Chap. XI : « une visite inattendue… »

Profondément endormie après une journée harassante, je n'entendis pas la porte d'entrée de mon appartement s'ouvrir.

Ni mon visiteur traverser l'appartement jusqu'à ma chambre.

J'eus à peine le temps de réaliser ce qui arrivait lorsqu'il envoya balader mes couvertures et se jeta sur moi. Mon agresseur s'assit à cheval sur moi, un genou de chaque côté de mon bassin. Sa main gauche gantée posée sur ma bouche m'empêchait de parler.

J'allais commencé à me débattre lorsque je vis le couteau. Son reflet zébrât la nuit noire tel un éclair. Pétrifiée, je ne fis plus un geste. La peur me gagnait seconde après seconde tandis qu'il approchait la lame de mon visage.

- Alors Docteur Brennan, dit-il d'une voix plus douce que je ne l'avais imaginé, nous nous retrouvons enfin. J'attends ce moment depuis si longtemps.

Il promena sa lame sur ma joue gauche avant de descendre sur mon cou.

- Vous savez, j'ai mis beaucoup de temps pour préparer ce petit jeu entre vous et moi. J'y ai pris beaucoup de plaisir. Mais vous ne jouez pas votre rôle, Docteur Brennan. Et votre ami du FBI n'était pas prévu au programme.

J'eus une pensée pour Booth.

Jamais je n'avais autant souhaité sa présence à mes côtés. Des sueurs froides gagnaient mon dos, descendant le long de ma colonne vertébrale.

- Je crois que vous n'avez pas pris toute la mesure de notre affaire. Vous me sous estimez, Docteur Brennan.

D'un geste, mon agresseur déchira le haut de mon pyjama, me faisant sursauter sous l'effet de surprise. Puis il fit glisser la lame de son couteau sur ma poitrine. Ma respiration saccadée la soulevait de plus en plus vite. J'implorais sa grâce en silence, le suppliant du regard.

- Je peux faire beaucoup plus de mal que vous ne le pensez, Docteur Brennan… beaucoup plus…

La lame se baladait entre mes seins, marquant un sillon invisible jusqu'à atteindre mon nombril. Il venait de tracer le parfait Y d'une autopsie sur mon propre corps…

Une larme coula sur mes joues. Ma gorge était nouée. S'il avait à ce moment là relâché son emprise sur mes lèvres, j'aurai été incapable de crier. Je serrais les draps entre mes doigts, seul geste dont j'étais encore capable. Mes jambes, crispées, ne se débattaient plus. Je tremblais de terreur.

J'allais mourir et j'étais impuissante.

Comme s'il lisait dans mes pensées, mon assaillant me lança un « Pas ce soir » laconique.

- C'est trop tôt. J'ai encore prévu beaucoup de choses pour vous.

Il relâcha son étreinte forcée et sortit de ma chambre, sans plus d'explication. Me laissant là, seule, sous le choc. Incapable de faire quoi que ce soit.

J'entendis un grand bruit, une porte qui claque, puis plus était parti.