Chapitre 25 – petit road-trip 26 fev

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Bella's POV :

J'ai passé toute ma jeunesse en solitaire.

Et ça me convenait assez bien.

Me retrouver entourée par toute la famille Cullen, aussi discrets soient-ils, fut un bouleversement. Je ne faisais qu'essayer de m'adapter sans jamais y parvenir vraiment. Je remercie Alice pour son idée du chalet. Il est merveilleux et c'est pour moi un havre de paix. Je vais chasser aussi souvent que je le peux et mes nouvelles capacités sensorielles et physiques rendent l'exercice un peu trop facile. Un quart d'heure suffit amplement et c'est trop court pour libérer mon esprit.

Alors je traîne… Je flâne en forêt et j'apprends à l'apprécier. Humaine, je l'aimais déjà. Sa présence m'impressionnait. La forêt est habitée. Une heure la nuit en forêt, seul/e, et vous en serez persuadé/e.

Alors, lorsque je suis devenue vampire, j'ai été fascinée. Je ressentais l'esprit de la forêt bien plus clairement. Ce que je percevais autrefois n'était qu'une addition d'indices. A présent j'en avais « presque » la preuve.

Alice et moi, nous nous promenons chaque jour parmi les arbres, le long des ruisseaux d'eau pure, à la recherche de l'enchantement que procure la nature. Nous marchons parfois pendant des heures, lentement, sans faire le moindre bruit et nous écoutons la forêt respirer tout autour de nous.

Aujourd'hui, pour communier plus profondément, elle me propose un petit « pique-nique » dans les forêts du sud de l'état de Washington. Je suis née ici mais je ne connais pas la région puisque je n'y ai pas vécu.

- Je vais te faire découvrir les cascades gelées. C'est un petit bijou dont les gens d'ici gardent le secret.

- C'est loin ? On peut y aller en courant ?

- Et effrayer les animaux sur 50 km !? Non. En plus il y a des zones habitées sur le chemin donc mieux vaut y aller en voiture.

On se retrouve donc sur la route du sud à bord du Cayenne qui file tout droit sur la neige. Malgré la présence d'Alice, je roule doucement. Pas envie de me ramasser un sanglier car ses visions ne sont pas systématiques. Le risque existe toujours. De part et d'autre de la route étroite, la forêt semble plus dense que vers Forks. On ne voit plus grand-chose après 10 m. Tout y est noir ou presque. C'est le domaine des loups, des ours et des sangliers. L'humain n'est pas en sécurité ici.

Il n'y est d'ailleurs pas le bienvenu.

- Y a-t-il d'autres clans par ici ?

- Non, seuls les Dénali et les Cullen aussi haut au nord-ouest.

- Pourquoi ?

Les clans assassins se posent près des grandes villes parce qu'ils se nourrissent des humains. Ils ne sortent que la nuit. Nous pouvons sortir nuit et jour ici car le soleil est rare. Et nous pouvons vivre sans les humains car on est végétariens. Il ne nous faut que du gibier. Le clan le plus proche au sud est à Portland.

- Je risquais ma vie à Phoenix ?

- Phoenix ! Il y a quatre clans d'assassins là-bas ! Alors oui, tu risquais ta vie chaque nuit. On pense qu'à Phoenix ton odeur n'était pas aussi forte que le jour de notre rencontre. Sinon, tu n'aurais pas survécu. Ça reste un mystère.

- Marcus pourra peut-être nous en dire plus, dis-je.

- Pour cela, il faudra lui laisser la vie sauve… me répondit-elle en souriant.

- …

- Tu peux te garer, on n'est pas loin. On finit à pied.

La neige gelée craque sous nos pieds. Il fait un froid de canard.

- Pourquoi venir en plein hiver ?

- Il fait si froid que le site sera intact. Pas une trace de pas puisque les humains ne reviendront pas avant le mois de mai ou même juin.

- Ok

- Marche à vitesse humaine lorsque tu es dans une forêt fréquentée par des braconniers, sinon tu vas te retrouver avec des bracelets de cheville.

- De quel type ?

- Du type piège à loups… Ça ne nous fait pas mal à condition de marcher lentement. Sinon, à pleine vitesse, tu te retrouves attachée par un pied et tu t'écrases la figure sur un arbre sans comprendre ce qui t'arrive. Avec la neige, on ne voit pas les pièges et mes visions dépendent de tes décisions. Si tu décidais de changer de direction, je n'aurai pas le temps de recevoir la vision et de te prévenir. Le plus simple c'est que tu me suives et qu'on marche tout droit.

- Ok Cheffe, je te suis.

- Je décide du chemin à suivre puis je fais une pause. J'attends la vision. Si rien ne vient, c'est qu'il n'y a pas de piège.

Je regardais Alice se concentrer sur l'avenir. Ses mèches noires étaient balayées par le vent glacé. Elle était si jolie que j'avais envie de la jeter dans la neige.

- J'ai repéré deux pièges déjà.

- Et si on allait les détruire ?

- C'est ce que je faisais à Ogden ! répondit-elle en riant. J'en ai tordu des dizaines.

- Faisons pareil ?

- Allez, c'est parti !

Cinq pièges plus tard, on approchait de la rivière gelée. Une épaisse couche de glace recouvrait le petit filet d'eau qui courrait encore par-dessous. Autour de la rivière, tout était blanc immaculé. Des branches mortes tombées dans l'eau l'automne dernier se retrouvaient figées dans la glace et leurs extrémités semblaient monter vers le ciel comme des pleureuses de cimetière.

En remontant la rivière on trouva les cascades gelées : dix mètres de chutes recouvertes de glace qui ressemblait à des explosions figées. Spectaculaire et fragile dentelle d'éclaboussures d'eau stoppée nette dans son mouvement. Après la séance photo, nous prîmes le chemin du retour. Je n'avais pas très soif et j'avoue que j'avais un peu peur des pièges, donc j'ai décidé qu'il valait mieux chasser chez nous.

Sur la route qui remontait au nord, la jauge d'essence me rappela à son bon souvenir. Le Cayenne est un puits sans fond.

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Alice's POV

J'avais toujours cette vision du pompiste qui m'encombrait l'esprit et j'ai senti aussitôt en arrivant à la station que cette vision allait se réaliser. C'est moi qui traînait le mec par un pied et non Bella. Je récupère mes gants dans mon sac et je les enfile

- Bella ?

- Oui ma chérie ?

- Tu me laisses le pompiste s'il te plaît ?

- Pourquoi faire ?

- Il est dans une de mes visions.

- Oh … ! Celle de ton top noir en dentelles ?

- Oui, dis-je tristement.

- Pourquoi tu l'as mis ce matin alors ?

- J'évite de changer les visions.

Le mec fait le plein du Cayenne. Tout semble normal.

153 $

- C'est pour moi, dis-je avant que Bella ne descende.

- Je n'insiste pas. Après tout c'est ta vision, répond Bella en souriant.

- Trouve-nous une bonne playlist en attendant.

Je suis le pompiste dans son magasin pour régler le plein.

Il n'est pas encore rentré qu'il me drague déjà.

Je sens sa main sur mes fesses et, par réflexe, je le repousse un peu trop fort.

Il a cassé la porte vitrée avec l'arrière de sa tête.

La vitre est foutue. Lui aussi. Mon top noir de chez Zara aussi. J'écoute. Pas un autre battement de cœur que le sien. Je saute de l'autre côté du comptoir, j'arrache les disques durs de vidéo-surveillance et je suis la vision et ramassant le gars par un pied. Je l'achève dans la cuvette des toilettes et je prends tout le liquide pour faire croire à un crime crapuleux. Sur le chemin du retour, je m'occupe les mains en réduisant les disques durs en bouillie.

35 $ pfff ! ça ne paie même pas mon top de chez Zara !

Ok, il y a les 153 $...

Je n'en retrouverai jamais un autre aussi beau.

Jamais.


J'avoue, j'ai parlé de cette vision du pompiste dans les 1ers chapitres parce que je ne savais vraiment pas où j'allais au début. Je me suis dit que cette vision serait un guide pour l'histoire que je commençais à écrire, que j'arriverai bien à en faire quelque chose. Avec le temps, j'ai compris que ce pompiste ne servait à rien, alors je l'ai tué dans ce chapitre. Pardon.

Que cela ne vous empêche pas de commenter, hmm ?

Je commente des fanfictions qui sont abandonnées depuis plus de 10 ans, donc n'hésitez pas à commenter même si on est en 3450. Le site fanfiction sera alors peut-être hébergé par Vchat le site pour Vampires, qui sait, et cela occupera mes longues nuits sans sommeil... rire diabolique