Hello !

Petite publication pour ce week-end vu que ce chapitre est assez court.

Merci à Lady Zalia, Fleur d'Ange et Sockscranberries pour vos reviews !

Et toujours un grand merci à ma bêta BlackButterfly207 qui a fini la relecture de la fic au top du top !

Bonne lecture :D


Échange de Fluides

Chapitre 9 : Errant, légèrement perdu

Severus cacha un bâillement derrière sa pinte de bière. Il était assis au comptoir d'un bar Moldu à Séoul fin juin, un peu plus d'un an après la fin de la guerre. Il était assez tard pour être tôt mais quelque chose à propos de la nuit faisait qu'il était difficile de se diriger vers la chambre qu'il louait à un ancien maître des potions.

Il devait simplement quitter le pays une fois que la poussière se serait déposée sur le corps froid du Seigneur des Ténèbres. Granger n'avait pas eu le droit de le sauver de cette manière. Il avait essayé de se mettre en colère contre elle pour cela, mais il avait constaté qu'il n'y parvenait pas. Son sang, sa magie rendaient la récupération facile, et à part une grande cicatrice sur sa gorge, il n'avait aucun problème persistant.

Il ne s'était jamais attendu à survivre à la guerre. Depuis le retour du Seigneur des Ténèbres, son destin avait semblé être scellé, probablement à cause des caprices du Mage noir, et également au travers de tous les ennemis qu'il se faisait dans les deux camps. Albus ne s'était clairement pas attendu à ce qu'il survive non plus, bien qu'il ne l'ait jamais dit clairement.

Il soupira à nouveau et commanda une autre bière. C'était trop tard pour quelque chose de plus fort, il n'aimait pas le goût des potions de dégrisement.

Aller en Australie n'était pas exactement un choix délibéré, mais quelque chose devait l'avoir conduit dans ce pub où il l'avait trouvée ce soir-là. La force de ses sentiments d'Hermione l'avait presque terrassé, surtout le fait que la plupart d'entre eux étaient positifs. Elle était heureuse et soulagée de le retrouver, c'était évident même pour lui. Il était resté éveillé toute la nuit à préparer des potions pour elle dans la chambre qu'il avait loué à un vieux sorcier dans les quartiers magiques de Brisbane, en empruntant un kit de potions et des ustensiles de cuisine à son hôte, puis en usant de légilimencie et de potions pour réparer soigneusement les filaments coupées des souvenirs dans l'esprit des parents d'Hermione. Il s'en était fallu de peu, mais cela avait fonctionné. Un peu plus de temps pour se préparer aurait peut-être rendu les choses plus faciles, mais il soupçonnait que le fait que sa magie résonne dans ses veines était la principale raison pour laquelle cela avait fonctionné.

Sa magie était sensuelle, chaleureuse et curieuse, tournant autour de sa propre magie comme une petite créature heureuse. Il avait trouvé les charmes plus faciles que jamais, probablement de la même manière que ses sorts d'étudiante en Défense avaient été améliorés après la première transfusion sanguine.

Ce baiser qu'ils avaient partagé après qu'il l'ait aidée avec ses parents avait été, à défaut d'un meilleur mot, magique. Il avait voulu que le temps s'arrête. Son excitation s'était enroulée autour de la sienne comme un cercle vertueux presque parfait jusqu'à ce qu'il se ressaisisse et s'enfuie, à nouveau. Elle n'était pas pour lui. Elle était jeune et intacte et curieuse de savoir comment cette chose fonctionnait entre une sorcière et un sorcier et ce n'était pas lui qui pouvait, voulait, devait lui montrer.

Ses émotions étaient si vastes et complexes qu'elles lui faisaient mal à la tête même sur une si longue distance. Le moment le plus difficile était quand elle était excitée, même si ses crampes mensuelles étaient d'une concurrence proche. C'était si facile de l'imaginer sous lui, ces grands yeux bruns le regardant, gémissant tandis que ses mains erraient partout sur elle.

Il sirota sa bière et se demanda quel goût elle aurait. Qu'est-ce qu'elle sentirait en étant enroulée autour de sa bite. Comment il pourrait la faire jouir. Il savait déjà à quoi ressemblaient ses seins, mais seulement brièvement, lorsqu'il s'était concentré complètement ailleurs en travaillant sur l'horrible blessure sombre qui avait déclenché tout ce gâchis, et il pensa que ses mains s'adapteraient très bien autour d'eux.

Avec un soupir et en secouant sa tête, il essaya à nouveau de repousser ces pensées. Elle était une étudiante et donc interdite. Elle devrait finir avec quelqu'un de son âge, pas liée à son ancien professeur. Cela n'aida pas cependant, pas cette fois.

Il voyageait depuis une année entière. Cela avait commencé avec un maître des potions à Alexandrie qui, à son tour, avait envoyé des lettres de recommandation à d'autres maîtres, lui permettant de simplement suivre la piste. L'Australie avait été un détour qu'il comprenait à peine lui-même, pas jusqu'à ce qu'elle se présente, mais après cela, il avait acquis des relations et des connaissances en suivant une piste d'une personne à l'autre, d'un pays à l'autre.

Ce fut une année éclairante à bien des égards. Il avait beaucoup appris des gens qu'il avait rencontrés et avait partagé ses connaissances et ses réflexions sur divers sujets. N'avoir personne à qui répondre avait été exaltant. Un peu étrange, mais surtout un soulagement.

Le réveillon du Nouvel An, il l'avait passé à travailler avec une vieille sorcière vietnamienne qui lui avait montré comment préparer une version plus efficace de la Potion Calmante en utilisant du ginseng et du lait de Buffle Lunaire, et qui ne se souciait pas du tout des célébrations, des années civiles ou d'autres choses du genre. Ils avaient rincé des limaces à poils longs vietnamiennes fraîchement récoltées jusque tard dans la nuit, jusqu'à ce qu'il lui dise d'aller se coucher et de le laisser finir. Elle s'était moquée de lui, mais avait finalement cédé. C'est à ce moment-là qu'il sut qu'elle l'acceptait comme un pair, ou du moins comme un jeune cousin un peu ennuyeux et insociable.

Cette nuit-là, ou tard dans la matinée, quand il s'était enfin dirigé vers le lit dans le hangar derrière le magasin, la vague d'excitation qui avait traversé le lien l'aurait mis à terre s'il n'avait pas déjà été allongé. Il ne put s'empêcher de répondre, tirant sur son pantalon et son sous-vêtement pour saisir sa hampe. Une goutte d'humidité suintait déjà du bout et il se sentit plus dur que depuis des décennies, tout son corps vibrant de besoin. Il ferma les yeux, l'imaginant au-dessus de lui, son poids s'installant sur ses cuisses alors qu'elle se pencherait pour un baiser. Il arracherait son haut et dégraferait son soutien-gorge d'une main, libérant ces beaux seins joyeux, puis en tirerait un dans sa bouche pendant que son pouce frôlerait l'autre mamelon et que son bras libre passerait autour de sa taille pour la maintenir en place. Leurs vêtements auraient disparu avec un sortilège sans baguette et il aurait posé son pouce sur son clitoris, l'encerclant pendant un moment jusqu'à ce qu'elle s'empale sur lui, les faisant tous les deux gémir de plaisir.

Il put la sentir jouir, depuis l'autre bout du monde, et il la suivit dans un cri étouffé, se répandant sur son t-shirt.

Bonne année en effet, Miss Granger.

Du Vietnam, il se rendit à Taïwan, puis au Japon et en Corée.

Il resta en contact avec Minerva via les hiboux postaux, d'abord assez sporadiquement.

Elle commença à lui écrire sur Miss Granger et Malfoy - Malfoy ! - après le bal de la Saint-Valentin, qu'elle avait insisté à organiser, en lui joignant une copie de la Gazette où se trouvait une photo d'eux deux s'embrassant dans la Grande Salle. Elle était belle dans des robes lilas et violettes, ses cheveux à moitié apprivoisés, et Malfoy était aussi beau qu'un Malfoy pouvait l'être.

Regarder cela le rendit nauséeux, la façon dont elle répondait au baiser, le laissant s'attarder, puis juste au moment où la séquence se terminait, elle se tournait vers l'objectif de l'appareil.

Malfoy. Bien sûr. Cela aurait dû le rendre heureux pour le jeune sorcier, son filleul, qu'il ait gagné quelque chose de bien dans tout ce gâchis, mais il ne put tout simplement pas supporter l'idée qu'ils soient tous les deux ensemble. Apparemment, ils étaient inséparables, étudiaient conjointement, faisaient tout ensemble au Château et à Pré-au-Lard. Quand il sentit son excitation à travers le lien après la Saint-Valentin, il fit tout ce qu'il put pour s'en distraire, ne voulant pas penser à ces deux-là au lit.

"Ne sois pas si pressé", lui disait souvent Madame Park, la vieille sorcière avec qui il travaillait à Séoul. "Le cœur sait."

Il haussait simplement les épaules et continuait de travailler sur les potions qu'elle demandait.

Elle serait diplômée de Poudlard aujourd'hui, c'est pourquoi il avait supplié d'avoir son congé ce matin et passait toute la journée au pub. C'en était un Moldu, dans les quartiers internationaux où beaucoup d'Américains et d'autres personnes se rassemblaient. Ils le laissèrent seul avec ses pensées, heureusement, peut-être aidés par le sort de Repousse-Moldu qu'il avait lancé avant de quitter la boutique.

Elle avait un bel avenir devant elle, au moins une fois que le lien se serait estompé et qu'elle pourrait épouser Malfoy. Ça faisait mal, mais cela n'était pas nouveau.

Deux jours plus tard, il voyagea par Portoloin à Hawaï. Puis au Pérou, au Chili, en Argentine et en Uruguay avant de monter au Nicaragua. Il ne resta pas longtemps dans ces endroits, l'agitation le poussant juste au moment où celui avec qui il résidait actuellement commençait à lui présenter sa nièce ou tout autre proche qui se trouvait être à la recherche d'un mari.

Les mois passaient, l'année changeait à nouveau de chiffres. De toutes les personnes qu'il pouvait croiser, il rencontra Miss Lovegood au Nicaragua, en février. Il apprit rapidement à se réserver ses dissertations de Potions pour la fin, ayant besoin d'au moins un verre de Whisky-Pur-Feu pour se mettre dans l'ambiance de ses réflexions fantaisistes, mais malgré tout, elle avait généralement la bonne réponse. Elle cherchait des créatures magiques mais lui dévoila, à sa manière très Lovegood, que c'était lui qui avait besoin de trouver quelque chose. Vous savez que vous cherchez au mauvais endroit, n'est-ce pas ? Ou êtes-vous perdu même pour vous-même ?

Ses paroles le hantèrent à travers le Nicaragua, puis jusqu'à Grenade et Sainte-Lucie avant de partir pour Cuba. Avait-il fait une erreur ?

Il se demanda combien de temps il lui faudrait pour l'oublier, pour que le lien s'estompe. Il rêvait toujours d'elle, presque toutes les nuits, et il essayait toujours de se dire qu'elle appartenait à Malfoy. Mais pourquoi ça faisait si mal ?

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C'était court et... un peu triste ? Besoin d'un petit remontant ?

A bientôt pour le chapitre suivant ^^