Les romains avancent implacablement. Chaque camp avance en trois formations tortues distincte. Seuls les légionnaires du camp Aquarium sont aligné de manière classique. Ces derniers ne sont pas tous présents. Au-dessus d'eux, Hyapadcros observe l'avancer de son armée sur le dos de Lassassin. Il sourit de satisfaction.
- Que ce spectacle me réjouis. Bientôt…Oui très bientôt mon nom s'inscrira dans les registres. Il sera connu comme celui ayant anéanti le village des irréductibles gaulois. Il sera craint. Mais je ne compte pas en rester là.
Il se met à rire à forte voix avant de se ressaisir. Il se calme et observe au loin le village gaulois.
- Tu vas bientôt faire partie de l'histoire ancienne.
A proximité du camp d'Aquarium, deux ombres ont observé le départ des romains. L'une d'elle semble même rouspéter.
- Tu n'es pas amusant Astérix, se plaint Obélix. Tous ces romains réunis. J'aurais pu augmenter la taille de ma collection.
- Notre rôle n'est pas de les affronter de front, Obélix. Maintenant qu'ils sont tous partis nous allons pouvoir intervenir. Tu vas pouvoir récupérer plusieurs casques.
- Mais pas neuf, se plaint Obélix, ronchon.
Les deux gaulois sortent de leur cachette et s'avancent vers le camp. Les deux sentinelles semblent toujours ennuyées de devoir monter la garde.
- Quand est-ce que nous allons être tranquille ? C'est toujours les mêmes qui font les tours de sentinelles et les mêmes qui n'en touche pas une !
- On est réglo avec le règlement, c'est ça le problème.
Alors qu'ils discutent, Astérix et Obélix arrivent devant eux. Ils ne les ont pas remarqués.
- Tousse…Tousse…Excusez-moi, messieurs, s'éclaircit Astérix. Est-ce bien ici que se trouvent des comédiens ?
Les deux sentinelles blêmissent en les voyant enfin.
- L…Les fous ! s'exclament-ils.
- Vous permettez, dit simplement Obélix.
Il leur donne un baffe à chacun et ils s'avancent dans le camp. Au niveau de la cage, Nucleus attend, observant les légionnaires veillant également sur la cage et sur ses occupants. Les prisonniers sont en attente de la fin des hostilités. Un silence déplaisant est perceptible. Il est brisé par des cris de stupéfactions et par des légionnaires s'envolant dans les airs.
- Les gaulois nous attaquent s'écrie un des soldats.
Nucleus ne put s'empêcher de sourire. Il observe son cadran solaire. ''Pile à l'heure. A moi de m'amuser également.''
Nucleus sort une gourde et avale son contenu. Son corps émet une lumière vive et ensuite un bang sonore. Cela surprend ses collègues.
- Nucleus…que signifie cela ?
- Que je vais vous rendre la monnaie de votre pièce. Vous avez beaucoup parlé à mon encontre, dit-il en craquant ses mains, épaules et bras. Maintenant, le moment de payer est arrivé.
Nucleus frappe et envoi voler dans les airs les gardes. Ensuite, avec cette même force, il arrache la porte, permettant aux prisonniers de sortir. Son centurion le dévisage.
- Je vois que certains légionnaires savent encore se servir de leur tête.
Ils rejoignent Astérix et Obélix qui terminent d'envoyer valser les derniers romains encore présent dans le camp. Astérix est ravi de voir Latraviata.
- Ton plan a fonctionné à merveille Nucleus, lui assure Astérix.
Le romain semble gêné. Il reçoit une magnifique frappe dans l'épaule par Fournaisis.
- Toi t'es courageux ! clame-t-elle haut et fort.
- Ce n'est pas encore terminé, continu Astérix. Chers comédiens, comédiennes et tragédienne, si vous le voulez, vous avez la possibilité de remercier les romains pour leur traitement à votre égard. De même que vous également, centurion, décurion.
Tous répondent par l'affirmatif. Ils montent dans leur charrette, laissent les chevaux ici. Astérix, Obélix et Nucleus attrapent les chariots et se mettent à courir à toute vitesse, direction le village gaulois.
Les abords du village sont calmes et paisibles. Ce calme est brisé par le bruit de dizaines, si ce n'est de centaines de pas marchant à l'unisson. Les différentes formations tortues s'arrêtent à distance de sécurité. Malgré le discours de l'atlante, les légionnaires ne sont pas totalement en confiance sur ce qui va arriver. La crainte de se prendre une bonne raclée est toujours présente dans leur esprit.
Dans les airs, Hyapadcros observe son armée à l'arrêt, faisant le siège devant le village. Pour le moment, aucun gaulois n'est sorti de ce dernier pour les affronter. Il se dit que son plan a fonctionné à merveille avec la dégradation des végétaux. Mais par prudence, il envoie les légionnaires de Babaorum par la forêt pour prendre par derrière les gaulois.
La formation s'avance, péniblement essayant de faire le moins de bruit possible.
- Faite le moins de bruit possible, soldats ! leur dit le centurion Claudius Cumulonimbus. Nous devons les prendre par surprise.
Ses hommes acquiescent et avancent quand pour une raison qu'il ignore, ils s'arrêtent, figé sur place.
- Qu'est-ce qui ne vas pas ?
Comme réponse, il ressent une tape sur son épaule. Il se retourne pour tomber nez à nez avec une dragonne bleue ravie de les voir. Elle n'est pas seule. A ses côtés se trouve un dragon brun, un dragon noir, une dragonne dorée et une dragonne verte.
- Par Jupiter ! s'exclame le centurion.
- Il est l'heure de s'amuser, s'exprime avec impatience Tsunami.
Elle frappe et expédie dans les airs le centurion Cumulonimbus.
- Il va pouvoir observer les nuages de près. C'est encore plus amusant que je ne le pensais.
C'est le chaos total pour les légionnaires pris par surprise par cette attaque des plus inattendue. Tsunami balaie avec sois ses pattes, sois sa queue les romains, tandis qu'Argil les écrase avec son corps. Destiny leur roussit les poils avec son souffle, Gloria les fait s'envoler avec ses ailes. Sunny, elle, frappe un légionnaire et une fois ce dernier retombé, le soigne à l'étonnement de ce dernier.
- Pourquoi vous me soignez ?
- Parce que je n'aime pas faire mal aux autres, répond Sunny avant de passer au suivant.
Très rapidement, Hyapadcros est mis au courant de l'échec de son idée. Il ne peut la rater, voyant de ses propres yeux les légionnaires expulser de la forêt, tandis que les autres en sortent, blessés, courant à toute vitesse.
- Brûle-moi ce bois, annonce l'atlante.
Lassassin ouvre la gueule et alors qu'il allait faire rugir ses flammes, un tronc d'arbre lui atterrit en pleine figure. Le choc déstabilise son vol et il chute. Il se reprend pour se stabiliser. Il toise avec animosité la personne derrière cette attaque.
- Tu l'as sentie passé celle-là ? lui demande Tsunami radieuse comme jamais. Si ce n'est pas le cas, Gloria va-t'en donner un autre.
L'aile de pluie ne se fait pas prier et envoie à son tour un tronc qui lui, s'abat sur son flanc, lui coupant la respiration. L'atlante commence à perdre patience.
- Misérable reptile ! Tu n'es donc bon à rien ? se plaint-il. A tous les soldats ! Avancez !
Les tortues avancent lentement mais surement vers le village, prêt à le détruire. Leur avancé est stoppée par l'envoi d'arbre qui bloque le chemin.
- Désolé Idéfix, se dit Argil. Je les replanterais après.
Malgré tout, l'avancée des romains est arrêtée. Cependant, elle est de courte durée. Lassassin enflamme les troncs et libère le passage, permettant aux formations de reprendre leur chemin. La tortue la plus proche s'avance vers l'entrée du village. S'ils sont toujours inquiets, les romains gagnent en confiance devant l'inaction des gaulois. Malheureusement pour eux, ce petit gain de confiance s'effondre tel un château de carte. La porte s'ouvre et les gaulois foncent sur eux.
Ils défoncent la première formation, les faisant volant dans tous les sens. L'action fait stopper toute l'avancée des autres formations. La plupart sont figées, mais une recule. Devant pareille action, Hyapadcros leur hurle de continuer et qu'ils n'ont rien à craindre des gaulois.
Ils ne savent quoi penser après que deux autres formations subissent le même sort. Pourtant, les légionnaires frappé se relèvent et partent à nouveau à l'assaut, ignorant leur propre blessure. Cela occupe les gaulois et malgré qu'ils donnent des baffes, les romains reviennent à la charge, telle une marée que l'on ne peut arrêter.
Hyapadcros sourit devant le spectacle qui s'offre à lui.
- Voilà. Très bientôt, le village sera détruit. Même si je dois sacrifier tous les légionnaires des camps. Après tout, le plus important, c'est le résultat. La méthode utilisé importe peu.
Alors qu'il jubile déjà de sa futur victoire, Lassassin tend les oreilles. Son attention se porte sur l'arrière.
- Qu'as-tu donc encore ? Serais-je tombé sur le plus incompétents de tous ces dragons ?
- Quelque chose s'approche, répond simplement Lassassin.
L'atlante parait bien incrédule. Mais il doit se raviser quand il voit les chariots des comédiens arriver à toute vitesse sur leur position.
- Mais par les étoiles ! s'exclame-t-il de surprise.
Les chariots s'arrêtent et tous leurs occupants descendent. Obélix se frotte les mains devant tant de romain à frapper.
- Chic, chic, chic ! Cela va être encore plus amusant !
- Tout doux Obélix. Attend que tout le monde ait bu de la potion magique avant de foncer dans le tas.
- Mais euh, ce n'est pas drôle…ronchonne le rouquin.
Plusieurs éclairs et bangs sonore sont observables. Tous les comédiens, de même que le centurion Tousinclus et son décurion Courbatus sont prêt à en découdre envers les leurs.
- Pas trop déstabilisé de frapper vos collègues ? demande Astérix à ces derniers.
- Ils ne sont plus mes hommes, lâche Caius Tousinclus. Ils sont sous les ordres de l'atlante. Alors rien ne m'interdit de frapper des traitres.
- Moi je déborde d'énergie ! Par Sobek et Râ, je vais les envoyer jusqu'au Nil, s'exprime Fournaisis remontée.
L'égyptienne attrape un tronc qu'elle transforme en massue.
- Je suis prête.
- Alors on fonce ! s'exclame Obélix, impatient.
Obélix fonce, les poings en avant, suivi de Fournaisis et de Caius Tousinclus. Puis, ils sont rejoints par les autres. Les comédiens grecs s'en donnent à cœur joie. Les plus enjoués d'eux sont Athéna et Aphrodita, voulant montrer que malgré leur physique, elles ont la force de se battre.
La bataille devient un véritable chaos. Les romains volent et tombent comme le ferait la pluie. Pourtant, malgré ces renforts, les romains se relèvent et repartent à l'attaque. La situation devient critique quand Astérix se rend compte d'une chose.
- Ecoutez-moi ! Assommer les ! S'ils sont inconscients ils ne se relèveront pas.
L'ordre est transmis et cela fonctionne. Chaque légionnaire inconscient ne se relève plus pour continuer la bataille. La balance change de camp. En voyant cela, Hyapadcros fini par ordonner à Lassassin de partir. Il est néanmoins déterminé à détruire le village.
- Je n'en ai pas encore terminé avec vous. Quand je reviendrais, vous subirez mon courroux.
- C'est le nôtre que tu vas subir ! lui énonce Gloria.
L'aile de pluie est juste devant eux, le regard noir.
- Il est temps que tu libères Lassassin, clame-t-elle.
- Ta dernière expérience ne t'a donc rien appris ? Tu n'es qu'une cervelle ramollie.
- J'en doute, lui rétorque la dragonne avec acidité. Les amis, allons donner une leçon de vol à cet atlante.
Tous ensemble, avec Comète les ayant rejoints, ils tournent autour de Hyapadcros et Lassassin. Leur force et leur mouvement crée une tornade. Elle fait tournoyer les deux malheureux dans tous les sens. Ils sont ramenés de force au sol. Une fois la tornade dissoute, les deux sont totalement déstabilisé. Malgré tout, Hyapadcros parvient à reprendre conscience. Il attrape sa sacoche et la jette en l'air.
- Réduis-là en cendre !
Lassassin, qui est encore sous les effets de la tornade obéit bien maladroitement. Il brûle la sacoche avant de s'écrouler au sol. Hyapadcros se relève tant bien que mal pour se voir entourer par les gaulois. Il n'en prend pas peur, sachant que les irréductibles ne tuent jamais.
- Même si vous me battez aujourd'hui, je reviendrais. Je suis le seul à connaitre comment contrôler ces créatures et à ouvrir le portail. Et maintenant que mes parchemins sont en cendre, vous ne pouvez rien faire contre moi !
- Ah la, s'exprime Criteria ennuyée. Toutes mes idées qui viennent de partir en fumée.
- De quoi ? s'étonne Hyapadcros.
Latraviata se montre portant avec elle ce qui semble être les parchemins de Hyapadcros. Ce dernier est sidéré.
- C'est de ceci que vous faite sans doute allusion ? Quel dommage, mais vous avez détruit les notes de ma camarade.
- Mais…Comment ?
- Votre orgueil tout simplement, répond Latraviata.
L'atlante blêmit devant ce que tout cela signifie. Caius Tousinclus et Courbatus sont déjà sur lui, prêt à lui rendre la monnaie.
- Attendez ! s'exprime Fièvris.
La benjamine s'avance, déterminée.
- J'aimerais être la première à lui faire payer ses actions.
- Mais bien entendu, très chère, s'exprime Tousinclus en s'inclinant devant elle.
- Je vous en remercie. Pouvez-vous le tenir je vous prie ?
Les deux romains le relève et le maintiennent par les bras.
- A tous les hommes présents, prononce-t-elle à haute voix, il serait judicieux de fermer les yeux pour ce que je m'apprête à faire.
- Tu…Tu n'oserais pas…lâche Hyapadcros.
- Je ne vais pas me gêner. Pour m'avoir salie prend toi déjà ça !
Elle lui décoche un magnifique coup de pied dans l'entrejambe. Le coup résonne dans les alentours. L'atlante lâche un petit cri, la violence du coup le rend aphone. Certains hommes semblent même souffrir pour lui.
- Pour mes deux sœurs que tu n'as pas arrêtées de disgresser mange toi ça !
Fièvris lui décoche un uppercut l'envoyant dans les airs. Elle est totalement ravie.
- Cela fait du bien de se soulager, dit-elle avec joie. Une fois qu'il a rejoint le plancher des sangliers, il est entièrement à vous.
Une fois de retour sur la terre ferme, Hyapadcros a juste le temps de reprendre connaissance. Dès que son esprit est éclairci, il peut observer autour de lui de nombreuses personnes : Fournaisis, Caius Tousinclus, Courbatus, Nucleus, Fournaisis, Gloria et Tsunami. Son teint de peau devient livide. Chacun fait craquer ses phalanges ou son équivalent avant de se jeter sur lui. La poussière recouvre la scène comme pour censurer ce qui s'y déroule. Elle finit par tomber pour révéler un Hyapadcros totalement ravagé, recouvert d'ecchymoses et de bleues. Chacun est satisfait de lui avoir rendu la monnaie de sa pièce.
- Que fait-on de lui ? demande Obélix.
- Permettez, s'exprime une voix.
Tous lèvent la tête. Le sage Hyapados montant une vache ailée descend. Une fois être descendu, il s'approche de Hyapados.
- Mon neveu…prononce-t-il. Regarde où ta soif de pouvoir t'a amené. Rentre avec moi en Atlantide. Tu as causé suffisamment de tort à bien des personnes.
Malgré toute la bienveillance et la gentillesse de Hyapados, son neveu repousse sa main.
- Jamais ! réplique-t-il avec colère. Nous avons été les plus puissants. Je ne fais que restaurer la réalité.
- Hyapadcros…Notre époque est révolue. Nous devons laisser la place aux autres peuples. Le passé est le passé.
- Non ! Je ferais renaitre la gloire de l'Atlantide sur les décombres de Rome ! Comme je l'ai prévu depuis le début.
Hyapados semble comprendre qu'il ne pourra pas résonner son neveu. C'est avec beaucoup de chagrin qu'il s'éloigne de lui. Hyapadcros toise tout le monde avec colère et mépris.
- Vous n'avez fait que de retarder l'inévitable. Votre impérator m'a donné tous les droits et…
- Il peut aussi te les retirer, répond une voix derrière eux.
Jules César sur son destrier blanc, escorté par une bonne dizaines de gardes montés vient d'arriver. Hyapadcros semble sidérer par l'arrivée totalement inattendu de ce dernier.
- Toujours à arriver après la bagarre, Jules, s'exprime avec familiarité Astérix envers César.
- Ce n'est pas par amabilité que je suis présent, gaulois. Je suis parti précipitamment quand ce légionnaire est venu porteur d'une missive. Missive concernant mon envoyé spécial.
Le légionnaire Megavirus se montre, épuisé par son voyage. Jules César toise Hyapadcros.
- J'ai tout entendu de ton discours. Rome continuera à resplendir. Quant à toi, j'ai déjà des projets. Je vais me montrer imaginatif. Tu feras d'abord les mines de sel, ensuite les galères et pour finir, si tu es encore en vie, cela sera le cirque. Gardes, emparé-vous de lui, ordonne Jules César.
Hyapadcros se retrouve fermement ligoté et attaché à la proue d'un cheval. Jules César observe l'hécatombe de romains. Ils observent ceux encore conscient.
- J'apprécierais que cette histoire reste inconnue de tous. De toute évidence, personne ne croira à l'existence de dragons, encore moins pouvant parler, dit-il en regardant ces derniers. On nous prendrait pour des fous.
Les romains acceptent.
- Également de par vos effort et votre détermination, vous êtes récompensé. Centurion Caius Tousinclus vous être promu tribun. Décurion Courbatus vous êtes promu centurion. Concernant vous, légionnaires Nucleus et Megavirus vous êtes promus décurion. Jules César l'a dit.
- A la prochaine fois Jules, lui dit avec amusement Astérix.
Ce dernier ne répond pas et ils partent avec leur prisonnier.
- On fait quoi ? redemande Obélix.
- On va ramener tous les nôtres dans leur camp respectif, s'exprime Caius Tousinclus. Il vaut mieux que tout cela ne reste qu'un rêve douloureux.
- Nous allons vous aider, dit Abraracourcix. Nous débordons encore de potion magique.
- Je vous en remercie.
Tandis que les romains sont déplacés, Latraviata a donné à Panoramix les parchemins de Hyapadcros. Ce dernier commence à les consulter, sous plusieurs paires d'yeux impatients.
- Eh bien, je dois admettre que malgré sa malveillance, votre neveu est vraiment doué, admet Panoramix. Je viens de lire la potion de contrôle qu'il a utilisé sur votre ami Lassassin. Concernant le portail…J'ai bien peur de ne pas pouvoir l'ouvrir tout de suite.
- Pourquoi ? demande Comète. Il y a des ingrédients impossible à trouver ici ?
- Non. Ce n'est pas là le problème. Il s'agit de la position des astres. C'est eux qui permettent d'ouvrir le portail. J'ignore quand ils seront alignés à nouveau, admet le druide.
- Ils seront alignés à nouveau demain en début de matinée, s'exprime Hyapados. N'oubliez pas que je suis celui qui a enseigné à Hyapadcros l'astronomie. Voilà bien une maigre aide que je peux vous offrir.
- Elle est bien plus, souligne Panoramix. Mais d'abord libérer leur ami.
Gloria observe avec une certaine appréhension le réveil de Lassassin. Panoramix et Comète lui ont fait avaler la potion pour le libérer. Elle espère que ce contrôle ne va pas altérer son caractère qu'elle apprécie tant. Il bouge lentement une serre, puis une patte. Il cligne plusieurs fois des yeux avant de les ouvrir.
- Lassassin, s'exprime Gloria.
- Gloria…dit-il avec une faible voix. J'ai l'impression de me réveiller d'un très long sommeil. C'était même un cauchemar car je t'ai fait souffrir.
- Ce n'était pas un rêve, Lassassin, lui avoue Gloria. Je vais tout t'expliquer.
Lassassin assimile tout facilement. Il en reste mine de rien stupéfait.
- J'ai fait tans souffrir de monde. Sunny, des charognards et même toi…J'aimerais bien dévorer celui qui est derrière tout cela. Mais d'après tes paroles, il paie déjà pour ses actes.
- Comment te sens-tu ? demande Gloria.
- Eh bien, en pleine forme, admet le dragon noir. Sinon, je te trouve toute mignonne réduite à cette taille Gloria. Je pourrais te punir comme les jeunes dragonnets, lui arrange Lassassin avec moquerie.
Gloria voit rouge. Elle demande à Astérix sa gourde et elle boit une gorgée de potion. Une fois les effets actifs, elle agrippe Lassassin par le col. Ce dernier rigole jaune.
- Tu disais quoi déjà, mon très cher garde ?
- Que tu ne pouvais plus me punir.
- Cela tombe bien. Je vais te punir comme il se doit. Prépare ton arrière-train !
Ces amis et les gaulois observent la scène de ménage que font Gloria et le pauvre Lassassin.
- On devrait les laisser seuls, admet Astérix.
- Oui, laissons-les se disputer comme un couple normal, rigole Latraviata.
- Au secours ! cri Lassassin. Tu veux me tuer ou quoi Gloria ?
- Non, juste te remettre à ta place.
- Wahou ! Je préférais encore être sous le contrôle de cet atlante ! se lamente Lassassin.
Une fois le calme revenu, les hommes reviennent des camps. Ils peuvent observer le dragon noir imposant se trouvant au centre du village. Panoramix a décidé de ne pas le réduire, puisqu'ils vont partir le lendemain. Il porte encore les marques de la punition de Gloria.
- Tu aurais pu y aller doucement Gloria, se plaint Lassassin. J'aime bien te provoquer, mais là…Aïe, aïe, aïe. Elle est vraiment efficace cette potion magique.
- C'est grâce à elle que nous tenons les romains en respect, lui explique Astérix. Ils nous craignent et préfère éviter de nous confronter.
- Mon corps comprend douloureusement la raison.
- Maintenant je peux faire ravaler mes humiliations ! s'exprime Tsunami.
Gloria et Astérix se raidissent en comprenant ce qu'elle veut faire. Mais ils n'ont pas le temps de l'arrêter qu'elle est déjà passée à l'acte.
Elle a frappé Obélix sous le menton sans grand effet, si c'est juste avoir soulever son casque de son crâne. Elle en reste sidérée.
- Mais…J'ai bu de la potion magique.
- Les effets sont temporaires Tsunami, lui redit Astérix. Obélix en a bu trop quand il était jeune. C'est pour ça que les effets sont permanents chez lui.
Comprenant la chose, Tsunami regarde Obélix en se gargarisant. Ce dernier ne dit mot et remet juste son casque en place. Puis le sol trembla littéralement. Obélix part l'air en colère et furibond. A la place de Tsunami se trouve un cratère. On entend d'ailleurs un râle provenir de ce dernier.
- A…Achevez-moi…Je me…meurs…s'exprime difficilement Tsunami.
- Tss, tss…dit Gloria. Là, tu ne peux que t'en prendre qu'à toi-même Tsunami.
- Je rejoins Gloria, affirme Comète. Ton orgueil t'a vraiment joué un sale tour. En plus tu donnes du travail supplémentaire à Panoramix.
Seuls les râles et les plaintes de cette dernière sont audibles. Lassassin a observé la scène et en reste scotché.
- En voilà un que je ne dois aucunement provoquer.
- Je te le confirme, lui répond Gloria. Sinon, tu n'as pas soif ?
- J'ai la gorge tellement sèche que l'on dirait le royaume de sable.
- Tient. Tu devrais te désaltérer avec ça.
Gloria lui offre un tonneau. Lassassin l'aval.
- Hm…Cela est très savoureux, dit-il.
Pourtant, le contenu semble faire effet. Ses écailles passent du noir jais au rose. Puis quelque chose se forme.
POUF
Le corps de Lassassin est recouvert de poils fins roses. Il ressemble à un lézard duveteux. Si la première chose qu'il a envie de faire est de crier sur Gloria, mais c'est autre chose qui survient. Il se met à se gratter comme le ferait un chien.
- Cela me gratte ! Gloria ! lui crie-t-il. Que m'as-tu fait boire ?
- Une potion faisant pousser des poils sur tout le corps, dit-elle avec un air innocent. Ne t'inquiète pas. Les effets ne durent qu'une journée.
- Mais pourquoi m'avoir fait pareille farce ?
- Pour ça !
Gloria se blottit contre ses poils, totalement relaxé.
- Ils sont tellement doux et duveteux. On va pouvoir dormir dessus et laisser Astérix tranquille avant notre départ.
- Je…vois, admet Lassassin. Tu aurais pu me prévenir.
- Où serait l'amusement si je t'avais dit les effets de la potion ?
Alors que Gloria et Lassassin vont partir sur un autre échange de pics, Argil arrive.
- Les amis, suivez-moi. J'ai quelque chose à vous montrer.
Ces amis, de même qu'Astérix le suivent. Concernant la pauvre Tsunami, Lassassin la posé sur son dos. Ils arrivent à la carrière de pierre d'Obélix. Sur le chemin, Argil est enjoué.
- On ne te voit pas si souvent aussi jovial Argil. Sauf quand il s'agit de nourriture, se moque gentiment Comète.
- J'ai réussi à finir ce que je voulais faire. J'espère que le résultat vous plaira.
- Tant que tu y as mis ta volonté, on ne peut que respecter ton travail, lui dit Astérix.
Argil le montre ses créations. Des versions d'eux taillés dans la pierre. Ces amis semblent admiratifs du travail.
- Argil…C'est vraiment magnifique, lui dit Gloria en observant sa statue. Cela à du te prendre du temps.
- Oui et beaucoup de coup de marteau sur les serres et les pattes, admet l'aile de boue. Seulement, le travail m'a toujours motivé pour aller jusqu'au bout.
- T'es le meilleur Argil ! lui cri Sunny avant de venir se frotter contre lui.
- C'est notre propre portrait et à notre taille réduite. C'est fou ! dit Comète en restant sans voix devant le travail.
- Tu ne m'as pas fait ? demande Lassassin, déçu de ne pas se voir.
- Désolé Lassassin, mais je me suis basé sur ce que je voyais. Difficile de t'imaginer à notre taille du moment.
Ce dernier en prend un peu ombrage. Tandis que les dragons complimentent leur ami, Astérix va voir son ami.
- Tu as eu un bon élève, Obélix.
- Il est très doué. Mais je reste le meilleur tailleur de menhir.
- Difficile pour eux d'en avoir besoin. Tu te prépares pour le banquet que l'on va faire pour leur départ ?
- Bien sûr, Astérix ! dit-il avec volonté. Je ne manquerais pour rien au monde un banquet.
- Il va être animé en tout cas, lui assure Astérix. On a les amis comédiens de Latraviata et les romains qui nous ont aidé.
- Cela leur fera drôle à ces derniers. Ils festoieront au lieu de se prendre des baffes. C'est rare que l'on en invite (16).
Astérix acquiesce. Les deux gaulois observent avec amusement les dragons regarder leur version statue.
(16) : Voir Astérix en Helvétie
