Hello everybody !!

On ne vous pas trop fait attendre, on est sympa quand même ! (attention à celui qui dit le contraire… ^^).

On vous avait laissé avec un Edward furieux, et les ¾ d'entre vous voulaient tuer notre Emmett adoré (nan mais ça va pas ?! Est-ce qu'on vient vous menacer de détruire votre peluche préférée à vous ?!! ^_^). Il est pas énervant, il vient juste un peu…'pimenter' la vie (un peu chiante, il faut le dire) d'Eddy et Bella lol !

En tout cas, vous allez découvrir ici le sort d'Emmett. Et pour une fois, on a fait un chapitre spécial POV Jasper (oui vous ne rêvez pas), avis aux amateurs^^ !

Et enfin une dernière chose mais pas des moindre : MERCI !!! Vos reviews font chaud au cœur et nous donne le courage et l'envie de continuer à vous faire plaisir.

On profite également pour vous avertir que Giaah a commencé une nouvelle fanfiction dans un registre un peu différent, elle s'appelle L'accord et vous la trouverez sur son profil !

Réponses à quelques reviews anonymes :

Framboisine : Bon, on a fait le plus vite possible avec le temps qu'on dispose, ça va ? Le délai d'attente a été raisonnable ?^^

Tanya : Merci pour ta bonté !! C'est trop aimable lol !

Jess cali : On t'a donné chaud ? Bien. Faut pas croire, ce sont des coquins qui se révèlent !^^

Asa : Merci beaucoup ! Tu sais il y a des très bonnes fictions françaises aussi (on te conseille notamment Triangle amoureux et Vain struggle d'Athénais41 ou encore Premiers Emois de Gudulette ;-) )

Nini44 : Voilà un compliment qui fait plaisir ! C'est vrai ? Tu as rarement vu un lemon aussi bien écrit ? Ça nous va droit au cœur, car paradoxalement ce ne sont pas les parties les plus palpitantes à écrire ^^ !

Lena : Voici la suite, on espère que l'attente n'aura pas été trop pénible…^^

Elo : On était morte de rire avec ta review ! Nous, fétichiste avec les chaussures ??! Même pas…c'était juste pour faire monter la mayonnaise et vous faire tourner en bourrique comme nos lovers, et apparemment ça a marché avec toi !! En tout cas un grand merci pour compter parmi nos plus fidèles lecteurs, on est fan de tes com' !

Amaria : Ah ! Amaria, Amaria…*secoue la tête d'affliction*. Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi… ? Tu es consciente qu'on ne pourra jamais te prêter Emmett, c'est une question de vie ou de mort, parce que vois-tu, nous, on l'adore notre Emmett chéri et on ne tient pas du tout à ce que tu le tues…^_^ !! Merci pour tes super reviews !

Assez pipeletté ! Enjoy it !

Odrey et Giaah.

Chapitre 19 : Stupeur et tremblements

« Je pense- » commença Edward lorsque brusquement, la porte de la chambre s'ouvrit avec fracas, faisant trembler les murs. Sous la surprise nous tournâmes la tête pour voir ce qui ce passait. « JE PENSE QUE JE VAIS TUER EMMETT !!!!! » hurla-t-il.

POV Jasper

Quel crétin ! pensai-je. Mais pourquoi l'esprit de compétition était si développé chez Emmett ? Et le pire cette fois, c'était que personne n'avait marché dans son pari, il avait démarré tout seul au quart de tour quand Alice n'avait pas voulu lui dire si Edward et Bella avait remis ça ce soir. Je m'étais élancé à sa suite pour tenter de le retenir, car vu les émotions d'Alice, il était clair qu'Emmett allait embarrasser tout le monde.

Pour rajouter au malheur, Emmett était le meilleur sprinteur de la famille après Edward, et lorsque j'arrivai dans le couloir, il était trop tard. Emmett avait déjà la main sur la porte plaquée au mur, quand j'entendis Edward hurler après lui. Je me précipitai sur lui pour le tirer en arrière mais il ne bougea pas d'un pouce, il était comme figé, les yeux rivé en face lui, telle une statue grecque.

« DEGAGEZ DE LÀ !! » hurla à nouveau Edward voyant qu'Emmett ne décoinçait pas.

« Emmett ! » dis-je en chuchotant et en tirant sur son bras encore une fois avec un peu plus de force. Je n'avais pas osé regarder en direction d'Edward et Bella, mais ma vision périphérique confirmait bien mes soupçons, Emmett les avait dérangé en pleine action. Je me sentais extrêmement gêné de me trouver dans cette situation, d'autant plus qu'Emmett ne faisait rien pour arranger tout ça.

« T'es vraiment con Emmett ! » je reconnus la voix d'Alice dans mon dos. « Mais qu'est-ce qui t'as pris ?! ». Rosalie passa un bras sous celui d'Emmett et j'en fis autant, au vu de son visage elle n'était pas à prendre avec des pincettes et je remarquai qu'elle non plus n'avait pas levé les yeux vers Edward. A nous deux nous réussîmes à faire reculer Emmett de plusieurs pas et Alice passa devant pour fermer la porte en une fraction de seconde.

Elle se retourna vers nous avec un air soucieux et énervé.

« Allons en bas » murmura-t-elle.

Même si l'envie de le sermonner était forte, le couloir n'était de toute évidence pas le lieu approprié pour cela, aussi, Rosalie et moi firent demi-tour avec Emmett et tirâmes sur ses bras pour le faire venir, tandis qu'Alice le poussa dans le dos. A cet instant, il n'était qu'un poids mort incapable d'avancer. Il se laissa guider tant bien que mal par nous trois jusqu'au hall de la maison, mais un regard entre nous suffit pour nous accorder qu'il était préférable d'aller dehors, juste au cas où… Arrivés sous le porche, nous le lâchâmes et tandis qu'il se laissa tomber sur les marches, nous vînmes nous placer en face de lui, les bras croisés en attente d'explications.

Je pouvais sentir la colère émaner de Rosalie et d'Alice mais je ne cherchai pas à l'apaiser car j'étais dans le même état qu'elles.

« Emmett ! » s'impatienta Rosalie.

Rien. Pas une réaction. Il fixait le vide devant lui et n'affichait aucune expression particulière, ses bras pendaient de chaque coté, affaissant ses épaules. Il faisait 'presque' peine à voir.

« Qu'est-ce qu'il a ? Emmett !! » s'écria Alice énervée.

Toujours rien. Je passai ma main plusieurs fois devant ses yeux pour le faire réagir, mais il ne cligna même pas des yeux.

« On dirait qu'il est en état de choc … » murmurai-je plus pour moi-même.

« Ah oui ?! Il a rien vu encore ! C'est moi qui vais le choquer oui ! » s'exclama Rosalie encore plus en colère. Elle se pencha et lui envoya une gifle qui aurait dévissé la tête d'un humain, mais là encore, il bougea à peine.

« Laisse-moi me charger de ça Rosalie. » Edward venait d'apparaitre par la porte d'entrée et sa voix glaciale était chargée de fiel. Le regard qu'il arborait était encore plus dément que la dernière fois où il avait failli tuer Tanya, et paradoxalement, cet apparente maitrise de soi et ce mépris faisait presque plus peur. Ce qu'il ressentait actuellement était pire que la colère, c'était de la fureur. Ça avait toujours été le problème avec lui, il avait toujours eu cette colère refoulée et lorsque que la tension était trop forte, l'explosion était décuplée. Je savais que si je ne faisais rien, il pouvait perdre le contrôle de lui et peu importait si la personne en face de lui était un ennemi ou un membre de sa famille, la raison n'avait plus sa place.

Alice me donna un coup de coude discret quand Edward s'approcha de nous quatre, et à son regard je compris qu'elle pensait comme moi. Je lui répondis par un léger hochement de tête et envoyai une onde d'apaisement pour calmer la colère de tout le monde.

Edward tourna la tête et son regard transperça le mien, il savait très bien ce que j'avais fait et je pouvais sentir de l'agacement mais également la gratitude. Il retourna son attention sur Emmett qui était dans le même état.

« Je sais que tu peux être un vrai bouffon quand tu veux, mais là tu as dépassé les bornes ! J'ai encaissé toutes tes âneries jusqu'à présent, j'ai voulu être clément mais j'ai eu tort visiblement, il y a longtemps que j'aurais dû te botter les fesses !! ». J'étais d'accord avec lui sur ce point, je me demandais même comment il avait réussi à rester si stoïque après les événements du repas jeudi soir et ceux du weekend, je n'aurais pas eu sa patience, Bella devait y être pour quelque chose. « Mais qu'est-ce qu'il s'est passé à la fin ?! Qu'est-ce qui t'as permis de faire irruption de la sorte dans ma chambre ?! Je te laisse imaginer la gêne que ressent Bella à présent ! ». Sa colère avait sensiblement reprit un peu d'ardeur mais je n'intervins pas cette fois, je savais qu'Edward ne tenterait rien de stupide et il avait besoin d'évacuer ce qu'il avait sur le cœur.

« Je crois qu'il n'est pas près de recommencer vu son état… » dit Alice doucement, « il a dû être vraiment traumatisé, je pense que même s'il savait ce que vous faisiez, le fait de le voir en réalité a été comme un électrochoc pour lui… ». Edward étudiait son frère avec plus d'attention et je le vis froncer ses sourcils comme s'il réfléchissait à ce qu'il venait d'entendre.

« C'est vrai Emmett ? » demanda-t-il avec dureté.

« Edward…mon frère…avec…pas imaginé voir ça…nus… » bredouilla Emmett, le regard lointain. J'eus du mal à ne pas sourire, Alice avait vu juste apparemment, même s'il était le plus téméraire et casse-cou parmi nous, sa capacité émotionnelle avait des limites, et voir Edward et Bella faire l'amour avait été au-dessus de ses forces.

« Ça va mon chéri ? ». Rosalie avait perdu toute sa colère en voyant son mari si démuni pour la première fois, elle vint s'agenouiller à coté de lui et passa sa main sur son visage.

Je vis Edward souffler et se pincer l'arête du nez, je pouvais voir qu'il essayait par lui-même de calmer la colère qui grandissait à nouveau, c'était une bonne chose, car cela voulait dire que sa raison prenait le dessus sur son instinct. Je jetai un coup d'œil à Alice lui demandant silencieusement si tout allait bien se passer, elle comprit tout de suite mon message et prit ma main pour la presser gentiment en guise de réponse. Nous n'avions pas besoin de plus pour communiquer, nous nous connaissions par cœur.

« Rose ? » chuchota soudainement Emmett tout étonné en voyant Rosalie à coté de lui. Il sortait enfin de sa torpeur. Puis il regarda Edward qui se trouvait juste derrière elle. « Edward ?! » cette fois-ci on pouvait entendre la crainte dans sa voix. Il me semblait que c'était une des première fois que je pouvais sentir ce sentiment de la part d'Emmett.

« Ça y est ? T'es avec nous maintenant ?! » s'exclama Edward avec ironie. Emmett regarda autour de lui comme s'il venait de se réveiller, un comble pour un vampire. « Est-ce que tu as quelque chose à dire pour ta défense ? » continua-t-il, acerbe. Il croisa les bras sur son torse et serra sa mâchoire, pour garder contenance.

« Edward je suis désolé, vraiment désolé ! Je…ne…je ne sais pas ce qui m'a pris, j'ai conscience d'être allé trop loin…je suis désolé- » supplia Emmett.

« Mais qu'est-ce qui s'est passé bordel ?! », je tiquai, Edward utilisait rarement ce langage, c'était d'autant plus choquant. « Mais merde Emmett ! Qu'est-ce que tu espérais à la fin ?! »

« C'est de ma faute Edward… » je tournai la tête brusquement vers Alice, une bouffée de culpabilité émanait d'elle et d'Emmett.

« Toi ? » demanda Edward intrigué.

« La conversation a dérivé sur Bella et toi pendant qu'on chassait… », elle lui offrit une expression confuse, « …et Emmett s'était persuadé que vous alliez…enfin que vous alliez remettre ça ce soir… », elle fixa son regard sur Emmett avec désapprobation, «...et lorsqu'il m'a demandé si j'avais eu une vision, j'ai dit que je ne lui répondrait pas, que ce n'était pas à moi de lui dire ça. Et là, brusquement, il est parti en courant pour vérifier par lui-même et voir s'il avait vu juste…Finalement j'aurais du lui dire, ça aurait évité tout cet embarras… »

« Non Alice » soupira Edward, « tu as bien fait, je te remercie de protéger ma vie privée, et même si ce bêta a mal agi, tu n'y es pour rien. »

« Comment va Bella ? » demanda Rosalie. Je pouvais sentir une réelle inquiétude de sa part, j'étais encore suspicieux de ce radoucissement envers Bella même si Alice m'avait assurée qu'elle était des plus sincères. Edward eut un rire bref.

« Je te laisse imaginer…elle est mortifiée, et le mot 'embarrassée' est un euphémisme… ». Il se passa la main dans ses cheveux, il était nerveux.

« Je suis sincèrement désolé Edward…j'ai été qu'un idiot. Je vais aller m'excuser auprès d'elle- » dit Emmett avant que Rosalie mette une main sur son torse pour lui dire de rester assis.

« Sûrement pas ! Toi tu restes où tu es, t'as fait assez de dégâts comme ça ! »

« Rose a raison, je vais plutôt aller avec elle pour parler à Bella. Edward ? » demanda Alice pour avoir son accord.

Il soupira d'abattement et hocha doucement la tête.

Rosalie se leva et Alice ne pu s'empêcher de donner une tape derrière la tête d'Emmett quand elle passa à coté, puis elles s'éclipsèrent par la porte d'entrée.

Nous restâmes tous les trois silencieux pendant plusieurs secondes, Edward et Emmett s'évitant soigneusement du regard.

« Il faut que j'aille faire un tour » dit Edward soudainement, et sans attendre, il tourna les talons et se dirigea vers la rivière.

« T'es un sacré veinard, tu le sais ça ??! » dis-je à Emmett avec sarcasme une fois assuré qu'Edward ne nous entendait pas.

« Pourquoi ? » demanda-t-il incrédule.

« Il aurait pu te démembrer et t'éparpiller au quatre coins de la maison pour avoir fait ça ! »

« Quoi ? Merci Jasper devrais-je dire ?! » dit-il de mauvaise foi.

« Même pas ! D'accord j'ai dû user de mon pouvoir juste une fois, mais c'est tout, c'est lui seul qui a gardé son sang froid ensuite…C'est que notre Eddy devient miséricordieux !! » finis-je par dire tout sourire. Il éclata de rire.

« Eddy le rédempteur !! Tu as conscience qu'en me disant cela tout me donne envie de l'asticoter encore plus ? » pouffa-t-il.

« J'en ai bien peur…enfin, tant que tu ne t'en prend plus sur sa vie sexuelle - »

« Argh ! Ne me parle plus jamais de ça ! Je veux chasser cette image de ma tête à tout jamais ! » m'interrompit-il.

« Au moins cette histoire aura servi à quelque chose ! ». Oui, et pour une fois, nous disposions d'une nouvelle arme pour taquiner Emmett à l'avenir.

*

Nous restâmes discuter de longues minutes sous le porche de la maison, quand Rosalie vint nous rejoindre.

« Ça va Bella ? » demandai-je.

« Oui…on l'a rassurée et on lui a dit qu'on comprenait son mal aise, mais son égo en a pris un coup… », elle darda Emmett et celui-ci s'affaissa sous son regard, « il lui faudra un peu de temps pour reprendre de l'assurance en face de nous. »

« Je comprends- » dis-je, mais Rosalie me coupa.

« Et notamment en face d'Emmett ! C'est pour ça que je lui ai dit qu'on partait en vacances quelques jours. Nous reviendrons pour Noël. » dit-elle avec autorité.

« Ah bon… ? » bouda Emmett. On aurait dit un petit garçon se voyant infliger une punition.

« Oui Emmett, c'est le mieux qu'on puisse faire vu la situation »

« Et où va-t-on ? »

« On va dans le New Hampshire, j'ai appelé Carlisle pour le prévenir qu'on allait résider dans la maison là-bas. »

« Qu'as-tu dit à Carlisle ? » demandai-je intrigué.

« Pas grand-chose… » se hasarda-t-elle. Je haussai les sourcils.

« Bon d'accord. Je lui ai rien dit sur ce qui s'est passé, juste qu'Emmett et moi partions cette nuit là-bas »

« Cette nuit ?! » s'écria Emmett. Rosalie plissa les yeux.

« Nan Emmett, on partira la veille de Noël pour revenir le lendemain ! Bien sûr qu'on part cette nuit imbécile ! ».

« Rose, Carlisle n'a rien dit ? Il n'a pas posé de questions ? » continuai-je sans tenir compte de l'interruption. Je sentis de la nervosité monter en elle.

« Si… »

« Rose… » la pressai-je avec menace voyant qu'elle ne terminait pas sa phrase.

« Ok, il risque d'être un peu énervé quand il va rentrer demain matin ». Je soufflai, je reconnaissais bien là Rosalie.

« A quel point ? »

« Disons que …je ne l'ai pas laissé le temps d'en placer une… et que… je lui ai peut être raccroché au nez… » dit-elle en haussant une épaule.

« Rosalie ! » m'écriai-je outré.

« Je suis désolée, mais je ne me sentais de lui raconter l'incident ! ». Elle n'attendit pas son reste et attrapa la main d'Emmett avant de rejoindre leur chambre pour faire leurs valises.

Pour la première fois de la soirée, je me retrouvais seul. Je m'assis sur les marches du perron et repensais aux évènements quand j'entendis les pas légers d'Alice derrière moi. Sans un mot elle vint s'assoir à coté de moi et prit mon bras pour le passer autour de ses épaules.

« Bella ? » demandai-je avant de déposer un baiser sur le sommet de sa tête.

« Elle s'est endormie. Edward vient d'arriver, il a pris le relais ». Elle soupira. « J'ai vu Carlisle en colère dans une vision, il était à deux doigts de rentrer sur le champ mais Esmé l'en a dissuadé. Elle a eu raison, au moins il sera beaucoup moins en rogne quand tu lui expliqueras »

« Pardon ??! ». Comment ça 'je lui expliquerai' ?

« Ecoute Jazz', il ne rentre que demain matin, Edward, Bella, et moi seront au lycée, Emmett et Rose seront partis, donc il n'y aura que toi quand ils vont arriver. Et Carlisle ne va pas attendre qu'Edward rentre pour connaitre le fin mot de l'histoire. »

« Pourquoi il appelle pas Edward ou un de nous ? »

« Il pourrait mais il n'en a pas l'intention, il a compris qu'il n'y avait pas de danger immédiat et préfère par conséquent avoir une conversation directe plutôt que par téléphone ».

Je ne savais pas si je devais être rassuré ou pas. Non seulement Rosalie lui avait mis la puce à l'oreille et il avait senti que quelque chose n'allait pas, mais en plus elle n'y était pas allée avec le dos de la cuillère, ce qui avait froissé le code des bonnes manières de Carlisle. Mais bon, après tout, je n'étais pas le fautif de tout ça, je n'avais pas à m'inquiéter de cette façon.

*

Le reste de la nuit s'était déroulée sans incident, Alice et moi étions retournés dans notre chambre et avions discuté des cadeaux de Noël. Enfin, plutôt elle, car elle savait déjà ce que j'allais lui offrir alors que je n'y avais même pas encore réfléchi. Je m'étais donc contenté d'acquiescer lorsqu'elle m'avait détaillé tous les cadeaux qu'elle pensait acheter pour la famille.

Le matin suivant avait été plus…gênant. J'étais dans le salon quand Bella descendit, c'était la première fois que nous nous voyions depuis l'épisode d'hier soir, et le halo d'embarras qui émanait d'elle était si intense, que quand elle me vit, je fus très mal à l'aise à mon tour.

« Salut Jasper » dit-elle timidement.

« Bonjour Bella » répondis-je poliment. Je faillis ajouter 'tu as bien dormi ?', mais je me retins car ce n'était pas la meilleure chose à dire vu le contexte. Je me demandais si je devais atténuer ou non son mal être, mais le regard d'Edward qui se trouvait juste à coté d'elle m'incita à me raviser, apparemment il ne souhaitait pas que j'intervienne. J'étais curieux de savoir pourquoi.

Sans plus de préalable, il l'amena à la cuisine pour qu'elle déjeune, et vingt minutes plus tard, tout le monde était parti. Je regardai ma montre. 7h45. Grâce à Alice, je savais qu'il me restait deux bonnes heures avant que Carlisle et Esmé reviennent. Je décidai d'aller traiter quelques affaires que j'avais avec Mr Jenkins en attendant.

Comme Alice l'avait prédit, j'entendis leur voiture arriver à l'heure prévue, je ramassai mes papiers et les rangeai avant de les accueillir.

« Jasper ! » s'écria Esmé en tendant les bras vers moi quand elle passa le pas de la porte.

« Bonjour Esmé » répondis-je en riant, puis je lui rendis son accolade. Je m'étonnais toujours de voir cette femme déborder d'enthousiasme et de bienveillance. Des traits bien éloignés de ceux des vampires en temps normal.

« Bonjour Jasper » dit Carlisle de façon cordiale. Je le sentais impatient et irrité.

« Carlisle » répliquai-je, « votre weekend s'était-il bien passé ? » dis-je par politesse.

« Un gala de charité avec plein de chirurgiens n'a rien de très palpitant. Mais parlons plutôt de votre weekend. ». Il fit un geste pour m'inviter à rejoindre le salon. Alice n'avait pas menti quand elle avait dit que Carlisle n'attendrait pas qu'Edward rentre du lycée.

« Bon alors, que s'est-il passé ? Pourquoi Rosalie et Emmett ont-ils pris la clé des champs ? Et ne tourne pas autour du pot s'il te plait, va directement à l'essentiel » dit-il en s'asseyant. Je soufflai un bon coup avant de l'imiter, puis me décidai à parler.

« C'est assez embarrassant, et je ne pense pas être la meilleure personne pour raconter ça, ce serait plutôt à Edward ou Bella de parler de ça. » commençai-je.

« Leur est-il arrivé quelque chose ? » s'alarma Esmé à coté de Carlisle.

« On peut dire ça comme ça… »

« Jasper, s'il te plait » m'avertit Carlisle.

Je leur racontai alors la soirée de samedi, et la façon dont Edward et Bella avait rejoint leur chambre. Leurs visages s'illuminèrent immédiatement quand ils vinrent aux mêmes conclusions que nous. Je continuai mon récit sur l'attitude d'Emmett dimanche, mais je gardai pour moi la conversation que nous avions eu avec Edward, me contentant simplement de dire qu'il avait confirmé nos soupçons.

« Oh mais c'est fabuleux ! » s'exclama Esmé toute émue.

« Impressionnant…j'ai toujours eu foi en Edward, mais là, je dois avouer que je suis bluffé ! Quel contrôle ! » murmura Carlisle.

« Mais quel est le rapport avec le départ soudain de Rosalie et Emmett ? » demanda Esmé.

Je poursuivis et prenant soin de choisir mes mots. Carlisle se leva et un grognement s'éleva de son torse quand j'expliquai ce qu'Emmett avait fait.

« Bon sang ! Mais qu'est-ce qui lui as pris ?! » s'écria-t-il.

« Oui, c'est ce qu'on s'est tous demandé….mais il a fallu attendre un peu avant de le savoir, Emmett est resté en état de choc plusieurs minutes. ». Carlisle fit volte-face et me fixa avec des yeux écarquillés.

« Attend une seconde, Emmett était en état de choc ???! » demanda-t-il surpris.

« Oui… » répondis-je pas très rassuré par son regard. Il resta me regarder fixement quelques secondes.

« HA……HA HA……HA HA HA !!!! » Carlisle se mit à rire crescendo, puis il partit dans un fou rire incontrôlable. Je ne m'attendais pas du tout à cette réaction, et me tournai vers Esmé en fronçant les sourcils. Celle-ci avait toutes les peines du monde à se maitriser.

« Je ne vois pas ce qu'il y a de marrant ! Je vous laisse imaginer la situation après ça ! » m'énervai-je.

« Oh…oui…pardon….c'est juste que… » réussit à dire Carlisle entre deux éclats de rire. « C'est juste que je n'aurai jamais crû cela possible… »

« Et pourtant, crois-moi, on n'a pas été trop de trois pour le bouger de là »

« Qui aurait crû qu'Emmett aurait été choqué par ces choses là… », il avait retrouvé son calme à présent et secouait le tête de droite à gauche encore tout étonné par cette révélation.

« Apparemment c'est ceux qui en parlent le plus qui en supportent le moins… » dis-je d'un ton léger. Cette fois-ci nous rîmes tous les trois.

« Ah… » soupira Carlisle pour recouvrer son sérieux. « Revenons à Rosalie et Emmett. Edward s'est battu avec lui, c'est ça ? Je ne serais pas étonné, je pensais déjà que ça allait arriver jeudi soir après que Charlie soit parti- »

« Non. » l'interrompis-je. « Il ne lui a rien fait. »

« Vraiment ? » dit Esmé.

Je leur racontai la réaction d'Edward et ce qui s'était passé avant qu'il aille faire un tour pendant qu'Alice et Rosalie s'entretenaient avec Bella.

« Eh bien ! Ce garçon est plein de ressources ! Mais je crois que Rosalie a pris la bonne décision, autant ne pas tenter le diable et attendre que tout le monde s'apaise. Maintenant, je comprends mieux sa réaction au téléphone, mais je vais quand même l'appeler à mon tour pour clarifier les choses. ». Il prit son téléphone dans sa poche et s'éloigna.

« Emmett est vraiment impossible parfois, j'espère que ça lui aura servi de leçon… » dit Esmé en se levant du canapé, le sourire aux lèvres.

*

Les trois semaines qui passèrent furent paisibles. Personne ne reparla de ce soir là, comme si cela ne s'était jamais produit. Alice, Edward et Bella avaient repris le chemin lycée, et je passais mon temps en cherchant un cadeau de Noël pour Alice ou en donnant un coup de main à Esmé pour ses plans. Bella avait retrouvé son assurance en face de nous et je sentais qu'elle appréhendait un petit peu le retour d'Emmett, mais paradoxalement, elle avait aussi hâte de le voir. Nous étions jeudi soir et Noël étant dans une semaine, Rosalie et Emmett devaient rentrer dimanche.

« Jazz ? Ça y est, tu me l'as acheté ce cadeau ? » demanda Alice alors que nous étions allongés sur notre lit, sa tête sur mon buste.

« Très drôle Alice, tu sais très bien que je n'ai encore rien trouvé, ça t'amuse de me voir en détresse ? » dis-je en riant. « D'ailleurs si tu veux me faire gagner du temps tu ferais bien de me dire ce que je vais t'acheter »

« Sûrement pas, ce serait de la triche ! » s'écria-t-elle.

« Mais non puisque tu le sais ! Et puis tu éviterais bien des tourments à ton mari désespéré… » dis-je en faisant la moue.

« Oh ! Mon pauvre chou ! » se moqua-t-elle. « Comment puis-je me faire pardonner ? ». Elle se leva, s'assit à califourchon sur moi et fit glisser ses douces mains sous mon t-shirt.

« C'est un bon début… » murmurai-je en prenant en coupe son beau visage pour l'attirer vers moi. Je m'assis à mon tour et mes lèvres rencontrèrent les siennes. Ses mains passèrent dans mon dos et elle me poussa vers elle pour plus de friction entre nous. Nos lèvres dansaient leur habituel ballet, s'accordant ensemble à la perfection. Sa langue vint chercher la mienne avec frénésie tandis qu'elle arracha mon t-shirt. J'adorais ma femme pour ça, elle donnait l'impression d'un être inoffensif alors que c'était une vraie tigresse. Par contre, j'avais appris à ne pas faire pareil avec elle, si j'avais le malheur d'abimer ses vêtements, je pouvais dire au revoir à notre séance d'activité.

Sentir sa langue tiède chatouiller mon oreille me sortit de ma rêverie, elle savait que cela me rendait fou, et elle gloussa quand je la débarrassai de tous ses habits en une fraction de seconde.

« On est pressé ? » demanda-t-elle en déboutonnant mon pantalon.

« On ne sait jamais, imagine qu'Emmett fasse irruption… » répondis-je et léchant son cou. C'était devenu notre blague dans ces moments-là de prétexter sa théâtralité pour vouloir aller à l'essentiel.

Elle se replaça correctement sur mes cuisses et roula son bassin contre le mien. Je pris sa lèvre inferieure entre mes dents pour la titiller puis passai ma langue dessus, elle gémit lorsque je pris ses seins dans mes mains, les malaxant gentiment. Ses mains vinrent se fourrager dans mes cheveux tandis que son dos se cambra, rompant notre baiser. Je fis glisser mes mains derrière elle, caressant son échine et ses omoplates, puis mes lèvres vinrent prendre le relais sur ses seins fermes et tendus de désir. Elle gémit plusieurs fois mon prénom avant de se relever et d'attirer ma tête vers elle pour chercher mes lèvres.

Je sentis sa main glisser le long de mon ventre et se diriger sur mon intimité déjà affolée. Ce fut à moi de gémir contre ses lèvres quand elle se mit à caresser mon membre contre son sexe. J'étais entrain de laisser ma langue explorer sa mâchoire et l'arche de son cou quand elle introduisit mon sexe dans son intimité.

« Je croyais que c'était moi qui était pressé ? » demandai-je tandis qu'elle commença à donner des coups de reins lui arrachant un long soupir.

« Je ne voudrais pas…te faire attendre… » réussit-elle à dire entre deux va-et-vient. « Oh Jazz… ».

« Alice… »

Je repris mes caresses sur sa poitrine, léchant et mordillant ses mamelons.

« Dans mon cœur…il y a un endroit….l'endroit le plus spécial…et tout est pour toi…tu es ma femme, mon ange- » murmurai-je contre sa peau.

« Oh Jazz, je t'en prie !! » ria-t-elle, « Je sais que tu n'es pas poète...pas la peine de t'attribuer les vers de la chanson de Seal* ! ». Je ne pus m'empêcher de rire aussi.

Je donnai des coups de bassin pour accentuer notre étreinte, nous menant tous deux vers le point de non retour quand soudain, Alice se figea, le regard perdu.

Oh non ! Non, non, non ! Pas ça, pas maintenant !

Je ne connaissais que trop bien ce regard. J'aimais profondément Alice, je l'aimais avec ses qualités, ses défauts, et ses visions. Mais quand cala arrivait dans ces moments-là, c'était cruel.

« Alice ? »

Je vis son visage se tendre et ses yeux s'exorbiter. Je sentis la panique l'envahir et la nervosité.

« Alice, qu'est-ce qui se passe ? » m'alarmai-je. Visiblement, ce n'était pas une vision anodine. Ses yeux finirent par rencontrer les miens.

« Je… »

« Quoi Alice ? ». Sa panique devenait contagieuse.

« Je suis désolée Jasper » se reprit-elle. Elle se dégagea de notre étreinte et se leva rapidement du lit. Elle attrapa le premier vêtement qui lui tomba sous la main, une de mes chemises en l'occurrence, et sortit de la chambre dans un coup de vent en grommelant « il faut que je fasse quelque chose ».

J'étais abasourdi. Non seulement c'était la première fois qu'Alice me laissai en plan de la sorte, mais c'était la première fois qu'elle ne me confiait pas ses visions. Mais qu'est-ce qu'il se passait à la fin ? Je me ressaisis et attrapai un caleçon que j'enfilai avant d'aller voir où elle était partie.

Je la retrouvais dans le salon devant l'ordinateur entrain de pester.

« Allez fichu ordinateur !! Plus vite ! »

« Tu ne vas pas me dire ce qui se passe ? » m'énervai-je.

« Il ne vaut mieux pas…je suis sincèrement désolée Jazz… ». Elle ne me mentait pas, je pouvais sentir qu'elle était vraiment désolée, ce qui voulait dire que je devais lui faire confiance et ne pas chercher à découvrir ce qui la paniquait, même si cela m'irritait énormément. « Peux-tu attraper ma carte de crédit s'il te plait ».

Je soupirai et repartis en vitesse dans la chambre prendre ce qu'elle avait demandé. Deux secondes plus tard, je revins et lui tendis la carte noire.

« Est-ce que je peux savoir au moins ce que tu fabriques ou bien est-ce trop demander ? ». Mon ton avait été plus cinglant que prévu et elle leva les yeux sur moi avec un regard contrit.

« Jazz, s'il te plait…fais-moi confiance, je fais du mieux que je peux… » dit-elle en caressant doucement mon bras. « Je cherche un cadeau de Noël de dernière minute si tu veux tout savoir... » ajouta-t-elle avec beaucoup de sérieux.

« Pardon ? ! ». Elle me faisait vivre un enfer à cause d'un vulgaire cadeau ? Elle retourna la tête et se concentra à nouveau sur l'ordinateur, pianotant avec rapidité sur le clavier.

« Ils ne faut surtout pas qu'ils restent là… » murmura-t-elle pour elle-même en scrutant l'écran, le visage fermé.


* Wedding Day de Seal (en duo avec Heidi Klum)

Eh bien…ça vous a plu ce petit changement de POV ? On espère que ça répond à quelques reviews qui en ont fait la demande.

On parie que vous vous attendiez à la pire bataille du siècle entre Eddy et Emmett, mais on s'est dit qu'un Emmett avec une capacité émotionnelle identique à celle d'une guimauve pouvait être plus marrant, et puis ça laisse des possibilités intéressantes pour la suite…^^

Concernant la séance de relaxation de Jasper et Alice, ne râlez pas ^^ ! Il n'était même pas prévu à la base, c'est juste un petit cadeau avant de rentrer dans le vif du sujet…

Enfin, vous aurez compris que la récréation est finie (rassurez-vous, même si la réalité les rattrape, ils vont continuer de s'amuser un peu quand même). En tous cas, on est curieuse de connaitre vos suppositions eh eh !! ^^

Mais qu'est-ce qui attend nos héros ?