CHAPITRE TROIS :
𝘠𝘰𝘶'𝘭𝘭 𝘯𝘦𝘷𝘦𝘳 𝘣𝘦 𝘸𝘩𝘢𝘵 𝘪𝘴 𝘪𝘯 𝘺𝘰𝘶𝘳 𝘩𝘦𝘢𝘳𝘵.
Eijiro, qui est pourtant à l'autre bout de la salle, à parfaire ses pas de danses complètement ridicules avec son partenaire de toujours, Denki, trouve le moyen de croiser son regard et de se figer totalement en plein mouvement. La seconde d'après avec un sourire de crétin qui lui mange la moitié du visage, le rouge se met à lui faire de grands gestes, s'amuses à produire quelques sifflements et pousse même sa chance avec des cris absolument honteux. Évidemment, personne ne manque de le remarquer ..., surtout lorsque la pile électrique se joint à lui malgré les réprimandes de Sero et les claques de Mina sur leurs crânes vides.
Shinso qui se tient assez près du groupe des quatre crétins, laisse naviguer son regard entre lui et l'abruti aux cheveux rouges. Même Monoma en costume de pingouin semble faire le rapprochement, comprendre ce qui est sur le point de se jouer, puisqu'il étire moqueusement ses lèvres quand leurs yeux se rencontrent. Putain de Kirishima. Heureusement que Deku est de dos et qu'il semble bien trop focalisé sur son torse pour réaliser ce qui se trame derrière lui. Et attendez, est-ce qu'il ... ? Merde. Katsuki doit rêver. La petite coupe de champagne lui monte définitivement au cerveau, quand il aperçoit la langue du nerd venir humidifier sa lèvre inférieure.
Et ce crétin de tête d'ortie doit définitivement crever. Si Eijiro à le malheur de continuer avec ses grands gestes d'encouragements dignes d'un collégien dans une cour de récréation, il risque très fortement d'attirer l'attention de la tête de hamster sur eux. Et non ..., Bakugo ne rêve pas particulièrement de la voir débouler comme une furie pour s'empresser de les séparer. Pour cette dernière soirée, le cendré aimerait bien qu'elle leur fiche la paix, aimerait ne pas avoir à l'entendre piailler dans tous les sens, histoire qu'il puisse profiter d'Izuku pleinement. Une dernière fois, peut-être.
— Le costume te va bien, Katchan.
— Tu n'es pas trop mal non plus, le nerd.
Enfin ... Pas trop mal est un euphémisme, parce que Deku est carrément canon dans son costume. Il est loin de ressembler aux autres pingouins et d'être ridicule. Mais Izuku a toujours été à part pour Katsuki de toute manière, et c'est sûrement parce qu'il est aveuglé par l'amour qu'il lui porte, par la place qu'il occupe dans son cœur, par l'importance qu'il a toujours eu dans sa vie, qu'il lui a toujours donné. Bakugo est certain que même avec un sac-poubelle, le nerd serait attirant à ses yeux et que s'il se mettait à sourire couvert d'ordures, le palpitant du cendré manquerait indéniablement quelques battements.
— Ne me dis pas que tu as brûlé ta cravate, Katchan ?
Izuku penche sa tête sur la droite, étire ses lèvres dans un petit sourire adorable, et ses yeux pétillent d'amusement alors qu'ils font l'aller et retour entre son cou vide et son regard carmin. Bien sûr qu'il le trouve tout simplement mignon en cet instant.
— Je n'en ai jamais acheté, il répond en étirant sa nuque vers l'arrière. Et toi ?
— Je savais que tu n'en porterais pas, alors j'ai voulu t'accompagner dans ta rébellion.
Putain de ... Le cœur de Katsuki manque de louper un battement juste pour ça, juste pour ce petit sourire en coin, juste pour cette petite action, qui n'a rien d'anodine.
— Stalker, il souffle doucement pour masquer ses émotions.
Le nerd a un petit gloussement amusé, mais ne nie pas pour autant. La seconde d'après, alors que Katsuki pensait pourtant que son cœur ne pouvait pas être plus malmené qu'en cet instant, Izuku lui prouve une fois de plus qu'il est imprévisible même plus de dix ans après leur rencontre. D'un mouvement souple, il se penche rapidement vers lui et le cerveau du cendré disjoncte brusquement. Son ami d'enfance se met sur la pointe de pied, cherche à atteindre son oreille et son corps à un léger mouvement de recul, tente de se protéger de la présence du garçon aux cheveux verts et de tout ce qu'elle provoque chez lui, en lui. Mais Deku est obstiné, au moins autant que lui, alors il ne lâche pas l'affaire et continu son ascension, persiste à se faire une place dans son espace vital, dans sa zone de confort.
— Katchan, il souffle tout contre son oreille.
Le corps de l'explosif se tend à son paroxysme et sa respiration s'accélère contre sa volonté, devient bruyante pendant que son cœur s'affole dans sa cage thoracique. Et il se sent presque obligé de lui répondre, ce n'est qu'une question de fierté ... Katsuki ne veut ni se montrer si faible maintenant si être grillé trop vite par ce garçon qui s'amuse à se creuser une place dans sa vie depuis presque toujours.
— Deku.
— Tu te rappelles que tu me dois une danse ?
Katsuki en a vaguement souvenir, oui, mais le souffle du nerd qui se répand doucement le long de son cou et qui cours jusque dans sa nuque l'empêche de réfléchir convenablement. Et surtout, de se rappeler qu'il ne lui doit rien du tout, qu'Izuku a juste suggérer qu'il allait devoir danser seul ce soir et que c'est son cœur qui avait imaginé toute sorte de scènes improbables pour le foutre en rogne.
— Alors ?
Alors si Izuku ne décolle pas son putain de torse du sien dans quelques secondes, Katsuki va devenir complètement fou, va faire quelque chose qu'il risque d'amèrement regretter et qui fera très certainement fuir son ami d'enfance pendant un moment, peut-être pour le reste de sa vie. Et c'est parce qu'il flippe de le perdre, de ne pas pouvoir le garder à l'œil même de loin, que le cendré s'oblige à poser ses deux mains sur les épaules de Deku afin de le repousser légèrement. Maintenant que l'oxygène circule à nouveau correctement à travers son corps et remet son cerveau en route, l'explosif peut tenter de reprendre la situation en main.
— Alors, je ne te dois rien, souffle doucement Katsuki en passant un bras autour des hanches du nerd pour le maintenir contre lui, de sa propre volonté cette fois, cette fois. Tu es celui qui a suggéré que tu allais danser seul.
La respiration d'Izuku a un raté et Katsuki n'arrive pas à savoir s'il s'agit de son cœur ou de celui du nerd qu'il entend battre si fort, de manière si désordonnée et presque désespérée.
— Mais, reprend Bakugo tout contre l'oreille du détenteur du One for All, je suis d'humeur clémente, alors je vais t'accorder cette danse.
Le cendré expire une dernière fois l'air qu'il inspire dans le cou du nerd, juste pour l'asticoter un peu plus, peut-être un peu aussi pour se venger de son coup précédent et puis pour le plaisir de savourer son odeur. Les frissons qu'il discerne naître sur la peau de son ami d'enfance ne le laisse pas insensible, sa pomme d'Adam qu'il voit remonter et descendre dans un rythme effréné gonfle sa poitrine de fierté. Et juste là comme ça ..., rien qu'avec cette petite réaction, Katsuki s'autorise à espérer, à croire en eux, à croire qu'Hanta avait peut-être raison.
Izuku le repousse dans un rire et lui tire la langue en entremêlant lentement leurs doigts ensembles.
— Dépêchons-nous de rejoindre la piste de danse avant que ta mauvaise humeur ne revienne.
Le sourire que lui lance son ami d'enfance, si sincère et tellement heureux, lui fait passer l'envie de répondre, de l'envoyer pâtre et de lui faire la gueule. Pour cette fois, Katsuki se contente de la fermer et de suivre docilement Izuku qui le traine au milieu des autres danseurs. L'explosif pourrait se mettre à rire comme un dément : étrangement, la vision du dos de son ami d'enfance ne le dérange pas, plus. Combien de fois pourtant a-t-il détesté cette vue et cette distance entre eux ? Combien de fois a-t-il maudit le nerd d'être loin devant lui, de ne pas se retourner, de pas le laisser le rattraper ? Pourtant aujourd'hui, il se sent serein et rassuré, presque à sa place derrière Izuku. Peut-être parce que le garçon aux cheveux verts n'a pas l'intention de le planter, n'a pas l'intention de l'abandonner en chemin, n'a pas l'intention de se sacrifier ? Peut-être parce qu'Izuku lui tient fermement la main cette fois.
Et ..., Uraraka débarque de nulle part, s'agrippe désespérément à son bras et le charme semble soudainement se rompre.
— Deku ..., elle souffle piteusement en grimaçant après avoir regardé leurs doigts emmêlés. Qu'est-ce que tu fais ?
Si Katsuki est capable de se rendre compte du désespoir qui s'empare progressivement du corps de la jeune fille, s'il est possible pour lui de palper ce sentiment qui émane de la jeune fille, alors Izuku doit très certainement le ressentir. Elle le tient fermement, tente de l'attirer vers elle avec ses joues rouges de gêne, le regard brillant de larmes, la respiration erratique et sûrement que son cœur doit battre comme un putain de dérater dans sa cage thoracique. Le cendré n'a pas besoin d'être devin, ni-même de la toucher pour comprendre son état. Pas besoin non plus d'être un génie ou un As des relations amoureuses ... Si le cendré le sait, le devine si facilement, le comprend si bien, c'est parce qu'il est presque dans le même cas qu'elle, que son corps lui offre douloureusement les mêmes sensations.
Ce moment va régir le reste de sa vie ainsi que très certainement lui broyer le cœur, mettre son âme en pièce. Parce qu'il n'y a pas moyen qu'Izuku lui propose un morceau de son cœur, pas moyen que le nerd lui dise de rester à ses côtés. Et Katsuki n'en revient pas, est complètement soufflé d'en arriver là, de laisser cette situation se produire ... Donner à Deku le pouvoir de le briser, d'anéantir son cœur et de fissurer son âme, est quelque chose qu'il ne pensait jamais faire un jour, est un pouvoir qu'il ne pensait pas offrir à Izuku. Mais après tout, il a bien passé la moitié de sa vie à mettre en pièces le cœur d'Izuku, à démanteler pièce par pièce l'âme d'enfant du nerd, à dissoudre les objectifs et rêves de Deku. Il est presque normal qu'il mange à son tour, qu'il souffre un peu pour une fois.
— Katchan.
Son timbre de voix bousille quelque chose dans la poitrine de Katsuki, arrache un morceau de son cœur d'un coup sec. Il y a les volutes d'un désespoir dans son murmure, la trace d'une résignation soudaine mais certaine, les restes d'une tristesse sourde. Et pourtant ... Pourtant, le cendré discerne tellement d'espoir dans les iris émeraude d'Izuku. Un espoir pour qui, pour quoi ? Envers lui ou envers elle ? L'espoir de sa bénédiction ou l'espoir qu'il ne l'attende rien qu'une minute de plus ? Katsuki ne sait pas, n'est pas sûr de vouloir le savoir, parce que son cœur se brise déjà.
Et c'est bien parce qu'il n'a définitivement pas envie de le savoir que sa main quitte la chaleur réconfortante de la paume du nerd et que son corps opère déjà un demi-tour, qu'il prend la fuite pour se protéger, pour s'éviter une souffrance bien plus grande que celle qui l'attend s'il se fait rejeter ... Parce qu'il est inconcevable pour lui de supporter la relation entre le nerd et la tête de hamster, inconcevable qu'il le regarde de loin lui offrir son cœur, ses sourires, ses rires, son futur, une place dans sa vie pour toujours.
— Attends, Kats !
— Tu ne peux pas partir maintenant !
Kirishima et Hanta sont sur lui en une fraction de seconde, avant même qu'il n'ait eu le temps de cligner des yeux, avant même qu'il ne puisse tenter de reprendre une bouffée d'oxygène pour remettre son corps en fonctionnement. Ses amis ont eux aussi le souffle court, les yeux brillants de peur pour Eijiro et de colère pour Hanta. Leurs costumes ne ressemblent plus vraiment à grand-chose, à l'image du cœur du cendré, leurs chemises sont froissées et sorties de leurs pantalons, leurs vestes de costumes ont disparu quelque part dans la salle, la queue-de-cheval de Sero tient à peine dans l'élastique. Et juste à quelques pas derrière eux, Katsuki distingue Denki et Mina, complètement affolés, qui tentent de les rattraper, de se frayer un chemin parmi la foule, de les atteindre pour sûrement le supplier de rester, d'attendre, de laisser une chance à Izuku.
— Lâchez-moi, il grogne sourdement et il a l'impression d'être un animal blessé, pris au piège.
Le brun le regarde encore comme s'il s'apprêtait à commettre l'erreur de sa vie, à tout foutre en l'air soudainement comme un crétin. Alors que non, putain. Katsuki a déjà commis son faux pas : celui de se laisser envahir par un espoir de réciprocité, par l'espoir d'une vie à deux, par l'espoir d'un pardon définitif, par l'espoir d'être mieux et de ne compter rien qu'un peu plus juste pour cette fois, plus qu'Uraraka, rien qu'une dernière fois pour toujours.
— Reste ici, Kats. Souviens-toi de ce que je t'ai dit : tu en as le droit, martèle Hanta en élevant la voix.
Et le droit de quoi ? Katsuki voudrait lui hurler à plein poumon, une bonne fois pour toute. Le droit d'avoir le cœur brisé ? Le droit de regarder Ochacco lui prendre sa place, le remplacer contre son gré ? Le droit de regarder Izuku être heureux sans lui, loin de lui ? Le droit de souffrir en silence ? Le droit de tenter sa chance pour mieux être mis sur le carreau ?
— Katchan ! le nerd cri, presque désespéré quelque part derrière ses deux amis.
Izuku passe en force entre les deux garçons et sa main s'accroche désespérément à un pan de sa veste, et son cœur déjà malmené lâche pour de bon. Là, en plein milieu de la salle bondée de futur héros, Katsuki est à deux doigts de se mettre à pleurer stupidement, de se mettre à hurler furieusement après chacun d'entre eux, de leur dire de déguerpir ou de regarder ailleurs, de s'époumoner après Uraraka et son attitude de peste, de brailler sur le nerd de le choisir lui. Ses poumons ont dû mal à se remplir en oxygène, sa tête commence à lui tourner et son estomac à faire douloureusement des siennes. Son sang pulse rapidement jusque dans ses tempes et la douleur lui tiraille tout le corps, lui donne envie de se laisser tomber à même le sol.
— Izuku ?
Derrière son ami d'enfance, Uraraka attend encore et toujours, s'impatiente et s'exaspère ouvertement. Une main tendue vers l'avant en direction du nerd, et l'autre qui repose hautainement sur sa hanche, elle a d'un seul coup l'air moins avenante, beaucoup plus sur ses gardes, prête à le mordre pour l'éloigner de Deku, pour marquer son territoire, pour le faire déguerpir d'ici, pour garder le garçon aux cheveux verts en sa possession.
Puisque le nerd ne lui accorde pas la moindre attention, elle en profite pour le confronter lui, saute sur l'occasion pour lui sortir le grand jeu en termes de regard noir. La jeune fille lui offre toute sa haine à travers ses deux iris noisette. Elle le déteste, Katsuki n'en a pas le moindre doute et il le lui a toujours bien rendu depuis le premier jour. Ochacco ne l'aime pas, parce qu'il est celui qui se dresse toujours entre elle et le nerd, parce qu'il est celui qu'Izuku poursuit depuis toujours, parce qu'il est celui pour qui Deku pourrait offrir sa vie, sans le moindre remord sans même prendre le temps de réfléchir rien qu'une seconde, parce qu'il est celui qui étrangement comptera toujours plus aux yeux de son ami d'enfance – mais sûrement pas au point de lui accorder le droit de se tenir à ses côtés pour le reste de sa vie. Leur relation est spéciale, particulière et unique. Et même si Katsuki disparaît pour toujours ce soir, une part de lui planera tout de même dans l'ombre de Deku, dans chacune de ses actions, dans chacune de ses décisions, dans le fond de son cœur, dans un coin de son âme.
Uraraka ne gagnera jamais haut la main, ne remportera jamais totalement la partie. Katsuki a tout fait pour s'en assurer.
— Katchan, je ...
Les mots ont l'air de se coincer dans la gorge du successeur d'All Might et ses jolis yeux émeraude se remplissent d'eau à une vitesse qui impressionnera toujours Katsuki.
— Attends-moi ..., il le supplie. Juste quelques minutes.
Et le cendré aimerait lui dire qu'il l'attend depuis toujours, qu'il l'attendra pour le reste sa vie sûrement et qu'il a le droit à un peu de bonheur. Mais les mots se coincent dans sa gorge, s'emmêlent sur le bout de sa langue, se cognent au fond de son cerveau. Tout ce dont il est capable est de regarder Izuku avec des yeux plus brillants que jamais, plus humides qu'ils ne l'ont jamais été. Du bout de ses doigts, Katsuki vient attraper une larme qui s'échappe le long de la joue droite du nerd et en profite pour dessiner, une dernière fois, les contours de son visage.
— Tout ira bien, Katsuki souffle courageusement tout en lui offrant un sourire tremblant. Tu as le droit au bonheur, Izuku.
Izuku agrippe fermement ses deux poignets, sert suffisamment fort pour y imprimer la trace de ses doigts sur sa peau pâle. Le regard qu'il lui lance l'emmène à se questionner, à prendre un instant de plus pour reconsidérer la situation ... Est-ce que Deku ira vraiment bien ? Uraraka est-elle le bonheur de son ami d'enfance, est-elle capable de le rendre heureux, d'être celle qu'il lui faut ? Son cerveau – la partie la plus raisonnable – lui souffle que oui, elle saura faire, parce qu'elle a aimé Izuku depuis le premier jour, a toujours été admirative de son courage et de son dévouement envers autrui, alors que lui ... Lui n'a pas cessé de cracher sur cette caractéristique du nerd, depuis toujours, depuis la première fois qu'il s'est opposé à lui. Ochacco n'a jamais cherché à lui nuire, a tout fait pour lui être utile à s'en rendre presque indispensable. Pire que tout, la jeune fille n'a pas cherché une seule fois à cacher une seule fois ses sentiments pour lui, les a continuellement hurlés au monde entier.
Uraraka ne s'est jamais camouflée derrière une colère inexplicable, elle n'a jamais rien dissimulé de son affection ... Alors que lui, c'est toujours contenté d'attendre dans l'ombre avec un mutisme presque religieux, est allé jusqu'à trouver une certaine satisfaction à l'aimer en silence.
— Katchan. Tu dois m'attendre, juste une minute. On doit parler, je dois te dire que ...
— Je vais y aller, Izuku.
Katsuki l'interrompt doucement, l'empêche d'aller plus loin dans sa phrase et de dire quelque chose qu'il n'est pas prêt à entendre. Le nerd le regarde férocement, sa langue vient humidifier sa lèvre inférieure et il s'apprête à repartir à l'assaut, à entrer en guerre contre lui pour le faire rester, pour le forcer à l'écouter. Il n'est pas question pour le cendré de le laisser faire, alors il lui coupe l'herbe sous le pied.
— Je t'aime, Izuku.
La surprise est telle, que son ami d'enfance relâche sa poigne sur ses avant-bras et qu'il cesse soudainement de respirer. Et Katsuki avoue n'être pas loin de tourner de l'œil, lui aussi.
— Et je ne veux que ton bonheur, même si je n'ai jamais été très doué pour te le montrer. Uraraka est là, elle t'attend, elle te promet une belle vie, douce et paisible.
Les mots lui écorchent la bouche, supplient presque pour ne pas en sortir et restés coincer entre son palet et sa trachée.
— Tout ira bien.
Sa voix tremble presque comme celle d'un gamin qui cauchemarde et il sait que cette dernière phrase est plus pour tenter de se convaincre lui qu'Izuku.
— Garde un œil sur Hanta pour moi, et porte-toi bien ..., il glisse dans un murmure avec un léger sourire qui n'atteint pourtant pas ses yeux.
La minute d'après, avant que quiconque n'ait pu réagir, n'ait eu la possibilité de comprendre, Katsuki Bakugo a complètement disparu.
Et, action : larmes !
J'avais prévenu que le chapitre n'était pas tendre, ne finirait pas bien ... Rassurez-vous, cette histoire a vraiment une happy end ! C'est juste que j'adore faire souffrir Katsuki et Izuku (et je ne l'explique pas).
Bien, j'espère que le chapitre vous a tout de même plu ?
On se revoit (bientôt pour un OS !) au prochain chapitre, pour encore plus de larmes ! (je plaisante !)
PS. Sachez que je lis vos reviews, mais que je ne prends malheureusement pas le temps d'y répondre, bête comme je suis. Sachez aussi que je suis ravie de voir vos retours, vos commentaires et vos ajouts dans les "à suivre". Merci de prendre le temps de me lire, merci aussi pour vos traces de passages ou non, ça compte beaucoup pour moi comme pour chaque autrice / auteur !
