Tudum tudum... bien! Maintenant on passe à la vitesse sup', c'est le premier chapitre d'une fic suivie ici 8D (ui Youni, une fic longue donc ^^)
On commence par celui là et ça sera suivi par trois ou quatre chap je pense... Enfin donc les drabbles avant c'était pour poser les marques.

En espérant que vous aimerez le changement -^^- bisous!


Trahison

Le match contre Deimon leur avait sérieusement donné à réfléchir. Marco s'était rendu compte que la force ne faisait pas tout, et ce genre de constatation avait eu le don de rendre Gaoh particulièrement irascible.
Et ce n'était pas ce que préférait le quaterback.

Evidemment, comme toujours, leur union était quasi-violente, mais le métis endurait et s'exprimait uniquement par soupirs et gémissements.
Mais cette nuit-là, il ne savait pas trop pourquoi lui-même, son corps et son cerveau s'étaient mis en pause. Il réagissait à peine aux caresses brusques de son partenaire, et quad Gaoh l'avait pris, il avait à peine dû étouffer sa plainte.
Le lineman ne s'était pas arrêté pour autant, se satisfaisant d'abord lui-même. Le corps presque inerte sous lui avait à peine convulsé lors de la jouissance, qui avait été presque mécanique. Le plaisir avait été bien lointain et, pour une fois, peu coupable.

Le géant n'était pas bête, et retint son frêle amant par le bras quand celui-ci se rhabilla pour partir.

« Ca ne t'a pas plu ? gronda-t-il.
- Bah, le métis haussa les épaules, faut croire qu'on se lasse de tout. Etre traité comme un objet devient ennuyeux. »

Marco se dégagea de la poigne de son compagnon pour finir d'enfiler sa veste et sortir de la chambre du lineman.
Ce dernier match lui avait appris une chose, la plus précieuse qui soit depuis longtemps. Il se devait d'être fort, libéré de n'importe quel joug, et même de celui de Gaoh.

*****

Le géant ne l'avait pas retenu, trop ébahi par l'audace nouvelle et le ton du semi-italien pour vraiment réagir.
Un jouet ne protestait pas.
Un jouet ne dirigeait pas.
Il subissait.

Alors il se dit que Marco était peut-être autre chose qu'un simple objet destiné à l'amuser et à combler ses désirs.
Il secoua la tête pour chasser cette pensée.
Impossible.

*****

Il aurait peut-être même béni le quaterback de Deimon de lui avoir enseigné une leçon si important. Marco s'était enfin défait de l'impitoyable emprise de Gaoh. Il avait enfin refusé, tout son être avait hurlé ce « non » salvateur, se libérant des griffes sauvages du géant.
Il y avait encore cette sensation douloureuse dans sa poitrine malgré tout. On n'effaçait pas ce genre de sentiment par un simple refus.
Mais au moins, le métis s'était affranchi de son statut de « jouet ».

*****

Il n'avait plus de quoi s'amuser, et le lineman le savait. Il devait trouver quelque chose, capable de remplacer son quaterback.
Car il devait l'avouer, cet adolescent fin au regard cobalt était la plus amusante de ses conquêtes jusqu'ici. Mais pour l'instant il lui fallait une subsitution. Docile et obéissante, de préférence.
Un nom s'imposa naturellement à lui.
Kisaragi.

*****

Marco se dirigea vers lelocal de l'équipe, réserve officielle de sa boisson préférée, et partit fouiller dans le réfrigérateur, rempli de bouteilles de coca à rabord.
Il en décapsula une d'un coup de dent expert et s'apprêtait à repartir quand un gémissement clair le pétrifia sur le place.

« G-Gaoh… »

Le blondinet avait une voix étranglée et suppliante quand il haletait son nom. Il avait plaqué Kisaragi contre le mur de carrelage froid, pendant l'habituelle douche d'après-match, et l'avait embrassé à en perdre haleine.

« Exactement comme avec Marco » avait-il alors pensé.

Les jambes minces du receveur s'étaient presque naturellement nouées autour de ses hanches lorsqu'il avait soulever ce corps maigre, et le géant s'était aussitôt mis à l'œuvre.
Le blond gémissait, se cambrait, poussait même parfois un cri, mais c'était loin d'être aussi grisant qu'avec le métis.
Gaoh avait fermé les yeux pour tenter de remplacer cette voix fluette pas les soupirs chauds et rauques du quaterback, de substituer ce corps fragile par celui sculpté de son amant habituel.

Mais un éclat de verre brisé le ramena à la réalité alors qu'il était tout proche de l'extase.

*****

Sa bouteille encore pleine lui avait échappé des mains. Les bras lui en tombaient.
Jamais, au grand jamais, i ln'aurait imaginé que le lineman puisse lui être infidèle. Non pas qu'ils soient un couple mais…
Si ! Ils l'étaient ! Il appartenait à Gaoh, lui, et lui seul ! Pas un stupide blondin aux allures de vierge effarouchée !
Sans vraiment s'en rendre compte, il s'était enfui des vestiaires comme un voleur, les larmes aux yeux et le cœur vrillé par une douleur insoutenable.

Et dans sa tête, une petit voix narquoise scandait :

« Jouet, jouet, jouet… »