Ravie que mon histoire plaise parceque moi je n'en suis pas totalement satisfaite!
J'aurais aimé mettre un chapitre entre celui-ci et le deuxième mais je n'ai pas trouvé quoi raconter donc...
peu être que je trouverai un jour et à ce moment là je le publierai.
Bonne lecture...
Chapitre 3 : Eux…
Le ciel commençait déjà à laisser s'échapper des flocons blancs en ce début octobre.
L'hiver s'annonçait frisquet et le vent rendait les couloirs glacials depuis le matin quand Victoire pris un raccourcis pour remonter plus vite dans la salle commune bien chauffée par la grosse cheminée.
Elle passa derrière la tenture du passage qu'elle connaissait pour en avoir entendu parler par ses oncles Ron et Harry.
Elle fit à peine quelques pas qu'elle tomba nez à nez avec Teddy qui venait dans l'autre sens. Celui-ci semblait plongé dans ses pensées et ne l'as vit qu'au dernière moment ce qui fait qu'il ne put éviter la collision.
Victoire se retrouva les fesses par terre, les cheveux dans les yeux tandis que Teddy parvenait à rester debout en se tenant à une vieille statue du passage.
Il éclata de rire quand il la vit ce qui acheva de la mettre en colère : elle n'était déjà pas contente de l'avoir croisé, surtout qu'ils étaient seuls dans un couloir que peu de monde connaissait.
- Qu'est ce qui te fait rire comme ça Lupin ? demanda-t-elle sur un ton rageur.
- Calme-toi Vicky. C'est juste que ce n'est pas souvent que je te vois aussi mal coiffé ! répondit-il hilare en lui tendant la main pour l'aider à se relever.
- Ne m'appelle pas Vicky ! tonna-t-elle.
- Alors ne m'appelle pas Lupin, dit-il tandis qu'il lui prenait la main.
Grave erreur.
Autant pour lui d'avoir tendu sa main que pour elle de l'avoir saisie.
Lorsque leurs mains se touchèrent, ils ne purent ni l'un ni l'autre réprimé un frisson.
Mais ce n'était pas de froid.
Lorsqu'elle fut debout, elle répondit sèchement pour reprendre contenance et briser le silence gênant qui menaçait de s'installer.
- Et pourquoi je ne t'appellerai pas Lupin, puisque l'on n'est pas censé se connaître. C'est bien ce que tu as dit à James, non ?
- Il n'y a que les gars de l'équipe de Serpentard qui m'appellent Lupin.
Et pour ta gouverne, j'ai fait ça pour éviter qu'il ne dise une bêtise devant quelqu'un. Ca t'arrangeait aussi, non ? Je ne comprends pas ce qui te gêne là dedans Vic !
Victoire ferma un instant les yeux.
Il l'avait appelé par le surnom qu'il lui donnait enfant. Cela faisait tellement longtemps qu'il ne l'avait pas appelé ainsi.
Elle avait interdit à qui que ce soit de l'appeler comme ça, lui réservant ce privilège.
Cela lui fit l'effet d'une caresse.
- Ce qui me gène ? demanda-t-elle doucement. Tu me demandes ce qui me gène dans le fait que cela fait maintenant je ne sais combien d'années que tu m'ignores ? finit-elle en hurlant de toutes ses forces.
Reculant prudemment, après tout elle avait beau n'être Vélane qu'au quart elle gardait quelques caractéristiques bien connus de celles-ci, Teddy dit avec amertume :
- Eh doucement Victoire, je ne suis pas un de tes petits copains sur qui tu te mets en colère. Et puis je ne vois pas en quoi ca te gène que je t'ignore puisque je dois bien être le seul. Qu'est ce qu'il y a? Tu ne supportes pas que même un seul garçon ne fasse pas attention à toi ?
- Oh ! Comment oses-tu dire ça, Monsieur-je-me-pavane-dans-toute-l'école-avec-un-fan-club-de-filles-histériques-à-mes-pieds ? répondit la jeune fille rouge de colère.
Victoire sentie ses yeux la piquer et se retourna prestement pour cacher ses larmes naissantes à Teddy.
- Victoire ? …
Teddy s'approcha doucement et posa sa main sur l'épaule frémissante de la jeune Gryffondor.
- Laisse-moi tranquille !!!
S'entend la colère monter également en lui, Teddy rétorqua vertement sans réfléchir :
- Non mais ça va pas. Il te prend quoi tout d'un coup ? Tu es jalouse ?
Il regretta immédiatement ses paroles au moment même ou il les prononça et encore plus quand Victoire se retourna vers lui le regard flamboyant.
- Tu me demandes si je suis jalouse ? Bien sûr que non je ne suis pas jalouse ! Comment je pourrais être jalouse de tes greluches ? Hein explique-moi. Comment je pourrais être jalouse de filles à qui tu parles, avec qui tu passes du temps, que tu n'ignores pas à longueur d'année depuis qu'elles sont rentré à Poudlard ou même que tu regardes seulement passer? Explique-moi comment, moi, ta meilleure amie d'enfance, avec qui tu passais ton temps étant enfant je ne serais pas jalouse ? Explique moi comment moi, Victoire Wesley, qui suis amoureuse de toi, Teddy Lupin, depuis que j'ai 11 ans, je pourrais être jalouse de tes greluches ?
Victoire repris son souffle pour conclure :
- Maintenant Teddy Lupin, tu vas oublier tout ce que je viens de dire, retourner voir tes greluches, continuer à m'ignorer comme tu sais si bien le faire et moi je vais retourner à ma jalousie. Salut !
Victoire repartie dans l'autre sens en sanglotant.
Teddy resta interloqué quelques secondes avant de comprendre ce que venait de dire Victoire et ce que cela impliquait.
Il la rattrapa avant quelle ne franchisse la tapisserie qui cachait l'entrée du passage secret et lui saisit le bras.
- Victoire !!! Attend !!!
Victoire plongea ses yeux violets plein de larmes dans ceux du jeune métamorphomage.
- Victoire, je … je suis…
- Non ne me dit pas que tu es désolé Teddy, je ne veux pas de ta pitié, dit lentement Victoire les larmes coulant sur ses joues devenues pâles.
Teddy plaqua sans douceur Victoire contre le mur du passage secret en disant :
- Il n'est en aucun cas question de pitié, Vic.
Et avant que la jeune fille est pu dire quoique ce soit il posa ses lèvres sur les siennes.
Victoire eut un hoquet de surprise avant de s'abandonner totalement au baiser fiévreux de Teddy.
Elle attendait ce moment depuis tellement longtemps qu'elle n'osait y croire…
Elle frissonna quand elle sentit que Teddy demandait doucement l'accès de sa bouche avec sa langue.
Elle lui laissa volontiers et quand leurs langues se touchèrent enfin ils gémirent doucement l'un comme l'autre.
Ils se séparèrent, essoufflés. Teddy pris son visage entre ses mains et appuya son front contre le sien en soupirant.
- Tu ne peux pas savoir depuis combien de temps j'attendais ce moment murmura-t-il.
- Oh si je sais, répondit-elle en riant doucement de joie, depuis ma première année.
- Heu je dirai plus au cours de ta deuxième année, quand tu es devenu encore plus jolie qu'avant. Non d'ailleurs tu n'es pas jolie tu es belle.
Il la souleva et la fit tourner en riant.
- Merci, répondit Vic en rougissant légèrement, tu n'es pas mal non plus. Mais je parlais de moi tout à l'heure.
Teddy lui jeta un regard interrogateur.
- Que j'attendais ce moment depuis ma première année. J'attends depuis cinq ans de pouvoir embrasser et sortir avec le mec le plus sexy de Poudlard, murmura-t-elle en souriant timidement.
- Je t'aime Victoire, tu ne peux pas savoir combien je t'aime.
- Si je sais Teddy, parce que je t'aime encore plus.
Elle se haussa sur la pointe des pieds pour l'embrasser.
- Teddy ?
- Hum ?
- Si ça ne te dérange pas j'aimerais bien que l'on garde cela pour nous pendant un petit moment et que l'on continue à faire comme si l'on ne connaissait pas.
- Non ça ne me dérange pas. Mais pourquoi ? demanda Teddy tout en embrassant sa nuque.
- Parce que … hum… ne fais pas ça pendant que je parle ça m'empêche de réfléchir… dit Victoire en riant, j'ai envie de profiter un peu de toi sans avoir à tout raconter en détail à mon dortoir au complet.
- D'accord ! Mais c'est dommage j'aurais bien voulu montrer à tous les mecs que la fille la plus jolie de l'école est avec moi.
La jeune fille poussa un soupir tout en murmurant :
- Ah les mecs…
Le vent s'engouffra tout d'un coup dans le passage et fit frissonner Victoire.
- Tu as froid, tu devrais rentrer à la salle commune…
- Oui. Et toi tu vas faire quoi ?
- Euh j'avais pour projet d'aller voler un peu pour me changer les idées et surtout éviter de penser à toi en faite, rit Teddy, ce qui lui valut un coup de coude dans les côtes. Mais maintenant je vais penser à toi encore plus.
Arrivé dans la salle commune, Victoire s'assit dans un fauteuil pour réfléchir au coin du feu mais ne résista pas longtemps à l'envie qui la tenaillait.
Elle se leva pour aller à la fenêtre et son regard se porta sur le terrain de Quidditch.
De la tour de Gryffondor elle ne voyait qu'une silhouette dans le soleil couchant mais de s'avoir qu'il s'agissait de Teddy, qui était maintenant son petit ami, la rendait plus heureuse qu'elle n'avait jamais été.
