Plum plum plum me revoilààà
Vous savez que ma chère consoeur yaoiste est exigeante? Si, j'vous jure, elle m'force à écrire plein de Gaoh x Marco... Bon j'espère au moins que ça vous plaira aussi du coup :x
Parce que là, j'suis partie pour faire une montagne de drabbles sur eux.
Allez, bonne lecture!
Ah et rating M -huhuhu...-
Vapeur
Gaoh a l'habitude de rester dans le sauna du lycée après un entraînement. Rien de mieux pour délasser les muscles.
Mais aujourd'hui, c'est encore meilleur.
Aujourd'hui, il y a Marco assis à côté de lui sur ces bancs en bois, à brûler le peu de graisse qu'il pourrait encore lui rester.
Aujourd'hui, même Kisaragi a laissé tomber l'idée de tenir plus longtemps que lui dans cette pièce étouffante. Mais le métis reste, poussant au-delà de ses limites. Parce que d'ordinaire, il part en même temps que le blond, ayant à peu près a même résistance.
Mais cette fois, il reste, rompant ses habitudes et oubliant sa raison.
Gaoh sent soudain quelque chose de soyeux caresser son épaule. La tête de Marco, et ses cheveux qui lui chatouillent la peau. Le lineman se tourne vers lui et lui relève le visage.
Des joues rougies par la chaleur, ses yeux couleur ciel mi-clos, et cette respiration haletante.
Se retenir devant se tableau ne lui traverse même pas l'esprit.
Un baiser à l'image du gigantesque lycéen. Fougueux, bestial, sauvage. Ses poumons le brûlent à cause du manque d'air, et il veut deux choses, bien différentes.
Qu'il cesse, pour respirer.
Qu'il continue, pour asphyxier.
Il ne quitterait en fait ces lèvres dévorantes pour rien au monde, et même la Mort ne l'aurait arraché à cela.
Marco s'agrippe aux bras de son compagnon, mêlant sa langue à la sienne, brûlant de désir. La température du sauna lui paraît soudain ridicule face à celle de la lave qui lui embrase le creux des reins.
La fournaise qui les entoure n'a plus prise sur lui. Plus rien n'importe plus que la chaleur apparemment présente dans le bas-ventre de Gaoh.
Le lineman glisse ses mains sur les côtes, jusqu'aux hanches de son partenaire, et s'arrête enfin sur ses fesses, fermes et musclées, comme se doivent de l'être celles d'un sportif. Il lui fait comprendre qu'il n'attendrait pas longtemps, d'une crispation sur son fondement.
Alors le métis rompt le baiser et se passe la langue sur les lèvres, comme pour en recueillir les dernière traces.
Il se fait félin, se colle à son compagnon, et fait glisser la serviette humide de vapeur des cuisses de Gaoh, dévoilant son envie et son impatience.
Pas besoin d'insister, le capitaine s'empale lascivement sur ce membre érigé pour lui, à cause de lui, et se laisse envahir par le plaisir, tête renversée en arrière.
Les mains posées dans la cambrure de son dos, les épaules calées contre le mur, le lineman ferme les yeux avec un sourire, transporté par les gémissements et les cris de son amant.
Ca ne fait qu'attiser son propre feu, gonflant toujours plus son désir, le rapprochant à chaque nouvel à-coup de l'extase.
Il s'autorise un faible râle quand il se répand en lui, crispant ses doigts sur ces hanches divinement étroites.
Des halètements, et un nouveau baiser échangé, plus doux, à l'image de Marco, lorsqu'il se libère à son tour, quelques secondes plus tard. Il le laisse se reposer contre lui, à bout de souffle.
La chaleur infernale l'étouffe à nouveau, mais peu lui importe. Il faisait bien plus chaud les minutes précédentes. Enfin, lui semble-t-il.
Un bras le retient quand il fait un malaise et il aperçoit du coin de l'œil un sourire narquois, gentiment moqueur. Il sourit à son tour, avant de fermer les yeux, pris d'un nouveau vertige.
Tourne, tourne, tourne le monde. Et on éteint.
Ce n'est pas grave, il sera toujours là pour le rattraper à temps.
