Titre : Bibliothèque de mon cœur
Auteur : pomme-violette
Lecteurs : Pénélope Deauclair/Percy Weasley, Roger Davies, Irma Pince
Avertissement : K
Quatrième de couverture : entamée depuis des mois, voici enfin la réponse au défi : pour un secret --'
oOoOoOo
Au
fil des ans, la bibliothèque était devenu son endroit favori.
Parfois, elle en venait même à croire qu'il s'agissait plutôt d'un
refuge
pour s'éloigner de l'agitation propre à l'école de sorcellerie
Poudlard.
En effet, Mme Pince y maintenait - par sa seule présence - un niveau sonore extrêmement bas comme toute bibliothécaire qui se respecte.
Pour la plupart des élèves, l'endroit était "à éviter", "poussiéreux", "horrible", "sinistre", "aussi intéressant qu'un cours de Binns", "désertique", "la représentation matérielle du désespoir des semaines de pré examens" ...
Les Gryffondors de son année avaient -enfin- arrêté de se moquer de son amour des "pavés poussiéreux et en décomposition qui servent de livres de chevet aux Serdaigles" et se contentaient de lever les yeux en signe de désespoir. Bandes d'incultes.
Aujourd'hui, elle avait prévu de passer l'après midi dans sa troisième maison afin de finir le devoir donné par Rogue deux jours plus tôt et qui avait pour problématique : Quelles étaient les utilisations de la bave de limaces maritimes dans les potions médicinales de la Grèce du Moyen-Âge et leurs répercutions sur les potions britanniques au XV ème siècle ?
Si elle voulait remplir les 150cm de parchemins demandés par le maître de potions, elle devait si prendre le plus tôt possible. Pénélope avait du mal par moment à imaginer ce qui pouvait passer dans la tête des autres étudiants qui préféraient s'amuser puis bâcler leurs travaux puisqu'elle avait l'habitude de faire l'inverse. Elle n'était peut-être pas l'élève la plus « cool » de l'école mais ce n'est pas pour autant qu'elle ne vivait que pour les études et n'avait par conséquent aucunes distractions !
Malgré l'opinion populaire, des élèves venaient étudier entre les quatre murs de la gigantesque bibliothèque Poudlarienne. En entrant dans cette dernière, elle salua quelques élèves de son année qu'ils fussent Gryffondor, Pouffsouffle, Serpentard ou de sa propre maison. La plupart d'entre eux étaient beaucoup trop occupés par leurs cours, leurs parchemins à rendre, leurs lectures hors programme pour la saluer correctement en retour ou ne serait-ce que pour remarquer sa présence.
A sa plus grande surprise, Roger était même là pour étudier. Avec le dernier match de l'équipe qui approchait, elle avait cru qu'il délaisserait tout ce qui ne se rapportait pas de près ou de loin au Quidditch.
Au vu des grimoires éparpillés tout autour de lui, il devait travailler sur les révoltes gobelines. Lorsqu'elle contourna sa table, un détail l'interpella : au centre de son livre sur la révolte de 1678 se trouvait une publicité de balais.
Elle ne pu retenir un gloussement faisant sursauter le capitaine qui lui sourit et mit son index contre ses lèvres lui demandant silencieusement de garder le secret. Les garçons sont tous les mêmes.
Comme d'habitude, elle parcoura les allées dont elle connaissait chaque recoin pour trouver LE - souvent les en fait - livre qui l'intéresse. Puis, comme chaque mercredi, elle attendit que son petit ami arrive enfin à se libérer de toutes ses "obligations" (elle est également préfète et n'en faisait pas toute une histoire !) pour enfin la rejoindre. Et elle attendait souvent très longtemps, de quoi la laisser finir la plupart de ses devoirs.
Si elle ne le connaissait pas autant, elle pourrait se vexer mais Percy était connu pour son respect de l'ordre et de la justice. En ce moment, il devrait sûrement être en train de pourchasser ses frères ou confisquer des objets "illicites".
Percy et Pénélope avait choisit de garder le secret sur leur relation et parfois elle le regrettait : s'embrasser dans la bibliothèque, encore une idée stupide de son griffondor préféré !
Pour la première fois en 7 ans, elle aurait une semaine de colle avec Rusard. Ses parents n'apprécieront sûrement pas le motif : « attentat à la pudeur ».
Quelle honte ! Désormais, ils n'auront plus besoin de se cacher puisque ses « adorables beaux-frères » avaient répandu dans tout Poudlard ce qui s'était passé.
Vivement la fin de l'année.
