Yop! Un drabble du point de vue de Marco cette fois, et désolée d'avance pour ses fans qui n'aiment pas le voir se faire maltraiter (en même temps si c'était le cas vu ce que je lui fait subir dans mes autres fics vous ne me liriez déjà plus, pas vrai? gnéhéhé). Le prochain sera du côté de Gaoh.
Enfin bref je vous livre le résultat d'une faim insupportable à deux heures du matin (mauvaise humeur powa, quoi...)
Bisous!
Enchaîné
La tête posée sur ce torse large et fort, il écoute les battements réguliers de son cœur. Rien au monde n'arrive à l'apaiser autant. Le souffle de Gaoh quand il dort, son air enfin détendu, presque doux. Il est le seul à avoir pu un jour les contempler.
Parce que personne ne le sait, à part lui, mais le gigantesque adolescent peut presque être tendre. Caresses lascives et baisers suaves, il est le seul à recevoir de telles attentions. Personne n'aurait pensé que le lineman était capable d'une certaine délicatesse.
Tout le corps de Marco en possède pourtant les marques. Traces équivoques, violettes ou écarlates sur sa peau de satin, qu'il cache aux yeux des autres comme des trésors qui lui sont réservé. Et ils le sont. Personne d'autre que lui n'a eu autant de privilège.
Et ces bras puissants qui l'enserrent parfois, ces grandes mains qui parcourent son corps pendant l'acte, personne d'autre que lui ne les a découvert avant. Pas comme ça.
Pourtant il lui manque toujours quelque chose de fondamental. Ces gestes d'affection sont trop rares, et Gaoh est trop distant en temps habituel. Faut-il qu'il soit frustré pour agir comme un amant, afin d'obtenir l'aval du métis d'accéder à son être tout entier.
Leur relation n'est basée pratiquement que sur le sexe, il le sait.
Ils ne font pas l'amour
Ils baisent. Point.
Quand Marco devient trop attirant, son partenaire se laisse guider par ses instincts et ses hormones. Ca s'arrête là. Lui a-t-il déjà dit « je t'aime » ? Pas une fois. Et il a du mal à s'imaginer que le géant lui dise un jour.
Et quand le quaterback ne veut pas, tant pis. Il fait en sorte que si. Ses lèvres et ses mains sont des instruments de torture qui ne lui laissent pas un moment de répit jusqu'à l'extase. A ces moments là, il a honte, voudrait se cacher à mille lieues sous terre, pour effacer la faiblesse qu'il a eu de céder.
Mais le mal est fait, et en général, c'est lui qui en redemande.
Une relation sans avenir, mais avec lendemains. Quand Gaoh reste dormir à ses côtés, il sait qu'il ne se réveillera pas seul le matin. Ne pas croire qu'il reste pour lui faire plaisir, non. En général c'est parce que c'est plus pratique, où qu'il a la flemme de rentrer chez lui pour simplement dormir. Le lit est assez grand pour deux, autant en profiter.
Alors Marco en profite pour laisser courir ses doigts sur le visage anguleux de son amant, sur son torse ou ses épaules, ou se perdre dans ses cheveux, sans l'arracher aux bras de Morphée.
Il ne voudrait pas que Gaoh se rende compte qu'il est sentimental.
Des fois il envie Kisaragi, et sa forme du pureté, quand il regarde les autres joueurs. Il ne voit que la force et la beauté. Alors que lui voit encore au-delà. Des choses beaucoup moins avouables.
Il se pose des questions sur la façon d'embrasser, de caresser, ou même parfois sur le coup de rein que tel ou tel peut avoir. Il s'était interrogé à propos de son lineman fétiche, et il avait eu la réponse sans qu'il ait à vraiment réclamer. Un échange de regard dans les vestiaires et il avait résolu l'énigme. Et bien d'autres encore, pas toutes plaisantes. Mais il s'en contentait.
Il n'aurait pas plus, de toutes façons. Juste ce corps contre le sien, avec un cœur bien trop lointain pour qu'il puisse l'obtenir. Il se console avec ces mains emprisonnant ses hanches, ou ses lèvres dévorant son cou, dans un coin de pièce. Il n'a que ça, et le chérit du plus profond de son âme, forcé de se raccrocher à quelque chose pour ne pas sombrer.
Et tant pis si c'est douloureux à en crever.
Parce que de toutes façons, c'est la définition même d'un amour à sens unique.
