Voilà la suite! ^^ J'crois que j'étais de mauvaise humeur quand j'ai écrit le chap précédent XD Désolée
Mais celui-ci est plus doux (je crois)
Rating T, bisous :x
Espoir
Il y a des jours, comme ça, où on préférerait ne pas se lever. Vous savez, ces journées où tout va de travers, et où on a l'impression que le seul moyen d'échapper à tout ça, c'est de regagner son lit et de dormir. Profondément.
Eh bien c'est le genre de journée qu'est en train de subir Marco. Non content d'avoir joué comme un manche à l'entraînement, de s'être engueulé avec plusieurs de ses joueurs, et de s'être pris une sanction pour s'être effondré de sommeil en cours, il fallait que CA lui tombe dessus en plus.
Marco n'est pas bodybuildé ou violent. C'est plutôt un adolescent pacifique et finement bâti, qui cherche toujours à tout régler à l'amiable. Les lycéens de Zokugaku par contre, sont plus véhéments dans leur genre. L'amiable chez eux, c'est la barre de fer en remplacement du couteau.
Ils ont donc été avenants aujourd'hui. Avec un peu de chance, le métis s'en sortira avec une ou deux côtes cassées et le corps couverts d'ecchymoses. Pourquoi ? Ah, son regard bleu, sa mèche blanche au milieu de ses cheveux châtains, ça dérange souvent les personnes à la chevelure et aux yeux bien noirs dans leur pays…
Sauf quelques exceptions.
Celles qui envoient valser les délinquants d'un revers de la main, sans trop se soucier de l'état dans lequel on les retrouvera ensuite.
Une exception appelée Gaoh. Il est réellement heureux de le voir là, sans même cette pointe d'amertume et d'inquiétude habituelles qui lui tiraillent d'ordinaire le ventre quand le géant est proche de lui.
D'accord, c'est un amour sans espoir. Mais au moins ça prouve bien que le lineman tient un peu à lui, en faisant ça. Non ?
Il n'aime pas qu'on touche à ses affaires, ça, c'est connu. Mais il apprécie encore moins qu'on les abîme. Si la loi n'était pas aussi dure, les agresseurs de Marco seraient déjà à l'état de bouillie sanguinolente.
Il toise le blessé du regard. Quelle idée de traîner par ici, aussi ? Tout le monde sait que c'est infesté de petites frappes qui ne cherchent qu'un gamin friqué à dépouiller. Et le quaterback fait assez propre sur lui pour ça, avec sa gueule d'ange.
« Reste pas là. On rentre.
- « On ? » Comment ça ?
- Je t'emmène. »
Il fallait bien quelqu'un pour l'aider à nettoyer tout ce sang en train de sécher sur ses vêtements. Bye bye, costume Armani…
Au revoir le reste aussi, finalement. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, Marco se retrouve nu, coincé sur le ventre entre les draps et son compagnon. Il serre les dents, ces caresses insistantes sur son corps meurtri ne lui font aucun bien. Il se surprend même à penser qu'il aurait peut-être préféré la barre de fer au contact de Gaoh.
Mais bon, à quoi bon protester, le géant n'écoute pas. Il n'écoute jamais.
Mais aujourd'hui c'est différent, il faut croire. Il n'arrive pas à retenir un hurlement de douleur quand les mains du gigantesque adolescent appuient un peu trop sur ses côtes. Ce n'est pas cassé, mais pas loin. Ce traitement n'arrangera rien.
Alors le lineman s'arrête, un sourcil haussé, interrogateur. Marco n'avait jamais crié comme ça, il n'avait jamais osé. A croire que c'était peut-être sérieux, finalement. Il le retourne sur le dos sans douceur, et lui tends des vêtements propres, les siens. Dix fois trop grands, mais ça fera l'affaire.
Et l'emmène à l'hôpital, contrôler tout ça.
*****
Le métis resserre la veste de Gaoh autour de ses épaules, encore abasourdi. Parce que, rappelons-le, l'attention n'est pas un des points forts de son amant. L'amener ici relève du miracle. Attendre avec lui, n'en parlons même pas.
Le lineman a le visage fermé, et fini par pousser une gueulante contre la lenteur du service, mais pour une fois, Marco ne réagit pas, ne s'excuse pas à la place de son compagnon. Il le laisse exprimer sa violence habituelle, perdu autre part, les yeux dans le vague.
Il se met juste à espérer, un peu.
Il ne veut pas d'un jouet cassé. C'est inutile. S'il l'a emmené ici c'est juste pour s'assurer qu'il peut encore s'en servir, rien d' autre. Que Marco pense ce qu'il veut, et qu'il rêve.
Lui, il ne s'occupe que de sa propriété, et ça s'arrête là.
Enfin, il pense.
