Le dugong est un mammifère exclusivement marin appartenant à l'ordre des siréniens. C'est un proche parent des lamantins mais contrairement à eux, il n'évolue jamais en eaux douces. Il s'en distingue aussi par sa nageoire caudale qui est triangulaire tandis que celle des lamantins est en forme de palette arrondie.
La tortue verte (Chelonia mydas) est un reptile, ovipare, mesurant 80 à 130 cm et pesant jusqu'à 160 kg. Contrairement à une idée répandue, sa carapace vert-olive n'est pas à l'origine de son nom. Celui-ci provient de la couleur de sa graisse qui devient verdâtre après avoir été coupée. On en voit régulièrement sur les herbiers de l'île au phare Amédée, à 30 minutes de bateau de Nouméa.
La tortue grosse tête possède, comme son nom l'indique, une grosse tête et est dotée d'un bec puissant.
La tortue caouanne vit près des côtes et fait partie des espèces migratrices. C'est un reptile carnivore qui se nourrit de méduses, d'éponges et d'échinodermes. Elle mange aussi des poissons, crustacés ou même des algues en les déchiquetant avec son bec. Elle mesure environ 1,20 mètres pour un poids de 150 à 250 kg.
Tous les ans, entre novembre et mars, la plage de la Roche percée, à Bourail, devient le deuxième plus important secteur de ponte des tortues grosses têtes dans le Pacifique Sud.
Les tricots rayés sont des serpents marins du genre Laticauda de Nouvelle-Calédonie.
Ils se nourrissent en mer (prédateurs de murènes et de congres) mais viennent sur terre pour digérer, muer, se reproduire ou pondre. Ils passent la moitié du temps sur terre, et l'autre moitié dans l'eau. Serpents au venin mortel (leur morsure équivaut à dix fois celle du cobra royal et à 40 fois celle du crotale diamantin), ils ne sont pas du tout agressifs et restent très craintifs. Ovipares, ils pondent leurs œufs à terre. Ils ne sont dangereux que lorsqu'ils se sentent dérangés, menacés ou observés. Les morsures sont extrêmement rares (mais doivent être traitées immédiatement). Certains affirment à tort que du fait d'une bouche trop petite, le seul endroit où ils peuvent mordre est la peau entre les doigts, en réalité il peut ouvrir la gueule à cent quatre-vingts degrés, ce qui implique une possibilité de morsure où il veut.
Fin du cours de zoologie calédonienne !
Chapitre 22
La Barrière
Les experts étaient partis la vieille au soir. Étrangement, ils laissaient un certain vide dans le village. Harry soupira tout en nettoyant la litière d'un jeune sombral dont la patte s'était cassée à son premier essai de vol. Bientôt, une autre équipe d'experts viendra se reposer sur l'île principale. Mais ça ne sera pas la même chose, Ayden ne sera pas avec eux. Durant la journée, Harry avait croisé à plusieurs reprises Drago, celui-ci semblait assez affecté par le départ de son ami d'enfance. Un soigneur entra bruyamment dans la nurserie réservée aux grands herbivores. Harry le salua rapidement, c'était Kaze, un gars qui bossait dans la zone des Neiges Eternelles. Ce dernier posa le matériel qu'il était venu apporter puis souffla en se massant la nuque. Harry remarqua sa grimace douloureuse et lui conseilla d'aller à l'infirmerie. Kaze fit semblant d'avoir un haut-le-cœur :
« Ah non… Depuis hier Charlie y traîne. Autant de mièvrerie de sa part, ça me donne la nausée.
- J'ai cru entendre que le Doc lui avait dit qu'il l'aimait ? » dit Harry, amusé.
« Ouais et depuis, notre cher Charlie ne redescend pas de son petit nuage : et Théo par-ci, et Théodore par là… Je l'ai croisé tout à l'heure, il s'est même parfumé ! Tu crois ça ?
- En Angleterre, Nott était issu d'une famille de Sang-Pur très renommée et influente… Alors que Charlie, lui…
- Est un bouseux ? » demanda ironiquement Kaze. « Sérieux, ton pote quand il est amoureux… C'est quelque chose…
- Je lui parlerai, promis.
- Et toi, avec Drago ? Même dans nos montagnes enneigées, on ne parle que de ça.
- Ca va, on avance petit à petit.
- C'est vrai qu'avec son passé, ça doit pas être facile, » acquiesça Kaze. « Mais je l'ai croisé tout à l'heure, il semblait faire la tronche…
- Je crois que le départ d'Ayden le touche, » avoua Harry.
« Oh… Tu devrais trouver un truc pour le distraire, quelque chose qui lui ferait oublier ce foutu écossais, » proposa Kaze en haussant les épaules.
Harry réfléchit. Son collègue n'avait pas tort, Drago avait besoin de distraction. Mais qu'est-ce qui pouvait être assez exceptionnel pour qu'il ne pense plus à l'absence d'Ayden ? Soudain, Harry pensa à un endroit magique que Drago n'avait pas encore visité. Le genre de lieu qui vous fait oublier le temps. Il posa la vieille fourche dont il devait être le seul à se servir et sortit du box du jeune animal. Il remercia son collègue puis se dirigea vers la sortie du bâtiment. Il devait chercher le blond et trouver un stratagème pour qu'il le suive.
...
Quelqu'un frappa à la porte. Drago leva le nez du roman moldu qu'il était en train de lire, une histoire complètement invraisemblable d'un vampire nommé Dracula… Théodore était encore à la clinique, penché sur l'inventaire de ses médicaments. Le blond referma bruyamment son livre et alla ouvrir. Il tomba nez à nez avec Harry, un balai dans la main gauche et un bouquet de fleur dans la main droite. Il sourit en se décalant pour le laisser entrer. Le brun le remercia alors que Drago lui demandait ce qu'il faisait avec un balai. Drago comprenait la présence du bouquet de fleurs mais il n'y avait pas de terrain de Quidditch sur l'île et Harry se déplaçait sur le dos de son hippogriffe.
« En fait, le bouquet reste ici, nous on va faire un petit tour, » expliqua Harry.
« Et on ne peut pas faire ce petit tour à dos de dragon ?
- Non, là où je veux t'emmener il n'y a rien pour qu'Arrakis se pose. Et Bucky déteste atterrir sur des pilotis.
- Des pilotis ? » interrogea Drago, surpris.
« Ne pose pas trop de questions, prends quelques affaires de rechange et je te kidnappe.
- Laisse-moi au moins prévenir Théodore.
- Pas la peine, Charlie va s'en occuper ! »
Drago leva un sourcil mais ne répondit pas. Intrigué, il se dépêcha de monter dans sa chambre, de ramasser quelques affaires, de les jeter au fond d'un sac en tissu et de redescendre. Harry l'embrassa au pied de l'escalier puis ils sortirent de la maison. Devant la clinique, ils croisèrent Charlie, coiffé, parfumé et un paquet dans les mains. Drago le toisa, encore plus surpris, mais il ne dit rien lorsqu'ils passèrent devant lui se dirigeant d'un pas déterminé vers la maison coloniale.
« Est-ce que c'est moi, ou Charlie sentait le parfum ?
- Il voulait mettre un costume, » souffla Harry. Ce qui fit rire Drago.
« Est-ce que j'en déduis que nous ne rentrerons pas de cette escapade cette nuit ?
- Tout à fait, ils ont toute la nuit pour batifoler », s'amusa Harry en grimpant sur le balai.
Drago glissa le sac sur son épaule et enfourcha à son tour le balai. C'était un vieux modèle néanmoins il les souleva tous les deux dans le ciel. Harry prit la direction de la plage, mais ils la survolèrent et glissèrent au-dessus des petites vagues du lagon. Après un instant, Drago regarda en arrière : il ne s'était jamais aventuré aussi loin de la côte et Harry semblait tenir le cap vers le large. Drago se décida enfin à lui demander où ils allaient. Pour seule réponse, Harry fit reprendre de l'altitude au balai et pointa quelque chose devant eux. Drago se pencha par-dessus son épaule et vit alors une ligne blanche se dessiner à l'horizon. Il l'avait déjà aperçue lorsqu'il volait sur le dos d'Arrakis : la barrière de corail apparaissait plus distinctement. Ils la longèrent sur quelques centaines de mètres puis une construction sur pilotis apparut. Harry se posa sur une sorte de terrasse en kohu.
« Bienvenue à la Barrière, » fit-il alors que Drago descendait du balai pour venir se pencher par-dessus la balustrade.
Ils étaient pile au-dessus de la barrière, qu'ils pouvaient distinguer sous la mer translucide. D'un côté, les vagues puissantes de l'océan roulaient et se brisaient sur la frontière naturelle, de l'autre le lagon était calme et serein. Là où passait la barrière sous les pilotis, les sorciers avaient installé un plancher de verre pour mieux l'observer. Les coraux colorés formaient un contraste saisissant avec le sable blanc du lagon. Des centaines de poissons de toutes sortes nageaient entre enchevêtrement d'algues et de coraux. Se déplacer sur le plancher vitré était comme marcher sur un gigantesque aquarium. Quelques mètres plus loin, une jolie cabane était construite. Sans un mot, Drago contourna le sol transparent et alla vers l'entrée de l'abri. L'intérieur était coquet et confortable. Perdu au large, Drago se sentait étrangement en sécurité. Harry le rejoignit et lui prit délicatement la main.
« Je me suis dit que tu aimerais passer la nuit ici, à observer les étoiles, les tortues et les dauphins.
- Le coucher de soleil doit être magnifique vu d'ici.
- Oh, je te réserve encore quelques surprises, » fit Harry, souriant.
« J'ai hâte de voir tout ça. »
Drago se pencha et embrassa affectueusement les lèvres de Harry. Le brun sourit davantage avant de le guider jusqu'à un coin de la terrasse où deux chaises longues étaient installées en direction du lagon. Une échelle permettait d'accéder à la lagune. Harry expliqua que la barrière de corail était ici la mieux préservée du monde grâce à la magie de la Réserve. Aucuns coraux n'avaient blanchi et les animaux marins se laissaient facilement observer grâce à la présence toute proche des prairies sous-marines où des poissons juvéniles venaient se cacher, des tortues et des dugongs venaient se nourrir en broutant les algues. C'était également un terrain de jeu pour les dauphins.
« L'eau n'est pas très profonde, si tu veux aller te baigner dans l'herbier…
- Il n'y a pas de requin ?
- Non, les plus gros restent de l'autre côté de la barrière de corail. Il y en a quelques-uns dans le lagon mais ils sont encore trop petits ou pas très agressifs envers l'homme.
- Alors, si on ne risque rien, pourquoi pas faire quelques longueurs. »
Harry et Drago se déshabillèrent puis se dirigèrent vers l'échelle. Le brun plongea directement dans l'eau claire, les années passées ici lui avaient permis d'apprendre à nager comme les locaux et il s'était découvert une passion pour la plongée. Drago préféra rester prudent et descendit par l'échelle. Ils nagèrent un peu avant d'arriver dans une zone où ils purent marcher, ayant l'eau au niveau de la poitrine. L'herbier se trouvait à quelques mètres d'eux. Les premiers animaux marins ne tardèrent pas à les entourer. Drago écouta avec intérêt Harry lui annoncer la présence d'une tortue verte sur leur gauche, puis d'une tortue grosse tête derrière eux. La seconde tortue était deux fois plus imposante que la première ! Après un moment, Drago s'aventura sous la surface et grâce à un sortilège put observer les animaux de plus près. Une multitude de petits poissons colorés se faufilaient à travers les algues qui semblaient former des hautes herbes dansantes, au grès du courant. Il y en avait des rouges, des bleus, des jaunes. Drago reconnut un petit groupe de chirurgiens bleu et jaune et un rouget. Deux raies glissaient au-dessus de l'herbier, l'une d'elles se camoufla sous un banc de sable. Un gros lamantin, que Harry lui expliqua être un dugong, passa près d'eux avec son petit alors que le reste de la famille broutait plus loin. Ils nageaient côte à côté lorsqu'un serpent aux rayures noires et bleues passa entre les jambes de Harry. Aussitôt, Drago remonta à la surface. Harry l'imita et rigola doucement :
« C'est rien, de temps en temps des tricots viennent jusqu'ici.
- Il y a aussi des serpents dans l'eau ?
- Oui mais ils ne sont pas méchants, c'est pas la petit bête qui va manger la grosse !
- Dit celui qui parle aux serpents et qui travaille dans une réserve de créatures magiques.
- Je ne communique plus avec eux… Ça me venait d'une partie de Voldemort qui était en moi… Ce don est parti lors de la Bataille de Poudlard.
- Oh… En même temps, tu penses que celui-là comprend l'anglais ? » demanda Drago avec humour.
...
Après leur baignade, les deux sorciers étaient restés en maillots de bain, les rayons du soleil avaient séché leurs peaux. Drago observait le soleil qui descendait vers l'horizon, colorant le ciel de teintes rouges et roses. Depuis la plage, les couchers de soleil étaient magnifiques mais d'ici, ils étaient splendides. Assis à côté de lui, Harry caressait doucement le dos de sa main. Le brun n'était pas peu fier de l'effet qu'avait eu leur escapade surprise sur le blond. Et ce dernier n'avait pas encore tout vu. Le regard toujours fixé sur la vaste étendue bleue, Drago se pencha pour attraper un bout de bougnat qu'Harry avait transporté avec eux dans un sac ensorcelé. Le plat mélanésien était succulent, ses saveurs réconfortantes et généreuses lui rappelaient les plats de la Grande Salle. Drago se redressa puis vint à nouveau se caler contre l'épaule chaude de Harry. L'époque de Poudlard était désormais lointaine. Qui aurait pu parier durant leur scolarité qu'ils finiraient là : ensembles, amoureux, à regarder un coucher de soleil sur l'Océan Pacifique ? Le soleil disparut à l'horizon, Harry se pencha à l'oreille de Drago :
« Le spectacle est maintenant sous l'eau, » chuchota-t-il.
Le blond tourna la tête vers Harry, surpris. Puis il se redressa pour regarder vers le sol vitré. L'obscurité tomba rapidement et il se rendit soudainement compte qu'il arrivait toutefois à dissocier les différents coraux. Ceux-ci émettaient d'étranges lumières fluorescentes qu'il n 'avait pas remarqué en arrivant en pleine journée. Curieux, Drago se leva et s'approcha. Les poissons colorés donnaient l'impression d'avoir pris des couleurs plus sombres, alors que les coraux, eux, affichaient des teintes vives de rose, de violet, de vert et de bleu. Subjugué par une telle beauté, Drago s'allongea sur le sol en verre. Il sentit Harry le rejoindre.
« C'est magnifique…
- Pas autant que toi, » murmura Harry.
Drago tourna son visage vers son petit-ami. Il embrassa Harry d'abord doucement, puis il lui mordit délicatement la lèvre avant de glisser sa langue dans la bouche de l'ancien Gryffondor. Celui-ci fut surpris mais le laissa faire. Drago prit alors de l'assurance et le bascula sur le dos, tout en continuant de faire danser leurs langues. Il roula à son tour, se glissant sur le corps chaud de Harry, trouvant naturellement une place entre ses jambes. Le brun agrippa ses épaules puis fit courir ses mains sur le dos nu du blond. Le baiser dura un long moment. Leurs mains glissaient sur leurs peaux. L'une de Drago s'aventura sur le seul tissu que Harry portait et s'arrêta sur l'érection qu'il cachait. L'ancien Serpentard sentit son petit ami se tendre. Harry rompit le baisser.
« Ne te sens pas obligé de…
- De quoi ? » questionna doucement Drago. « De vouloir ton plaisir ?
- Tu te sens… Prêt ?
- Je crois qu'avec toi, je suis prêt à tout.
- On peut encore attendre si…
- Harry, » le coupa Drago. « Je suis un grand garçon. Et tu n'emmènes pas quelqu'un ici juste pour observer les étoiles !
- Oui, pas faux…
- Alors enlève moi ce maillot de bain, » fit le blond avec une certaine assurance.
Harry acquiesça et se dévêtit rapidement. Il écarta les jambes et se cambra légèrement pour laisser tout le loisir à Drago de découvrir son corps. Le regard acier du blond parcourut ce dernier, il sembla satisfait de ce qu'il voyait. C'était assez déconcertant pour Harry de réaliser qu'ils franchissaient enfin cette limite d'intimité qu'il avait si souvent rêvée. Drago sembla lire dans ses pensées car il reprit la parole :
« Et j'imagine que tu avais réfléchi à notre première fois ?
- Des milliers de versions, » avoua Harry. Le sourire de Drago l'encouragea à continuer. « Je nous ai imaginés dans la Salle de Potions, à le faire sur le bureau de Rogue dans les vestiaires du stade de Quidditch, dans les douches ou sur l'un des bancs je nous ai même imaginés dans ton manoir, dans une sorte de cellule où j'aurais été à la merci de ton plaisir.
- Quelle imagination débordante, » se moqua affectueusement Drago. « Et ici, tu as imaginé quoi ? Donne-moi des détails, je veux savoir.
- Hé bien… Tu aurais pu me prendre doucement en levrette sur ce sol carrelé, ou bien plus sauvagement contre la rambarde là-bas. Ou encore en cuillère sur le lit, ou…
- Ou ?
- Sur l'une des chaises longues, après t'avoir longuement pris dans ma bouche, je te chevaucherais lentement, tout en me masturbant pendant que tu aurais mes tétons entre tes doigts…
- Ça m'a l'air d'être une bonne option, » acquiesça Drago avec sérieux.
« Quoi ? » fit Harry, surpris.
« Et si on allait sur cette fameuse chaise longue ? » proposa Drago. « Nous n'allons pas attendre mes trente ans pour batifoler autant que Théo et Charlie, n'est-ce pas ? »
Après l'étonnement, l'excitation submergea Harry qui se leva lentement et suivit Drago jusqu'au fameux transat. Arrivé à côté, il attrapa le blond pour l'embrasser à nouveau. Durant le baiser, Harry sentit Drago défaire à son tour son maillot de bain. Tous les deux nus, leurs corps vinrent se coller l'un à l'autre. Harry avait vraiment eu des pensées salaces lorsqu'il avait fantasmé ses rapports avec le blond. Ils n'étaient plus des adolescents mais des hommes, pourtant, il voulait que leur première fois soit inoubliable, romantique et sensuelle. Depuis qu'il s'était rapproché de Drago, Harry l'avait imaginé sensible tel un animal effarouché dont il fallait prendre soin pour ne pas l'effrayer. Mais il comprit rapidement son erreur lorsque les mains du blond agrippèrent ses fesses avec une certaine avidité. Non, ils n'étaient plus des enfants, ni même des petites choses fragiles qu'il fallait ménager.
Drago sentit Harry le pousser avec soin mais fermeté contre la chaise longue. Ses mollets heurtèrent le bois du mobilier et il dû se laisser tomber en arrière, sur le fin matelas posé sur le transat. Le brun s'agenouilla rapidement et se fit un passage entre ses jambes. Drago le laissa faire. Harry caressa ses cuisses et ses bras alors que sa bouche embrassait savoureusement ses pectoraux, son ventre et l'intérieur de ses jambes. Le blond gémit en sentant la langue du brun remplacer ses lèvres. Celle-ci glissa sur le bas-ventre de Drago jusqu'à son intimité que Harry prit entièrement dans sa bouche. L'ancien Serpentard hoqueta de surprise. Sa main alla instinctivement dans la tignasse ébène et suivit naturellement les mouvements de tête de Harry. Les sensations que le soigneur prodiguait à Drago étaient inqualifiables. La bouche du brun était chaude et humide. Il oscillait entre une langue caressante et une bouche aspirante. Il y avait même quelque fois des petits coups de dents. La respiration de Drago se fit plus rapide et saccadée. Harry ronronna en l'entendant haleter de plus en plus fort.
« Harry... » articula avec difficulté le blond.
C'était le signe que l'ancien Gryffondor attendait pour libérer le sexe de Drago de sa bouche. Il se redressa pour se relever et faire face au blond, toujours assis. Les mains pâles de l'ancien prisonnier agrippèrent ses hanches et l'attirèrent vers lui. Drago embrassa le ventre de Harry et mordit doucement les quelques poils bruns qui dessinaient une ligne entre son nombril et son pubis. La tête du brun roula en arrière alors que le blond faisait pleuvoir sur son bas ventre une pluie de baisers. Après un court instant, Harry enjamba les cuisses de Drago et vint s'installer sur elle. Leurs bouches se retrouvèrent et se scellèrent longuement. Ils s'embrassèrent encore et encore. Drago en perdit la notion du temps et tressaillit en sentant une main experte saisir son intimité et la guider entre les fesses de l'ancien Gryffondor.
Son sexe frotta un moment l'anneau de chair du brun puis il glissa dans l'antre chaude et étroite de Harry. Drago fronça les sourcils en se disant que cela était presque trop simple. Le brun frotta sa joue contre la sienne avant de lui murmurer deux mots « sort lubrifiant ». Le blond ricana alors. Harry avait donc prévu tout ce qu'il fallait. Mais après tout, l'ancien Gryffondor lui avait bien dit qu'il avait longtemps imaginé cet instant. Ce moment-là était l'accomplissement d'un rêve pour Harry, un fantasme qui devenait réalité et qui se déroulait comme si tout était naturel entre eux. Le brun s'empala jusqu'à la garde puis s'immobilisa un instant. Les deux amants échangèrent un regard. Une main de Drago vint se poser sur la joue de Harry qu'il caressa doucement tandis qu'il lui chuchotait qu'il le trouvait magnifique. Cette fois, ce fut Harry qui ricana. Il recoiffa légèrement Drago avant de lui répondre :
« Tu n'as aucune idée d'à quel point tu es sexy... »
Drago sourit avant de fondre sur son cou pour lui mordre la pomme d'Adam. Harry sursauta, bougeant involontairement son bassin. Surpris par un tel mouvement et ce qu'il pouvait procurer, le blond agrippa brutalement les fesses de son amant. Les mains d'Harry se posèrent alors sur ses épaules et il se mit à onduler, à monter et descendre sur l'érection de Drago. Le bruit de leurs deux corps qui se découvraient et fusionnaient, leurs halètements, gémissements et soupirs se mélangèrent aux cliquetis des vagues. Ils s'embrassèrent, encore et encore. Les mouvements de Harry, d'abord lents et profonds, s'accélèrent petit à petit. Drago était surpris de découvrir à quel point son corps pouvait réagir positivement aux gestes du brun. Il n'avait pas le souvenir de s'être interrogé sur sa sexualité avant de découvrir l'amour qu'Harry avait pour lui, mais une chose était sûre depuis qu'ils s'étaient embrassés pour la première fois : il ne s'imaginait pas contre le corps nu d'une femme. Harry lui suffisait largement.
Soudain, Drago se laissa aller en arrière, s'allongeant sur le dossier molletonné de la chaise longue. Une chaleur incontrôlable envahissait son corps. Il ferma les yeux et se laissa totalement aller aux vagues successives du plaisir qui montait en lui. Ses mains étaient agrippées aux hanches de Harry et suivaient ses mouvements énergiques. Son dos se cambra brutalement tandis qu'il se sentit exploser. Il poussa un long râle alors qu'Harry accélérait ses va-et-vient. Le brun jouit à son tour sur l'abdomen du blond puis se laissa aller en avant, les bras de Drago vinrent l'enlacer.
« Je t'aime. »
Harry sourit dans le creux du cou de Drago. Ces mots-là étaient si doux à entendre de la bouche de l'ancien Serpentard.
...
La respiration lente et profonde d'Harry indiquait à Drago que ce celui-ci dormait paisiblement contre lui. Quelque chose avait sorti le blond de son sommeil. Un souffle, un murmure il ne saurait le dire. Lentement, il s'éloigna du corps chaud de son amant. Silencieusement, il sortit du lit. Ses pieds nus marchèrent avec précaution sur le plancher en bois. Il n'arrivait pas à déterminer d'où venait cette petite voix qui semblait l'appeler, qui lui donnait l'impression de le saisir au ventre et de le tirer hors de la cabane. Dehors, la nuit était sombre, seules quelques torches enchantées illuminaient l'entrée de la petite maison sur pilotis. Mais une lueur étrange venait du lagon. Drago s'avança jusqu'au bord de la terrasse en kohu et observa l'eau en contre-bas. Les coraux étaient toujours aussi phosphorescents, brillants de diverses teintes fluorescentes. Il se pencha davantage. Il était hypnotisé par le mouvement de l'eau qui semblait faire danser les lumières provenant des coraux.
Sans même s'en rendre compte, son corps bascula en avant et chuta dans le lagon. Il ne chercha pas à nager vers la surface et continua à descendre dans l'eau paisible protégée par la barrière de corail. Les poissons se mirent à former un cercle, de plus en plus gros, autour de lui. Des petits requins, des pieuvres, des tricots rayés s'ajoutèrent à eux. Plusieurs raies Manta semblèrent planer près de lui. Un imposant requin glissa au-dessus de lui sans montrer la moindre once d'agressivité. Drago se sentait comme dans un rêve où les animaux formaient une étrange danse. Il tentait de toucher le requin quand des tout petits poissons sortirent du cercle pour venir former une silhouette humaine. L'ancien Serpentard comprit alors que Tangaroa l'avait attiré jusqu'à lui. Il ferma les yeux et une multitude d'images lui traversèrent l'esprit. Le dieu de l'Océan lui expliquait comment résoudre le problème de la surface.
Les images cessèrent brutalement et une force invisible amena vivement Drago vers la surface. Une tortue le frôla une dernière fois avant qu'il ne sente deux mains l'attraper et le tirer hors de l'eau. Le visage d'Harry lui apparut alors, le brun semblait inquiet. Sans un mot, le blond agrippa l'un des barreaux de l'échelle et remonta sur la terrasse en pilotis. Il s'assit à même le sol et jeta un coup d'œil vers la barrière de corail redevenue étrangement calme. Harry posa une serviette chaude sur ses épaules et lui demanda ce qu'il faisait, en pleine nuit, sous la surface de l'eau.
« Tu n'imagines pas la frayeur que tu m'as fait ! » continua le brun. « Tu étais là, immobile dans l'eau, entouré de tous ces poissons… Tu as vu qu'il y avait un requin-bouledogue ? Il aurait pu t'arracher un bras ou une jambe !
- Il ne me voulait pas de mal, » fit Drago.
« Quoi ? Tu parles aux poissons ?
- Non, mais à Tangaroa, oui.
- Là, faut que tu m'expliques…
- Je crois savoir comment rompre la malédiction qui ronge l'île et réveiller les membres du clan de la Mangrove.
- Quoi ? Mais comment ?
- Ça ne va pas te plaire, » répondit Drago en soupirant.
Alors comment dire...
Vous avez aimé ce chapitre ?
Et ce lemon ?
Il n'empêche que mon petit cœur est tout triste de voir que peu d'entre vous êtes aller voir mon OS
sur un tout autre fandom que HP, publié la semaine dernière !
Pour une fois que ce n'était pas un OS citronné !
Je commence cette semaine le chapitre 24 !
des bisous
Tata aux chats !
