chap. 4: Vol en bonne compagnie

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Un point grossissant jusqu'à former une bête à plumes noires ainsi que son conducteur, traversent le ciel du château de Poudlard.

- Qu'est-ce que c'est, s'interroge à voix haute un enfant.

- Il me semble que c'est un hippogriffe, répond la Serdaigle.

- Et celui qui le monte: Severus Snape, je n'ai pas d'hallucination.

- Non. Il est magnifique.

Presque aussi merveilleux qu'un centaure.

Le grand homme glisse jusqu'au sol d'un gracieux mouvement. Avant de faire apparaître sa plume et un bout de parchemin sur lequel il rédige une rapide note, dans le vide. Puis, il fait venir son hibou.

- Pour Harry Potter.

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- Vous désirez ma présence, Monsieur? demande le Survivant en se plaçant devant lui.

- En effet.

L'homme à la haute stature porte un panton noir et serré, peut-être des jeans, en plus d'un manteau assorti lequel est assez long pour recouvrir la moitié de l'arrière. Un chandail en velours vert foncé, avec un capuchon.

…Et ses joues sont un peu rosées contrairement à d'habitude, les cheveux emmêlés par le vent, presque comme s'il venait de…

Afin de se changer les idées, le sorcier se détourne vers une bête magique, fait une une révérence devant l'hippogriffe. L'animal répond en faisant de même et alors, le jeune peut l'approcher.

- Bonjour, le salue-t-il tandis que ses doigts glissent dans son doux plumage gris. L'hippogriffe possède également une incroyable paire de yeux bleus.

- C'est une rare beauté, n'est-ce pas? commente Snape en joignant son côté, caressant l'animal lui aussi.

- Oui, dit Harry en souriant.

- J'ai toujours souhaité essayer, de le conduire dit-il avec enthousiasme. Suspecté que ce serait bien. Mieux en vérité, ça a été merveilleux. Puis, se rapproche de son oreille, chuchote pour n'être compris que de lui désormais: - Sa façon de bouger sous moi… si passionné, si sauvage… vous devriez essayé une fois, Potter.

Ouais, il devrait vraiment. Lui, c'est cette voix ténébreuse si particulière qui lui donne envie, trop d'imagination. S'éloigne un peu du magnétique homme.

Les yeux à lunettes rondes détaillent à nouveau, le curieux accoutrement.

- Que portez-vous? poursuit le jeune. - On ne vous voit jamais que dans vos vêtements formels d'enseignements.

- Des vêtements évidemment. Vous ne pouvez supposer que je déambule nu lorsque je n'ai cours, rétorque Snape d'un ton ironique, en soulevant un sourcil.

Certains rient autour d'eux.

Les fentes des paupières d'Harry rapetissent, une lueur malicieuse les traverse.

- C'est quelque chose que j'aimerais voir un jour: Severus Snape marchant nu à travers les murs de Poudlard, le met au défi le Gryffondor en lui offrant son sourire taquin, observe l'autre, curieux par sa réaction, allait-il se mettre en colère à cause de l'audace de l'idiot. Le réexpédier au récurage de ses chaudrons maléfiques.

- Cela est, Potter, lâche Snape en le fixant de son regard noir dont l'intensité le brûle. Avant d'accepter. - Joignez-moi sur Oberon maintenant et je verrai ce que je peux faire concernant votre demande spéciale.

Devant plusieurs témoins qui sifflent d'approbation.

- Oberon? demande Harry, en face de l'autre individu. Son coeur bat fort.

- J'affectionne également la littérature créée par les moldus. Alors, que sera votre réponse finalement à mon offre? réitère le professeur des potions, en lui faisant un sourire moqueur.

Pourquoi agissait-il de façon aussi spontanée, se gronde le jeune, sans penser aux conséquences de ce qu'il provoquait. Il s'était rendu prisonnier de Snape qui pourrait faire ce qu'il voulait de lui.

- Euh… j'ai pas eu une bonne expérience la dernière fois. J'aime mieux mon balais, non merci, essaie-t-il de s'en sortir.

- Vous avez entendu cela, vous tous, votre sauveur du Monde Sorcier, tueur de Voldemort, craint de voler, rétorque Snape en éclatant de rire. Puis, monte de nouveau sur l'animal.

- Allez-y, Monsieur.

- Vous savez que c'est faux, répond Harry en fronçant des sourcils. - Je vole comme attapeur des Gryfondor depuis mes onze ans.

Ensuite, il se tourne vers Oberon ainsi que l'autre sorcier. Le jeune veut s'installer derrière Snape, qu'on en finisse au plus vite mais celui-ci l'empêche, le force à s'installer devant lui plutôt. Essaie de se trouver une position confortable collé contre l'autre homme.

- Je vais vous tuer, murmure l'humilié.

- Non, vous ne le ferez pas. Vous avez débuté avec cette histoire de nu dans les couloirs de Poudlard. Donc, il était très probable que je demande une faveur en échange. Et comme vous avez refusé, j'ai dû trouver un moyen de vous persuader.

- Tenez-vous fermement, Monsieur. Le professeur des potions est connu pour être un peu… brutal, lâche un Serpentard.

Harry rougit tandis que l'autre homme, qui trouve la remarque juste, rigole un instant.

- Soyez sans crainte. Je vais prendre un grand soin de Potter.

- Aucun doute à ce sujet, Monsieur.

Le Héros National en a déjà assez mais le périple, son cauchemar, commence. Ce sera long.

- Oberon, vas-y, ordonne le sorcier à la bête, enfonce le talon de ses bottes dans les flancs. L'hippogriffe tourne lentement et prend son envol, agite ses énormes ailes vite et avec force. Le jeune s'agrippe à son cou, se rapproche, espérant ne pas tomber. L'homme s'aplatit aussi plus à l'horizontal sur le corps d'Harry, afin d'offrir moins de résistance à l'air, aérodynamique avec l'oiseau.

Lorsqu'ils planent avec stabilité dans les airs, que les va et vient des ailes d'Oberon se réduisent, le Survivant attrape les plumes grises plus fermement et indique le sol à l'hippogriffe, de nouveau.

- Tentez-vous de prendre le contrôle de mon animal fantastique, Professeur Potter? l'accuse Snape qui presse leurs corps plus près, ses larges mains se déplacent sur les hanches d'Harry, ses longs doigts l'empoignent avec fermeté.

La respiration du jeune s'accélère.

- Ne vous en faites pas, Monsieur, vous le retrouverez dans une minute.

- Ho, je n'y tiens pas, ronronne la voix suave de l'homme contre l'oreille du jeune. - Je suis certain que la rencontre serait aussi agréable avec vous si vous menez.

Harry essaie d'ignorer le corps derrière lui ainsi que ses bouffées chaudes contre sa nuque, qui le font frissonner.

- Vous avez retiré 25 points à ma maison pour un commentaire sans importance, Potter. Cela fait pas mal, reprend le professeur des potions à chandail vert foncé. Avant de glisser lentement ses doigts pâles des hanches du jeune, sur ses jambes.

- Oui, dit-il brièvement, en se concentrant sur la conversation.

- Ce n'était pas justifié, ne trouvez-vous pas? le blâme Snape, d'un ton ironique.

- Vous avez aussi pris 10 points à Gryffondor hier.

- Elles parlaient pendant mon cours. Bien sûr que je l'ai fait.

Le professeur de Défense lâche un soupir exaspéré avant de lever ses iris à lunettes rondes, vers le ciel.

- Elles travaillaient ensemble, au même chaudron!

- Je préfère l'atmosphère d'une classe calme et sans bruit, répond Snape avec nonchalance dont les larges mains se trouvent à plat désormais sur les cuisses d'Harry.

Le jeune se retourne vers le grand homme afin de le regarder de ses yeux couleur émeraude, essaie d'agir tel que s'il n'avait perçu son touché qui n'a rien d'innocent.

- Dois-je me taire aussi?

Aussitôt, Snape presse son torse complètement contre le dos d'Harry, descend son visage austère au-dessus du sien. Le jeune déplace le sien, effrayé soudain par cette proximité.

- Je vous assure, Professeur Potter, vous, je préfèrerais aussi bruyant que possible, dit-il de sa voix basse. - D'ailleurs, nous ne sommes pas en cours mais dans le ciel.

Harry ne peut ignorer le touché pas du tout innocent qui caresse l'intérieur de ses cuisses, à travers sa robe sorcière avec une certaine pression. Les mains se rapprochent de son membre qui réagit. Il s'éclaircit la voix.

Avant, de tâter Snape au hasard, pour le faire cesser. Mais soudain, des lèvres tièdes baisent sa nuque et la paume de la main qui demeure libre de mouvement bouge cette fois sur son érection. Harry grogne de plaisir avec une certaine force.

- Ho! Oui… comme ça, fait le grand homme contre sa peau, ensuite ses lèvres fines mordillent le bord de ses oreilles. - Mais peut-être qu'on pourrait un soupçon plus fort. Ses doigts masturbent le jeune avec davantage de fermeté. Et il finit par obtenir ce qu'il recherche, tandis que Snape rigole. - J'espère que ce n'est pas Oberon qui vous affecte mais moi.

- Bien sûr que ce n'est pas Oberon! s'emporte Harry, qui réalise trop tard qu'il vient d'avouer être excité à cause de Severus Snape.

- Je suis heureux d'entendre cela, Potter.

Tandis qu'Harry se frappe le front à la cicatrice en forme d'éclair, en réalisant enfin ce qui était en train de se produire.

- La potion! Elle a fonctionné. Vous êtes sous l'influence de l'Arbitrium. Cela explique pourquoi vous agissez bizarrement! s'écrie le professeur de Défense.

Par la suite, la large main de l'homme, délaisse le sexe du jeune, pour se poser sur le sien cette fois.

- Il vous a fallu un moment, hum.

- On doit vous ramener à l'école! s'exclame l'autre sorcier avec colère.

Snape caresse d'un lent mouvement son érection qui prend davantage de vigueur.

- L'école? Pourquoi je devrais? Je suis libre ici. Et vous l'êtes avec moi également.

- Par Merlin, c'est la potion qui parle à travers vous, pas vous, marmonne le professeur de Défense.

- Je vous assure, la potion dit ce que je choisis.

L'homme derrière le jeune lâche son membre. Snape se met ensuite à frotter son sexe érigé avec désespoir, contre les fesses fermes du joueur de Quidditch, à travers les habits.

- À ce moment précis, cela affirme avec force et tourment que je devrais enfoncer ma queue tellement dure à l'intérieur de vous et vous baiser ici. Je serais de tout coeur en accord avec cela.

Un oiseau blanc semble intéressé par Oberon. C'est le Héros National qui le remarque d'abord.

- En effet, il s'agit de Titania, elle nous suit depuis notre départ.

- Quoi?!

Jusqu'à ce que chacun des compagnons regagne la pierre polie du château.