Voici donc le troisième pour la route... J'espère que vous appréciez ce début. Ces 3 premiers chapitres vous donnent à peu de choses près la tendance du récit...
J'attends toujours vos reviews...
Chap. III : Le cœur a ses raisons…
J'étais rentrée chez moi plus tôt que d'habitude, exaspérée à la fois de n'avoir rien à faire et de voir tout le monde s'activer sur cette affaire. Une affaire qui me touchait personnellement, qui m'était adressée et pour laquelle j'étais inutile.
J'étais énervée également à cause de Booth. Son protectionnisme de « mâle alpha » m'agaçait au plus haut point mais pas pour les raisons que l'on pourrait croire.
Assise dans mon canapé, j'étais incapable, comme je l'avais été tout le reste de la journée, de poser mon attention sur quelque chose d'autre que ma dispute avec Booth. Ni mon prochain roman, ni mon ménage ni même l'affaire ne parvenait à capter mon esprit.
En fait, je m'énervais toute seule. Et pour cause : je me surprenais à ne pas détester totalement le fait que Booth veuille me protéger à tout prix… même contre moi-même.
Ce qui m'énervait, c'était le sentiment présent et même grandissant en moi me criant que j'avais besoin de cela. Besoin que quelqu'un me prenne par la main, me prête son épaule pour simplement m'y reposer ou pour y pleurer.
Quelqu'un avec qui il n'y aurait ni pudeur, ni sous-entendu, ni faux semblant. Et celui qui prenait cette place, c'était Booth. Tout simplement.
Mais voilà, depuis peu, ce « tout simplement » s'était compliqué. Mes sensations m'échappaient. En sa présence, mon corps réagissait sans plus écouter ma raison. Et plus grave, mon cœur le suivait de plus en plus souvent vers lui.
Une question m'obsédait : Booth occupait-il cette fonction de réconfort laissée vacante par tous les autres, même par Sully, ou était-il le seul à pouvoir me donner ce sentiment de bien-être, d'apaisement qui m'était nécessaire ?
L'idée qu'il soit « celui fait pour moi » comme Angela aimait le dire, cette idée que chaque personne doit trouver « sa moitié » pour atteindre l'équilibre voire le bonheur et que cette personne pour moi était Booth, faisait son chemin dans ma tête à coup de café, de part de tarte et d'étreinte "professionnelle".
Et cette idée provoquait en moi à la fois un sentiment de peur et d'euphorie qui allait jusqu'à me faire sourire lorsque j'étais seule. Et c'était le cas en ce moment même…
Mais avant que j'eus le temps de me raisonner, jusqu'à une fois de plus arriver à penser qu'il n'était pas question de sentiment mais de réponses biologiques à un stimuli visuel évident (le corps et la présence de mon partenaire), on frappa à la porte.
oOoOo
Un peu de suspence que diable...
