Bonjour, bonsoir à tous ! Me voila de retour avec le chapitre 21 , j'espère qu'il vous plaira ! N'hésitez pas a me laisser des commentaires, ils sont toujours plaisant à lire ! 3
Merci encore de me suivre malgré le temps infini que je prend à écrire cette histoire héhé, à bientôt !
Les deux jours qui les séparaient des plaines de Dunharrow passèrent à une vitesse alarmante. Le temps leur était compté et cette pression se faisait sentir sur toutes les épaules. Nessa n'avait pas lâché le roi des yeux. Si trop d'hommes avaient répondu à son appel, et cela, malgré son intervention, elle n'aurait pas d'autre choix que de l'éliminer. Mais cela rester à être considéré qu'en dernier recours. C'était encore trop tôt.
Au troisième jours, alors que le camp n'était plus qu'à quelques heures, Eomer fut de retour de sa croisade, accompagner des soldats qu'ils avaient pu réunir. Ils étaient nombreux, mais pas encore assez.
« Qu'en est-il de Gamelin, demanda Theoden à son neveu, l'as-tu vu ?
- Je crains que non, mon oncle, pas depuis son départ.
- Etrange… J'espère qu'il est parvenu à accomplir sa mission et qu'il nous attend d'ores et déjà à Dunharrow. »
La Sorcière ne pipa un mot, sachant pertinemment ce qu'il en était. Elle essaya d'afficher un regard soucieux alors qu'elle jubilait intérieurement. Gimli, qui chevaucher en compagnie de Legolas, l'interpella alors.
« Nessa dites-moi, c'est bien du Gondor que vous venez ?
- Hum ? Oui… oui, c'est bien ça.
- Ne viens-tu pas plutôt de Numenor, Meleth-nîn ? Demanda Legolas, étonner de la réponse.
- Si, si effectivement, mais j'ai passé la plupart de ma jeunesse en Gondor donc…
- Oh ! Eh bien, n'ayez crainte, repris Gimli, nous nous battrons de toutes nos forces pour sauver les terres de votre enfance ! »
Nessa répondit à la phrase par un simple rire reconnaissant, ne sachant pas vraiment comment répondre à cela. Les souvenirs heureux de sa vie d'avant n'étaient plus que de simples mirages, tout ce que la Sorcière retenait était les horreurs qu'elle avait subies. Legolas ne l'avait pas lâché du regard alors que la magicienne semblait vouloir éviter tout contact visuel avec lui. Cela lui paraissait étrange qu'elle ne s'étende pas plus sur le sujet, elle qui pouvait passer des heures à lui parler de son enfance. Quand ils apprenaient encore à s'apprivoiser, il y a de cela des années, la jeune femme n'avait pas tari d'éloge sur sa vie à Numenor. Elle avait adoré lui décrire la beauté des lieux, des villes et des palais qu'elle avait eu la chance de voir. Cela avait même durée des nuits entières tellement elle était nostalgique de cette époque d'insouciance. L'attente d'une bataille à laquelle personne ne pouvait échapper la rendait certainement nerveuse, c'est surement pour cela qu'elle ne parlait que très peu, se dit-il alors.
Après encore quelques heures de marches, ils entendirent au loin les voix et les chevaux, leur signifiant que le camp était proche. Bientôt les premiers étendards s'élevèrent dans les aires. Ils étaient arrivés.
« Rassemblement ! S'écria Eomer, faites place au Roi !
- Grimbolt, repris Theoden, combien ?
- Environ 500 hommes de l'Ouestfolde, mon Seigneur !
- Où sont les cavaliers du Snowbourn et de la Fenmarche ?
- Aucun n'est venu, mon Seigneur. »
Abattu, Theoden pris un instant pour digérer l'information. Trop peu étaient venus.
« Faites quérir Gamelin ! Ordonna-t-il ensuite.
- Il n'est pas ici, remarqua Eomer. Je ne vois aucuns cavaliers de l'Entalluve, hors, il aurait dû arriver à leurs côtés.
- Laissons-lui encore un peu de temps. »
Le moral au plus bas, les compagnons montèrent sur le plus haut versant de la montagne. Là, des tentes furent installées pour chacun d'entre eux.
Theoden observer les soldats en contrebas, ils étaient beaucoup moins nombreux que ce qu'il avait imaginé. Rien ne se passait comme prévu. Il ne savait point comment réagir face à cet état de fait. Tous ses sujets comptaient sur lui pour savoir quoi faire, ils les avaient guidés jusqu'ici et à présent, il lui fallait prendre les choses en mains.
Aragorn arriva alors aux côtés du Roi, obligeant ce dernier à reprendre contenance.
« Quatre mille lances, commença-t-il, moins de la moitié de ce que j'espérer.
- Quatre mille ne seront pas suffisantes pour percer les lignes du Mordor… répondit le rôdeur, défaitiste.
- D'autres viendrons, voulut rassurer Theoden.
- Chaque heure perdue accélère la défaite du Gondor. Nous avons jusqu'à l'aube puis il nous faudra partir. »
Voyant la détresse sur le visage du rôdeur, Theoden ne pipa mot, mais il hocha la tête, voulant rassurer l'homme. Puis, alors qu'il commençait à s'éloigner, son regard tomba sur la silhouette de la magicienne et une idée lui vint alors.
« Peut-être y a-t-il un moyen de nous assurer l'arrivée des nouvelles troupes. »
Aragorn se tourna alors vers lui puis suivi son regard. Comprenant son attention il hocha la tête d'un mouvement sec. Cela pourrait peut-être marcher. C'est alors que d'un même pas, le rôdeur et le roi s'approchèrent de la magicienne.
« Dame Nessa, puis-je vous demander votre aide ? Demanda Theoden.
- Bien évidemment.
- Avec votre magie, vous est-il possible de localiser les troupes de l'Entalluve ou bien de Gamelin ?
- Et bien, oui, je pense que oui. »
Nessa jeta un regard sur Legolas, qui l'encouragea, alors qu'elle ignorait si elle pouvait se fier à sa magie pour le moment. Peut-être était-il encore trop tôt ? Puis il lui vint une idée.
« J'ignore encore de quoi mes forces sont capables mais peut-être le feu pourra m'aider. »
Tous hochèrent la tête même s'ils ne comprenaient pas forcément ce que cela signifier. L'espoir était permis en cet instant.
La nuit pointée le bon de son nez lorsqu'un modeste feu de camp fut allumé. La Sorcière avait été surprise de cette demande soudaine de la part du Roi mais elle saurait en tirer parti. Il lui fallait seulement les dupés tous. Autour d'elle était réuni un grand nombre de personnes, ses compagnons de route, le roi et son neveu ainsi que ses plus proches conseillers. Seule devant le feu, Nessa prit une grande inspiration et se concentra. Bientôt les flammes devinrent plus féroces et une épaisse fumée noire se propagea en hauteur. La Sorcière força un peu plus sur sa magie, l'illusion se devait être parfaite. Les premières images apparurent bientôt sous leurs yeux mais elles n'étaient pas pleines d'espoir, bien au contraire. L'Entalluve était en flamme, les troupes du Roi Theoden et les habitants du village étaient massacrés par des Uruk-haï armé jusqu'aux dents. Les cris des hommes et des femmes implorant la pitié de leurs ennemies leur arriver aux oreilles et lorsque l'image disparu, il n'y avait plus un seul bruit dans le camp. Tous étaient silencieux, encore abasourdit devant l'horreur à laquelle ils venaient d'assister, impuissant.
Tous les regards se tournèrent vers le roi, attendant sa réaction. Ce dernier ne pipa un mot puis devant les regards étonnés des hommes, il se détourna et se dirigea d'un pas lent vers ses appartements. Personne ne sut quoi faire.
Ils ne pouvaient dire précisément depuis combien de temps, ils attendaient le retour du roi. Chacun avait pris place sur des pierres ou à même le sol, ne pouvait faire plus. Nessa rester silencieuse alors qu'elle lisait sur tous les visages, la peur, l'angoisse et le désespoir qui les rongeait. La Sorcière avait enfin réussi, après cette ultime preuve d'impuissance, il était sûr que le Rohan renoncerait. Ils n'étaient pas assez nombreux et les dernières troupes qu'ils espéraient voir arriver avait été réduite en cendre. En tout cas, c'était ce que tous croyaient.
Aragorn se rongeait les ongles d'angoisse. Il cherchait ce qu'il pouvait bien faire pour palier à cette situation, mais à lui aussi, l'espoir venait à manquer. Legolas, qui était assis à son vis-à-vis, les observer, ses compagnons et lui.
« Il ne faut pas baisser les bras, mes amis. Il y a forcément quelques choses à faire ! Nous ne pouvons pas abandonner maintenant, si prêt de la bataille.
- Ouvre les yeux Legolas, s'exprima la Sorcière. Il n'y a plus rien à faire…
- Depuis quand êtes-vous si défaitiste ? Nessa ? »
Il cherchait à soutenir leurs regards mais tout ce qu'il reçut fut des visages abattus et fuyant. Aragorn se leva alors et prétexta vouloir se vider l'esprit, avant de s'éloigner. Legolas le regarda partir avant de reposer son attention sur sa compagne.
« Je ne te comprends plus, Meleth-nîn, reprit l'archer en elfique. Où est passée la femme qui a guidé dans le droit chemin des milliers de rois ? Qui a échappé à la mort par deux fois ? Où est cette guerrière qui a combattu dans une bataille qui semblait perdue d'avance et qui a triomphé ? En quoi celle-ci est-elle différente ?
- Je suis fatiguée Legolas, fatiguée de me battre encore et encore. Pourquoi continuer lorsqu'il n'y a plus d'espoir ? »
Il s'accroupit alors à ses pieds, lui prenant les mains.
« Pour l'avenir du monde des Hommes, pour l'avenir des peuples libres ! Pour notre avenir, à toi et moi…
- Une utopie, trancha-t-elle. »
Blesser, Legolas ne sut quoi dire, la réponse de la jeune femme avait été implacable et sans appel. Cela lui avait brisé le cœur. La Sorcière arracha ses mains de la poigne de l'elfe. Elle ne lui adressa pas un seul regard avant de se lever et de commencer à s'éloigner.
Au même instant, Theoden refit son apparition, faisant se stopper net la jeune femme. Tous se levèrent d'un même mouvement en accueillant leur souverain. Ce dernier sembler confiant et revigorer. Il fit plusieurs pas, observant ses hommes et ses plus chers généraux, avant de prendre la parole.
« Je vois dans vos yeux cette même peine et ce désespoir qui pourrait saisir mon âme. Les visions qui viennent de nous être apportés sont déchirantes et je comprendrai qu'elles vous fassent perdre espoir. Mais nous n'abandonnerons pas le combat pour autant. Nous irons nous battre ! Oui nous irons nous battre, pour la simple et bonne raison qu'ils ont besoin de nous. Le monde a besoin de nous ! Il n'existe nul brasier, nulles tempêtes qui nous feront reculer ! Nous sommes les soldats du Rohan ! Rien ne pourra éteindre notre soif de liberté et de justice, alors, reposez-vous bien cette nuit car demain dès l'aube, nous partirons pour le Gondor… Et pour la guerre. »
A la fin de son discours, les cris n'attendirent pas une seule seconde avant de retentir. Les soldats étaient en joie, malgré la peur le roi avait réussi à les galvaniser, ils avaient comme l'impression de revive. A présent plus rien de leur faisaient peur, ils étaient déterminés.
La Sorcière, elle, fulminer. Comment cela avait-il pu dégénérer à ce point ?! L'instant d'avant tous étaient prêts à abandonner. Mais il avait fallu que ce roi… ce roi incompétent fasse preuve de courage pour que tout ce plan tombe à l'eau ! C'en était trop, il allait devoir mourir… cette nuit. Et alors que Legolas reporta son intention sur l'endroit où se trouver la magicienne, elle avait déjà disparu.
Cela faisait plusieurs heures que la Sorcière attendait le moment le plus propice pour attaquer. La nuit était déjà bien tombée alors qu'elle patientait le plus calmement possible. Il ne fallait pas se précipiter au risque d'être démasquée. La tente qu'elle partageait avec Legolas lui paresser bien vide alors que l'elfe n'était pourtant qu'à quelques mètres. Il était tellement silencieux qu'elle en oubliait presque son existence. Pour éviter d'éveiller les soupçons de ce dernier, elle vint s'allonger à ses côtés alors qu'il soufflait sur la flamme de la lampe, les plongeant tous deux dans un noir tout à fait relatif. Aucun des deux ne dirent un mot, leur dernière interaction tournait en boucle dans la tête de l'elfe. Il avait toujours du mal à croire que Nessa ne voyait pas son avenir à ses côtés. C'est bien ce qu'elle avait voulu dire, n'est-ce pas ? La Sorcière quant à elle n'était aucunement dérangée par cette conversation, elle n'avait que faire des états d'âmes de l'elfe. Alors que Legolas fut sur le point de prendre la parole, la jeune femme changea de position, lui tournant le dos. Prenant ça pour un rejet, l'elfe fit alors de même et plus aucun bruit ne se fit entendre dans l'habitacle.
La Sorcière ouvrit soudainement les yeux, presque une heure plus tard. Elle vérifia doucement que l'elfe dormait profondément avant de se relever. Une légère brume suivait son sillage, rendant ses pas imperceptibles. Elle sortit de la tente en toute quiétude et se dirigea sans un bruit vers les appartements du roi. C'est seulement arriver à quelques mètres de ces derniers qu'un étrange mouvement inattendu se passa. Aragorn sorti de la tente et bientôt, derrière lui, une silhouette encapuchonnée y sorti à son tour. La grâce qui se dégageait de cet être lui permit de comprendre rapidement qu'il ne s'agissait pas du roi. Malgré l'étrange échange entre les deux personnes, l'objectif de Nessa rester inchangées. Lorsque les deux hommes s'éloignèrent enfin, elle reprit sa marche.
Pour que personne ne puisse l'apercevoir et ne pas la soupçonner d'être l'assassin lorsque le corps sera découvert, la Sorcière se dirigea vers l'arrière de la tente, à l'abri de tous regards. Elle ne fut pas si surprise en ne voyant pas le roi installer dans ses draps. Il ne tarderait pas à venir, elle en était persuadée. En attendant cet instant décisif, la Sorcière disparut dans l'ombre que lui offraient les pans de tissus.
Legolas ouvrit soudainement les yeux, pris par un sentiment qu'il ne saurait décrire. D'un mouvement rapide, le cœur battant la chamade, il se tourna vers l'autre côté du lit, espérant y voir sa bien-aimée. Seulement, comme il le présentait, Nessa ne s'y trouva pas. Ses membres se mouvaient précipitamment alors qu'il s'extirpa de ses draps. L'elfe avait du mal à se coordonner tellement son cœur s'emballait. Il était rare que la peur le prenne à ce point, mais en cet instant, il ne répondait plus de lui. Après avoir mis ses chaussures et avoir hésité à prendre son arc, Legolas sortie de la tente, son arme en main. Dehors, les derniers soldats murmuraient et buvaient encore devant les feux de camps. Au détour d'une tente, l'elfe croisa le regard de Gimli qui lui sourit. Devant le visage fermer de l'elfe, le nain perdit son sourire et se leva à sa rencontre.
« Que vous arrive-t-il l'ami ? Demanda-t-il.
- Avez-vous vu Nessa récemment ?
- Pas depuis plusieurs heures, j'en ai bien peur.
- Que se passe-t-il ? Demanda soudainement Aragorn, qui arriver à leurs côtés.
- J'ai peur qu'une chose horrible n'arrive… murmura presque l'elfe. »
Laissant ses amis dans le flou le plus complet, il laissa ses pas le guider, son instinct ne l'avait jusqu'à lors jamais fait défaut.
Le roi c'était endormi, constata la Sorcière. Le moment était venu. Ses mouvements étaient imperceptibles alors qu'elle se dirigea lentement vers sa cible. Sa respiration se fit plus lourde alors qu'elle souleva le pan de sa robe et y attrapa une fine dague, accrocher par une sangle de cuir autour de sa jambe. Elle empoigna l'arme, l'éleva dans les aires et se plaça auprès de Theoden. Il lui suffisait d'un unique mouvement pour mettre fin à l'existence du roi et à tout ce qu'il représentait. Elle ignorait pourquoi mais un étrange sentiment l'empêcher de passer à l'acte. Nessa serra les dents, détestant de ne pas faire ce pourquoi elle était là. C'était d'une importance capitale pour les plans de son maitre, elle devait agir. La Sorcière prit une inspiration, avant de lever le point plus haut, reprenant de l'élan.
Son geste fut instantanément stoppé par une flèche. Surprise, elle tourna la tête vers son bras immobilisé, sa manche se retrouvait plaqué à une barre de bois retenant la tente. Elle reconnut la flèche qui venait de l'empêcher de mener sa mission à bien et reporta son regard vers le devant de la tente. Legolas se tenait là, arc pointer dans sa direction. Son visage était si expressif en cet instant que la Sorcière ressentie toute la déception et la tristesse qu'elle lui faisait vivre. Sachant pertinemment que tout était fini, Nessa ne pipa mot ni ne se débâti lorsque les soldats du Roi, qui s'était éveillé en sursaut, entrèrent dans l'habitacle et se précipitèrent vers elle. Sans ménagement, ils se saisirent d'elle, sous les regards consternés de tous les spectateurs, incrédules. Les yeux de la jeune femme, eux, étaient fixées sur l'elfe.
« Comment cela est-il possible ? Se demanda le Roi, qui n'osait imaginer que ça fin avait été si proche. Dame Nessa… Pourquoi ?
- Ce n'est pas Nessa, répondit Legolas d'une voix monotone. C'est la Sorcière. »
La jeune femme répondit d'un rictus, hautin. Elle adorait ce surnom.
« Ligotez-la, ordonna le roi, qu'on l'empêche d'utiliser sa magie noire. »
Alors qu'elle était guidée à l'extérieur, elle croisa sur son chemin Aragorn. L'homme semblait complètement perdu, n'arrivant pas à croire ce qu'il avait devant les yeux. Il devait pourtant de se faire une raison, la femme qu'il avait devant les yeux n'était plus sa mère. Même son visage paraissait entièrement métamorphoser par la haine qu'elle ne cachait plus.
Une fois dehors, la Sorcière ralentie légèrement le pas, se faisant rappeler à l'ordre. Elle n'avait pas l'attention de s'éterniser ici. Son but n'avait pas été atteint, elle était découverte et ne savait pas ce que ses geôliers avaient prévu à son encontre mais elle n'allait pas rester ici pour le savoir. Il était temps de partir.
Après avoir été une seconde fois poussé par l'un des gardes, Nessa passa à l'attaque. Elle se libéra des mains qui la maintenaient en en brisant une. L'homme s'écria de douleur et elle profita de la surprise du second pour lui affliger un coup de pied dans le genou, le pliant sec dans un sens peu naturel. Elle se saisit rapidement de l'épée de ce dernier et vint d'un coup rapide blesser le troisième garde.
Aragorn et Legolas voulurent s'élancer vers le combat mais le visage de la magicienne se tourna vers eux, les déstabilisant. Ils se sentirent faible de ne pouvoir s'attaquer à la jeune femme, qu'ils aimaient encore tous deux de tous leurs cœurs. Elle les observa une dernière fois un très court instant qui sembla pourtant durée des heures puis elle s'élança vers la falaise. Elle plongea corps et âme dans le vide. Son corps devint petit à petit aussi léger que la brume et bientôt ils ne firent plus qu'un. Alors que Gimli accourait à son tour au bord du vide, elle avait déjà disparu dans la nuit.
Les trois compagnons se retrouvèrent tous au-dessus l'abime, observant le vide, abattu. Ils étaient encore abasourdis par tout ce qu'il venait de se passer, cherchant à comprendre comment ils avaient pu passer à côté de ce qui était sous leurs nez depuis le début. Après un long silence, Legolas s'exprima d'un ton neutre :
« Nessa n'est plus. »
