Yop, une suite au chapitre 3, du côté de Gaoh cette fois ^^
Je suis trop méchante avec ce pauvre Marco x3 Pas bien... Mais bon ça prouve que je l'aime beauuucoup (si si qui aime bien hein... vous connaissez la suite.)
Enfin bref, rating T un peu angst j'dirais (pour Marco toujours ^^') Bisous!
Un simple jouet
Ce corps si maigre par rapport au sien… il a l'impression de le briser quand il le prend. De toutes façons ce n'est pas tout à fait faux, il sait déjà que Marco l'est, à l'intérieur.
Ces nuits où il sent ses doigts fins courir sur sa peau, il sait qu'il cherche quelque chose. Contrairement aux apparences et aux stéréotypes, il n'est pas idiot. Dans son genre, il est même très perspicace et futé. En tout cas, assez pour déceler l'émoi qu'il provoque chez son capitaine, et assez pour savoir profiter de la situation au maximum. Parce qu'il le sait, pertinemment, que Marco l'aime. Qu'il serait prêt à accepter n'importe quoi pour rester près de lui.
Les fois où le métis n'est pas consentant en est la preuve. A force d'attentions et de promesses, par des caresses, des baisers, il le devient malgré lui. Il connaît son visage aux joues rougies par le désir et la honte, quand il le supplie de le prendre au plus vite. Il le connaît par cœur.
Et il n'arrive pas à s'en lasser.
Rien que pour ça, il reste.
Et puis quand le quaterback prend les choses en main, que c'est lui-même qui le guide dans ses entrailles, il se dit qu'il fait bien de ne pas l'abandonner. Parce que Marco est de loin le type le plus intéressant et le plus bandant qu'il ait pu rencontré, pour parler vulgairement. Parce qu'en vérité, si Marco prend des initiatives parfois, c'est juste pour se convaincre que le lineman se plie à sa volonté, et tient un peu à lui.
Bien sûr qu'il tient à ce brun à la mèche blanche. Un bon coup pareil, on ne peut que le garder, jalousement. Sa propriété, sa petite poupée. A lui, uniquement. Quand il le voit se battre sur le terrain, et que d'autres regards se posent sur lui, ça lui donne des envies de meurtre.
Car Gaoh est très exclusif. Personne n'approche ses jouets, pas même ses propres équipiers. Marco est à lui, et il lui fait parfaitement comprendre, le soir venu.
Enfin, quand il a la patience d'attendre jusque là, et c'est rare.
Aujourd'hui, par exemple, dans cette salle de classe vide, après les cours. Il sent ces mains fines le repousser sans convictions, cette gorge émettre des protestations vides de certitudes. Il ne veut pas, il ne veut pas. Voilà ce qu'il se tue à répéter.
Fieffé menteur, son corps lui, au moins, dit la vérité.
Cette verge dressée qu'il prend en main, sous les gémissements plaintifs du métis, qu'il fait taire d'un baiser presque bestial. Peu importe les suppliques et les contestations. Marco cédera, encore, alors l'écouter était superflu.
Et encore une fois, il a fini par se laisser faire, et le lineman l'a plaqué, le torse allongé sur le bureau, jambes écartées.
Il s'est introduit en lui sans vraiment de douceur, et le quaterback crie et gémit, perdu entre souffrance et plaisir. Il observe ce corps se cambrer sous ses assauts, ces mains se crisper sur le bois verni de la table, et ces lèvres ouvertes sur des plaintes douloureuses.
Gaoh sait que ce n'est pas comme ça qu'il le veut, qu'il attend plus de tendresse ou de précaution. Mais ce n'est pas dans son caractère, alors il s'en contentera. Pour lui, l'acte se résume à quelque chose de brut, d'animal. Il se penche pour suivre la ligne de sa colonne vertébrale du bout de la langue, et le métis tressaille, gémissant à nouveau. Il lui suffit d'une morsure un peu trop prononcée sur la nuque pour que Marco soit surpris par l'orgasme, dans un cri rauque.
Tant pis pour lui s'il s'est déjà libéré. Il subira les coups de reins de Gaoh jusqu'à ce que lui soit satisfait. C'est tout ce qui importe.
Le plaisir de son capitaine n'est que secondaire.
Il l'observe se rhabiller, quand il reboutonne sa chemise et renoue sa cravate, les mains tremblantes. Il voit aussi son air affligé et abattu, de celui qui n'a pas su résister.
Lui en a fini, alors il se détourne, mais Marco le rattrape, le regard presque suppliant. Il attend quelque chose, toujours. Une parole, une caresse, un baiser même, peut-être. Il a du mal à le supporter en général à ces moments là, trop fleur bleue à son goût. Ce qu'ils font, ça ne relève pas de l'ordre d'une relation, encore moins d'un couple.
Le problème, c'est que lui est là pour satisfaire ses pulsions, et le métis est assez sexy et soumis, désormais, pour être le candidat idéal pour ça.
Marco est un jouet, un simple objet destiné à combler ses envies, de tous ordres.
Il n'est pas là pour avoir des sentiments.
