N/a : Désolée pour le retard, voici la fin de cette petite histoire 100% fleur bleue… enfin bon, ce n'est pas comme si je ne vous avais pas prévenus ; )

La réponses aux reviews se fera par email alors n'oubliez pas de me laisser votre adresse si vous me laissez un petit mot...

Bonne lecture !

Réponse aux reviews sans adresse mail :

Angi : Oui je me pose aussi la question ; pourquoi est-elle partie ?? Et bien parce que c'est une fille qui ne mettra jamais en avant ses propres sentiments…voilà pourquoi…Espérons que le 4ième et dernier chapitre permettra à ces deux empotés de se retrouver…sont vraiment pas doués pour le bonheur tous les deux…C'est pour ça qu'ils iraient bien ensemble…héhé. Merci pour ta review !


Chapitre 4 : Les désirs des uns ou des autres n'ont jamais fait son bonheur…

Deux ans après avoir travaillée comme libraire chez Remus, Hermione était sortie diplômée de la prestigieuse école de la Misceltique school de médicomagie. Elle en était ressortie avec les honneurs et bien qu'elle ne fût pas devenue majore de sa promotion pour des raisons qu'elle seule connaissait, elle avait suscité l'admiration et la sympathie de ses professeurs.

Comme chaque année, en ce mois de juin, la Gazette du Sorcier recensait tous les diplômes des écoles supérieures de sorcellerie. Remus parcourait les colonnes de noms avec beaucoup d'intérêt car il y retrouvait certains anciens élèves à qui il avait enseigné la DCFM durant son unique année d'enseignant à Poudlard. Tout en buvant sa tasse de café matinale, il tourna la page pour tomber en arrêt devant la photo d'un Harry tout sourire sorti major de la promotion des nouveaux aspirants Aurors.

Il continua à feuilleter pour tomber sur le nom de Ron dans la colonne des diplômés de la Sophistic Académie Omnique. Un nom pompeux pour une école prestigieuse enseignant les sortilèges les plus avancés à une sélection d'élèves triés sur le volet. Remus fut content de voir Ron figuré en si bonne place. La famille Weasley trouverait là une bonne occasion de faire la fête et de féliciter une nouvelle foi le benjamin pour ses exploits magiques.

Mais Remus ne s'attarda pas sur le cas de Ron ou d'Harry, non, il cherchait le nom de celle qui ne cessait de hanter ses nuits depuis deux ans. Les yeux du lycanthrope se ternirent en pensant au doux sourire de la Gryffondor. Depuis ce fameux soir où il avait failli l'embrasser, il ne l'avait plus revue.

Les mains de l'homme se crispèrent sur le journal. Cette jeune femme continuait depuis tout ce temps à le perturber… Remus grogna et se leva brusquement pour mettre sa tasse dans l'évier. Il faillit la lâcher quand il entendit un léger toussotement dans son dos.

Il se retourna si brusquement qu'il en eut presque un torticolis. Il écarquilla les yeux en reconnaissant la personne devant lui.

- Comment…comment es-tu entré ici ?

Harry haussa un sourcil.

- Je n'ai pas eu la meilleure note en filature et tapinois pour rien, M. Lupin.

Remus fit la moue appréciant moyennement qu'une de ces connaissances pénètre ainsi dans sa tanière. Il finit par esquisser un sourire. James faisait la même chose quand il venait lui rendre visite.

- Un café ? lui proposa-t-il.

Harry secoua la tête, l'air soudain grave.

- Non, c'est une affaire urgente qui m'amène à toi. Il s'agit d'Hermione.

Remus pâlit aussitôt.

- Que lui est-il arrivé ? demanda-t-il d'une voix pressante.

Harry scruta avec attention sa réaction mais ne laissa rien paraître de ce qu'il en avait déduit.

- Rien de grave mais elle a besoin de ton aide pour s'en sortir.

- Maintenant ?

Remus sous-entendait par-là : après tout ce temps sans avoir pris de nouvelles l'un et l'autre. Harry acquiesça le visage contrarié.

- Elle n'a pas voulu me préciser quelle genre d'aide elle souhaitait mais je puis t'assurer qu'elle va me maudire jusqu'à la fin de mes jours si je ne fais pas rappliquer je cite « les fesses à Remus illico presto dans son local ».

- Son local ? hasarda Remus. Mais qu'est-ce qu'elle traf-

- Pas le temps de se poser des questions, tu peux venir maintenant ? coupa Harry.

Remus emboîta aussitôt le pas à Harry et transplana en lui tenant le bras. Ils arrivèrent au bord d'un étang marécageux où des volutes de fumée s'évaporaient paresseusement sous les rayons matinaux du soleil. Des roseaux aussi hauts que les deux hommes bordaient l'étendue d'eau et Remus avait peine à voir la rive opposée de l'étang. Derrière eux, trônaient des arbres majestueux qui déployaient leur branches verdoyantes jusqu'au bord de l'eau. L'endroit avait quelque chose de calme et mystérieux.

Remus eut la sensation immédiate d'aimer cet endroit. Ils longèrent la berge pendant une centaine de mètres et Remus put distinguer au détour d'une touffe de roseaux, coincée devant la lisière de la forêt, une maisonnée de pierres.

- Tu es souvent venu ici ? demanda Remus à Harry.

- Aussi souvent que l'envie me prenait de déterrer Hermione de son trou.

- Tu veux dire qu'elle vit ici ??

- Hum-hum, fit Harry en se dirigeant vers une jolie porte en bois peinte en vert sombre. Depuis deux ans, Madame passe son temps dans cette maison. Elle n'en sort que pour aller en cours ou faire ses courses. Même sa famille se plaint de ne pas la voir aussi souvent que du temps de Poudlard, c'est dire…

Quand le jeune Auror eut poussé la porte, Remus constata avec effroi le désordre incroyable de la pièce. Des liasses de parchemins enroulées gisaient aux quatre coins de la pièce. Des grimoires formaient une très artistique montagne près de la bibliothèque qui occupait tout un pan de la pièce. Quant à l'immense table en bois qui siégeait au centre de l'espace, elle était recouverte de bris de verre, de bouteilles métalliques et de boîtes aux contenus bien évidemment renversés. Il fallait ajouter à cela un manque flagrant de propreté et une odeur tenace de brûlé. Remus en se déplaçant à la suite d'Harry remarqua une cheminée trônant au fond de la pièce. Plusieurs chaudrons de forme, de couleur et de métaux divers s'entassaient dans un coin de l'âtre et seul un vieux chaudron noirci était suspendu au-dessus des chenets. Une légère volute s'en échappait encore, bien qu'aucun feu n'était plus là pour l'entretenir. Remus en humant légèrement l'effluve sentit aussitôt son échine se hérisser. Un grognement sourd gronda au fond de lui et Harry se retourna instantanément vers lui.

- C'est toi qui a grogné comme ça ? s'alarma-t-il.

Remus acquiesça brièvement. Cela n'allait pas du tout. Absolument pas. Il se sentait oppressé, du moins une part de lui-même. Son cœur battait à cent à l'heure, ses mains étaient moites et la sueur s'immisçait entre sa peau et ses vêtements.

Il se mit à trembler de tous ses membres sans qu'il puisse se contrôler. Il regarda affolé autour de lui.

- Harry…gémit-il. Hermione, où est-elle ?

Le jeune homme se précipita vers son ami avant que celui-ci ne s'effondre de tout son long au sol. Les yeux révulsés, Remus tomba alors dans les pommes. Au même moment, une voix se fit entendre du fond de la salle :

- Harry ! Remus ! Par ici, dans l'autre pièce, vite !

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Le lycanthrope se réveilla dans une chambre, allongé sur un lit aux couvertures moelleuses et douces. Le parfum qui imprégnait les draps plut aussitôt à Remus. Encore groggy par cette crise qui l'avait complètement vidé de ses forces, l'homme resta un certain moment à contempler le plafond. Il entendit la porte de la chambre s'ouvrir et une voix qu'il aurait reconnue entre mille l'appeler :

- Remus ? Comment te sens-tu ?

Il baissa alors son regard ambré vers elle… Dans la lumière tamisée de la lampe posée sur le rebord de la fenêtre, Remus embrassa d'un seul coup d'œil la silhouette de la jeune femme qui se trouvait devant lui. Sa première impression fut qu'elle n'avait pas changé. Toujours aussi broussailleuse dans la chevelure, peut-être une silhouette un peu plus féminine que dans ses souvenirs. Un visage intelligent, vif et un peu pâle, de grands yeux sombres et attentifs aux moindres de ses gestes.

Remus se redressa lentement et constata qu'il était torse nu avec un bandage sur l'épaule droite. Il bascula ses jambes vers le bord du lit et il s'apprêtait à se mettre debout quand Hermione l'arrêta :

- Non, attends encore quelques minutes que ta circulation sanguine se fasse correctement.

Beaucoup de questions se bousculaient dans la tête du lycanthrope ; ce fut pour cela qu'il ne dit rien. A quoi bon ? Deux ans sans se voir ne lui permettait pas de retrouver si facilement l'ancien chemin de leur complicité passée.

- Tu ne me demandes pas ce qu'il t'est arrivé ? fit-elle dans une tentative timide de sourire.

- Qu'est-ce qu'il m'est arrivé ? demanda-t-il comme un automate.

- Bonjour la spontanéité, répliqua-t-elle ironique. Bon, je suis désolée pour ce qu'il s'est passé. J'ai laissé un fond de chaudron s'évaporer dans la cheminée et la potion préparée comprenait des sels d'argents ainsi que des pierres de lune. Ton euh-loup a réagi violemment. Ton cerveau s'est instinctivement « déconnecté » pour que ta dualité ne perturbe pas ton psyché…

Remus fronça un sourcil et haussa l'autre. Il se gratta l'arrière du crâne en émettant un reniflement désinvolte.

- En clair, résuma-t-il d'une voix blasée, j'ai évité de justesse une transformation hors pleine lune, c'est cela ?

Hermione parut soulagée que Remus le comprenne ainsi et acquiesça timidement.

- Bon, ok, et mon bandage ?

- C'est euh en rapport avec l'aide que je voulais te demander.

- Voulais ? répéta Remus. Parce que tu ne veux plus, maintenant ?

- Si-si, euh-non, en fait si mais je n'en ai plus besoin. Comme tu étais évanoui, je n'ai pas eu le temps de te demander. Le temps pressait alors je me euh suis servie sans ton accord…

- Servi quoi sans mon accord ? demanda de façon neutre Remus.

Il commençait sérieusement à douter de l'état mental de son ancienne employée. Celle-ci semblait en effet assez nerveuse. Elle se tordait les mains dans tous les sens et avait l'air de ne pas savoir où poser son regard sauf sur lui. Remus esquissa un bref sourire en coin. Il la trouvait terriblement craquante quand elle paraissait gênée comme cela. Il lui attrapa soudain vivement le poignet et la força à s'asseoir près de lui. Il la lâcha à regret mais il préférait cent fois cela plutôt que de la voir tourner en rond devant lui.

- Allez raconte-moi, fit-il gentiment.

Quand son regard doré croisa le sien, Remus sut qu'il allait avoir du mal à se concentrer sur les paroles de la jeune femme. La pensée de l'allonger là sur le lit sans lui demander son avis le fit se tendre imperceptiblement. Merlin, il mourrait d'envie de la blottir contre lui, qu'il puisse sentir ses formes épouser les muscles de son torse…

- …Donc mes recherches m'ont orientée vers la mémoire de la contamination et c'est là que j'ai compris, je te passe les détails techniques, qu'il me faudrait prélever les cellules de cicatrisation issues de la morsure.

Remus crispa les mâchoires. Greyback avait mordu précisément son épaule droite. Un silence de quelques minutes permit à Remus de garder son calme par de plus amples inspirations. Il n'appréciait pas vraiment d'avoir servi de cobaye à Hermione. Il aurait aimé la revoir dans d'autres circonstances que pour un banal don de cellules infectées. Un sentiment d'amertume le parcourut : de toute façon quoique Hermione ait pu lui demander, il aurait dit oui sans hésiter. « Oh, ma chère Hermione, tu fais des recherches en médicomagie ? tiens sers-toi de mon corps tant que tu veux. Tu es devenu vampire ? Tiens bois mon sang. Tu veux un enfant ? Tiens voici mon… » Remus ferma brièvement les yeux pour se ressaisir.

- Et pourquoi était-ce si pressé que tu n'ais pas pu attendre mon consentement ? reprit-il la voix rauque.

Il savait qu'Hermione allait prendre son ton comme de la colère contenue mais à ce stade, Remus savait que c'était plutôt du désir contenu… La jeune femme déglutit légèrement.

- Je…pour mener à bien mon expérience, il me fallait donc tes cellules mais avant cela, j'ai du suivre un protocole stricte qui hélas, malgré mes précautions, a quelque peu bifurqué vers une voie inattendue…

- C'est-à-dire ?

- C'est-à-dire que la pierre d'Abzalon absorbait beaucoup plus de sang que prévu… Et que celui que j'ai donné ne suffisait pas. J'ai dû me mettre en catastrophe une perfusion et j'ai appelé Harry de toute urgence pour qu'il vienne te chercher plus tôt que prévu… Normalement, c'est moi qui aurais dû venir te voir à la librairie.

Elle avait fini sa tirade d'un ton dépité et Remus s'en sentit étrangement ému.

- Et où est Harry justement ? dit-il d'un ton dégagé qui sonnait atrocement faux à ses oreilles.

Il pensait avec effarement qu'il lui faudrait la présence d'un chaperon assez rapidement s'il ne voulait pas risquer de tout gâcher avec Hermione. Il n'aurait jamais pensé que ses sentiments se soient développés à ce point pendant ces deux ans. Merlin, deux ans…

- Harry est parti il y a quelques instants après m'avoir sermonné pendant dix bonnes minutes sur les dangers que toi et moi avions encourus à cause de mes expériences, je cite, « aléatoires ».

Hermione s'était remise à babiller et sa dernière phrase accentuée sur « aléatoires » fit sourire Remus.

- Il n'a pas tord, quelque part.

Hermione le dévisagea, l'air blessé.

- Je reconnais, finit-elle par dire réticente, que le protocole n'a pas exactement été suivi. Mais j'ai pu rectifier le tir et le résultat est au final le même.

Remus observait les moindres de ses mouvements, la moindre de ses expressions faciales. Il se repaissait d'elle pour combler cette absence qui l'avait tant pesé. Elle porta alors sur lui un tel regard que le cœur de Remus manqua un battement. Tant de confiance dans ses yeux chocolat et peut-être, il n'osait y croire…

- Et quel est ce résultat ? demanda-t-il calmement en reportant son inspection sur l'ameublement succinct de la chambre…

- Mais… mais, Remus, fit-elle un instant déstabilisée.

Il lui lança un bref coup d'œil ne voulant pas tenter le diable… Peine perdue, son air froissé lui fit l'effet d'une flèche acérée enfoncée dans son organe cardiaque. Une part de Remus se fit la réflexion qu'une visite chez un médicomage cardiologue serait bientôt la bienvenue…

- Hermione, l'interrompit-il aussitôt avant qu'elle ne trouve ses mots. Je m'excuse, je n'ai peut-être pas été très attentif à tes propos. Veux-tu bien m'expliquer le but de ton expérience ?

Hermione écarquilla lentement les yeux ; elle paraissait étonnée, peut-être parce que Remus tenait sa main et qu'il ne semblait pas vouloir la lâcher. Elle baissa les yeux, confuse puis tenta de cacher un sourire. Elle n'y réussit pas et se permit même le luxe de rire légèrement. Remus resta stoïque mais ses yeux dévoraient le son de son rire, l'éclat de ses yeux, son sourire plein de vie…

- Oh, Remus, soupira-t-elle en secouant doucement la tête, pour ce qui est d'être attentif, tu ne changeras jamais. Si je ne voulais pas faire de mauvais jeu de mots, je dirais que tu es dans la lune. Quoique maintenant, je peux peut-être me le permettre…

Remus serra convulsivement la main d'Hermione.

- Explique-toi.

- Remus, chuchota-t-elle en scellant ses prunelles chocolat dans son regard ambré. Tu es guéri. Tu n'auras plus jamais de transformation à la pleine lune.

Remus dut rester un bon moment pétrifié. Sa main était sur le point de broyer celle d'Hermione mais celle-ci ne bronchait pas. Sentait-elle au moins la douleur que cela aurait normalement dû engendrer ?

Remus réfléchissait à toute allure. Il ne se sentait pas capable de demander à Hermione, le pourquoi du comment. Déjà le 'comment' à lui seul aurait nécessité moult explications techniques prenant sûrement la moitié de la nuit. Et là, en l'occurrence, il n'envisageait même pas de prendre le temps de recevoir ce genre d'explications. Ensuite, lui demander 'pourquoi' lui paraissait… indécent. En avait-il seulement le droit ? Quant à poser une éventuelle question du genre 'tu t'es pas trompée ?' ou 't'es sûre de toi ?' serait une insulte pure et simple envers le génie d'Hermione. Par Morgane, qu'il aurait aimé lui être utile dans ses recherches… Qu'elle est besoin de lui aussi sûrement que lui ne pouvait plus se passer d'elle…

Cette guérison inespérée à 43 ans le laissait démuni. Sa vie serait aussi longue que n'importe quel sorcier. Au lieu des trois-quatre ans qu'il avait imaginé lui rester à vivre, il devait maintenant tabler sur une petite centaine d'années. Il finit par dire malgré lui, effaré par tout ce temps supplémentaire qu'Hermione lui avait octroyé :

- Mais qu'est-ce que je vais faire de tout ce temps, maintenant ?

Hermione éclata de rire devant son air ahuri. C'était un rire de soulagement parce que depuis que Remus était resté silencieux, Hermione avait pu échafauder un bon nombre de théorie sur le 'Il est contrarié, il va m'engueuler- m'insulter- bouder- devenir fou de colère'.

Remus, réveillé par le son ô combien merveilleux selon lui du rire de la jeune femme, se mit à genoux devant elle. Sans lâcher sa main, il se saisit de l'autre.

- Hermione, fit-il d'une voix enrouée.

Ses yeux mordorés étaient si reconnaissants qu'Hermione détourna les yeux gênés.

- Merci, murmura-t-il simplement. Merci pour tout.

Ces simples mots dits avec tellement de sincérité fit venir le rouge aux joues d'Hermione. Remus se redressa pour se mettre sur ses jambes. Il lâcha doucement ses mains.

- Maintenant, fit-il dans ce qui paraissait un immense effort, je voudrais juste savoir une chose…

Il hésitait mais en même temps, l'espoir avait toujours été porteuse de vie… Et Remus avait désormais de la vie à revendre. Il devait savoir pourquoi. Même si son cerveau lui intimait de sortir prestement de cette pièce, de dire encore un dernier merci en courant puis d'aller se terrer dans sa tanière-librairie pour ne plus jamais à avoir à affronter la vie personnifiée en Hermione…

- Je t'écoute, fit prudemment Hermione en levant vers lui un regard aux abois.

Remus fit quelques pas pour s'écarter d'elle. Il laissa traîner la main sur le bois patiné de la coiffeuse. Il décida dans un éclair de lucidité qu'il devait savoir une bonne fois. Sinon, il serait prisonnier d'elle aussi sûrement qu'il l'avait été pendant ces deux ans.

- Pourquoi as-tu fait cela ? demanda-t-il d'une voix qu'il avait voulu tellement neutre qu'elle lui paraissait impersonnelle et froide.

Hermione cligna des yeux.

- Je… L'idée m'est venue pendant les études de Médicomagie. Je voulais un projet fort à présenter pour ma thèse de fin d'année.

- Pourtant tu as fini tes études sans leur présenter ce projet sinon j'en aurais entendu parler, remarqua Remus.

- Oui, fit-elle en baissant légèrement le regard, je n'ai pas fini à temps…

- Tu mens, constata Remus.

On ne la faisait pas à un Maraudeur. Hermione releva brusquement la tête pour venir scruter le visage de Remus. Elle finit par soupirer en regardant de biais.

- La vérité c'est que j'hésitais à venir te voir après…

- Tout ce temps ? suggéra Remus en croisant les bras sur son torse et en s'adossant contre le mur.

Il fallait absolument qu'il contrôle ses gestes parce que ses jambes n'avaient qu'une envie : se précipiter aux pieds d'Hermione et ses bras, enlacer la jeune femme… Hermione se contenta d'acquiescer à défaut de finir sa phrase.

- Je précise alors ma question, reprit Remus impitoyable pour son propre cœur déjà fortement sollicité depuis quelques minutes. Pourquoi moi ?

Remus savait qu'Hermione avait parfaitement compris sa question mais il ne comprenait pas pourquoi elle semblait aussi gêné par celle-ci.

- Je voulais que tu sois le premier, Remus.

L'accent de sincérité qu'il perçut ne lui permit pas de douter sur ce point. Il laissa planer volontairement un silence attendant de voir ce qu'Hermione dirait. Mais que cherchait-il au fond ? Qu'elle lui dise qu'il voulait qu'il soit le premier parce qu'elle lui vouait un amour aussi fort qu'il venait la hanter dans ses songes… Remus pinça les lèvres. La leçon ne lui avait pas suffi ; il prenait là encore ses désirs pour des réalités.

- Je… je voulais aussi, reprit Hermione finalement.

Remus retint un souffle.

- Que tu puisses être heureux…

L'homme resta pétrifié un quart de seconde. Puis il leva son regard vers la sorcière, incapable d'émettre le moindre son. La jeune femme était restée assise sur le bord du lit et elle tordait violemment ses mains en signe de grande nervosité.

- Être heureux ? dit finalement Remus comme si ces mots lui paraissaient confusément connus.

C'était comme un savoir qu'il avait appris à Poudlard, qui dans certaines circonstances devait être vaguement utile et dont le théorème qui en résultait ouvrait sur des idées qui n'avaient pas grand intérêt aux yeux d'un jeune Remus…

La jeune femme se leva soudain en faisant les cent pas devant lui.

- Oui ! Être heureux, Remus ! Est-ce une notion aussi abstraite pour toi qu'elle ne t'évoque rien ?

La fougue de la jeune femme refaisait petit à petit surface et Remus sentit les battements de son cœur s'accélérer.

- Hermione, commença-t-il raisonnablement. Je ne te serais jamais assez reconnaissant pour ce que tu as fait pour moi. Je ne réalise d'ailleurs pas encore tout à fait ce que ma guérison signifie, avoua-t-il en se passant une main sur la nuque.

Hermione avait cessé de marcher et le regardait maintenant, les bras ballants. Elle semblait indécise mais son regard chocolat observait Remus avec insistance.

- Mais, reprit Remus les yeux dans le vague. Même des personnes qui n'ont jamais été atteints de lycanthropie ne trouvent pas forcément le bonheur. Et vice-versa, des loups-garous peuvent parfaitement s'accommoder de leur statut et vivre heureux.

Hermione sembla se figer sur place. Remus la sentit se tendre mais poursuivit son explication.

- Ce que je veux te dire Hermione, c'est que ma guérison me permettra de profiter de la vie plus longtemps mais elle ne sera en rien un facteur déterminant à mon bonheur.

Remus sentit bien qu'il s'embrouillait dans son explication. Après tout, qu'essayait-il de lui dire sur son bonheur à lui ? Qu'il ne pouvait être que devant lui personnifié dans les traits de cette femme ?

- Mais pourtant, commença Hermione. Lors de notre dernière conversation, tu disais que tu avais quitté Tonks parce que-

- Je ne l'aimais pas, la coupa Remus exaspéré par cette conversation qu'il trouvait gênante. Ou du moins je ne lui apporterais pas l'amour qu'elle méritait…

- J'ai pourtant eu l'impression, reprit Hermione courageusement malgré son corps qui tremblait par saccade, que tu ne t'étais pas totalement investi avec elle parce que tes jours étaient comptés !

Remus la regarda un long moment sans répondre. Si elle savait à quel point accepter de se mettre en couple avec Tonks n'avait été motivé que par des choses beaucoup plus triviales… Tonks avait été adorable, il n'avait jamais eu quoique ce soit à lui reprocher.

Seulement la mort de Dumbledore l'avait forcé dans une direction qu'il savait au fond de lui mener à une impasse. Dora avait été le réconfort, la chaleur humaine qui lui avait manqué mais il savait que son âme, son cœur réclamait autre chose. Et cette chose c'était l'esprit d'Hermione, sa volonté, sa fragilité et son incroyable désintéressement pour ce qui était de rechercher son propre bonheur. Remus trouvait surprenant qu'une femme comme Hermione ne fut pas courtisée par les autres hommes. C'était pour lui impensable. Cette femme était un diamant à l'état brut…

- Et ton bonheur à toi, Hermione ? Quand commenceras-tu à y penser ? fit-il pour détourner la conversation de sa personne. Il ne pensait pas qu'il fut capable de prendre un ton aussi cynique dans ses réparties.

La jeune femme paraissait décontenancée. Elle avait maintenant l'air perdu et son regard affolé parcourait la chambre sans la voir. Remus se détacha du mur pour faire un pas dans sa direction. Il ne pensait pas que sa question produirait un tel effet. Il remarqua alors à quel point elle pouvait être pâle.

- Hermione ?

- Re-Remus, balbutia Hermione perdue, je…je m'excuse. Je ne voulais pas que tu es l'impression… Je n'ai jamais eu la prétention de savoir ce qui était bon pour toi. Mes recherches m'ont simplement permise de te faciliter la vie… Je vais aller me reposer dans la pièce d'à côté et tu ferais bien d'en faire pareil. Si tu as besoin de moi, appelle-moi.

Remus resta pétrifié devant sa tirade. Il y avait un mal-entendu ; jamais il n'avait pensé qu'Hermione s'immisçait dans sa vie privée. Il avait juste l'impression de ne pas être une personne facile à se confier. Il voulut la contredire, l'empêcher de croire n'importe quoi. Mais comment lui dire qu'il ne voulait pas qu'elle fasse son bonheur mais qu'elle soit son bonheur ? C'était impossible. Jamais il ne pourrait demander plus à la jeune femme !

Il amorça cependant un geste pour la rassurer et pour lui dire qu'il fallait laisser pour le moment ces considérations sur le bonheur de côté mais la porte de la pièce s'était déjà refermée…

Il resta un quart de seconde bloqué puis il enjamba brusquement l'espace qui le séparait de la porte pour ouvrir celle-ci violemment. Il se retrouva dans un petit salon où crépitait un feu de cheminée chassant l'humidité ambiante due à la proximité du marais. Il vit aussitôt Hermione recroquevillée sur le canapé dans sa position habituelle. Son visage était caché par un coussin et ses épaules étaient parcourues par des tressautements. Elle pleurait.

Remus, décomposé, fut en un instant à genoux devant elle. Il ne savait que faire. Puis sans réfléchir, il viola l'intimité de la jeune femme et par la même occasion il franchit cette barrière qu'il avait eue tant de mal à ériger puis à ne pas abattre : il lui arracha le coussin des mains.

Hermione avait vraiment piètre allure avec ses yeux et le bout de son nez rougis, son visage chiffonné et baigné de larmes.

Mais Remus ne s'attarda pas à la contempler ; déjà, parce que cela lui broyait le cœur en petits morceaux et qu'ensuite, il avait beaucoup mieux à faire. Il la prit délicatement par le poignet et l'épaule pour la forcer à le rejoindre sur le parquet puis une fois la chose faite, il glissa toujours très doucement une main derrière sa nuque et l'autre derrière sa taille pour faire venir la jeune femme à lui dans une étreinte libératrice.

Ils restèrent longtemps ainsi, bien longtemps après que les sanglots silencieux d'Hermione se soient tus et bien longtemps après que Remus ait cessé de se poser des questions sur la nécessité d'un tel enlacement.

Une bûche craqua dans l'âtre et Remus sembla se réveiller de la douce torpeur qui l'avait saisi depuis qu'Hermione s'était logée dans ses bras lui apportant chaleur et béatitude. La dure réalité refaisait surface. Il s'écarta d'elle lentement et à regret. Ce fut son erreur ; Hermione releva la tête et à travers ses cils mouillés, elle murmura :

- Remus, garde-moi dans tes bras.

L'homme se raidit instantanément. Il était tétanisé par sa demande.

- Je t'en prie, chuchota-t-elle, rien que cette nuit.

Elle posa sa tête contre son épaule et Remus put humer ses cheveux librement cette fois sans peur d'éveiller un loup désormais mort. Il glissa ses doigts dans l'opulente chevelure brune. Puis il écarta la tête pour poser un baiser chaste sur son front.

- Allez viens, finit-il par dire en se mettant debout tout en aidant la jeune femme à faire de même.

Ils se retrouvèrent une nouvelle fois dans la chambre et Remus fit asseoir Hermione sur son lit pour l'allonger. Il lui retira ses chaussures et la borda avec la couette. La jeune femme ne détachait pas son regard de ses gestes. Elle parut se détendre quand Remus vint s'allonger contre elle en tirant sur lui le plaid du lit.

- Remus, tu vas avoir froid si tu ne viens pas sous la couette, chuchota-t-elle. Les nuits sont fraîches ici.

L'homme se retrouva pris au dépourvu. Il réalisa alors qu'il était complètement stupide avec son attitude vieux jeu. Il se glissa sous la couette et Hermione vint aussitôt se blottir contre son torse. Les bras recroquevillés devant elle, Hermione effleurait du bout de ses doigts la poitrine de Remus. Puis son souffle s'apaisa jusqu'à devenir celui d'un sommeil paisible.

Remus quant à lui mit du temps à s'endormir mais la transformation qui s'était opérée en lui eut bientôt raison de lui. Il garda dans sa grande main celle d'Hermione pour éviter peut-être qu'elle ne s'échappe à nouveau.

XXXXXXXXXXX

On s'agita tout contre lui mais Remus ne voulait pas se réveiller. Il était tellement bien. Il senti vaguement un vide près de lui mais ne s'en formalisa pas. Il avait du sommeil à rattraper depuis toutes ces années.

Son esprit à moitié réveillé laissait dominer pour le moment son subconscient. Il se voyait dans une clairière baignée par la lumière du soleil. L'herbe fraîche de rosé scintillait à ses pieds nus. Un frisson parcourait son corps entièrement dévêtu. Ce n'était pas un frisson de froid mais plutôt d'excitation car devant lui se tenait Hermione aussi nu que lui. Remus dans un souffle de vent se retrouva tout près d'elle. Il aurait pu prendre tout son temps pour la contempler mais ce qu'il voyait lui suffisait déjà amplement. Il avait besoin désormais de toucher cette peau à l'aspect si doux, d'embrasser ses lèvres pleines et d'entendre sa voix lui susurrer des mots sans équivoque.

Remus poussa un soupir de contentement dans son sommeil. Il venait d'enlacer sensuellement la jeune femme pour l'embrasser dans un geste de possession manifeste. Ses mains réveillaient caresse après caresse le corps de son amante. Des sons de satisfaction s'échappaient de leurs bouches scellées par un baiser avide.

Puis Remus entraîna Hermione dans l'herbe, il glissa une jambe puis une autre entre celles d'Hermione. Les yeux envoûtants de la jeune femme scintillaient et Remus en fut ébloui. Ils restèrent encore ainsi à se prodiguer caresses et baisers puis quand le désir de s'unir fut trop fort, il s'immisça en elle en poussant malgré lui un râle de plaisir.

L'homme endormi gémit lentement et se retourna pour enlacer son oreiller. Oui, il était tellement bien. Cependant quelque chose le gênait et l'image de leurs corps enlacer s'estompa pour laisser place à une clarté matinale dans une chambre à coucher. Remus gémit à nouveau mais cette fois-ci de frustration. Son rêve avait été tellement vrai, tellement…incroyable. Il écarquilla soudain les yeux en réalisant où il se trouvait exactement. Il s'assit sur le lit affolé mais constata avec soulagement qu'il était seul. Il fallait mieux d'ailleurs car il aurait été affreusement gêné qu'Hermione se rende compte qu'il faisait un rêve érotique… Il jeta un rapide coup d'œil à son entre-jambe et fut mortifié de voir qu'il était bien trop… réveillé pour se lever et risquer de croiser Hermione…

Il avisa sa robe posée sur le dossier de l'unique fauteuil de la pièce. Il l'enfila prestement et avec soulagement. Puis prenant son courage à deux mains, il sortit dans le salon pour aller à la rencontre de son hôte. Mais Hermione était introuvable que ce soit dans le petit salon, la cuisine ou son laboratoire, qui au passage semblait avoir retrouvé un agencement décent comparé au désordre de la veille.

Il sortit finalement dehors et la lumière du soleil le fit cligner un instant les yeux. Il remarqua alors un chemin en terre battue qui semblait contourner la maison. Il le suivit pour arriver au bord de l'étang. Des pierres plates bordaient l'étang et une petite cascade sur le côté dévalait paresseusement le lit du ruisseau qui alimentait l'étendu d'eau. Remus n'avait jamais vu un endroit aussi charmant. Il remarqua alors un amas de vêtements sur une pierre. Il resta perplexe un quart de seconde pour finalement comprendre à qui appartenait ces habits. Au même moment le léger clapotis d'une eau éclaboussant la surface liquide le fit se retourner…

Il resta pétrifié, les pupilles dilatées par ce qu'il voyait. Ce n'était pas possible, les dieux s'acharnaient sur lui. Hermione se trouvait devant lui dans le plus simple appareil. Elle ne l'avait pas encore remarqué, occupée à essorer ses cheveux dans une savante torsade. Elle se pencha pour ramasser sa serviette et Remus put détailler avec avidité son corps voluptueux. Le désir qu'il avait d'elle se réveilla avec une telle force que Remus chancela légèrement. Incapable de détourner son regard d'elle, il ne savait que faire. Hermione finit par le remarquer et lâcha sa serviette de surprise.

- Remus ! couina-t-elle.

Elle voulut reprendre sa serviette mais Remus fut plus prompt qu'elle. Il s'avança et se pencha pour la lui donner, ses yeux ambrés remontant le long du corps de la jeune femme dans une muette caresse. Hermione les joues en feu se couvrit prestement de la serviette et se détourna légèrement du regard brûlant de Remus.

L'instant était irréel et Remus ne cachait plus l'envie qu'il avait d'elle.

- Hermione, murmura-t-il d'une voix rauque.

Il esquissa un geste vers elle mais n'osa pas la toucher. La jeune femme restait prostrée, le regard tourné vers le sol. Sa poitrine se soulevait par saccade, preuve de son profond trouble. Remus souffrait au-delà du raisonnable. Il ne pouvait plus désormais lui dissimuler ce qu'il avait gardé enfoui en lui pendant tant de temps.

Il effleura du dos de la main l'épaule d'Hermione qui eut un léger sursaut. Elle se décida à le regarder droit dans les yeux. Elle écarquilla alors les yeux en secouant imperceptiblement la tête en signe d'incrédulité.

- Non, fit-elle tout bas, non…

Mais Remus avait fait un pas de plus vers elle. Sa main continuait de frôler sa peau nue. Il glissa ses doigts derrière son cou puis continua à émettre cette légère caresse le long de sa nuque. Hermione avait fermé les yeux et s'abandonna soudain à ce contact en détendant tous ses muscles.

Dans un soupir de soulagement, Remus la prit alors dans ses bras et l'embrassa avec toute la passion ressentie depuis si longtemps. Hermione gémissait son prénom entre deux baisers avides. Remus laissait ses mains prendre possession de ce corps consentant. Ce fut quand sa main s'immisça entre ses cuisses qu'Hermione réagit violemment.

- Remus, fit-elle dans un hoquet de surprise.

Ce dernier comprit alors qu'Hermione n'avait aucune expérience dans les relations entre un homme et une femme. Il étouffa un juron et s'écarta d'Hermione brusquement. Les poings serrés pour reprendre son calme, il tentait de formuler une réponse appropriée à son comportement. Aucun son ne sortit néanmoins de sa bouche quand il la contempla à nouveau.

La serviette avait à nouveau glissé et Hermione ne semblait plus gênée par cela. Elle le dévisageait avec ses grands yeux brillants. L'étreinte avait déposé sur sa peau et ses joues une couleur rosée et son souffle toujours saccadé la laissait plus femme que jamais aux yeux de Remus. L'expression de son visage montrait cependant une résolution peu habituelle. Comme si elle le défiait de ne pas pouvoir recommencer à l'embrasser.

Remus se sentit emporté par un courant invisible vers celle qu'il chérissait plus que tout.

- Laisse-moi te montrer à quel point je t'aime.

Il déposa sur ses lèvres le plus tendre des baisers. Il mit dans cette étreinte tout le respect qu'il avait à son égard et tout ce qu'il éprouvait pour elle sans jamais avoir osé le lui dire. Hermione posa ses mains sur son torse et finit par enrouler ses bras autour de son cou. Leur baiser sembla durer une éternité mais Remus ne voyait plus le temps passé. Quand ils détachèrent leurs lèvres l'un de l'autre dans un soupir de satisfaction, ils mêlèrent leurs regards doré et chocolaté.

- Je t'aime aussi, chuchota Hermione dans un timide sourire.

Remus sentit son cœur se gonfler de bonheur. Son côté pessimiste se disait bien que tout ceci n'allait pas durer mais pour l'heure, il n'aurait échangé sa place avec personne d'autre. Il tenait dans ses bras, serré contre lui, le corps désirable d'une jeune femme qui venait de lui avouer qu'elle partageait ses sentiments.

Il s'écarta d'Hermione et ramassa à nouveau sa serviette pour l'enlacer avec. Puis il la souleva dans ses bras et l'emporta vers la petite maison.

Ils arrivèrent dans la chambre à coucher et Remus déposa son précieux fardeau délicatement sur le lit. Hermione frissonnait un peu et Remus s'empressa de les glisser tous les deux sous les couvertures. Il enlaça la jeune femme à nouveau comme pour s'assurer que cela n'était pas un rêve.

- Tu sais, tout ce que j'ai fait depuis deux ans, c'était pour toi et toi seul Remus, fit Hermione tout bas.

Remus hocha la tête. Il n'avait pas osé le croire mais les regards que lui avait lancé Hermione l'avaient déjà mis sur la voie.

- Je n'ose pas encore vraiment croire que tu t'intéresses ainsi à un vieux gars comme moi, murmura-t-il en souriant tendrement.

Hermione le regarda sérieusement.

- Il y a deux ans, j'ai appris à te connaître et j'ai aimé ce que j'ai découvert chez toi.

Remus la couva d'un regard amoureux. Il aurait tout le temps de lui demander plus tard ce qu'elle appréciait chez lui. Pour l'heure, il n'y avait qu'une seule chose qu'il désirait lui faire connaître…

Hermione le comprit parfaitement quand il plaqua ses lèvres sur les siennes en un baiser possessif.

Peu de temps après, ils s'abandonnèrent à leur étreinte intime et universelle.

FIN

Les désirs des uns ou des autres n'ont jamais fait son bonheur mais cela allait changer…


Un énorme merci à tous ceux et celles qui m'ont suivie dans cette petite histoire. A bientôt peut-être pour d'autres aventures romanesques...:)