Hello everybody !!
Non ce n'est pas une hallucination ! C'est bien nous, les bras chargés d'un nouveau chapitre ^^ !
Avant tout, on tenait à s'excuser pour ne pas avoir répondu aux reviews cette fois-ci, nos emplois du temps respectifs étaient chargés et il fallait faire un choix : ou nous prenions du temps pour vous répondre et nous postions ce chapitre mercredi, ou alors nous profitions de ce temps pour vous donnez la suite ce soir…
Ensuite, nous tenions à vous remercier du fond du cœur pour tous vos sublimes commentaires, le dernier chapitre à non seulement passé la barre symbolique des 600 reviews, mais en plus vous avez pulvérisé le record de review pour un chapitre : 71 !!! C'est pas beautiful ça ?!
Ce chapitre est un des plus longs que nous avons posté, on espère que vous l'apprécierez !
Enjoy it !
Giaah et Odrey.
Chapitre 18 : Leçon de séduction
POV Bella
D'accord, si un centre commercial était le prix à payer pour éviter un interrogatoire éprouvant, alors soit. Cependant, j'avais des doutes, je devais rester sur mes gardes car à mon avis, Alice ne laisserait pas tomber l'affaire si facilement.
Sitôt entrés dans le bâtiment, Alice me prit par la manche et m'attira vers le magasin qui se trouvait en face de nous.
« Oh non non non !! » dis-je en tentant de faire marche arrière.
« Oh si si si !! » rétorqua Alice et m'agrippant plus fermement.
« Alice…pas la lingerie…s'il te plait » soupirai-je.
« Tu n'as qu'une chose à dire Bella… » me dit-elle avec un grand sourire.
« Rêve ! ». J'étais bien décidée à ne pas lui faire ce plaisir, je pouvais discuter de tout avec elle, mais là, le sujet était trop intime. En plus, je savais qu'elle avait eu un avant gout grâce à ses visions, c'était déjà bien assez embarrassant comme ça.
« Hé ! Attendez les filles !! Je veux venir avec vous !! » cria Emmett derrière nous.
« Nan Em' ! Toi tu reste avec les autres» dit Alice avec un air complice. « De toute façon tu trouverais pas ta taille de string ici… » ajouta-t-elle en réprimant un sourire.
« Ah ah ! T'as raison, moi je mets pas des strings de fillettes ! » réplica-t-il. Puis il s'adressa à Rosalie avant de lui faire un clin d'œil « c'est ça quand on est bien pourvu, hein chérie ? ». Rosalie gloussa puis se retourna vers nous quand il fut parti.
« Ah… » soupira-t-elle, « ça c'est homme, un vrai ! ».
« Rose, pas besoin d'être macho et exhibitionniste pour être un homme ! » Alice leva les yeux au ciel. « Je t'assure que Jasper est très viril et je suis sûre qu'Edward aussi » dit-elle en me donnant un coup de coude et une œillade.
« Alice… » la menaçai-je.
Edward m'avait lâchement abandonné dans leurs griffes, mais tout comme moi, je me doutais qu'il allait passer un mauvais quart d'heure en compagnie des garçons. J'espérais qu'il tienne bon car je n'avais pas envie de subir les quolibets d'Emmett jusqu'à la fin de ma vie.
« Bella ? Qu'est-ce tu penses de ça ? » m'interpella Alice et pointant un mannequin dans la vitrine.
« Tu le fais exprès, n'est-ce pas ? » demandai-je de mauvais grâce.
« De quoi, Bella ? » dit Alice avec une innocence feinte tout en regardant un soutien gorge affriolant.
« La lingerie !! » m'écriai-je en faisant un geste circulaire. « Je te vois venir tu sais, tu sais très bien que je déteste faire ce genre de magasins, et bien désolée de te dire que je ne céderai pas, je ne craquerai pas ! ». Ces paroles à peine sorties de ma bouche, je me rendis compte qu'il s'agissait plus d'une méthode d'autosuggestion que de véritable conviction. Instinctivement, je m'éloignai d'elle, comme si sa proximité immédiate risquait d'agir comme un sérum de vérité. J'errais dans le fond de la boutique lorsque je pris conscience de l'extravagance des sous-vêtements qui m'entouraient et une bouffée de chaleur m'envahit sous la gêne. Je pestais intérieurement.
« On serait tenté par une guêpière ? ». Le rire d'Alice résonna dans mes oreilles, je ne l'avais pas vu arriver près de moi.
« Une guêpière ? » demanda Rosalie qui arrivait à coté d'elle. « Hum…à mon avis, Edward préférerait quelque chose de beaucoup plus classique »
« Non, je suis tentée par rien du tout ! » m'exclamai-je. J'avais du parler plus fort que je ne l'avais crû car la vendeuse et quelques clientes avaient levé la tête dans notre direction.
« T'as raison Rose, et puis connaissant Edward, il s'énerverait à dégrafer tout ça et finirait par tout déchirer. Ça me ferait trop mal au cœur. » continua Alice comme si je n'avais rien dit. « Déjà qu'il a encore déchiré une chemise la nuit dernière… ». Ce détail confirmait bien qu'elle avait tout vu, je rageai en moi-même mais tentai de me calmer, je savais qu'elle cherchait à me faire sortir de mes gonds.
« Attend, j'ai vu un magnifique coordonné rouge » dit Rosalie en se dirigeant au bout du rayon. « Regarde ça ». Elle tendit les cintres à Alice.
Oh oh ! Aucun moyen de me faire porter ça ! ricanai-je intérieurement.
« Ça doit faire un décolleté d'enfer ! » répondit Alice. Elle me regarda avec excitation.
« Tu plaisantes j'espère ? ». Ma voix était pleine de sarcasme.
« Ecoute, maintenant que vous l'avez fait une fois, il faut passer à la vitesse supérieure ! »
« Alice !! »
« Ben quoi Bella ? Tout le monde le sait, pas besoin d'avoir des visions pour ça ! » dit-elle en haussant les épaules. Je tournai la tête vers Rosalie, elle acquiesçait et affichait un petit sourire d'excuse. Je soupirai et m'assis sur le tabouret qui se trouvait dans le coin.
« Bon, tu vas nous raconter maintenant ? »
« Non Alice ! »
« T'es pas marrante tu sais ! ». Puis elle tourna les talons et se dirigea vers le comptoir pour parler avec la vendeuse.
A ma plus grande surprise, Rosalie s'accroupit à coté de moi et me regarda un instant. Même si j'étais beaucoup plus à l'aise avec elle depuis le début du weekend, sa présence m'intimidait encore.
« Bella… » commença-t-elle, « je sais qu'Alice peut être énervante des fois, bon d'accord, insupportable, mais au fond elle cherche simplement à t'aider comme le ferait une amie, tout comme moi d'ailleurs ». Je fus surprise de cette déclaration, Rosalie voulait m'aider comme une amie ? Qu'avais-je fait pour mériter cela ?
« Je ne crois pas avoir besoin d'aide Rosalie » répondis-je.
« Très bien. Mais j'imagine que ton esprit doit fourmiller de questions, alors si tu as besoin d'avoir des réponses ou des conseils, n'hésite surtout pas » dit-elle avec douceur.
J'étais abasourdie. Je ne l'aurais jamais crû capable de tant de bienveillance et de compassion.
« Pourquoi es-tu si gentille avec moi Rosalie ? ». Je rougis instantanément, je venais de réaliser que j'avais dit à voix haute ma pensée. « Pardon, je …je ne voulais…pas ». Elle sourit.
« C'est juste que j'aurais aimé en parler avec quelqu'un en ce qui me concerne. »
« C'est pas ce que je voulais dire Rosalie… ». Maintenant que la conversation était lancée, autant en profiter.
« Je…quand j'ai appris ce que Tanya avait fait…ça m'a révolté, je l'aurais tuée si j'avais été ta place. Tu ne méritais pas ça Bella, ni toi, ni Edward… ». Je sentais qu'il y avait encore d'autres choses, mais je me contentai amplement de son explication, c'était déjà plus que je n'avais espéré.
« Merci » murmurai-je.
« De rien Bella ». Elle se releva et continua de regarder les articles sur l'étagère d'en face.
Je repensais à ce qu'elle m'avait dit. Elle avait raison, j'avais plein d'interrogations en tête et si Alice n'était pas si…agaçante, c'était vers elle que je me serais tourné, car elle était ma meilleure amie. J'étais perdue. D'un coté, je mourrais d'envie d'en parler, de partager mes émotions et d'exprimer mes sentiments, mais d'un autre coté, je trouvais cela trop personnel et je voulais 'punir' Alice de son comportement. Cependant ma curiosité fut plus forte et je choisis un compromis.
« Rosalie ? »
« Oui ? ». Elle me tournait le dos tandis qu'elle examinait un bustier.
« As-tu été satisfaite de ta première fois ? ». Je la vis se figer sur place pendant un instant puis elle soupira avant de se retourner vers moi.
« Non Bella…c'était bien pire qu'insatisfaisant », elle hésita puis continua « je te raconterai mon histoire, un jour, car je ne crois pas que ce lieu soit très adapté pour tenir une conversation de vampire » elle avait fini sa phrase en chuchotant. « Mais si tu me pose cette question, j'en déduis que ça n'a pas dû être le cas pour toi non plus, n'est-ce pas ? »
« Non c'est pas ça…c'est juste que… »
« Juste que quoi ? » demanda Alice. Elle venait d'apparaitre de derrière l'étagère, elle avait toujours le chic pour me prendre par surprise. Je soufflai. « Bella, je le prendrais très mal si tu te confiais à Rose et que tu me tiennes à l'écart… ». Elle faisait la moue à présent. Comment résister quand elle faisait ça ? Et puis maintenant que j'avais commencé…
« D'accord. C'est juste que j'ai rien ressenti…enfin si, j'ai aimé partager ce moment avec Edward… ». Je ne savais pas comment m'expliquer, tout était si confus pour moi. « Vous savez, le sentir aussi proche de moi, avec moi, en moi…c'était incroyable, mais… »
« Je vois… » dit Alice, « t'as pas eu d'orgasme ». Une nouvelle vague de chaleur m'envahit et je levai les yeux au ciel. « Appelons un chat, un chat, Bella.» continua-t-elle. Je ne pus que hocher la tête.
« Rare sont les femmes qui ont ce privilège dès la première fois Bella » dit Rosalie.
Je fus instantanément soulagée, depuis hier soir, tout un tas hypothèses s'étaient formées dans mon esprit.
« Ce sera mieux la prochaine fois, et la fois d'après encore mieux, et la fois encore après… » ria Alice en regardant Rosalie, comme s'il s'agissait d'une bonne blague.
« Oui et puis maintenant tu sais à quoi t'attendre, tu auras moins d'appréhension » dit cette dernière.
J'enregistrai ces informations et acquiesçai pensivement.
« Ecoute Bella, c'est normal que tu sois un petit peu déçue, je sais que ça faisait longtemps que toi et Edward attendiez ça, mais c'est quelque chose de nouveau pour tous les deux et vous allez apprendre ensemble, petit à petit. » dit Alice. J'étais soulagée qu'elle finisse par se calmer et prendre tout ça avec sérieux.
« Vous allez expérimenter de nouvelles choses, ça peut être très sensuel » ajouta Rosalie. J'étais impressionnée par le flegme des filles, elles continuaient leur shopping tout en parlant de sexualité dans un magasin rempli de clients.
« Oui mais j'ai aucune…enfin je sais pas… » murmurai-je timidement.
« Il y a plusieurs façons pour avoir du plaisir Bella, Edward n'est pas obligé d'utiliser la grosse artillerie directement » dit Alice avec un sourire en coin. Est-ce que j'avais bien compris son sous-entendu ou…Voyant que je ne réagissais pas, elle tira la langue. Oh si, j'avais bien compris son allusion, je ne savais plus ou me mettre et cachai mon visage dans mes mains.
« Bella ne soit pas gênée » dit Rosalie, « ce genre de chose viendra tout seul, ou alors demande à Edward »
« Rosalie, c'est trop embarrassant, il est hors de question que je parle de ça avec lui ! ». Ma voix était étouffée par mes mains, mais je savais qu'elles avaient très bien entendu.
« Ne t'inquiète pas, d'après ce que j'ai pu voir Edward ne ferait pas la fine bouche ! » Alice pouffa de rire à son jeu de mot et Rosalie ria silencieusement. « D'ailleurs c'est valable pour toi aussi Bella… »
« Quoi ? ». Je laissai tomber mes mains et regardai Alice.
« Tu veux un dessin ? Tu es tout aussi capable que lui pour donner un tel plaisir… ».
Si mon visage était rouge, là, il avait adopté un ton encore plus soutenu. Je n'en revenais pas d'avoir cette conversation.
« Ne t'en fais pas, ça viendra tout naturellement. En attendant, si tu allais essayer ça ? ». Alice me tendit plusieurs cintres, je regardai dubitativement les différents ensembles. « Bella, fais moi confiance un peu, avec ça Edward ne pourra rien te refuser… ». Voyant son air déterminé, je soufflai avant d'attraper les cintres et de me lever pour aller la cabine d'essayage.
Après avoir retenu deux ensembles pour moi et la moitié du magasin pour elles, Alice envoya un message à Jasper pour que les garçons nous rejoignent.
« Les filles, promettez-moi de ne rien dire à Jasper et à Emmett, quant à Edward, je vous serais extrêmement reconnaissante si vous pouviez faire votre possible pour éviter de penser à cette conversation.» les suppliai-je tandis que nous quittions la caisse.
« A une condition… que tu n'hésites plus à nous parler de ça la prochaine fois, ok ? » dit Alice.
Alice était terrible mais je préférais ça plutôt que de devoir en parler à Edward.
« Pour Jasper et Emmet c'est normal, ce ne sont pas leurs affaires, mais Edward…tu ne veux pas qu'il le sache ? » demanda Rosalie.
« Je ne crois pas qu'il se soit rendu compte…disons qu'il était trop 'absorbé' sur le moment. Je lui en parlerai si l'occasion se présente » dis-je en haussant une épaule.
« En tout cas, je peux te dire qu'avec 'ça' » Alice désigna le sac contenant les coordonnés qu'elle m'avait acheté, « il ne va pas te louper la prochaine fois que tu passeras à la casserole ». Elle s'esclaffa et sortit du magasin. Rosalie passa à coté de moi et me caressa brièvement l'épaule en voyant mes joues en feu, avant de sortir à son tour.
« Ils arrivent, je les vois » dit Alice.
Je ressemblai mon courage et respirai un bon coup pour tenter de faire bonne figure avant de croiser le regard d'Edward.
*
Le reste de la journée s'était déroulée dans une ambiance étrange, non pas bizarre mais différente. Edward m'avait regardé avec une drôle d'expression quand j'étais sortie du magasin, avait-il craqué lui aussi ? En tout cas, il avait dû avoir une discussion avec Emmett et Jasper car ni l'un ni l'autre ne chercha à me mettre mal à l'aise, pire, Emmett ne m'avait pas taquiné une seule fois. Même si cela m'avait paru inhabituel de sa part, je m'étais bien gardé de lui faire un commentaire, trop heureuse d'avoir la paix. De leur coté, les filles étaient restées silencieuses la plupart du temps, à mon avis elles avaient gardé leur concentration pour penser à autre chose qu'à notre conversation du matin. Quant à Edward, je sentais qu'il y avait quelque chose. Je le connaissais bien maintenant et même s'il agissait avec moi comme il le faisait d'habitude, je percevais une certaine tension. Avait-il su que j'avais parlé ?
A présent, nous étions sur le chemin du retour et je me retrouvais seule avec Edward dans la Volvo. Les filles s'étaient débrouillées pour nous laisser de l'intimité, mais aussi pour éviter de devoir sans cesse contrôler leurs pensées selon moi.
Edward caressait doucement ma cuisse avec sa main libre, et lorsqu'il me regardait, je remarquai qu'il avait cette même expression que ce matin. De plus, nous n'avions pas dit un mot depuis que nous étions partis de Seattle, d'habitude nous appréciions cela, mais à l'heure actuelle, je sentais que ce n'était pas un silence paisible. N'y tenant plus, je décidai de crever l'abcès.
« Ça ne va pas Edward ? » lui demandai-je.
« Si, si » me répondit-il en caressant ma joue et en souriant. Voyant qu'il ne souhaitait pas parler davantage je reportai mon regard sur le paysage qui défilait par ma fenêtre.
J'étais en plein dans mes pensées quand soudain, il reprit la parole.
« En fait non. Ça ne va pas ». Il prit une profonde inspiration « je voudrais te parler de la nuit dernière. ». Cela n'augurait rien de bon, pourquoi disait-il cela ? J'avais crû qu'il avait été satisfait, et puis ce matin dans la salle de bain…
« Pourquoi ? Qu'est ce qu'il y a ? Tu ne veux pas recommencer, c'est ça ? Tu n'as pas aim- »
« Non, non, Bella, c'est pas ça ! », me coupa-t-il en agitant sa main devant moi pour m'apaiser. Il reporta son attention sur la route et je le vis serrer le volant.
« Quoi Edward, qu'est-ce qu'il se passe ? »
« Je suis désolé »
« Désolé ??! Mais pourquoi ? »
« Je…j'ai été égoïste Bella, pardon ». Mais de quoi il parlait au juste ? Je repassais notre nuit dans ma tête, mais je ne voyais pas ce qui l'avait amené à dire ça.
Il me regarda comme s'il attendait que je dise quelque chose.
« Excuse-moi Edward, mais il faut que tu m'expliques, je ne vois pas de quoi tu parles… » dis-je en fronçant les sourcils. Il retourna sa tête et regarda droit devant lui.
« Je me sens coupable de ne pas m'être rendu compte de ton absence de plaisir et je me sens aussi coupable pour ta déception, j'imagine que ce n'est pas ce à quoi tu t'attendais ». Il me jeta un rapide coup d'œil en coin et serra encore plus le volant dans l'attente de ma réaction.
Ce coté surprotecteur et chevaleresque d'Edward pouvait être énervant parfois. Je soupirai.
« Ecoute Edward. Tout d'abord, il faut que t'arrête de tout mettre sur ton dos et de te désigner comme seul fautif au moindre incident alors que tu n'y es pour rien, je t'assure que parfois ça peut être agaçant », je lui souris mais il restait concentré sur la route, crispé. « Ensuite, comment sais-tu que je n'ai pas ressenti la même chose que toi si tu dis ne pas t'en être rendu compte ? Et enfin, saches que je ne regrette rien du tout et je ne suis pas déçue, pas le moins du monde, bien au contraire…».
Il daigna enfin se tourner vers moi, mais le pli sur son front m'indiquait que mes paroles ne l'avaient pas rassuré.
« Je t'assure Edward que j'ai adoré partager ce moment, j'ai adoré te serrer dans mes bras, j'ai adoré tes caresses, j'ai adoré te sentir en moi, c'était fabuleux ! Comment te dire que j'ai apprécié chaque seconde ? D'accord, je n'ai pas éprouvé ce plaisir intense, mais je que j'ai ressenti, c'était déjà beaucoup… »
Son visage se décontracta instantanément et il esquissa un sourire en coin.
« Moi non plus je ne suis pas déçu ». Je lui retournai son sourire.
« Tu n'as pas répondu à ma question, comment sais-tu que je n'ai pas ressenti la même chose que toi ? T'as vu les pensées d'Alice ou de Rosalie ? ». Oups ! Bien joué Bella, continue comme ça ma grande ! Au regard d'Edward, il était clair que mes paroles n'étaient pas passées inaperçues.
« Tu as craqué !! » s'écria-t-il hilare. Je fermai les yeux et mordis ma lèvre. « Eh bien non, pour ta gouverne, tu as parlé dans ton sommeil, c'est comme ça que je l'ai su ! », il ria en tournant la tête de droite à gauche, « j'en reviens pas ! ». J'étais vexée qu'il mette en évidence ma faiblesse et décidai de tenter un coup de bluff.
« Ah, parce que toi tu n'as pas cédé peut être ?! Pas besoin d'avoir des pouvoirs surnaturels pour comprendre que tu as parlé aux garçons, Emmett ne m'a même pas adressé la parole de la journée comme s'il avait peur de dire quelque chose qu'il n'avait pas le droit ». Evidemment, c'était de la pure spéculation, après tout j'avais demandé explicitement à Emmett de ne faire aucun commentaire.
Cependant, je fus récompensée par un regard de panique de la part d'Edward et je ne pus réprimer un sourire. Bingo ! Ses yeux l'avaient trahi.
« Ne me mentez pas Mr Cullen, je sais que j'ai vu juste » dis-je en hochant la tête.
« On est quitte dans ce cas ». Il me fit son plus beau sourire avant de se reconcentrer sur la route. « Je te promets que la prochaine fois, ce sera mieux » ajouta-t-il solennellement.
« Ça, tu n'en sais rien du tout et puis qui te dit qu'il y aura une prochaine fois ? » le taquinai-je. Le regard alarmé qu'il me lança me fit éclater de rire. « Je connais ton nouveau point faible maintenant ! ». Je le vis lever les yeux au ciel.
*
Il était prévu que je reste dormir chez les Cullen ce soir, nous ne savions pas à quelle heure nous allions rentrer et Charlie n'avait pas opposé d'objections. Lorsque nous arrivâmes à la villa, les autres étaient déjà arrivés et déchargeaient les nombreux sacs de vêtements qu'Alice avait achetés quelques heures plus tôt. Tandis qu'Edward prenait nos affaires dans le coffre, je jetai un rapide coup d'œil au garage et notai que la Mercedes de Carlisle manquait.
« Carlisle et Esmé ne sont pas arrivés ? » demandai-je alors que nous nous dirigions vers le salon.
« Apparemment non » me répondit Edward. En une fraction de seconde il alla poser nos affaires dans sa chambre et revint me retrouver dans le salon avec les autres. Après quelques rapides discussions, Rosalie, Emmett, Jasper et Alice décidèrent d'aller chasser pour 'se dégourdir les jambes' comme disait Emmett, tandis qu'Edward restait avec moi.
« Tu dois avoir faim, viens ! Connaissant Esmé le frigo doit être plein… » me dit-il.
Je débarrassais les restes de mon repas frugal quand le téléphone d'Edward sonna.
« Allo ? Oui Carlisle » l'entendis-je dire.
« Je vais dans la chambre » chuchotai-je tandis que je sortais de la cuisine. Il me sourit en hochant la tête.
En arrivant dans la chambre je me dirigeai vers le lit où il avait déposé mon sac. Lorsque je l'atteignis, je découvris à coté un boitier de CD ouvert contenant un disque vierge. Curieuse de savoir ce qu'il y avait dessus, je décidai de le prendre et le glissai dans le lecteur CD. Je ne pus réprimer un sourire quand je vis qu'il s'agissait de vieux standards de soul américaine, je me rappelai qu'il m'avait dit qu'il aimait ce style de musique lorsque nous revenions de la clairière au printemps dernier. Je me mis à repenser à cette journée que nous avions passée ensemble, toutes ces émotions qui m'avaient transportée et au baiser que nous avions partagé pour la première fois.
Soudain, je sursautai quand deux bras puissants vinrent m'enlacer la taille.
« Tu aimes ? » me susurra Edward à l'oreille en posant son menton sur mon épaule, sa joue fraiche contre la mienne.
« Oui » répondis-je sur le même ton. « Qui est-ce ? Je connais cet air… ».
«C'est Sam Cooke, A change is gonna come, un classique ».
« C'est très beau » dis-je en posant mes mains sur les siennes. Il commença à se balancer d'un coté et de l'autre tout en fredonnant l'air de la chanson. Il savait que je ne savais pas danser pourtant ! Déjà que l'exercice était périlleux lorsque je faisais face à mon cavalier, alors si je lui tournais le dos…
« Edward…je- »
« Shh…ferme les yeux » chuchota-t-il.
Pas très rassurée par cette perspective, je tentai tout de même de lui faire confiance et m'exécutai. Je fermai mes paupières et essayai de me laisser bercer par la musique et par son mouvement. Après quelques secondes, je finis par trouver un rythme convenable quand je sentis les lèvres d'Edward effleurer la courbe de mon cou déclenchant en moi une cascade frissons. Par réflexe, je basculai ma tête en arrière et vint poser celle-ci sur son épaule, lui offrant ainsi un meilleur accès. Cependant, il n'en profita pas pour déposer des baisers et préféra caresser cette partie de mon corps avec nez, humant mon odeur au passage.
« Mmmm…tu sens si bon » murmura-t-il.
Sans cesser notre danse, il attrapa mes mains et écarta mes bras de chaque coté de mon corps, puis il commença à jouer sensuellement avec nos doigts, tantôt les entrelaçant, tantôt les démêlants.
J'adorais ces moments où Edward et moi partagions ces instants de symbiose, où plus rien autour de nous ne comptait et où je m'abandonnais totalement. Mon cerveau cessait de réfléchir et je me laissais guider par mes émotions, mon corps répondant à mes seuls instincts. Et à cette seconde, ce corps savait exactement ce qu'il voulait.
J'ouvris les yeux et décidai de lâcher ses mains puis, je me retournai pour lui faire face. Je fus happée par son regard, ce même regard que j'avais aperçu hier soir, empli de désir et d'envie. Je passai mes bras autour de sa nuque et caressai ses cheveux soyeux tandis que ses mains dans mon dos vinrent me plaquer contre lui. Pendant plusieurs secondes nous restâmes à nous regarder tout en continuant de nous balancer sur la musique. Cette façon qu'il avait de me contempler comme si j'étais la huitième merveille du monde me mettait toujours un peu mal à l'aise et une fois n'est pas coutume, mes joues s'échauffèrent un peu. Il sourit et embrassa mes joues avec lenteur avant de trouver mes lèvres. Je ne me lassais pas d'embrasser Edward, sentir ses lèvres fusionner avec les miennes était toujours une expérience unique. Je sentis ses mains glisser le long de mon dos et venir agripper fermement mes hanches augmentant davantage la promiscuité de nos bassins. Cette nouvelle friction exacerbée par nos déhanchements lui arracha un léger grognement et je me sentis sourire contre ses lèvres.
Voyant que je réagissais favorablement à ses avances, il rompit notre baiser et s'écarta légèrement pour me regarder, me demandant silencieusement s'il pouvait continuer. Plutôt que d'acquiescer, je me penchai pour retrouver ses lèvres mais à ma grande surprise, il se recula légèrement.
« Je ne voudrais pas profiter de la situation… » chuchota-t-il avec un sourire aguicheur.
« Voyez-vous ça… » répondis-je en haussant les sourcils, « …pourtant il me semblait que tu profitais déjà de la situation… ». Cette fois-ci, il se laissa approcher et je fis courir mes lèvres sur sa mâchoire avant d'atteindre son oreille. « …et je ne peux décemment pas vous laisser tirer avantage seul, Mr Cullen ». J'attrapai son lobe avec ma bouche et me mis à le sucer délicatement. Il stoppa immédiatement de danser.
« Bella…ne fais pas de choses comme ça sinon… » dit-il dans un souffle.
« Sinon quoi ? » demandai-je tout en embrassant son cou.
Pour seule réponse, il prit les bords de mon pull et le tira au-dessus de ma tête, je levai les bras et il m'en débarrassa complètement. J'avais beaucoup moins d'appréhension qu'y hier et cette nouvelle confiance en moi me mettait d'humeur joueuse.
« Je vois… » dis-je. Je l'imitai et enlevai son pull de la même manière. « 1 partout ».
« Ça ne va pas du tout » réplica-t-il en secouant la tête, ses mains longèrent mes flancs et vinrent détacher mon soutien-gorge dans mon dos. « C'est bien mieux ainsi, 2-1 pour moi » dit-il en jetant mon sous vêtement par terre. Je voulus protester mais il ne m'en laissa pas le temps, sa bouche avide se frayait un chemin glacé sur mon sternum et un gémissement s'échappa de mes lèvres lorsque je sentis sa langue sur mes seins. Il fallait que fasse quelque chose, ce petit jeu m'amusait tout autant que lui. Aussi, je mis mes mains sur son torse et le poussait pour le faire reculer. Puis, pour le taquiner, je fis glisser mes doigts sur son torse jusqu'à son pantalon mais au lieu de m'arrêter là, je continuai ma course sur son jean, effleurant son intimité. Je poursuivis ma descente en m'accroupissant, laissant délibérément ma tête au niveau de son bas ventre. J'attrapai ensuite les lacets de ses chaussures et tirai dessus avec une lenteur infinie.
« Bella… » m'averti-t-il.
Je levai les yeux et je fus amusée de voir qu'il fermait les paupières et se pinçait l'arête du nez. Une fois ses chaussures délacées, je l'aidai à les enlever, puis, tout doucement je remontais de la même manière. Dès que je fus debout, je collai ma poitrine contre lui et déposai des baisers sur sa clavicule. Je pouffai de rire lorsqu'il soupira.
« Ok. T'as gagné cette bataille, mais pas la guerre mon amour ! ». Sur 'ce', il passa une main sous mes genoux et me prit dans ses bras.
« Oh non Edward ! Repose-moi, j'ai pas fini ! » dis-je de façon boudeuse et en gesticulant.
« Moi non plus j'en ai pas fini avec toi, moi aussi je peux te torturer de la sorte » ria-t-il.
Il me déposa avec douceur en travers du lit puis attrapa mon sac de voyage pour poser à terre. Il resta debout en face de moi, un sourire machiavélique sur ses lèvres et prit mon pied gauche dans ses mains et le cala contre son buste. Tout comme je l'avais fait précédemment, il délassa ma Converse tranquillement, tirant avec son index sur chaque lacet entrelacé plus que nécessaire. Ensuite, sa main droite remonta sous mon pantalon le long de mon mollet et sa main gauche vint agripper le talon de ma chaussure pour libérer mon pied. Tout en continuant de me snober, il reposa mon pied et prit l'autre de la même façon.
« Edward… » le menaçai-je à mon tour. Il claqua sa langue plusieurs fois pour me dire de ne pas discuter. Je croisai mes bras sur mon torse et boudai tandis qu'il s'affairait.
« Voilà, les compteurs sont à zéro maintenant » dit-il fièrement quand il eut fini. Il se pencha au-dessus de moi et il s'installa entre mes jambes avant d'embrasser mon cou.
« Je croyais que j'avais gagné la bataille ? »
« Hum…une bataille seulement…or une guerre se joue en plusieurs 'rounds' » réussit-il à dire entre plusieurs baisers.
« Tu veux une revanche…si j'ai bien compris ? » dis-je entre deux soupirs. Je le sentis sourire contre ma peau. Je voulus me relever pour lui rendre la monnaie de sa pièce mais il m'en empêcha ce qui m'agaça. S'il avait décidé d'utiliser la force, j'allais devoir être plus maligne pour prendre le contrôle et faire baisser sa garde. Les paroles d'Alice et Rosalie me revinrent en tête, je ne pensais pas être encore prête pour cela mais je pouvais au moins tenter de m'enhardir un peu. Il vint coller ses lèvres sur les miennes et m'embrassa passionnément. Pendant quelques instants j'oubliais mes intentions et me laissais guider par ses lèvres douces, nos langues s'entremêlant dans une synchronisation parfaite. Puis lorsque l'air vint à me manquer, il s'attaqua à ma gorge, laissant l'oxygène remplir mes poumons et m'apportant un peu de lucidité. Il était hors de question que je sois la seule à me laisser submerger, et cette pensée me redonna un regain d'activité. Sans plus de réflexions mes mains se dirigèrent sur les boutons de son jean. Je sentis ses muscles abdominaux se tendre au contact de ma peau tandis que je déboutonnais son pantalon. J'étais sûre que ce qui allait suivre n'allait pas le laisser indifférent, mais je ne m'attendais pas à ce qu'il sursaute de cette façon.
« Bella ! » s'exclama-t-il devant mon audace. Il me regardait avec des yeux éberlués alors que ma main droite s'était introduite dans son boxer et caressait son sexe. « Je…je…tu… » bégaya-t-il.
« On n'aurait un problème pour faire des phrases ? Pose tout sur la table on va trier* ! » dis-je en retenant difficilement un fou rire. Ses bras étaient tendus de chaque coté de ma tête et je pouvais le voir ouvrir et fermer la bouche sans qu'aucun son ne sortent. Finalement, il ferma les yeux et laissa sa tête tomber en avant en proie aux émotions que lui procurait ma caresse intime. Aussi puéril que cela puisse paraitre, j'étais fière de moi car non seulement j'avais réussi à prendre le contrôle, mais j'avais également réussi à dépasser ma timidité naturelle et cela augmentait mon assurance. « Bella 1 - Edward 0 » dis-je avec provocation.
Il releva la tête brusquement et je perçus une lueur de défi dans ses yeux.
« Ah tu crois ça ? » réplica-t-il. Un petit sourire s'étira aux coins de ses lèvres puis il se releva. Il déboutonna mon pantalon rapidement et attrapa les extrémités au niveau de mes pieds, il tira un coup sec et mon jean glissa le long de mes jambes. Alors que je crû qu'il avait fini, il se pencha à nouveau, agrippa les bords de ma culotte et la fit glisser également. Puis il finit de se déshabiller à son tour, délaissant son jean et son boxer sur le sol. Je déglutis bruyamment, je savais que je l'avais provoqué et je ne savais pas ce qu'il avait en tête, ce qui m'émoustilla plus que je ne l'aurais imaginé.
« Tu vas voir ce dont je suis capable Swan … » susurra-t-il à mon oreille quand il eut reprit sa place entre mes jambes. Visiblement, tout comme moi, Edward était d'humeur éhontée et avait décidé d'être entreprenant.
Pour faire monter la pression, il donna un coup de langue entre mes seins puis releva la tête pour me regarder à travers ses cils, un sourire en coin. Ce geste eut le don d'affoler mon rythme cardiaque et ma fréquence respiratoire, et je savais que c'était ce qu'il cherchait. Il repartit à l'assaut de mon buste, faisant courir sa langue sur mes seins et ses mains sur mon ventre. Par réflexe, je cambrai mon dos pour rechercher plus de contact et mes mains se fourragèrent dans sa chevelure. Puis lentement, sa tête dirigea vers le bas de mon ventre. C'était trop embarrassant je ne pouvais pas le laisser aller plus loin, ma témérité avait des limites.
« Non Edward, je- » commençai-je.
« Bella, fais-moi confiance » murmura-t-il dans un souffle. Je voulais lui dire que ce n'était pas une question de confiance, car j'avais une foi inébranlable en lui, mais que cet acte me gênait, cependant je n'eus le temps de dire quoique ce soit que je sentis ses lèvres sur mon intimité. Mes joues prirent feu immédiatement et je retins ma respiration sous l'embarras.
Je finis par me décontracter rapidement quand je vis qu'Edward appréciait cela. Puis soudainement, je ressentis des sensations que je n'avais éprouvé jusqu'alors, et sentir la langue fraiche d'Edward sur cette partie de mon corps vint décupler mon trouble.
« Bon sang Edward ! ». Mes paroles avaient quitté ma bouche sans mon consentement, comme si mon corps prenait possession de mon être, m'empêchant tout raisonnement logique. Mes muscles se contractaient indépendamment de ma volonté, mon dos s'arquait, mes mains agrippaient avec force les draps et mes hanches roulaient sous Edward, demandant encore plus. Je sentais ce courant électrique se propager en moi, inondant chaque nerf et chaque cellule de mon corps, s'intensifiant sous ses caresses. Cette bulle d'émotions explosa brusquement quand je sentis son doigt entrer dans mon intimité, déclenchant une avalanche de frissons sur toutes les parties de mon corps.
« Edward ! » criai-je.
Avec nonchalance, il remonta vers moi en déposant des baisers épars. Il me fallu quelques minute pour retrouver une respiration à peu près normale.
« Edward Cullen…je crois que tu me dois une explication…où diable as-tu appris à faire ça ! » le taquinai-je en riant.
« Je ne dévoile jamais les secrets de fabrication, c'est une règle absolue » dit-il avec une gravité feinte avant d'éclater de rire. « Ça t'as plu ? » demanda-t-il avec suffisance.
« Et modeste avec ça ! » dis-je avec ironie, « t'as gagné ! Content ? » ajoutai-je en riant.
« Il reste une bataille à gagner… ». Il posa ses lèvres sur les miennes et gémit en m'embrassant. S'il restait une bataille, je ne comptais pas la perdre et je savais que j'avais toutes mes chances.
Il se laissa faire quand je le poussai afin que je me retrouve au-dessus de lui à califourchon. Je me redressai et fit exprès de balayer mes cheveux derrière mes épaules pour l'aguicher. Il n'en fallu pas plus pour qu'il s'assoie, m'enlace la taille et que sa bouche vienne s'écraser sur mon sein. Pour le titiller, j'ondulai mon bassin contre le sien, son sexe frottant contre le mien qui était déjà sensible et excité.
« Bella… » soupira-t-il. Il était clair qu'il voulait la même chose que moi, aussi, l'audacieuse Bella attrapa son membre, et j'introduis l'extrémité dans mon antre. Nous gémîmes tous deux sous la sensation. Je fus heureuse de voir que toute douleur avait disparue, bien au contraire cette intrusion vint raviver cette zone encore très réactive de mon anatomie. Cela m'incita à poursuivre la pénétration et entamai doucement les va-et-vient en roulant mon bassin. Je retrouvai les sensations agréables de la vieille lorsque je sentais Edward en moi alors que ce dernier m'administrait mille caresses. Mais aujourd'hui commençait à s'ajouter cette nouvelle sensation que j'avais expérimenté tout à l'heure, certes dans une moindre mesure, mais je pouvais percevoir ces picotements dans mon bas-ventre. Les mains d'Edward vinrent agripper mes hanches pour qu'il puisse lui aussi donner des coups de bassin, intensifiant la pénétration et le plaisir pour nous deux. Je baissai mes yeux sur Edward et vis que les siens étaient fermés, il avait toutes les peines du monde à se concentrer sur les caresses qu'il me dispensait, tant sa respiration était anarchique.
Après quelques minutes, il ouvrit les yeux et croisa mon regard, le sourire qu'il m'offrit me fit fondre le cœur et j'attrapai ses joues pour approcher sa bouche de la mienne, l'embrassant fiévreusement tout en continuant nos va-et-vient.
Il guida mon bassin pour accroître le rythme et je rompis notre baiser pour reprendre de l'air tandis qu'il lécha l'arcade de ma gorge.
« Bella… » dit-il dans un râle, « ça va ? » demanda-t-il ensuite dans une voix à peine audible. Je levai les yeux au ciel et secouai la tête en signe d'affliction, il avait dû être traumatisé de savoir que je n'avais pas eu de plaisir hier pour poser cette question à cet instant précis.
« On ne peut…mieux Edward… » réussis-je à répondre entre deux intrusions. J'allais très bien, trop bien même, car je sentais cette boule plaisir au creux de mon ventre s'intensifier. Soudain, les parois des mon intimité se contractèrent autour de lui déchargeant en moi une onde de plaisir identique à celle que j'avais éprouvé précédemment. Même si celle-ci n'avait pas la même intensité, elle m'arracha tout de même un petit cri qu'Edward vint étouffer en planquant sa bouche sur mes lèvres.
Je le sentis sourire puis il nous fit basculer sur le matelas, et une fois de plus, je me retrouvais sous lui. J'enroulai mes jambes autour de sa taille et m'en servit pour lever mon bassin à l'unisson du sien. Je souhaitais à mon tour lui donner le même plaisir qu'il m'avait donné ce soir et lui montrer tout mon amour. Il passa un bras sous la cambrure de mon dos pour avoir une meilleure prise et un meilleur angle. Je n'eus pas à attendre longtemps pour le sentir se tendre et le voir s'arquer, une expression d'extase sur le visage en criant mon prénom. Il était si beau en cet instant.
Comme la dernière fois, il reposa sa tête sur mon torse, et écouta mon cœur qui battait la chamade pendant plusieurs secondes.
« Je crois qu'on est ex-æquo finalement » dis-je sur le ton de la conversation. Il leva légèrement la tête pour me regarder et ses lèvres s'étirèrent en un grand sourire.
« C'est vrai ? »demanda-t-il avec un regard plein d'espoir.
« Oui c'est vrai, et la prochaine fois va être encore meilleure, j'en suis sûre » répondis-je en rigolant. Il s'approcha de mon cou et embrassa celui-ci avant de remonter plus haut.
« Je te suggère de voir ça tout de suite, qu'est-ce que tu en penses ? » susurra-t-il à mon oreille avec un ton coquin.
« Hum…je crois que je n'ai pas vraiment le choix» répondis-je sur le même ton.
« Tu as toujours le choix mon amour… »
« Ce n'est pas ce que ton entre-jambe me dit… » répondis-je en pouffant de rire.
« Je pense- » commença Edward lorsque brusquement, la porte de la chambre s'ouvrit avec fracas, faisant trembler les murs. Sous la surprise nous tournâmes la tête pour voir ce qui ce passait. « JE PENSE QUE JE VAIS TUER EMMETT !!!!! » hurla-t-il.
* Expression familiale qui sort dès que quelqu'un à du mal à aligner deux mots…on vous avait pas dit qu'on était comique dans notre famille ?^^
Ce chapitre s'est fait attendre, mais ça valait le coup d'attendre un peu, non ? On pense que vous devez avoir votre dose de lemon là !
On a pas encore écrit la suite mais une chose est sûre, nos tourtereaux vont devoir redescendre de leur nuage et revenir à la dure réalité…^^
N'oubliez pas de verser notre salaire, les temps sont durs…A vot' bon cœur m'sieur, 'dame !! ;-)
