Hello everybody !!!!
Bon on va commencer par vous dire à tous un grand merci car grâce à vous on a dépassé les 300 reviews !!!! C'est tout simplement extraordinaire !! Franchement, on était loin de penser que ça prendrait cette tournure…
Alors pour vous remercier : voici un nouveau chapitre !!
Et oui les amis, les reviews nous stimulent ! Plus y'en a, plus on gratte :-D !
Vous nous faites plaisir, alors on vous fait plaisir ! (quoique à la fin de ce chapitre vous serez peut-être pas d'accord avec ça…encore que...)
Bon pour ce chapitre on n'a qu'une seule chose à dire… régalez-vous !!
Enjoy-it !
Réponse à quelques reviews :
SuperNana : C'est bon Giaah a réussi son Bac « BLANC » avec brio ^^ ! (Le terme « blanc » veut dire que c'est pas officiel, un exercice en quelque sorte)
Luana : Voilà la suite !!!
Lilou : Ben on espère bien, oui, que tu vas venir lire la suite !!! :-P
Elisabeth : On ne peut décemment pas passer à coté d'un de tes reviews !! Bon on a suivi ta suggestion : ne pas trop prendre notre temps ! Alors qu'est ce que tu en penses ? On est dans les temps ?!!
Lola : Ben écoute merci beaucoup d'apprécier notre Fanfiction !! Contentes que ça soit une de tes préférées :-D !!!
On voudrait vous dire aussi que vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et on vous remercie énormément !
Ca fait plaisir de découvrir dans les reviews de nouvelles personnes !!
Merci, merci, merci et euh merci :-D !
Bisous à vous toutes et tous ^^ !!
Les maïs'sisters
( Pooh si t'es fière alors nous aussi on l'est de porter ce « charmant » surnom ^^ )
Chapitre 13 : Surprise, surprise !
Lorsque je passai par la fenêtre, je la trouvai assise par terre au pied de son lit, les genoux pliés contre sa poitrine entrain de mâchonner ses ongles. Lorsqu'elle m'aperçu, elle se leva avec urgence, se jeta dans mes bras et m'embrassa avec une passion que je ne lui connaissais pas.
Nous allions enfin nous retrouver.
POV Edward
Pour la première fois depuis plus de quatre-vingt dix ans, je ne m'étais jamais autant senti humain.
Je n'étais plus un vampire mais un homme. Un homme brûlant de désir. Un homme qui voulait aimer de tout son être la femme qu'il tenait dans ses bras. Car à l'instant où Bella avait plaqué ses lèvres contre les miennes, tout s'était éclairé. J'avais réussi à me maitriser face à Tanya, j'avais réussi à ne pas tuer la personne que je haïssais le plus sur cette terre. Par conséquent, comment pourrais-je faire du mal à la personne que j'aimais le plus au monde ? Cette révélation était une grande victoire pour moi.
J'étais libéré.
Libéré et euphorique.
Je savais que je pouvais enfin donner à Bella ce qu'elle attendait de moi car je ne lui ferai jamais de mal. Je ne perdrai jamais le contrôle.
Je voulais profiter de ma nouvelle nature, de cette nouvelle sensation. Je voulais Bella maintenant, plus que tout. Je pris ses joues dans mes mains et lui rendis son baiser avec fougue, caressant avec ma langue ses douces lèvres. Elle réagit à mon invitation et ouvrit sa bouche. Au contact de ma langue, elle gémit et agrippa mes cheveux, puis m'incita à pencher ma tête pour approfondir notre baiser. Je pouvais sentir la chaleur de son corps irradier et je quittai ses joues pour glisser mes mains dans son dos, la plaquant davantage contre moi. Je ne voulais pas m'arrêter de l'embrasser, mais un autre gémissement plaintif cette fois me rappela qu'elle avait besoin d'air. Qu'à cela ne tienne. Je fis courir ma langue le long de sa mâchoire puis déposai un baiser juste sous le lobe de son oreille avant de prendre celui-ci entre mes lèvres. Elle soupira d'aise. Tandis que ses mains faisaient des allées et venues entre mon crâne et ma nuque, je remontai légèrement à son oreille et murmura avec une voix suave « je t'aime tant ma Bella ».
« Moi aussi Edward » soupira-t-elle. Je continuai mon chemin en traçant la courbe de son cou avec ma langue pour atteindre son épaule. Mes mains qui caressaient toujours son dos remontèrent lentement et vinrent effleurer ses omoplates. Tout doucement, je passai mes pouces sous les fines bretelles de son débardeur pour les faire glisser sur ses épaules. Sa peau était aussi douce que du satin et son gout était exquis, mais je voulais plus, je voulais lui prouver que je l'aimais et que rien ni personne ne pourrait venir troubler cela. Aussi, ma bouche descendit jusqu'à sa clavicule et longea la ligne saillante de son os jusqu'à la base de sa gorge.
« Edward… ».
Je ne pus m'empêcher de sourire contre sa peau en l'entendant prononcer mon prénom avec cette voix pleine d'abandon. Ses mains passèrent sur ma mâchoire et je sentis qu'elle voulait que je remonte à ses lèvres. Je ne me fis pas prié et m'exécutai. Mais au lieu de reprendre notre baiser fougueux, Bella dessina le contour de mes lèvres avec sa langue, et son geste déclencha en moi des sensations que je n'aurais jamais imaginé ressentir. Elle me rendait fou. Lorsqu'elle prit ma lèvre inférieure entre ses dents, mon bas-ventre se mit à trahir mon désir et Bella se recula légèrement pour me regarder dans les yeux. Un sourire s'esquissa sur son visage et elle mordilla sa lèvre à son tour pour tenter de le réprimer. J'adorais quand elle faisait ça… Je descendis mes mains le long de son dos et pris en coupe ses fesses pour la soulever. Elle enroula ses jambes autour de ma taille et mit ses bras autour de ma nuque, tout en couvrant de baisers mon visage. Je nous conduisis jusqu'à son lit, où je la déposai avec délicatesse sans interrompre notre étreinte. Je me reculai et m'appuyai sur mes bras de chaque coté de sa tête pour la contempler. Tous mes sens me disait qu'elle était aussi excitée que je l'étais, ses pupilles étaient dilatées, sa respiration saccadée, son cœur battait à tout rompre et je pouvais aisément deviner que le bout de ses seins étaient tendus quand mes yeux se posèrent sur son débardeur qui ne demandait qu'à glisser un peu plus.
Je dus rester quelques instant ainsi car elle s'impatienta et prit le col de ma chemise dans ses mains pour m'attirer vers sa bouche. Je ne me lasserais jamais de regarder Bella. Aucune femme ne pourrait rivaliser avec elle à mes yeux, et surtout pas Tanya.
Tout en continuant de m'embrasser, elle commença nerveusement à déboutonner ma chemise. Lorsqu'elle eut fini, elle fit glisser ses mains le long de mes pectoraux jusqu'à mes épaules, puis continua jusqu'à mes omoplates pour me dégager de mon carcan. Pour l'aider, je me reculai une fois de plus et tirai rapidement la chemise de mes bras pour la jeter ensuite au sol. Je n'avais pas quitté des yeux son beau visage et je souris quand je vis qu'elle avait recommencé à mordiller sa lèvre en dévisageant mon torse. Lorsqu'elle croisa à nouveau mon regard, le rouge lui monta aux joues, ce qui ne fit qu'augmenter mon désir pour elle. Je pouffai de rire lorsque je songeai à l'irritation et la gêne que j'éprouvais à chaque fois qu'une femme fantasmait sur moi de la sorte, aujourd'hui dans le regard de Bella je me sentais…fier. Fier de lui faire de l'effet, à elle, ma Bella. Avec elle, je me sentais enfin complet, entier.
Sans plus attendre, je mis mes mains sur ses hanches et les fis remonter lentement sous son débardeur, le long de ses cotes. Le contact avec ma peau à cet endroit la fit frissonner, mais cela est-il dû seulement à la température de mes mains ? Lorsque j'arrivai au niveau de sa poitrine, elle leva les bras au-dessus de sa tête pour que je puisse enlever son haut. Je pris conscience que j'avais vu sa poitrine pas plus tard qu'hier, dans la salle de bain, mais vu les événements passés entre-temps, cela me semblait être une éternité. Je n'avais pas pu alors profiter pleinement de son magnifique corps, mais je comptais me rattraper. Je me penchai en avant et déposai un premier baiser sur son sternum, un second entre ses seins, et un troisième sur son nombril tandis que ses mains vinrent se fourrager dans ma chevelure. Je fis le chemin inverse mais cette fois en faisant courir ma langue pour gouter sa peau à cet endroit, déclenchant au passage une chair de poule sur son buste. Pour éviter de lui donner trop froid, je gardais mes mains sur le lit, près de ses épaules, et continuai de faire danser ma langue et mes lèvres sur ses seins. Je l'entendis geindre de plaisir à cette caresse, heureusement que Charlie était captivé par la télévision à l'étage en-dessous, je doutais qu'il apprécierait de voir ce que je faisais à sa fille et encore moins ce que j'avais prévu de lui faire. Sans cesser mon geste, je jetai un œil sur le visage de Bella à travers mes cils. Ses yeux étaient fermés et sa bouche grande ouverte. Visiblement, Bella aimait ce que je lui administrais, cela me rassura car après tout, je n'avais pas beaucoup plus d'expérience qu'elle, mais je devais reconnaitre malgré tout que des années passées dans la tête d'Emmett m'avaient permis d'avoir de solides connaissances en la matière, même si cela me coutait de l'avouer.
Finalement, je tentai de glisser ma main droite sur son sein et attendis sa réaction. Elle eu un petit halètement et pinça ses lèvres comme pour se retenir de gémir. Je commençai alors mon massage tandis que mes lèvres enserrèrent le mamelon de son autre sein. Sa réaction fut plus brutale. Son dos s'arqua, sa tête bascula en arrière et ses mains se crispèrent dans mes cheveux, sans compter le râle qui s'échappa de sa gorge. Il ne m'en fallait pas plus pour décider d'accentuer davantage mes caresses qui devinrent plus fermes et assurées. La sentir s'arquer sous moi ainsi me mettait dans tous mes états, car à chaque fois, son bassin roulait sous le mien, m'infligeant une friction contre mon entre-jambe déjà très sollicité.
Une fois que mes mains s'étaient légèrement réchauffées au contact de sa peau, je les fis descendre de chaque coté de son torse jusqu'à sa taille, puis passai mes doigts sous l'élastique de son short tout en embrassant son ventre. Elle leva la tête pour regarder ce que je faisais. Je ne pus m'empêcher de lui retourner un sourire en coin plein de malice. Ses yeux s'agrandirent par incrédulité, mais aussi par désir.
Je me mis à genou entre ses jambes et commença à tirer sur l'élastique de son short pour le faire descendre sur ses hanches puis sur le haut de ses cuisses. Lorsqu'il arriva à mi-cuisses, elle leva ses jambes à la perpendiculaire pour me faciliter la tâche. Je ne perdis pas une miette de cette position et pris mon temps pour retirer le vêtement, déposant des baisers derrière ses genoux et sur ses mollets. D'une main, je jetai son short derrière moi, pendant que mon autre main agrippa sa cheville droite et maintint sa jambe en l'air. Tout en la fixant du coin de l'œil, j'entrepris de lécher l'intérieur de sa malléole. Elle s'était arrêtée de respirer, en attente. Je m'enhardis, posai délicatement son talon sur mon épaule et mis mes mains de chaque coté de son mollet. Avec une lenteur que j'espérais tout aussi intolérable pour elle qu'elle l'était pour moi, je fis courir mes doigts frais le long de sa jambe jusqu'à sa cuisse. Lorsqu'ils touchèrent son aine, subitement ses poumons s'emplirent d'air et elle se mit à haleter. Sans me départir de ce sourire qui était apparu sur mon visage, je me penchai pour que mes lèvres suivent le même chemin que mes doigts venaient de tracer à l'instant. Mais elle interrompit mon geste en se relevant brusquement sur ses fesses, laissant tomber sur le lit sa jambe qui était sur mon épaule. Assis sur mes talons, je la laissai prendre ma tête entre ses mains et m'embrasser rageusement. Je ne pouvais décidemment rien lui refuser. Puis ses mains me lâchèrent et elle caressa tour à tour mon cou, mon torse, mon ventre pour enfin atteindre le haut de mon jean. Elle cessa de m'embrasser pour reporter son attention sur mon bas-ventre. Pour l'aider dans sa démarche, je me remis sur mes genoux et passai mes mains dans ses long cheveux soyeux pour dégager son visage d'ange. Lorsqu'elle eut déboutonné mon jean je me sentis tout de suite plus à l'aise, je ne m'étais même pas rendu compte de l'étroitesse mon pantalon à cet endroit depuis plusieurs minutes. Cela me fit sourire.
Bella rougit lorsqu'elle descendit mon jean sur mes cuisses, elle pouvait voir l'évidence de mon désir pour elle à travers mon boxer, et ce, à quelques centimètres de son visage. Je n'en fus que plus excité. Dans une rapidité vampirique, je m'étais levé et avait fini d'enlever mon pantalon avant de reprendre exactement ma place, Bella s'était à peine aperçue de mon geste. Pour une fois, je dus admettre que l'état de vampire n'avait pas que des désavantages. Tel un félin, je me penchai à nouveau vers elle en avançant mes mains sur le matelas de chaque coté d'elle, la forçant à se rallonger. Elle attrapa ma nuque dans ses deux mains et vint coller ses lèvres contre les miennes. Je m'allongeai sur elle mais me gardait de laisser reposer tout mon poids en m'appuyant sur mes coudes. Dans notre étreinte, Bella gémit contre mes lèvres et commença à s'agiter sous moi en signe de plaisir. Je répartis mon poids sur mon bras gauche et avec mon autre main j'entrepris de caresser sa taille, puis sa hanche pour finalement attraper le creux de son genou droit, la forçant à plier sa jambe contre ma hanche. Sans attendre, elle fit de même avec son autre jambe et vint croiser ses chevilles en-dessous de mes fesses, lui permettant ainsi de faire rouler son bassin contre le mien.
Cette femme était ma tentatrice, mon talon d'Achille, je me sentais faible dans ses bras car je ne pouvais rien lui refuser. Et je l'aimais pour ça. Elle me donnait l'illusion de n'être qu'un homme. Comment Tanya avait-elle osé dire que Bella n'était qu'une lubie pour moi ? Que je n'avais aucun intérêt à aimer une humaine ? Se rendait-elle compte qu'une femme comme elle ne pourrait jamais me combler comme Bella le fait ? Tanya n'arrive même pas à la cheville de Bella pensais-je.
« Edward… »
Cette femme était vraiment folle à lier, qu'elle aille au diable !
« Edward ! »
Je jubilais à l'idée qu'elle nous imagine moi et Bella à cet instant.
« Edward !! »
Je m'arrêtai et relevai la tête, me demandant ce qui se passait. Elle ne bougeait plus et me regardait avec intensité, les sourcils froncés.
« Pourquoi tu as dis ça ? » demanda-t-elle.
« Quoi ? » répondis-je d'une voix pâteuse, encore anesthésiée par le plaisir. « Je n'ai rien dit ».
« Non Edward…tu as parlé, je t'assure ». Sa voix s'était emplie de tristesse. Je n'aurais quand même pas dis tout haut ce que je pensais il y a quelques secondes ?
« Qu'ai-je dis ? »
Elle mit ses mains sur mes tempes et caressa doucement la racine de mes cheveux. « Tu as dis…Tanya n'arrive même pas à la cheville de Bella, et puis tu as ajouté qu'elle aille au diable ! » dit-elle avec un air contrit.
Oh. Mon. Dieu.
Je ne l'avais pas pensé, je l'avais dit à voix haute. J'étais un crétin.
« Ecoute Edward… ». Je savais ce qu'elle allait dire ensuite, et elle aurait raison. « Je crois qu'on ne devrait pas aller plus loin…je ne sais pas ce qui s'est passé chez toi tout à l'heure, mais ce que je sais, c'est que je ne veux pas faire l'amour avec toi en réponse des actes de Tanya…tu comprends ? ». Elle était embarrassée. Mais elle avait tort, c'était à moi d'être embarrassé. Je soupirai et laissai tomber ma tête sur sa poitrine.
« Je suis vraiment désolé Bella. Tu as raison, tu vaux beaucoup plus que ça. »
« Edward, regarde-moi s'il te plait ». J'obéis et levai le menton. Son regard n'était plus triste mais déterminé. « Je veux qu'à ce moment-là, il n'y ait que toi et moi, et personne d'autre ». Je ne pouvais qu'être d'accord avec elle, et opinai du chef avec ferveur. Je soupirai une dernière fois et roulai sur le coté. Je passai mon bras au-dessus de la tête de Bella et vint se blottir contre moi, sa joue sur mon torse.
Nous restâmes quelques minutes ainsi en silence, perdus dans nos pensées, jusqu'à que je sente Bella frissonner. Je savais que tirer les couvertures sur nous ne serait pas d'une grande utilité puisque ce qui lui donnait froid c'était moi, je me maudis à cette pensée. Je commençai à desserrer notre étreinte pour me dégager mais je sentis Bella s'accrocher à moi.
« Bella tu gèles ! » pouffai-je en voyant sa moue boudeuse. Elle n'insista pas et accepta que je me lève du lit pour aller chercher ses vêtements. Je trouvai son short près de la fenêtre et son débardeur à l'autre bout de la pièce. Lorsque je me retournai pour la rejoindre, je vis Bella assise, les mains posées nonchalamment entre ses jambes et les épaules affaissées et entrain de me détailler de haut en bas. Un sourire s'esquissa au coin de mes lèvres en prenant conscience que j'étais toujours en boxer. Elle respira un grand coup, prit sa lèvre inférieure entre ses dents puis soupira. Elle avait beau être la seule personne sur cette terre qui avait un esprit impénétrable, je pouvais aisément deviner ce qu'elle avait en tête en ce moment. Pour la taquiner, je lui posai la question.
« A quoi penses-tu ? »
« Hum ? » dit-elle distraitement encore perdue dans ses pensées. Cette fois-ci, je ne pus m'empêcher de sourire franchement. Je lui tendis ses vêtements et partis à la recherche des miens. Un quart de seconde plus tard, j'étais habillé et me tenais près de ma bien-aimée pour l'aider. Je tirai ensuite les couvertures sur elle et m'installai à coté d'elle, reprenant notre position d'avant. Le nez dans ses cheveux, j'étais entrain de m'oublier totalement lorsqu'elle me demanda comment s'était passé mon retour à la villa. Je lui racontai alors ce qui s'était passé et comment Tanya avait réagit.
« J'ai eu si peur que… »
« Que je la tue ? ». Elle leva les yeux timidement vers moi et acquiesça. « Moi aussi » dis-je avec sincérité.
« Comment as-tu réussi à résister ? »
« J'ai pensé à toi »
« A moi ? ». Elle était curieuse à présent.
« Oui. Je me suis dit que ça ne te ferait pas plaisir ». Je ris en entendant mes paroles, on aurait dit un petit garçon voulant faire plaisir à sa maman.
« C'est pas drôle Edward ! ». Son air faussement outré ne m'incita pas à m'arrêter de rire.
« En effet, et pourtant c'est la vérité ! ».
Il nous fallu quelques minutes pour reprendre nos esprits. « Tu sais Bella, j'ai eu toutes les peines du monde à me retenir de lui arracher la tête ». Elle grimaça à cette idée. « Et grâce à cela, je sais maintenant je serai incapable de perdre le contrôle avec toi…c'est pour ça que ce soir, je savais que je pouvais…aller plus loin… ». Elle pouffa de rire et mis ses mains devant sa bouche pour éviter d'être trop bruyante. « Bella, c'est à mon tour de te dire que c'est pas drôle ! »
« Oh Edward je suis désolée, c'est nerveux ! », elle souffla et se concentra pour réfréner son rire. « J'en suis heureuse Edward. Vraiment. »
N'y pouvant plus, nous repartîmes ensemble dans une crise de fou rire, la plus silencieuse possible. Si ne savions pas vraiment pourquoi nous riions mais cela nous permit d'évacuer toute la tension accumulée pendant ce week-end.
*
Deux semaines s'étaient écoulées depuis ce jour. Tanya était partie dans l'heure qui avait suivit notre altercation et la vie avait reprit son cours presque comme si rien ne s'était passé. Pour éviter tout malentendu ou gêne, j'avais demandé à ma famille de se réunir dans la salle à manger et leur avait expliqué tout ce qui s'était passé depuis le début. Ils étaient en droit de savoir car cela les affectait tous autant. Mais après cette discussion, le sujet était clos. Le prénom de Tanya devint tabou et plus personne ne se risqua à le prononcer devant moi.
Un soir, en attendant d'aller rejoindre Bella, j'étais entrain de regarder Emmett et Jasper jouer aux jeux vidéo dans le salon, quand mon père et ma mère s'approchèrent de moi.
« Edward ? » dit Carlisle
« Oui ? ». Mais je savais déjà ce qu'il avait en tête. « Je ne crois pas que ce soit une bonne idée »
« Mais si, j'en suis sûre » insista Esmé
« Ça le mettrait mal à l'aise, et nous aussi par la même occasion », répliquai-je.
« Pourtant ça vaut le coup d'essayer, nous serons irréprochables ! »
« Je ne sais pas Carlisle… ». Je jetai un coup d'œil à Emmett et Jasper. Emmett était dans sa bulle et jurait comme un charretier, tandis que Jasper affichait un sourire machiavélique et faisait exprès d'exacerber l'irritation d'Emmett. Je soupirai.
« Allez chéri, ça me ferait tant plaisir ! ». Ma mère me prenait par les sentiments. « Et puis à Bella aussi, j'en suis sûre ».
« D'accord vous avez gagnés ! » m'écriai-je en levant les mains devant moi en signe de reddition. « Mais de toutes manières, je ne pense pas qu'il acceptera » ajoutai-je avec un grand sourire.
« Je n'en serai pas si sûr, fils… » dit Carlisle en s'éloignant.
J'étais abasourdi.
« Tu lui a déjà demandé ??! ». Je m'étais levé du canapé d'un bond. Ils avaient réussi à me cacher ça !
« Oui. Et il m'a dit, je cite, ce sera avec plaisir Carlisle ». Mon père ria en allant à son bureau. Je me retournai vers Esmé, lui offrant un regard incrédule.
« Par contre, j'aurai besoin de l'aide de Bella, pourras-tu le lui demander ? ». Sans attendre une réponse, elle m'embrassa sur la joue puis se dirigea vers l'ordinateur. Je me laissai tomber sur le canapé et reporta mon attention sur Emmett et Jasper. Ils me regardaient avec un immense sourire.
Ça allait être horrible.
Je soupirai et pris ma tête entre mes mains.
********************************
POV Bella
Nous étions lundi soir, et comme tous les soirs j'étais dans la cuisine entrain de préparer à manger, quand Charlie rentra du travail.
« Ça va Bell' ? » me dit-il en entrant dans la cuisine.
« Oui. Et toi ? Bonne journée ? »
« Pas une des meilleures, mais bon, le métier de sheriff c'est pas tout le temps une partie de plaisir… ». Il tira une chaise et s'assit en me regardant m'affairer. « …il y a eu un grave accident de voiture sur la route de Port Angeles, une voiture a fait un écart et celle qui venait en face a tenté de l'éviter, elle a fini sa course dans le ravin. Pas beau à voir », il secoua la tête, fixant des yeux le vide. « La voiture qui a fait l'écart a pris la fuite, j'ai tenté toute la journée de retrouver cette … ». Il ne termina pas sa phrase car il savait que ce qu'il dirait ne serai pas très poli, et il avait toujours peur de me choquer et prononçant des insanités. C'était tout lui.
« Les passagers de la voitures accidentés… » commençai-je
« Ils étaient deux, un jeune couple, à peine plus agés que toi…pff, la jeune femme est dans le coma, et l'homme est salement amoché. »
« C'est triste ». Je ne trouvais pas d'autres mots pour exprimer mon sentiment.
« Oui…mais ce qui m'énerve le plus c'est que j'ai pas réussi à mettre la main sur ce chauffard, apparemment il a passé la frontière d'état, la balle est dans le camp des gars de l'Oregon. Et puis j'ai dû aller à l'hôpital pour recueillir des informations auprès des passagers. Enfin…du jeune homme en l'occurrence. J'ai horreur de faire ça, mais c'est indispensable pour l'enquête ».
Pendant quelques minutes il resta pensif. Les accidents de la circulation étaient sa bête noire dans son métier. Même s'il le cachait, Charlie était un grand émotif, et je savais qu'il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il pouvait s'agir de moi lorsqu'il arrivait sur les lieux de l'accident.
Au milieu du repas, alors que je portais mon verre à la bouche mon père reprit la conversation.
« J'ai vu Carlisle à l'hôpital aujourd'hui ». Jusque là, rien d'anormal avais-je envie de lui dire. « Il nous a invité à passer Thanksgiving chez eux jeudi soir ». Je faillis m'étouffer en buvant mon verre d'eau.
« Bella ? Est-ce que ça va ?! ». Il était venu derrière moi et me tapotait le dos. Je toussai et portai ma main au niveau de mes poumons.
« Oui, oui…c'est bon ». Oui, enfin non, ce n'était pas bon. Mais pourquoi Carlisle était allé proposer une chose pareille ?! Des vampires autour d'une table entrain de partager un repas familial avec deux humains ? Etait-ce une nouvelle forme d'humour ? Non mais vraiment ?!
« Et qu'est-ce que tu lui as dis ? ». J'avais encore un espoir car il était de notoriété publique que Charlie de fêtait jamais cette fête depuis que ma mère était partie. Trop de souvenirs.
« Je pouvais pas refuser…tu sais comment il est … ». Oui, comment refuser quelque chose à un vampire, n'est-ce pas ?! Charlie avait les épaules affaissées comme s'il s'en voulait d'avoir dit 'oui'.
« C'est très gentil à eux » dis-je pour meubler la conversation. Il était clair que ni lui, ni moi n'étions très enthousiastes à cette idée, mais pas pour les mêmes raisons. De son coté, il détestait Thanksgiving et tout le tralala qui s'y rapportait, et puis j'imagine qu'il était gêné d'aller chez Edward. Il ne lui avait pas adressé la parole depuis le jour où il s'était fâché contre lui, et ne le tolérait toujours pas à la maison. Quant à moi, l'idée d'amener mon père dans un repaire de vampires me hérissait le poil, j'avais beau les connaitre, la réaction de Jasper en septembre était toujours gravée dans ma mémoire. Et puis, il y avait le coté théâtral qui me dérangeait. Les Cullen allaient d'avoir agir comme des humains, et qui dit Thanksgiving, dit nourriture humaine, comment allaient-ils s'en sortir devant Charlie ? Il est rare que sur neuf personnes, seules deux mangent…
La soirée de jeudi soir promettait d'être longue.
*
Le jour « J » était arrivé, et ni moi, ni Edward n'étions particulièrement à l'aise. Il m'avait expliqué comment son père et sa mère avaient monté ce plan pour tenter un rapprochement entre lui et mon père. Mais nos inquiétudes divergeaient. Quand je lui fis part de mes questions sur la façon dont ils allaient gérer la nourriture, cela le fit rire. Selon lui, ça allait entre un jeu d'enfant, ils avaient des siècles de pratique pour jouer la comédie humaine. Ce qui l'inquiétait lui, c'était le comportement de sa famille. Il craignait qu'Emmett fasse des allusions douteuses ou encore que sa mère en fasse trop. Mais surtout, il avait peur de ne pas être à la hauteur avec Charlie, et là, ce fut moi qui éclatai de rire.
Esmé avait demandé si je pouvais l'aider pour la cuisine, la veille, j'étais allée à la villa pour dresser la liste des courses nécessaires. J'avais été étonnée de voir que tout le monde était excité à l'idée de cette soirée, même Rosalie affichait un air intéressé, une première. Quant à Alice, le mot « excitée » était un euphémisme. Depuis le moment où elle avait appris la nouvelle, elle m'avait harcelée pour que j'accepte un relooking spécial Thanksgiving. Finalement, j'avais réussi à trouver un compromis : elle avait eu le droit d'aller m'acheter une robe et je lui accorderai 30 minutes de mon temps ce soir pour qu'elle me prépare, pas une minute de plus, c'était à prendre ou à laisser.
A la fin des cours, je rejoignis la villa avec les autres pour préparer le repas avec Esmé. Charlie tiqua un peu quand je lui avais dit que j'allais donner un peu d'aide à Esmé, il trouvait bizarre qu'elle ait besoin de moi alors qu'il y avait de la main d'œuvre là-bas, mais il ne posa aucune objection.
Emmett et Jasper avaient pour mission d'aller acheter la dinde, mais le reste de la famille était bien décidé à participer aux préparatifs. Carlisle avait prit son après-midi pour être à la maison et avait aidé Esmé à faire les courses. Finalement, la préparation du repas se transforma en véritable cours de cuisine. Tandis que je préparais la tarte à la citrouille, Esmé, Carlisle, Alice, Edward et Rosalie se tenaient en rang d'oignons devant moi, buvant mes paroles et scrutant mes moindres faits et gestes. Ce n'était pas l'expérience la plus décontractante que je connaisse. Heureusement qu'Esmé et Alice avaient voulu mettre la main à la pâte, ainsi l'ambiance s'allégea, du moins pour moi. Après avoir donné mes indications, je confiai une tâche à chacun et tout le monde s'affaira dans la grande cuisine. Entre deux plats, j'allais gouter ce qu'ils faisaient pour m'assurer que c'était mangeable, et par chance mes élèves étaient doués.
Cependant une chose m'inquiétait. Il était 17h20 et la dinde n'était toujours pas là.
« Où allaient-ils acheter la dinde ? » demandai-je à l'assemblée.
« Hum, je ne sais pas, pourquoi ? » dit Carlisle.
« Parce qu'il faut au moins trois heures de cuisson ! », dis-je dépitée.
« Quand on parle du loup… » lança Rosalie sans lever la tête de sa casserole.
« Tu as raison Rose, je les entends, ils sont dans le chemin » acquiesça Esmé.
« Oh non… » se plaignit Edward. Je levai la tête vers lui. Il affichait un visage mi-amusé, mi-affligé. Deux minutes plus tard, la porte d'entrée s'ouvrit, Emmett et Jasper entrèrent dans la maison.
Emmett entra le premier dans la cuisine avec un air satisfait voulant dire « appelez-moi le Dieu de la dinde ». Jasper entra dans la pièce à son tour et passa sa main dans ses cheveux pour les secouer. Des plumes noires et blanches tombèrent sur le sol, puis la chose que tenait Emmett se mit à glousser.
La dinde était vivante. Bien vivante, et même plutôt énergique à voir comment l'animal se débattait.
« EMMETT CULLEN ! » hurlai-je, tous ces préparatifs m'avaient rendus un peu nerveuse, je n'avais pas besoin d'une dinde pleine de vie par dessus le marché. « Nous, les humains, on mange nos proies MORTES ! » ajoutai-je en m'avançant vers lui et pointant ma cuillère en bois sur lui.
Emmett me regardait avec des yeux ronds et mon public s'était tu pour assister à la scène. Puis Emmett se reprit et parla avec une condescendance feinte.
« Je le sais, Bella ! Mais je vois pas pourquoi ce serait Thanksgiving que pour vous ! Moi aussi je veux manger de la dinde, il n'y a pas de raison ! ». Il regarda la dinde avec tendresse et la caressa doucement. « Et puis, c'est une championne elle, elle courait plus vite que ses congénères dans l'enclos, sans le vouloir, elle m'a lancé un défi, hein Jessica ? ».
« JESSICA ?! » Rosalie, Alice et Moi crièrent.
« Ben oui, il lui fallait un petit nom…et j'ai pensé à Jessica Stanley quand je l'ai vu »
Le fou rire fut général.
Après quelques minutes, Edward reprit la parole.
« Em' tu devrais peut-être aller fêter ton Thanksgiving maintenant et nous ramener la dinde après, car je doute qu'une dinde stressée gagne en qualité gustative. »
Je jetai un dernier coup d'œil à Jessica, ou plutôt à la dinde. Ses plumes étaient en épis maintenant à force de vouloir se libérer et une dinde nerveuse n'était pas des plus hygiénique dans une cuisine, les chaussures d'Emmett pouvaient en témoigner.
« Ok, j'y vais ». Il tourna les talons et sortit de la cuisine mais je l'entendais encore depuis le salon « Jasper, prend l'appareil photo et vient me rejoindre, je veux mettre une photo de mon exploit dans mon album… »
« Attend, j'arrive aussi Em' ! » s'écria Rosalie en sortant de la cuisine.
Je n'arrivais toujours pas à croire ça. La prochaine fois je me rappellerai de mentionner 'dinde morte' sur la liste des courses.
Cinq minutes plus tard, Emmett revint avec Jessica. Elle était beaucoup moins dynamique et surtout elle était…'épilée'.
« Alors ? Comment c'était ? » demandai-je.
« J'aime pas les dindes ». Je ne pouvais m'empêcher de penser au double sens de sa phrase et souris. Il posa la dinde sur la table comme un chasseur ramenant sa proie après une lutte acharnée. « Bien moins fun que les grizzlis ».
« Oui, je peux comprendre » riai-je.
La fin de l'après-midi passa rapidement entre les derniers préparatifs en cuisine et la mise en place de la table (Esmée et Alice prirent une bonne heure pour mettre la table et le couvert).
Tout était prêt.
Il ne me restait plus qu'à affronter Alice avant que mon père arrive.
Non, pitié !! Ne nous lapidez pas !! On vous promet que le prochain lemon, ce sera le bon ! Et pour notre défense, c'est pas notre faute si Eddy et Bella sont peu « cucul » sur les bords…Ah si ? Bon, ok, c'est de notre faute ^^… Dans ce cas on vous autorise à nous lyncher, mais pas trop, sinon pas de suite ! (on sait, c'est pas beau le chantage…)
Mais au fond, on est pas si cruelles, on a essayé de faire passer la pilule avec un peu d'humour (on croise les doigts pour que vous le partagiez…). Si vous aimez, tant mieux, car on vous réserve des petites surprises dans le même genre pour la suite… ;-)
