiette qu'elle repoussa d'un geste las. Elle sentait fatiguée, et partit s'enfermer dans sa chambre en laissant son assiette et son téléphone dans la cuisine. Demain tout ira mieux.


Yuna rongeait son ongle nerveusement. Nous étions début mai. Le jeudi 2 mai, précisément, et les éliminatoires inter-lycée s'approchaient dangereusement. Et même si elle avait joué quelques match l'année passée, c'était différent maintenant. Cette année elle était titulaire.

Yuna se considéraient un peu comme l'as de l'équipe. Les équipes féminines avaient rarement des as, ce genre de titre c'était plus pour gonfler l'égo des hommes, les filles ne se préoccupaient pas des titres. Mais Yuna, avec son caractère de battante, aimait défier les meilleures, les battre et se sentir forte. Elle était assez modeste pour savoir qu'elle n'était pas la meilleure et qu'il existait plus fort qu'elle, mais cela lui donnait la motivation de travailler encore plus dur pour se surpasser. Donc en tant qu'as autoproclamée de l'équipe, l'étudiante avait un sacré poids sur les épaules.

Assise sur sa chaise, les jambes tremblantes à cause de la nervosité, Yuna s'attirait les regards de Mayuki qui dessinait à côté d'elle.

- Je peux savoir ce que tu as encore Yuna-chan ?

- Tu viens courir avec moi après les cours ? Avec l'approche du tournois inter-lycée je n'arrive plus à me contenir.

Mayuki retint un petit rire, clairement amusée par la situation.

- Les entrainements dignes d'une séance de torture que l'on subit quatre fois par semaines ne te suffisent plus ?

Yuna hausse les sourcils.

- Ce n'est pas la même chose, souffla-t-elle en prenant garde à ne pas se faire repérer par son professeur, les entrainements sont la pour que je m'améliore. Moi je te parle de nous défouler pour évacuer la pression. On pourrait demander à Hanabi-chan et à Yû de venir avec nous. C'est toujours plus amusant de courir à plusieurs.

- D'accord mais parle moins fort, on va finir par se faire remarquer.

Yuna hocha vivement la tête, un grand sourire aux lèvres. Courir avec ses amies lui fera du bien, elle en était sûre.


Aïko était revenue chez elle d'une humeur massacrante. Ce n'était de la faute à personne, c'était juste l'un de ces jours où tout semblait aller de travers. On était le jeudi soir, son père était absent jusqu'à dimanche car il était en formation à Kyoto.

- On ne déménagera pas là-bas, mais lors des saisons creuse ici, je pourrais partir la semaine à Kyoto pour travailler.

C'était à peu près le discourt qu'avait tenu son père la veille avant de partir. Aïko savait qu'il faisait ça pour qu'ils puissent vivre correctement. Mais elle ne pouvait pas s'empêcher que si sa mère était encore avec eux, alors il n'aurait pas besoin de partir à l'autre bout du pays pour des formations.

La métisse détestait lorsqu'elle se retrouvait seule chez elle, elle n'aimait pas le calme ambiant qui régnait dans ses moments-là. Alors elle mettait la musique aussi forte qu'elle le pouvait, allumait la télé dans le salon et la radio dans la cuisine. Elle tentait cde combler le vide que sa famille lui laissait dans son cœur par un boucan presqu'insupportable.

« Je suis bien comme ça, je suis bien comme ça, je suis bien… »

La phrase tournait en boucle dans sa tête, elle hésitait à faire quelque chose. Elle devait faire quelque chose. La musique couvrait le son de la radio, alors elle l'éteignit lorsqu'elle prit quelque chose à manger dans le frigo. Une musique qu'elle appréciait moins résonna dans la maison, alors elle coupa la musique. Il ne restait plus que la télé allumée dans le salon.

Aïko se dirigea d'un pas morne jusqu'à son canapé. Son portable était dans sa main, elle avait laissé trainer sa veste d'uniforme sur le sol et dénouer sa cravate. Sur l'écran allumé défilait des images de Tokyo, cela la fit penser à Kuroo. Elle ne lui avait pas beaucoup parler depuis lundi. Elle avait vaguement compris qu'il était parti s'entrainer du côté de Sendai, alors elle n'avait pas voulu le déranger plus que cela.

Mais ce jeudi soir-là, assise dans le canapé, seule chez elle, Aïko ressentait le besoin de parler à quelqu'un. Pas parler de ses problèmes ou de ce qu'elle ressentait. Elle voulait juste une conversation banale qui lui redonnerait un peu le sourire.

Dans son répertoire, il y'avait deux numéro de téléphone susceptible de lui rendre le sourire. Celui de Yoshiko, sa fidèle amie toujours là pour lui remonter le moral. Et Kuroo. Enfin, elle avait un doute pour Kuroo, elle ne lui faisait pas encore confiance après tout. Ils ne se connaissaient que depuis bientôt deux semaines, ce n'était même pas encore un ami à ses yeux. Il était juste un garçon avec qui elle aimait parler. Mais si elle envoyait un sms à Yoshiko, sa camarade de classe comprendrait rapidement que quelque chose ne va pas.

- Je n'ai vraiment pas envie de discuter de tout ça pour le moment. Marmonna la jeune fille pour elle-même.

Alors le choix était vite fait, ce serait l'agaçant capitaine des chats qui aurait le privilège de recevoir un sms d'elle, Aïko Otsuka, la meilleure passeuse du Japon. Et il aura intérêt à se montrer à la hauteur de ses attentes plus qu'exigeantes.

Quand elle arriva en cours le lendemain matin, les yeux cernés d'avoir trop parler avec lui, Aïko ne sut pas si elle était heureuse ou frustrée qu'il ait aussi bien réussit à lui changer les idées.


- Ce cours aura ma mort ! Gémit Héloïse en rejetant la tête en arrière.

- Arrête de te plaindre trente seconde ! Regarde ce n'est pas si compliqué.

Les deux adolescentes étaient chez Nise. Le professeur de littérature leur avait imposé un travail de groupe. Faisant partie du même club et ayant entrainement le samedi matin, Héloïse se retrouvait donc à passer la nuit chez sa coéquipière. Sauf que la franco-japonaise éprouvait des difficultés dans cette matière et ralentissait donc l'avancée du travail.

Il était bientôt 22h, les deux étudiantes de premières années avaient commandé quelques plats à emportés qui trainaient encore sur la table.

- Au fait tes parents ne sont pas là ?

Nise secoua la tête.

- Mon père doit surement encore être au bureau à cette heure-ci, ma mère est retournée en Espagne quelques jours.

- En Espagne ?

Nouveau hochement de tête.

- Ma mère est franco-espagnole. Elle travaille dans l'édition et la traduction. Elle doit souvent voyager pour dénicher des livres espagnol ou français susceptible de plaire ici.

Héloïse écouta son amie parler, c'était donc bien de l'espagnol qu'elle avait entendu l'autre jour. Héloïse aimait bien parler avec Nise, leurs conversations étaient toujours simples et sans prise de tête. Elles étaient devenues de bonnes amies comme dirait sa mère. Alors elle fut surprise de voir que malgré ce qu'elle avait dit, Nise semblait dérangée.

- Tu ne voulait pas en parler ?

- De ?

- De tes parents, on dirait que tu ne t'entend pas bien avec eux.

Nise haussa un sourcil, était-elle devenue aussi lisible que ça ? elle qui pensait savoir cacher ce qu'elle ressentait.

- Ce n'est pas ça, en fait je … Hum. Je préfère éviter d'en parler s'il te plait.

Héloïse sourit doucement, posa sa main sur l'avant bronzé de son amie avant de d'acquiescer, ce n'était après tout pas son rôle de lui faire cracher ce qu'elle voulait garder pour elle.

- Mais je suis là, si jamais tu te sens trop seule un jour. Moi avec mon petit frère et ma sœur c'est toujours la foire à la maison. Tu n'auras qu'à venir une fois.

Nise hocha la tête, puis changea de conversation, après tout, ce n'était pas ce soir qu'elles pourraient avancer sur le travail.

- J'ai hâte d'être le weekend prochain ! Quand je pense que l'on va a Sendai samedi pour un match d'entrainement !

- Oui ! Je me demande comment ils sont.

- Ils sont sympas tu verras ! Mon cousin est dans cette équipe ! c'est moi qui aie passer le numéro de leur coach à Marie.

- Ton cousin ?

- Oui, Hajime Iwaizumi, c'est l'as de l'équipe il parait. Et le capitaine s'appelle Oikawa. Mais bon, je ne vais pas t'en dire de trop sinon tu n'auras plus aucune surprise en les rencontrant !


Marie préparait cet anniversaire depuis presqu'un mois. Elle s'était arrangée avec le coach pour finir l'entrainement plus tôt, avait réservé une petite salle privée pas trop chère dans leur karaoké préféré et avait prévenue toutes les filles de l'équipe. Yûkary s'occupait du gâteau d'anniversaire et Sacha des boissons.

Tout serait parfait pour les dix-huit ans d'Akane. Marie c'était donner la mission de donner des anniversaires inoubliables à ses amies, et ce depuis qu'elle avait commencer à voyager.

L'entrainement se déroula sans encombre. Même Mayuki et Aïko mirent leur différent de côté. Les filles retournèrent dans les vestiaires et Maire les attendit à l'entrée du lycée. Sacha tenait Akane par le bras et lui parlait vivement. Yûkary proposa que tout le monde reste encore un peu et Marie pris la tête du groupe.

Quand elles arrivèrent devant le karaoké, Akane n'avait toujours pas fait le lien avec son anniversaire qui était pourtant le lendemain. Alors quand la terminale entra dans la pièce que Marie avait réservée, elle eut beaucoup de mal à retenir un cri de surprise.

- Oh merci les filles !

La journée se déroula dans la bonne humeur, à quelques détails près, la scène ressemblait presqu'à leur première sortie toutes ensemble. Le gâteau de Yûkary parti rapidement et Aïko et Yoshiko monopolisaient le micro. Akane était heureuse, entourée de ses coéquipières pour son anniversaire. Marie avait même pensé à apporter un petit appareil photo polaroïd pour l'occasion.


Akane avait passé un weekend formidable. D'abord sa fête d'anniversaire surprise organisée par les membres du club, et le dimanche une journée avec son cousin qui avait fait le déplacement jusqu'à Akita juste pour elle.

Elle avait reçu un appel rapide de ses parents et quelques sms de ses oncles et tantes éparpillés à travers le pays. Akane n'était pas spécialement proche de sa famille. Elle avait voulu quitter rapidement le cocon familial et ses parents l'ont laisser prendre son indépendance dès le milieu de sa première année de lycée. Et même si ses parents l'aidaient encore financièrement, son petit travail le dimanche l'aidait dans sa quête de l'indépendance. La seule personne de sa famille dont elle était proche était son cousin.

Lorsqu'elle alla se coucher le dimanche soir, Akane avait encore un sourire sur les lèvres. Dans le short et le t-shirt qui lui servait de pyjama, ses cheveux blonds encore humide de sa douche, la terminale se sentait bien pour commencer sa dix-huitième année. Pourtant elle n'avait pas prévu une chose, un appel, à presque 21h.

Sans prendre le temps de regarder qui l'appelait à cette heure-ci, elle décrocha et porta l'appareil à son oreille.

- Shoyo-chan excuse-moi !

C'était la voix de Bokuto. Elle était facilement reconnaissable avec cette habitude de crier plus que de parler.

- De quoi veux-tu t'excuser Bokuto-kun ?

Akane ne comprenait pas vraiment la raison de cet appel. Bokuto était quelqu'un d'impulsif, qui agissait sans réfléchir aux conséquences de ses actes. Et depuis l'appel à la cafétéria lundi passé, il n'avait fait que lui envoyer quelques sms plaintifs auxquels elle avait toujours répondu.

- C'était ton anniversaire hier et je ne te l'ai pas souhaité !

- Que... Quoi ? Mn anniversaire hier ?

- Oui ! C'est Kuroo qui m'a dit que tu avais fêter ton anniversaire hier ! Il parle avec votre passeuse métisse… Otsuko ?

- Otsuka, c'est Otsuka.

Malgré le ton ferme de la jeune fille, on pouvait entendre le sourire dans sa voix. Elle appréciait vraiment de parler avec le capitaine de Fukurodani.

- Oui ! Donc je voulais m'excusez ! Je ne suis pas un bon ami si je ne te souhaite pas un bon anniversaire le jour de ton anniversaire !

Akane retint un rire, Bokuto ressemblait tellement à un enfant, il devait surement faire la moue à l'autre bout du fil.

- Mais Bokuto, c'est aujourd'hui mon anniversaire. Je sui née le 6 juin, pas le 5.

- Quoi ? Vraiment ?

- Hum hum.

Et encore une voix, Akane assista aux changements brutaux d'humeur de Bokuto. Elle n'était pas sûre de s'y habituer un jour, mais cela restait plaisant à voir. Leur conversation dura encore quelques minutes avant que le capitaine ne raccroche. Akane était allongée dans son lit, un sourire aux lèvres, quand elle se rendit compte que Bokuto avait dit quelque chose de spécial pour elle.

- Il me considère comme son amie. Chuchota la terminale avant de serrer son oreiller contre sa poitrine.

C'était défectivement l'un des meilleurs anniversaires qu'elle avait connus.