Hello everybody !!!
Voilà un nouveau chapitre pour votre début de semaine !
Moi en tout cas j'adore les débuts de semaine en lecture !
Bon, bon, attaquons les choses sérieuses maintenant… Vous êtes nombreux(ses) à attendre impatiemment cette conversation alors nous y voilà !
Vous pouvez hurler, crier, vous arracher les cheveux ou même pleurer (de rage) en lisant ce chapitre, tout est permis ^^ !!! Tout le monde sait maintenant comment est Tanya, pas vrai ;-) ??!
Je sais que nous en le relisant, on avait vraiment envie de hurler SAL***, enfin on vous laisse découvrir cela !!
Enjoy it :-D !!
Réponse à quelques reviews :
Julie : Julie julie julie …. J'ai juste envie de te serrer dans mes bras !!! Merci beaucoup ca fait vraiment vraiment plaisir des compliments comme ca, waouh c'est super que tu apprécies autant notre Fanfiction. Moi aussi je veux te faire un cadeau alors je te dédie ce chapitre :-D !!
SuperNana : Hé hé t'inquiète nous aussi on est très fleur bleu !
Missmoss : Ma chère amie allocinnéenne, je te cite : «Maintenant que vous êtes deux à poster, ça devrait prendre deux fois moins de temps, non? :p » Heu ne crois pas ça !! Je crois que c'est encore plus compliqué maintenant !! Mais je promets un chapitre par semaine !
Elisabeth : Ha ! Ma lointaine lectrice ^^ !!! T'inquiète c'est prévu le lemon, mais on a aussi pensé à d'autres petites choses bien sympathiques :-D Bientôt bientôt bientôt, j'ai dit qu'on était très fleur bleu mais on a aussi un coté naughty (comme dirait perola34) bien développé !!
Pooh : Ma chéwiii d'amour, c'est quoi ce délire maïs'sisters ?? ts ts ts tu veux la guerre hein :-D ?!!!
Lili_77 : Tu avais hâte d'être au 12 ?! Ben t'y voilà !!!!
Kritari : Je te cite : « si je pouvais l'étriper de mes propres mains, je le ferais », nous aussi !
Gudulette : Heu je crois effectivement qu'on regarde trop la télé, quoique avec les délires Fanfiction , elle n'est plus souvent allumé ! Réfléxion faite je crois qu'on a vraiment un esprit tordu (c'est dans le sang surement :-D ) !! Et entre parenthèses, le ski c'était génial !!
Chapitre 12 : Entretien avec un vampire
« D'accord. Je vais retourner chez moi en attendant et je ramènerai tes affaires tout à l'heure quand Charlie sera couché ». Je me gardais bien de dire à Bella qu'une discussion sérieuse avec Tanya et ma famille allait avoir lieu. Une chose était sûre, elle n'allait pas s'en sortir si facilement.
POV Bella
Je venais à peine de me lever du lit qu'Edward ouvrait déjà la fenêtre, mais au moment de sortir il stoppa et se retourna pour me regarder. Son visage était insondable, du moins pour une personne étrangère, mais je pouvais apercevoir le pli sur son front et cela ne voulait dire qu'une chose à mes yeux. Il était inquiet. Il s'avança vers moi et pris mes joues dans ses mains fraiches, me fixant intensément dans les yeux comme s'il voulait me dire quelque chose. Auparavant, l'or de ses prunelles se liquéfiait lorsqu'il me regardait, exprimant amour et désir, mais à cet instant, son regard était figé et lointain. Sans aucune explication mon cœur s'emballa. Il du le percevoir et sorti de ses rêves. Après avoir plaqué ses lèvres contre les miennes avec force, il colla son front contre le mien et murmura « je t'aime ma Bella » avant de quitter la pièce en un éclair.
Je restai là, au milieu de ma chambre, à tenter de reprendre mes esprits pendant plusieurs secondes. Pourquoi Edward avait-il agit ainsi ? Pourquoi m'avait-il regardé avec autant d'intensité ? Si je n'avais pas déjà vécu cette épreuve avant, j'aurai pu croire qu'il voulait me quitter. Mais je savais que ce n'était pas ça, pas après cet après-midi.
Soudain j'entendis le téléphone sonner au rez-de-chaussée, ce qui me fit sursauter. Je secouai la tête comme pour chasser mes pensées et me dirigeai vers l'escalier. Lorsque je pénétrai dans notre petite cuisine, je vis Charlie en grande discussion au téléphone. Tout en ouvrant le réfrigérateur, je tendis l'oreille pour savoir avec qui il parlait. Peut-être Harry Clearwater ? Il parlait pêche et baseball. Harry, sans aucun doute. Je jetai un coup d'œil sur les différentes étagères du réfrigérateur en quête d'un repas rapide à préparer quand mon regard s'attarda sur un plat tout préparé. Des lasagnes. J'en avais mangé pas plus tard que ce midi, avant d'aller discuter avec Tanya dehors. Je me remis à penser à la colère qui m'avait envahit après ses révélations et le besoin de m'isoler, de quitter cette maison où se trouvait Edward.
« Tanya je veux rentrer chez moi maintenant, j'ai besoin de réfléchir, est-ce que tu peux me ramener ? » avais-je dit. Je ne lui avais pas laissé le choix de dire non, j'étais déjà en route pour aller à sa voiture. Je voulais partir de là et vite. Quand je passai devant la cuisine j'avais entendu Edward me héler, mais son attitude m'avait tellement dégouté que je l'avais royalement ignoré. Et il ose encore me parler ?! avais-je pensé. Aussi, quand je l'avais entendu me suivre, mon besoin de partir avait été une obsession, je voulais fuir au plus vite. Mais lorsqu'il m'avait attrapé le bras, les mots étaient sortis tous seuls « ne pas touche pas Edward ! », sur le moment il était la dernière personne que je voulais voir ou entendre, et encore moins celle qui me touche. J'avais vu dans ses yeux la confusion, l'état de choc, et je m'en étais réjouie sur le moment, profitant de la situation pour continuer ma route. J'avais presque atteint la portière, ma délivrance approchait, mais Tanya avait été lente à arriver. Un comble pour un vampire.
« Bella, à quoi ça sert d'avoir un réfrigérateur si tu tiens la porte grande ouverte pendant trois heure ? ». Je me redressai comme un « i » sous l'effet de la surprise tandis que Charlie pouffait de rire.
« Euh oui c'est sûr » dis-je en me décidant à prendre une pizza puis refermai la porte. En temps normal, je lui aurais souri ou répondu quelque chose sur un ton enjoué. Mais le cœur n'y était pas, j'avais trop de chose en tête.
Tout en enlevant l'emballage cellophane de la pizza, je me remémorais la façon dont Edward était intervenu me demandant ce qu'il se passait. C'est la meilleure ça ! avais-je pensé. Evidemment qu'il ne savait pas…j'avais vraiment été stupide. Maintenant je comprenais mieux pourquoi il avait prit cet air dégouté en prononçant le prénom de Tanya. Lorsqu'il m'avait demandé pourquoi je voulais subitement rentrer chez moi, je sentais qu'il ne fallait pas qu'on aborde ce sujet sinon j'allais craquer et ce n'était ni le lieu ni le moment selon moi. Aussi, quand il avait insisté, les limites de mon self-control avaient été franchies et j'avais laissé exploser ma colère. J'avais été agacée qu'il ne réagisse pas en prenant cet air béat et cela avait décuplé ma rage. Sur le coup, j'avais cru qu'il s'était senti piégé, mis à nu, devant le fait que je savais la vérité. Maintenant, je savais pourquoi. Quand je lui avais jeté à la figure que je connaissais son manège et qu'il avait nié, je me suis dit qu'il savait bien jouer la comédie. Tu as déjà joué l'acteur il y a deux mois quand tu m'as laissé, cette fois-ci je ne me laisserai pas berner par un menteur !! Mais ce fut l'apothéose lorsqu'il éclata de rire. Il se joue de moi et ça le fait rire ?! Je m'étais sentie trahie sous tant de cruauté. Lorsque je lui avais dit qu'il n'avait pas fallu qu'il revienne vers moi, son masque était soudainement tombé, laissant place à un visage empreint de douleur. J'avais enfin attiré son attention avec tout le sérieux que la situation méritait en appuyant sur un point sensible. Mais cela n'avait pas eu le résultat escompté. Il niait toujours. Evidemment. Maintenant je savais.
Je mis le couvert sur la petite table de la cuisine pendant que la pizza était au four, puis remplis un pichet d'eau au robinet.
C'était alors qu'Edward avait interpellé Tanya. J'avais totalement oublié sa présence. Je n'avais pas voulu qu'il s'emprenne à elle, je l'avais assez déjà mise mal à l'aise avec toute cette histoire. Quand je pensais que j'avais voulu l'épargner ! J'eus un rire ironique à cette idée. Il avait nié encore et toujours avoir éprouvé des sentiments amoureux pour Tanya et avait voulu me faire comprendre que j'étais celle qu'il aimait. Mais je n'avais pas pu en entendre plus, je ne voulais pas qu'il essaye de m'amadouer une fois de plus. J'avais eu envie de lui faire mal, de le faire souffrir comme il le faisait avec moi, mais plus que tout je voulais qu'il avoue. Il fallait que je lui dise tout ce que je savais, que je le confronte avec les faits même si j'avais promis à Tanya de ne rien dire, mais à ce moment elle était le cadet de mes soucis. « Alors dans ce cas, est-ce que tu nies l'avoir embrassé ?! » avais-je répliqué. Alors que je le fixais un éclair de panique emplit son regard. Cela fut trop pour moi. Les mots n'étaient plus nécessaires, ses yeux l'avaient trahi. Le monde autour de moi s'était mis à tourner lorsque la tristesse et le désespoir s'étaient emparés de moi. La colère s'était envolée en poussière, je ne pouvais plus penser, je ne pouvais plus entendre, j'étais seule. Seule avec ce trou dans la poitrine, seule sur ce sol.
« Bella ? Bella ?! ». Je sursautai et regardai mon père. « Est-ce que ça va chérie ? ». Je clignai plusieurs fois les yeux avant de comprendre ce qu'il me disait.
« Oui, oui papa. Pardon, j'étais sur la lune ». Je tentai de sourire mais j'avais conscience que j'étais peu convaincante.
« Plutôt sur Mars, oui ! Le four a sonné il y a quelques minutes déjà et tu n'as même pas bronché ! ». Je jetai un coup d'œil autour de moi. Je me tenais au milieu de la cuisine et tordais furieusement un torchon dans mes mains. Je ne me rappelai même pas l'avoir pris.
« Allez, viens manger » me dit-il en s'asseyant à table. Je fis un pas vers le four mais je vis qu'il était vide. « Je ne sais pas cuisiner mais je sais sortir une pizza du four… » ajouta-t-il en me regardant en coin, un sourire s'esquissant sur ses lèvres.
Le repas se fit en silence, non pas que nous étions très loquaces d'habitude, mais à l'heure actuelle, tenir une conversation était au-dessus de mes forces. Je revoyais dans ma tête l'attitude d'Edward cet après-midi, l'état de fureur dans lequel il était. J'étais sorti de mon block-out subitement lorsque je l'avais entendu hurler à Tanya. Je n'avais jamais vu Edward dans cet état auparavant. Ses yeux était grands ouverts, un air de démence déformait son magnifique visage, tandis que tous ses muscles s'étaient tendus. Je me demandais ce qui l'avait mis dans cet état, je n'avais pas suivi l'échange. Mais je compris tout lorsqu'il cria « C'EST TOI QUI T'ES JETÉ SUR MOI !! JE T'AI REPOUSSÉ ET TU NE L'AS PAS SUPPORTÉ !!!! ». A partir de ce moment, je m'étais rendu compte que j'avais été dans l'erreur depuis le début, Edward n'avait jamais joué la comédie, et encore moins à cet instant. J'entendis Tanya répondre quelque chose, mais j'étais tellement absorbée par ma prise de conscience que je n'avais pas compris ce qu'elle avait dit. Brusquement tout se passa très vite, mes yeux et mes reflexes d'humaine n'avaient pas eu le temps de voir ce qu'il s'était passé. Edward était plaqué au sol par Emmett, Jasper était en position d'attaque devant Tanya pour la protéger et Alice m'avait pris dans ses bras. Mes yeux étaient rivés sur Edward. Il gesticulait sous son frère essayant de se libérer en criant comme un forcené. Je n'avais pas réussi à me concentrer sur ce qui se passait autour de moi, et n'avais entendu que des bouts de phrases « … elle n'en vaut pas la peine ! C'est le mal en personne ! », « …Pourquoi avoir fait croire ça à Bella ?! », « …Tu ne vois pas ce qu'elle a essayé de faire ??! ». Lorsqu'il cria une dernière fois « C'EST TROP FACILE ! ELLE NE VA PAS S'EN TIRER COMME ÇA ! », j'avais vu qu'Edward n'était plus dans une simple fureur mais dans une véritable transe et Emmett devait utiliser toute sa force pour l'empêcher de commettre l'irréparable, car il était clair qu'il avait voulu lui faire plus que mal. Cette facette de la personnalité d'Edward me fit frémir, il avait toujours été si doux avec moi, je ne le reconnaissais plus. Et c'était à cause de moi s'il s'était trouvé là, complètement à bout. Je n'avais pas pu supporter le voir dans cet état.
« Ta pizza est froide Bella. Je ne sais pas ce que les Cullen ont fait de toi ce weekend…on dirait un vrai zombie… ». Je levai la tête de mon assiette. Charlie me regardait, les coudes sur la table et les doigts croisés sous son menton, en fronçant les sourcils.
« Euh…je n'ai pas faim…je suis juste un peu préoccupée », mais de peur qu'il me pose trop de questions j'ajoutai rapidement « c'est juste que demain notre professeur de biologie doit nous rendre un devoir, et j'ai peur d'être passé à coté…juste un peu de stress ». Je levai une épaule nonchalamment pour rajouter un peu de crédibilité à mon mensonge. Je savais que j'étais une piètre menteuse, mais ce qu'il y avait de bien avec Charlie, c'est qu'il ne cherchait jamais trop loin en ce qui me concernait. Je me levai et débarrassais la table. « C'est bon papa, je m'en charge » dis-je en voyant qu'il s'apprêtait à faire la vaisselle.
« Tu es sûre ? »
« Oui, oui. J'en ai pour deux minutes ! »
Une fois Charlie parti, je fis couler l'eau chaude dans l'évier et mis du produit vaisselle sur l'éponge. A peine avais-je entrepris de laver une première assiette que mon esprit se mit à vagabonder à nouveau. Lorsque j'avais supplié Edward d'arrêter, son regard s'était instinctivement tourné vers moi. Cependant, son visage n'exprimait plus la colère, mais la stupéfaction, puis la peine et la douleur. Cette vision avait été bien plus intolérable que les événements précédents, car c'était moi la coupable, j'avais été celle qui lui avait infligé cela. J'avais voulu le prendre dans mes bras pour lui dire combien j'étais désolée pour ce qui était arrivé. Après avoir à nouveau affirmé son amour pour moi, il m'avait demandé comment j'avais pu croire Tanya. Je n'y avais jamais vraiment réfléchi, après tout, je ne connaissais Tanya que depuis une semaine, pourquoi est-ce que j'avais pris ses paroles pour argent comptant ? Pourtant l'évidence s'était imposée à moi. Inconsciemment, j'avais eu une peur panique qu'Edward me quitte à nouveau et Tanya m'avait offert sur un plateau un prétexte pour la prochaine fois où il me laisserait. Cette fois-ci, il serait parti à cause d'une autre femme qu'il aimait bien avant qu'il me rencontre. Ça n'aurait pas été à cause de mon humanité, de ma banalité, ou du danger que je représentais pour lui et sa famille.
J'essuyai rapidement la vaisselle et dis bonsoir à mon père avant de monter dans ma chambre. Je me déshabillai et enfilai un vieux débardeur et un short en guise de pyjama puisque le mien était resté chez Edward. Je me dirigeai ensuite dans la salle de bain pour me faire un brin de toilette avant d'aller me coucher mais je me rappelai que mes affaires étaient également restées à la villa. Je décidai tout de même de me rafraichir en me mettant un peu d'eau fraiche sur le visage.
Depuis la discussion que nous avions eue dans sa voiture en venant ici, je me sentais idiote au possible et entièrement coupable de ce qui était arrivé, de lui avoir causé autant de peine. Mais j'avais tiré une leçon de tout cela. Edward m'aimait. Réellement et inconditionnellement. Je ne douterai plus jamais de cela.
Je m'essuyai le visage avec une serviette en éponge et jetai regard dans le miroir en face de moi. Je vis une fille, les yeux rougis et gonflés, rongée par la culpabilité. A cet instant je mesurai l'ampleur des sentiments qu'Edward éprouvait depuis qu'il était revenu. Je comprenais sa douleur d'avoir fait l'erreur d'être parti. Et je comprenais que j'aimais cet homme plus que ma propre vie.
J'effleurai rapidement mes joues pour sécher les larmes qui avaient coulés contre mon gré, et soufflai un bon coup. Je ne voulais pas qu'Edward me voie dans cet état, surtout pas après les évènements de la journée, cela lui ferait trop de peine. Tout en pensant à lui, j'éteignis la lumière de la pièce et alla dans ma chambre. Il était encore tôt pour me coucher, aussi, je décidai d'attendre Edward et lisant un livre. J'attrapai mon vieil exemplaire de Raison et Sentiments sur une étagère et alla me lover dans mon lit, deux gros oreillers calés dans mon dos.
Je rappelais maintenant pourquoi ce livre était rangé sur cette étagère au lieu de ma table de chevet où mes livres préférés trônaient. Je l'avais rangé là au printemps dernier après ma sieste improvisée dans le jardin lorsque j'avais pris conscience que le prénom d'Edward y était mentionné. Aujourd'hui encore, il m'était impossible de me concentrer dessus. Finalement, j'abandonnai et laissai tomber le livre au sol avant de tirer les couvertures sur moi.
Je ne voulais pas dormir avant qu'il revienne et comme j'étais incapable de retenir mon attention plus de quelques secondes sur quelque chose, je me levai et commençai à déambuler dans ma chambre. Je me sentais un peu bête mais cette activité ne me demandait pas trop d'effort de réflexion. J'avais hâte qu'Edward revienne, il m'avait semblé si étrange tout à l'heure…Soudain, comme si une lampe s'allumait, je pris conscience qu'il était retourné sur « la scène du crime ». J'étais tellement absorbée par mes propres pensées que je n'avais même pas réalisé qu'il était parti retrouver sa famille et Tanya !
La panique s'empara de moi. Qu'allait-il se passer là-bas ? Tanya serait-elle encore là ? Edward allait-il rester maitre de lui ? Et si…Oh non, tout était de ma faute ! Finalement Rosalie avait raison de rester distante avec moi, je n'étais qu'une source d'ennuis.
Je regardai l'heure affichée au radioréveil posé sur ma table de nuit. 20:07. Cela faisait un peu plus d'une heure qu'Edward était parti. Combien de temps allait-il s'écouler avant qu'il ne revienne ? Sans m'en rendre compte, ma respiration s'était accélérée tout comme mon rythme cardiaque, et je me massai nerveusement les mains en faisant les cents pas.
L'attente était atroce.
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POV Edward
J'avais récupéré ma voiture que j'avais garé un peu plus loin et roulai à présent en direction de la villa. J'étais nerveux. Pendant que Bella dormait j'avais essayé d'y voir plus clair et de me calmer, mais dès l'instant où je m'étais levé et m'apprêtais à partir, les pensées négatives envers Tanya étaient réapparues. J'avais jeté un dernier regard sur Bella comme pour me rappeler à l'ordre, mais lorsque mes yeux se posèrent sur elle, j'eus un besoin irrépressible de lui dire de ne pas s'inquiéter que plus rien ne viendrait s'opposer à notre amour, mais aucun de ses mots n'avait pu sortir de ma bouche alors.
J'arrivais sur le chemin qui menait à la grande maison blanche. Je m'efforçai de me calmer, à mesure que j'avais approché la villa la rancœur que j'avais envers Tanya était revenue et je ne voulais plus m'emporter comme cet après-midi. Je ne voulais plus perdre le contrôle, je devais le faire pour Bella, elle ne devait plus avoir peur de moi. Le monstre en moi devait partir pour ne plus jamais revenir.
Je coupai le contact et sortis de la voiture. Avant d'entrer dans la maison, je fermai les yeux et respirai à fond. Pour Bella. Fais-le pour elle pensais-je. Lorsque je pénétrai dans le salon, Rosalie, Emmett, Esmée et Jasper étaient assis sur les canapés. En écoutant leurs pensées je compris qu'ils n'avaient qu'une vague idée de ce qu'il s'était passé, ils étaient entrain d'en parler avant que j'arrive. Ni Tanya ou Alice n'avaient parlé ?
« Où est-elle ? ». J'avais conscience que mon ton avait été sec, mais cela m'était égal, ma famille me connaissait et garder mon calme me demandait beaucoup d'efforts actuellement.
« Dans le bureau avec Carlisle et Alice. » répliqua Rosalie sur le même ton. Je n'en attendais pas moins d'elle.
Je ne perdis pas de temps et montai à l'étage, il n'y avait aucun bruit. Sans prendre la peine de frapper j'ouvris la porte du bureau. Carlisle était de dos, derrière son bureau et regardait par la fenêtre, il ne se retourna pas quand je pénétrai dans la pièce. Alice était à moitié assise sur le bureau, un pied toujours au sol, et fixait Tanya avec irritation. Cette dernière était assise sur une des chaises qui se trouvaient devant le bureau de Carlisle, la tête baissée. Je claquai la porte derrière moi, m'appuyai contre celle-ci et croisai mes bras sur mon torse. Il était hors de question que je m'approche de cette femme. D'une part, si je m'approchais davantage, je risquais de perdre mon self-control, et d'une autre part, plus je me tenais loin d'elle et mieux je me portais, il m'était déjà assez pénible de me trouver dans la même pièce qu'elle.
Tout comme mon père, Tanya me tournait le dos, je ne pouvais donc voir son visage, mais mes yeux restaient fixés sur sa nuque, il serait si simple de…Stop ! Tu n'as pas le droit de penser à des choses comme ça, fais-le pour Bella.
« Edward ? » mon père s'était retourné. « Tanya a eu la gentillesse de rester pour s'expliquer avec toi sur votre différend. Je crois qu'il serait bien que vous en discutiez pour balayer tout malentendu ». Pour la première fois je levai les yeux vers lui, comment ça pour éviter tout malentendu ? Voyant mon regard stupéfait il continua silencieusement « Ecoute, Tanya s'est isolée dans le bureau depuis que tu es parti, elle n'a pas souhaité nous parler et je n'avais pas le droit d'insister, mais Alice m'a expliqué dans les grandes lignes. Je sais tu as toujours eu des relations un peu difficiles avec Tanya, mais tu l'as toujours considérée comme une amie n'est-ce pas ? Es-tu sûr qu'elle a réellement eu l'intention de t'infliger cela ? ». Je reconnaissais bien là Carlisle.
« Elle a voulu briser ma vie, il n'y a aucun malentendu. ». Ma voix était froide, je n'étais pas là pour faire de la politesse. Parler me coutait déjà beaucoup.
« C'est faux Edward- ». Elle s'était également tournée sur sa chaise pour me regarder.
« Arrête Tanya ! »
« Bella a dû se méprendre, elle a dû mal interpréter mes paroles- »
« Tes paroles sont comme du poison à mes oreilles ! Tu mens comme tu respires !!! ». Elle était vraiment insupportable, elle n'abandonnait jamais ! Je dus croiser mes bras avec plus de force sur mon torse pour éviter de me jeter sur elle encore une fois et garder le peu de sang froid qu'il me restait. « Arrête de nier Tanya, j'en ai marre ! Je t'assure que mon estime pour toi continue de descendre en flèche en ce moment ! ». La peine se lisait sur son visage.
Elle souffla, résignée, et repassa dans sa tête les conversations qu'elle avait eues avec Bella. Je crûs que j'allais exploser lorsque je la vis dire à Bella que j'avais écrit une mélodie au piano pour elle ou encore que je lui avais chanté Just the two of us ! « Je reconnais que je me suis laissée emporter parfois. Pardon. Mais saches que je n'ai jamais rien prémédité. » Comme si cela allait l'excuser !! J'étais trop abasourdi pour pouvoir parler. Cette femme était mentalement atteinte, il n'y avait pas d'autres explications possibles.
« C'est pour ça que je n'ai rien vu venir ?! » s'écria Alice, mi-irritée, mi-soulagée. Elle mettait un point d'honneur à prédire les obstacles dans nos vies, et le fait d'avoir échoué cette fois l'avait fait douter.
« Je me suis seulement contentée de répondre aux questions que Bella me posait…et j'ai peut être un peu… »
« Un peu quoi Tanya ?!! Mentis ? Dévasté Bella ? Tenter de briser un couple ?!! »
« NON Edward ! » Elle s'était levée. « Ne dis pas ça ! »
« Pourtant c'est ce que tu as fais Tanya ! Tu as un problème, une personne saine d'esprit ne ferait jamais ça ! »
« Edward… » dit Carlisle doucement. Il était gêné par mes accusations.
« Je suis désolé Carlisle mais c'est ce que je pense ! » répondis-je en ouvrant la porte. « Maintenant si vous voulez bien m'excuser j'ai d'autres choses à faire que d'écouter une mythomane ! ». Je sortis du bureau et m'engouffrai dans le couloir qui menait à ma chambre.
« Edward attends ! S'il te plait ! » Tanya m'avait suivi. « Je suis désolée ! ». J'eus un rire de dédain. Une fois dans ma chambre, j'attrapai un sac en rassemblai les affaires à Bella dedans puis me dirigeai vers la salle de bain pour prendre ses affaires de toilette. Lorsque je revins dans ma chambre, Tanya s'agrippa à ma chemise et tomba à genou devant moi.
« Edward, pardonne-moi ! Je t'en supplie » implora-t-elle. « Je suis désolée ! »
« Lâche-moi Tanya ! »
« Pitié Edward ! Je veux rester ton amie ! ». Je la poussai avec agacement et se laissa tomber au sol.
« Tu n'es plus rien pour moi ! Tu n'existes plus à mes yeux ! » m'écriai-je en la pointant du doigt. Je déposai les affaires de toilette à Bella dans le sac et le fermai avant de le prendre, puis quittai la chambre sans un regard sur Tanya. Quand je passai devant le bureau de Carlisle, je remarquai qu'il s'était assis à son bureau et tenait sa tête entre ses mains. Je l'entendais penser aux répercutions de cette histoire sur les relations entre nos deux familles, cela le chagrinait même s'il comprenait mon point de vue. Alice, quant à elle, avait quitté le bureau. Lorsque je descendis dans le salon, je vis qu'elle avait rejoint Jasper. Ils me regardèrent tous passer avec anxiété mais personne n'amorça un mouvement pour me stopper, ils savaient qu'ils ne devaient pas intervenir.
« Edward, est-ce que ça va ? » ne put s'empêcher de penser Esmée.
« Je ne reviendrais ici que lorsque cette garce aura quitté la maison » dis-je en sortant dehors, sans quitter ma voix atone, ni les regarder.
Sans perdre un instant, je me mis à courir à travers la forêt pour rejoindre ma bien-aimée. Elle était la seule à pouvoir m'apaiser et me consoler. Lorsque je passai par la fenêtre, je la trouvai assise par terre au pied de son lit, les genoux pliés contre sa poitrine entrain de mâchonner ses ongles. Lorsqu'elle m'aperçu, elle se leva avec urgence, se jeta dans mes bras et m'embrassa avec une passion que je ne lui connaissais pas.
Nous allions enfin nous retrouver.
On sait que le POV Bella n'est pas trépidant, mais il fallait qu'on sache comment elle avait vécu la confrontation, et puis oui, on sait aussi que l'explication concernant les visions d'Alice est un peu tirée par les cheveux, mais bon, les pouvoirs vampiriques c'est dur à gérer parfois pour avoir une histoire qui tient debout… :-D
Les prochains chapitres seront un peu plus « légers » et « intéressants » si vous voyez ce qu'on veut dire… Promis, on essaiera de pas trop vous faire languir (« on essaiera » on a dit…^^)
A part ça, est-ce que notre Eddynouchet à été à la hauteur de vos espérances concernant Tanya ? Déçus(es), ravis(es), mitigés(es) ? Dites nous votre avis ! On adore ça !!
