Voilà un nouveau chapitre. J'espère qu'il vous plaira...
Attenion ce chapitre pourrait être classé M
(bin oui fallait bien que ça arrive un jour. Mon subconscient me joue des tours, pas si mauvais je dois dire....)
Ames sensibles s'abstenir donc....
Chap. XIII : « Comme une évidence »
Le sommeil ne revint pas cette nuit là. A peine avais-je touchée le matelas que les événements de la soirée me revinrent à l'esprit, ne me laissant aucun répit. Son couteau, son odeur, sa voix, ses mains sur moi… J'en avais presque la nausée. J'épiais chaque son, chaque murmure, me relevant à plusieurs reprises. J'étais apeurée face aux ombres que prenaient les objets. Et même après avoir rallumer la lumière, mes démons continuaient de me pourchasser. Aussi loin que ma mémoire remontait, je n'avais jamais eu si peur du noir.
Après plus d'une heure et demi à lutter contre des fantômes insaisissables, épuisée, je me décidai à aller voir Booth.
Je l'appelai une première fois, debout devant la porte de la chambre d'ami. Comme une petite fille après un cauchemar allant réveiller ses parents. Pas de réponse.
- Booth, c'est moi. Je peux entrer s'il te plaît ?
Mais seul le silence me répondait.
Je décidais alors de pousser la porte. Booth dormait sur le ventre. Son jean et sa veste étaient posés sur une chaise. Il paraissait si paisible. Je m'en voulais d'autant plus de le réveiller.
- Booth, dis-je en sanglotant, fatiguée qu'il ne réponde pas à mes appels.
- Bones, se réveillant en sursaut. Bon Dieu, tu vas bien ? Qu'est-ce qui se passe ?
Submergée de larmes : - Rien, il ne se passe rien. Je suis incapable de dormir seule, dans mon lit. Je suis terrifiée et pitoyable…
Les larmes coulaient sur mes joues sans aucune retenue.
- Hé, ça va aller. Viens là, viens t'asseoir.
Je ne me fis pas prier et me glissai directement sous les draps.
- Je suis ridicule.
- Non. Pourquoi tu dis ça ?
Chacun de nous était allongé sur le côté faisant face à l'autre, mais à une distance raisonnable.
- Regardes moi : je suis le grand docteur Temperance Brennan, qui cumule les doctorats, qui a traversé le Tibet à pieds poursuivie par l'armée chinoise, qui a travaillé dans des pays en guerre et qui n'arrive pas à dormir seule dans son lit, hoquetai-je.
- Je t'interdis de parler de ma partenaire comme ça, et encore moins de mon amie, me dit-il en prenant mon menton entre ses doigts. Bones est une femme forte mais humaine. Ce sont ses faiblesses, ses failles qui font ce qu'elle est : un être exceptionnel.
Il avait posé sa main droite sur ma joue, essayant d'effacer les larmes qui y coulaient, comme on le ferait à une enfant. J'étais désemparée face à tant de tendresse. Je n'en avais pas franchement l'habitude, même venant de lui.
- Allez arrêtes de pleurer. Viens là.
Il se rapprocha de moi et embrassa mes joues comme pour tarir mes pleurs. Doucement, il embrassa mes paupières, mon front à plusieurs reprises, puis à nouveau mes yeux, mon nez et mes joues. Son dernier baiser, un peu précipité, effleura à peine le coin de ma bouche.
Il se recula alors brusquement, conscient du possible impact de son geste fortuit. Nous nous regardâmes un instant, bref mais décisif.
Puis sans plus réfléchir, les yeux encore mouillés, j'approchais mon visage du sien, l'embrassant véritablement. Ses lèvres étaient douces.
Agréablement surpris, Booth posa sa main sur mon oreille, passant ses doigts dans mes cheveux. La mienne avait trouvé le chemin de son dos, remontant jusqu'à sa nuque. Nos corps se touchaient presque.
Notre premier baiser chaste se transforma rapidement en une étreinte passionnée. Nos jambes s'entremêlant, tout comme nos souffles, devenus courts. Toutes mes peurs de la soirée, chacune de mes larmes, il les faisait disparaître à chaque fois qu'il posait ses lèvres sur moi. Prenant de l'assurance, Booth devenait plus entreprenant sans toutefois brusquer les choses. Nos mouvements venaient naturellement, avec toute la tendresse du monde.
Quand ma main passa sous son tee-shirt, il arrêta de m'embrasser, se dégageant pour reprendre son souffle. Comme s'il réalisait ce que nous nous apprêtions à faire.
- Quoi ? demandai-je.
- Rien.
Et il reprit ses baisers, descendant dans mon cou, titillant par moment le lobe de mon oreille. Je fermai les yeux et envoyai balader son tee-shirt sur le sol. Mon débardeur l'y retrouva très vite.
Nos peaux nous brûlaient. Ses mains me parcouraient, me frôlant, lisant en moi comme jamais personne ne l'avait fait auparavant.
J'avais besoin de ce contact permanent à lui, de sa bouche sur la mienne. Je voulais me sentir vivante.
Un sentiment de survie m'envahit. J'avais échappé de peu à la mort quelques heures auparavant, uniquement sur le bon vouloir d'un malade. A présent, j'étais vivante, vivante dans ses bras.
Nos corps ne se cherchaient pas, ils se trouvaient, se reconnaissaient, se complétaient. Nos corps avaient leur propre langage.
Après avoir retirer mon bas de pyjama, je me couchai sur lui. Après quelques caresses, je passai mon index dans l'élastique de son boxer lorsqu'il m'interrompit.
- Attends, murmura-t-il en basculant sur moi pour reprendre le dessus.
Il parcourait mon corps du bout des doigts, laissant son empreinte sur ma chair. Il semblait vouloir ralentir le rythme de nos ébats, de peur qu'ils ne prennent fin trop vite.
Les minutes s'allongèrent en heures, mais pour nous, elles n'étaient que secondes. Le temps ne comptait plus. Seuls nos deux corps importaient.
Je ne voyais plus la fin de nos préliminaires, presque trop longs face au désir qui me submergeait. J'avais très chaud, quasi fiévreuse sous l'effet de l'excitation. Et je ne voulais qu'une chose. J'entrepris donc à nouveau de lui enlever ses sous vêtements. Cette fois-ci, il ne protesta pas et fit glisser les miens. Le dernier rempart de notre nudité était tombé.
Nous n'étions plus que désir l'un pour l'autre. Je frémissais sous ses caresses et n'espérais plus qu'une chose : qu'il me prenne. Je lui fis à son comprendre. Soumis à son propre désir qui grandissait à vue d'œil, Booth capitula.
- Tu es sûre ? murmura-t-il dans un souffle.
Même dans un moment pareil, il attendait ma bénédiction pour agir, à l'écoute du moindre de mes désirs, prêt à stopper toute activité sur un seul de mes mots.
Rien ne pouvait en cet instant décrire mon état. L'excitation l'emporta sur tout le reste et pour assurer Booth que le moment était venu, j'encerclai son bassin de mes jambes, m'offrant à lui.
Il me prit avec toute la force et la délicatesse dont il était capable. Pour moi, ce fut comme si c'était la première fois. Je découvrais des sensations inconnues jusqu'alors. J'avais comme ouvert la boite de Pandore. Les paupières closes, j'étais perdue dans un univers de perceptions que je découvrais avec délice. Le mouvement de ses reins provoquait en moi un émoi inégalé. Son souffle sur mon cou trahissait sa propre excitation.
Sous ses assauts répétés, mes ongles s'enfoncèrent dans la chair de ses fesses. Sa nuque fut également victime de l'expression de mon plaisir.
Alors que mes muscles se contractaient et que je sentais l'extase proche, Booth passa l'une de ses mains sous mes reins et m'attira une nouvelle fois à lui. Tout comme le mien, son corps se crispa. Alors qu'il m'embrassait, je m'abandonnais à lui, proche de l'étourdissement.
Essouflés, ne mesurant pas encore ce que nous venions de faire, nous restâmes un moment front contre front à nous regarder. Il voulut alors se dégager.
- Restes encore, le supllai-je.
Nous étions là, l'un sur l'autre. J'aimais sentir son poids sur moi. Et j'aimais le sentir en moi. Lors de nos ébats, c'était comme s'il m'avait transmis de sa force. J'étais redevenue invincible grâce à lui.
Lorsque nos respirations se calmèrent, après m'avoir embrasser un millier de fois, il se retira et s'allongea à côté de moi, fixant le plafond.
Il voulut parler, mais je l'en empêchais en l'embrassant. L'instant était trop beau pour le gâcher.
Il sera bien temps de parler demain.
