Salut à tous,
Et voici le chapitre de ce samedi... on approche de la fin de cette partie...
Enjoy :)
- Harry que se passe-t-il ?
- Ça concerne Slughorn, dit-il d'une voix légèrement hachée. J'ai enfin mis la main sur son souvenir. Je sais dorénavant ce qu'est un Horcruxe, ajouta-t-il avec gravité. Tu devrais aller réveiller tes amis, Dott'. Car cela dépasse tout ce que l'on a pu imaginer.
Dorea, Théo, Blaise et Daphné étaient installés sur les canapés et fauteuils tout autour de la cheminée alors qu'Harry leur contait ce qu'il avait vu dans la Pensine de Dumbledore.
Lorsqu'il eut achevé son récit, aucun n'éprouva les mots pour dire ce qu'il ressentait.
- Six horcruxes…, murmura Théo.
- Quatre à présent, précisa Harry. J'ai détruit le journal de Jedusor en deuxième année et Dumbledore la bague de Gaunt.
- Donc… il ne reste plus que la coupe de Poufsouffle et le médaillon de Serpentard, résuma Blaise.
- Et certainement une relique de Serdaigle ou de Gryffondor, ajouta Daphné. Ainsi qu'un autre horcruxe dont on n'a pas connaissance.
- Merlin, souffla Théo. Et tu dis que Dumbledore est la recherche de ces reliques d'où ses absences fréquentes de l'école ?
Harry hocha la tête.
- La prochaine fois, il nous emmènera, Dorea et moi. Il me l'a promis.
Les trois serpentards tournèrent la tête vers la rousse, qui elle, avait le regard plongé dans les flammes qui crépitait dans l'âtre.
- Dott' ? Dorea ? appela Daphné.
- Co… Comment est-ce possible ? dit cette dernière d'une voix enrouée.
Elle vira ses yeux pour les poser sur son frère.
- Comment allons-nous… faire ?
- Je n'en sais rien, dit Harry en haussant les épaules, son visage affichant une expression affligée. Je suppose qu'avec l'aide de Dumbledore, nous pouvons arriver à nos fins.
Dorea jaugea son frère, constatant que son optimisme la rebutait presque. Il était à mille lieux de savoir ce qu'il se tramait véritablement.
Elle secoua le chef désabusé, se souriant à elle-même.
- Qu'est-ce qu'il y a Dorea ? s'enquit Théo.
- Et si Dumbledore vint à disparaître… avant que nous ayons détruit chacun des horcruxes ?
- Dumbledore est le plus grand sorcier de notre siècle et celui qui n'ait jamais craint Lord Voldemort, assura Harry. Il faudra un bon moment avant que lui ou un de ses sbires n'arrive à l'éliminer.
- Mais on dit qu'il se fait… vieux, dit alors Daphné avec une certaine hésitation.
- Je suis certain qu'il est encore là pour quelques années. Il ne faut juste pas perdre de temps, assura Harry.
Dorea ferma ses prunelles, contrite et attrister de voir que son frère vivait tout simplement dans un rêve éveillé.
Elle expira un souffle et rouvrit ses prunelles sous le regard anxieux de ses amis. Elle les observa un à un se demandant à présent si cette découverte remettait en question le plan qu'elle avait élaboré pour les protéger chacun, y compris Harry et principalement Drago.
- On devrait aller se coucher, suggéra-t-elle, laissant cette question en suspens. Nous avons cours demain.
Ils se levèrent et Harry lui demanda la cape d'invisibilité que Dorea alla chercher dans sa malle, pour qu'ils puissent rentrer en sécurité dans la tour de Gryffondor.
Alors qu'il s'enveloppait, disparaissant sous les yeux admiratifs des trois autres serpentards, le mur glissa de nouveau et Drago Malefoy fit son entrée.
- Qu'est-ce que vous faites tous debout à cette heure-ci ? interrogea-t-il plissant le nez d'un air rebuté.
- Je te retourne la question ? rétorqua Blaise.
Dorea, qui guettait l'entrée, vit avec soulagement que le mur se refermait, son frère étant reparti dans les corridors sombres du château pour regagner son dortoir.
- Bon, je vais me piauter moi, bailla Théo.
- Pareil, fit Blaise en s'étirant.
- Bonne nuit, salua Daphné.
Les trois compères se dirigèrent vers les escaliers, pour l'une montant dans le dortoir des filles, pour les deux autres, celui des garçons. Dorea lança un regard hésitant à Drago puis finalement, fit volte-face pour monter à son tour rejoindre son lit, sans adresser un mot au jeune homme.
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Deux semaines passèrent alors qu'à présent, l'été faisait de nouveau son apparition dans les highlands tout comme Katie Bell qui était revenue de Sainte-Mangouste.
Dorea profitait ainsi de cette après-midi chaude et ensoleillée aux abords du lac, alors qu'elle avait une heure de libre avant son cours d'Histoire de la Magie.
La jeune fille n'avait cessé de penser aux Horcruxes qui pouvaient se dissimuler dans des reliques susceptibles d'intéresser Lord Voldemort.
Daphné lui avait bien suggéré le diadème perdu de Rowena Serdaigle mais comme l'avait soulevé Théo, il était perdu et cela faisait des siècles qu'il n'avait pas été aperçu.
L'épée de Godric Gryffondor avait immédiatement été écartée puisqu'Harry s'en était servi pour tuer le basilique dans la chambre des secrets.
La seule solution qu'il lui restait alors c'était de lire et de relire l'histoire de Poudlard ainsi que de ses fondateurs.
Progressivement, elle s'était donc reclue dans la bibliothèque, utilisant la moindre de ses minutes de libre pour avancer dans ses recherches et se préparer à l'éventualité que Dumbledore les emmènes, d'un jour à l'autre, à la recherche d'un Horcruxe.
Elle était en conséquence à des centaines de lieux de partager l'exaltation de l'école à l'approche de la finale opposant Gryffondor à Serdaigle. À cette pensée, Dorea eut un sourire rêveur lorsque, la semaine précédente, Harry lui annonça que Ginny et Dean Thomas avaient rompus et que cela allait poser problème dans son équipe.
Dorea n'avait pas cru un seul mot de ce que lui avait déclaré le brun, percevant nettement le penchant qu'il éprouvait pour la cadette Weasley.
La jeune Lady balança alors la tête en arrière, exposant sa peau laiteuse sous le soleil écossais. Elle allait devoir retourner à la bibliothèque, mais elle avait souhaité savourer un moment de calme avant que la tempête ordinaire ne fasse rage dans son esprit.
Elle contempla le lac où le Calmar géant faisait des remous et se mit à penser à Albus Dumbledore.
Il ne lui restait que quelques semaines, tout au plus quelques mois à vivre. Si elle menait à bien la mission qu'il lui avait confiée, alors Drago resterait en vie. Mais si elle échouait…
Dorea avala sa salive avec difficulté, ravalant les larmes qui la saisissait soudainement chaque fois qu'elle y songeait.
Dumbledore prétendait qu'il n'y avait pas d'autres choix, cependant Rogue avait déclaré que c'était de la folie, pure et simple.
Ses paroles résonnant en elle alors qu'elle se trouvait dans sa maison de l'Impasse du Tisseurs à Carbones-les-Mines.
« Vous avez élevé ces enfants comme de la chair à canon, Dumbledore. Ni plus ni moins que des porcs d'élevage destinés à l'abattoir ».
La serpentard prit une ample inspiration tentant de recouvrer un semblant de plénitude qui l'avait habité depuis qu'elle s'était installée sur cette pelouse une demi-heure plus tôt.
Elle ne savait pas encore si elle était faite pour cela. Mais si elle voulait aider Drago et son frère, il n'y avait aucune autre solution. Elle sera utile seulement si elle se trouvait dans son giron. Encore faut-il qu'elle reste elle-même en vie jusque-là…
C'est sur cette réflexion qu'elle perçut des pas s'approcher dans son dos et lorsqu'elle se retourna, elle vit Blaise et Théo, le teint livide et l'expression grave qui alarma aussitôt Dorea, devinant que quelque chose de grave venait de se passer.
Elle se releva alors époussetant l'herbe sur sa robe d'école et fixa ses deux amis, attendant la sentence nette et brutale.
- C'est Drago, fit alors Blaise. Il a été attaqué dans les toilettes de Mimi Geignarde.
Dorea cessa subitement de respirer.
- Quoi ? Mais…
- Il est dans un état stable, s'empressa de tranquilliser Théo. Mais il a été sacrément amoché.
- Comment… Qui…, bégaya Dorea d'une voix chevrotante.
Elle vit les deux serpentards échanger un regard attristé puis reportèrent leur attention sur la rousse.
- C'est ton frère. C'est lui qui a attaqué Drago, annonça Théo dans un souffle.
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Dorea avait attendu qu'Astoria sorte de l'infirmerie pour rendre discrètement visite au jeune homme, même si l'heure du couvre-feu était déjà passée.
Elle pénétra donc la pièce aux hautes fenêtres dont les vitraux colorés se reflétaient sur le sol de pierre et constata avec soulagement que Mrs Pomfresh s'était déjà enfermée dans son bureau.
La jeune Lady s'avança alors près des paravents qui entouraient le lit au fond sur la droite. Lorsqu'elle fut assez près, elle pencha la tête pour voir si Drago dormait ou non.
Il avait les yeux fermés et respirait à un rythme régulier. Elle s'introduit alors dans le petit enclos et prit place sur la chaise entreposée sur le côté du lit.
Ayant contenu ses larmes jusque-là, elle ne fut pas étonnée que quelques-unes s'échappèrent et roulèrent sur ses joues creuses.
Elle avait certainement enduré les pires heures de son existence.
Aussitôt que Blaise et Théo lui avaient annoncé la malheureuse nouvelle, Dorea s'était enfermés dans le dortoir, tentant par tous les moyens de ne pas détruire la chambre et le mobilier. Les marques rouges sur son bras gauche témoignaient du self-contrôle qu'elle avait dû exercer sur sa personne et ses pouvoirs.
Ensuite, elle avait entendu les geignements d'Astoria et lorsqu'elle avait eu le malheur de descendre dans la salle commune après s'être enfin calmée, la jeune Greengrass l'avait insulté elle et son frère de tous les noms d'oiseaux qui existaient sur cette terre. Et ce, jusqu'à ce que Théo s'interpose entre les deux jeunes femmes.
Blaise l'avait donc emmenée dîner dans les cuisines, estimant qu'il était préférable que Dorea n'aperçoive pas Harry, sitôt après les événements de l'après-midi au risque que la vie de ce dernier soit subitement écourtée.
Reniflant et essuyant ses joues humides d'un geste rageur, elle prit la main du jeune homme, la caressant de son pouce avec une infinie douceur.
- Je suis désolé, dit-elle à voix si basse que ses lèvres imitèrent presque les mots sortis de sa bouche. Je suis tellement désolé…
Dorea se réinstalla un peu plus confortablement sur la chaise, ne cessant de sangloter silencieusement.
Ce fut uniquement au milieu de la nuit qu'elle s'endormit enfin.
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Une légère caresse effleura sa joue et elle bougea, gigotant sur sa chaise. Elle reprit place, les yeux toujours clos. Puis les doigts descendirent jusqu'à ses lèvres dessinant leur contour, traçant son arc de cupidon. Elle inspira et expira sentant les doigts ramener ses cheveux derrière son oreille. Dorea replia son bras sur la couche pour donner un peu plus de confort à sa tête posée dessus.
Enfin, elle perçut une bouche se poser sur son cou, embrassant son épiderme. Puis un deuxième, un troisième baiser suivit, remontant jusque derrière l'oreille, des dents lui mordillant sa peau de temps à autre.
En définitive, tiré de son sommeil, elle papillonna des yeux, alors qu'elle distinguait le corps du blond penché au-dessus d'elle.
- Dott', lui chuchota-t-il. Réveille-toi.
Dorea se redressa, les courbatures de son dos la faisant grimacer. Ce que Malefoy ne manqua pas de remarquer.
- Et moi qui pensais que tu étais plus séduisante que cela lorsque tu te réveillais le matin, sourit-il narquoisement.
La jeune Lady afficha un mi-sourire pour faire bonne mesure, mais l'angoisse reprit aussitôt sa place la tiraillant de part en part.
Les yeux du jeune homme brillaient de ravissement alors qu'il la contemplait avec une certaine suavité.
Dorea réprima alors un bâillement et entreprit d'étirer ses bras au-dessus d'elle.
- Quelle heure est-il ?
- Sept heures, répondit-il en consultant sa montre à son bras gauche. Tu es resté ici toute la nuit ?
- J'ai voulu te rendre visite hier soir après le couvre-feu, mais je crois que finalement, je me suis endormie sur la chaise.
Drago haussa un sourcil, une lueur grivoise reflétant dans ses orbes grises.
- Tu aurais pu me réveiller, dit-il feignant le ton de la réprimande. Ne fallait-il pas que mon infirmière personnelle prenne un peu soin de moi ?
Le sourire du jeune homme s'agrandit et Dorea pouffa, lui donnant une légère tape sur l'épaule.
- T'es con, rigola-t-elle.
Le jeune Malefoy s'esclaffa et ce fut à cet instant que Mrs Pomfresh débarqua. Ses yeux tombèrent sur la serpentard et c'est avec surprise qu'elle s'exclama :
- Miss Artwood ?! Mais que faites-vous ici à une heure aussi matinale ? Et en-dehors des heures de visite en plus ?
- Oh, je…
- Dorea est venu simplement s'assurer si j'allais bien, Mrs Pomfresh, intervint Drago d'un ton nonchalant. Mes amis sont dans la hâte d'avoir des nouvelles et c'est pour cela qu'elle est venue plus tôt que prévu.
- Eh bien, je crois que vous pouvez rassurer tout le monde, puisque j'allais justement vous libérer Monsieur Malefoy. Après les vérifications d'usage, bien évidemment.
Dorea et Drago échangèrent un regard puis le blond lui demanda :
- Tu m'attends ? Je n'en ai pas pour longtemps.
La jeune fille acquiesça, trop heureuse de passer un moment privilégier en compagnie de Drago. Elle se leva et sortit de l'infirmerie, patientant devant. Une dizaine de minutes plus tard, ce fut au tour du jeune Malefoy de sortir et tous deux se mirent en route prenant le chemin de la salle commune.
- Alors ? Tout va bien ? s'enquit Dorea.
- J'aurais quelques cicatrices à vie, mais aucunes séquelles.
- Heureusement que le professeur Rogue est arrivé vite, soupira Dorea. Si… si ça avait été autrement, je ne sais pas si…
- Hé, fit Drago avec douceur en la saisissant par la main.
Ils s'arrêtèrent au milieu du couloir. La grande horloge de la tour les surplombant au bout du chemin.
- J'ai survécu, et je suis en bonne santé. Il n'y a rien de plus à en dire.
- Mais mon frère…
- Ton frère n'a fait que se défendre. Et je pense que lui-même ne sait pas ce qu'il a utilisé comme sortilège. Mais ce qui est certain, c'est que j'allais lui envoyer un impardonnable. Tu le sais aussi bien que moi, dans un duel, c'est le jeu…
Dorea écarquilla les yeux de stupéfaction, n'en croyant pas ce qu'elle venait d'entendre.
- Tu… Tu es en train de prendre la défense d'Harry ?! s'exclama-t-elle un peu fort.
- Bien évidemment que non, dit-il en roulant des yeux, tout en affichant cette grimace rébarbative qui lui était propre. J'ai toujours envie de l'encastrer dans un mur et après ce qu'il a fait, crois-moi, le désir de lui retourner son putain de maléfice me démange. Mais je dis simplement que si ça n'avait pas été moi, ça aurait été lui.
- Crois-moi que si je l'attrape celui-là…, fit Dorea en serrant les poings sous le courroux qu'elle ressentait à l'encontre du brun.
- Je te fais confiance pour être très imaginative question vengeance, ajouta Drago avec un clin d'œil.
Dorea le jaugea durant un instant puis un sourire se fendit sur son visage. Drago s'approcha alors d'elle, la prenant par la taille pour la coller à lui. Elle vit le désir reprendre place dans ses prunelles alors qu'il se penchait pour l'embrasser. Mais elle l'arrêta, posant ses mains sur son torse.
Drago fronça des sourcils puis soupira lorsque Dorea se détacha de son étreinte.
- Tu ne feras pas de moi l'autre femme, Drago, dit-elle durement.
- Tu n'es pas l'autre, Dorea. Tu es la…
- Hier, alors que l'annonce de votre duel se répandait comme une traînée de poudre dans l'école et que chacun de nous se demandait dans quel état tu te trouvais, certains disant que tu gisais dans ton propre sang, tous se sont tournés vers Astoria. Lui demandant comment elle allait, si elle tenait le coup et la consolant tout en lui assurant que vous deux, vous formiez un couple parfait. En attendant, moi, j'étais cloîtrée dans ma chambre et personne ne s'est interrogé sur ce que je ressentais, moi. Les deux personnes qui me sont le plus cher sur cette terre se sont battus à mort, mais personne ne s'est inquiété de savoir, si moi, je tenais le coup. Tu sais pourquoi ?
- Pourquoi ?
- Parce que toi et moi, nous ne sommes pas un couple à part entière, comme tu l'es avec Astoria. Nous demeurons, aux yeux de tous, tout au plus des meilleurs ennemis, se cherchant gentiment des noises à la moindre occasion. Et du fait de ma filiation avec Harry, je suis par nature, ta rivale. Personne ne nous verra comme un véritable couple. Deux jeunes gens qui peuvent librement s'aimer et être ensemble sans avoir en pâtir des conséquences de cela. Tu es fiancé Drago. Tu as choisi ton avenir et on ne peut rien faire contre cela. C'est trop tard à présent.
- Tu sais parfaitement que j'ai voulu prendre mes distances pour te protéger. Rien n'est possible entre nous, pas tant que…
Il laissa sa phrase en suspens, contractant sa mâchoire sous le coup de la colère.
- Pas tant que quoi, Drago ? s'impatienta Dorea.
- Pas tant que j'ai l'assurance que je resterai en vie à la fin de cette mission. Et si je mène à bien cette mission, tu sais très bien que tu me détesteras à la minute où ça sera fait.
- Oui, mais en attendant, nous avons perdu notre temps ! s'énerva Dorea.
- Je t'aurais mis dans une position délicate, tu le sais aussi bien que moi ! fit Drago sur le même ton. Vis-à-vis de ton frère, de l'Ordre…
- Mais j'aurais été prête à l'assumer ! s'exclama alors Dorea.
Drago eut un mouvement de recul.
- Je suis prête à affronter le monde pour être avec toi, poursuivit la jeune Lady d'un ton plus calme. Et c'est bien là le problème puisque tu as pris la décision pour nous deux que c'était impossible. Moi je suis prête, mais toi, tu ne l'es pas ! Tu dis que tu m'aimes et je te crois. Je sais qu'à présent, c'est réciproque, mais tu n'es aucunement prêt à assumer cela aux yeux de tous !
- Je veux simplement te préserver de…
- Arrête avec tes excuses ! répliqua-t-elle sèchement. Tu sais aussi bien que moi que je suis tout à fait capable de me protéger seule et de très bien me défendre s'il le faut.
Dorea recula d'un pas, alors qu'elle s'était approchée vers le jeune homme.
- Tu n'es pas en mesure d'assumer tes sentiments à mon égard. On le sait tous les deux, murmura-t-elle. Et je m'en contenterai. Mais je ne serais pas non plus l'autre fille. Celle qui attend son heure, espérant que tu rompes un jour tes fiançailles avec Astoria. Ça non. Je m'y refuse.
- Et qu'est-ce que tu comptes faire ? cracha Drago véhément.
- Je compte mener à terme ma mission. C'est-à-dire en finir avec cette guerre et Lord Voldemort. Ainsi que protéger les personnes qui me sont chères. Mon frère, ma famille, mes amis et… toi. Après cela, sois je serais six pieds sous terre, ou bien, je n'aurais plus rien à faire dans cette communauté. Je partirai aussi loin que possible. Car il est hors de question que je sois spectatrice de ton hypothétique bonheur familial avec Astoria.
Drago entrouvrit la bouche de stupeur, saisit par les derniers mots de la jeune femme. Cette dernière tourna ainsi les talons et il la contempla repartir vers les escaliers de marbre sans pouvoir prononcer le moindre mot.
Il réalisa alors que ses fiançailles avec Astoria avaient certainement changés les perspectives de la jeune femme ou plutôt les avaient définis.
Drago passa une main rageuse dans ses cheveux, les recoiffant nerveusement en arrière puis obstrua ses prunelles, chagriné de constater que Dorea s'était résolu dans un avenir où il n'avait pas sa place.
