Chap. XIX « Les dernières pièces du puzzle »
J'étais à mon bureau quand Booth fit son entrée.
- Brennan.
Le fait qu'il emploie mon nom me blessa. Moi qui avait tant détesté qu'il m'appelle « Bones », je souhaitais à nouveau entendre ce stupide surnom auquel je m'étais habituée.
Booth était froid, distant. Son regard était vide. Ses traits tirés. Il n'avait pas du beaucoup plus dormir que moi.
- On a un problème.
L'expression sur son visage me glaça le sang. Je sus que quelque chose de grave était arrivé.
- Angela ? fis-je.
- Oui. Il t'a appelé chez toi il y a 10 minutes. Écoutes.
Booth enclencha un magnétophone. La voix, pourtant maquillée, m'était vaguement familière. Celle de mon agresseur.
« Docteur Brennan, j'accélère le mouvement. Votre lenteur m'exaspère. J'espère que vous vous sentirez concernée par le sort de Mademoiselle Monténégro. Sinon vous la retrouverez dans quelques jours, pendue à un arbre ou dans les eaux du Potomac… »
Ma gorge se noua.
ANGELA.
Pas elle.
Elle n'avait rien fait.
C'était ma faute, mon unique faute !
- Booth !
Je regardais mon partenaire, les yeux pleins de larmes.
- Il a Angela !!!- On va la retrouver. Je vais chercher les autres.
J'avais du mal à réaliser… Angela, aux mains de cet ignoble individu, de ce psychopathe. Mon Dieu !!!J'essayais de me reprendre et fonçais en courant sur la plateforme.
- Booth tu as essayé de localiser l'appel ?
- Oui. Intraçable, il téléphonait à partir d'internet.
- S'il lui arrive quoique ce soit…
Hodgins était dans une rage folle, serrant ses poings à l'extrême. Même séparés, nous savions tous qu'il gardait de forts sentiments pour Angela.
- Ça va aller, fit Booth. On va la retrouver et la sauver. Restons calmes et avançons.
- Clark, les os ? lançai-je.
- J'ai réussi à les assembler avec du fil de nylon n° 3. Très commun. Mais je ne comprends pas.
Un bip retentit.
- L'ordinateur a fini sa recherche. Le Nicrophorus americanus est protégé aux Etats-Unis. Il est interdit d'en ramasser et il est répertorié par site.
- Combien à D.C ?
- Huit.
- C'est encore trop. Quel est le plus prêt de l'institut ? demanda Booth.
- L'université George Washington, près de la Maison Blanche.
Une idée se dessina dans mon cerveau mais je n'arrivais pas à la cerner.
- Vous n'avez pas fait vos études là-bas Docteur Brennan ? demanda Camille.
- Si… Mais quel est le rapport avec les os ?…
- On s'en fout ! s'emballa Hodgins. Il faut aller sur place !
- Rien nous dit qu'il l'a emmené là-bas, Hodgins, précisa Booth. Il nous faut des preuves.
Quelque chose clochait, tournant dans mon esprit. Les os, un squelette reconstitué, l'université… Je sentais que j'étais proche de la solution. Mais elle m'échappait encore. Il me manquait le dernier chaînon.
- Clark, qu'est-ce que c'est que ça ?
Je pointais le bas de son pantalon. Il avait l'air mordillé ce qui me perturbait.
Gêné : - Oh, ça, J'espérais que vous le ne remarqueriez pas Docteur Brennan. C'est mon chien ce matin.
- Votre chien ?
Quelque chose me poussait à aller dans ce sens, à l'encontre de tout raisonnement logique.
- Tu crois que c'est le moment Brennan ? fit remarquer Booth.
- Oui mon chien, Hector. Il a commencé à …
- HECTOR !!!!!!
Tous me regardèrent stupéfaits.
- HECTOR !!! Je sais qui est notre assassin. Booth, l'université !!! Vite !!!!!
