Hello everybody !! ^^
Par où commencer ? Peut être par vous présentez nos plus plates excuses. On plaide coupable, on craint un peu ces temps-ci, non seulement ce chapitre s'est fait attendre mais en plus nous n'avons pas pris le temps de vous répondre comme il se doit à tous vos gentils reviews… Pour ne rien vous cacher, le temps nous manque un peu et puis la motivation d'écrire décline un petit peu. En effet, on voit que vous êtes toujours aussi nombreux à nous lire mais le nombre de reviews fond comme neige au soleil au fur et à mesure des posts…on se pose des questions voilà tout !
On tenait à remercier particulièrement les lecteurs qui nous suivent depuis le début (du moins ceux qui se sont fait connaitre ^_^), on pense notamment à Tetrifer, Juliette89, Bigmonster4, DarkGaby (notre mascotte masculine), The-Mc-game, Fasinatiion, PetiteFeeMoi, Ptibiscui, Pitchoune-Bella, et encore à tous les autres !!!!!
You're the BEST guys !!!
Concernant ce chapitre (le plus long qu'on ait posté jusqu'à présent, soit dit en passant...), à l'origine, il ne devait être pas détaillé pour ainsi dire, on ne pensait même pas parler des 'vacances' à Eddy et Bella (si, si, on vous assure) mais comme vous étiez impatients de savoir ce que nos lovers allaient faire, eh bien finalement on s'est laissé aller et vous avez gagné un chapitre supplémentaire (au risque de vous décevoir on approche de la fin…).
Une dernière chose : Amaria, siiiiiii, on veut un compte !!! On veut un compte, on veut un compte, on veut un compte…
Allez, fini le blabla, place aux réjouissances !
Enjoy it !
Odrey et Giaah.
Chapitre 21 : Snow, Sex and Fun
« Oui. Vos valises sont prêtes, j'ai tout prévu, Charlie est au courant, tout est arrangé. » dit-elle victorieuse en croisant les bras sur son torse.
Le cadeau d'Alice était très généreux et me retrouver une semaine entière, seul avec Bella dans de telles conditions était inespéré.
Cependant, quelque chose me chiffonnait, quelque chose clochait et m'échappait.
POV Bella
Aspen ?! Je n'en revenais pas ! Je n'avais jamais mis les pieds dans une station de ski, Renée n'aimait pas le froid et elle ne m'avait jamais laissé y aller étant donné mon 'petit' problème de coordination. Je ne connaissais Aspen que de nom, le genre de nom que l'on ne voyait que dans la presse people, où dans les téléfilms où il était question de riches familles partant en vacances. Je ne savais pas si je devais être enthousiasmée ou effrayée devant la promesse de vacances de luxe, mais la perspective de me retrouver une semaine seule avec un dieu vivant qui se trouvait être mon petit ami dépassait largement toutes les craintes.
Tout le monde se réjouissait pour nous, sauf un, Emmett. Depuis qu'il avait appris que nous partions immédiatement, son visage s'était fermé, il boudait et ses yeux lançaient des éclairs à Alice.
« Je te promets qu'au retour, j'apprendrai à me servir des Heelys avec toi » dis-je en m'asseyant sur le canapé à coté de lui alors qu'il appuyait avec un peu trop de force sur les boutons de sa manette de jeu.
« Je le sais Bella, je sais que tu le feras…c'est juste que… » marmonna-t-il sans lever les yeux de la télévision.
« Qu'est-ce qu'il y a Em' ? » l'encourageai-je en posant ma main sur son épaule. Il tourna enfin la tête vers moi.
« Ben, ça fait trois semaines que je t'ai pas vu, et j'avais hâte de te voir…et puis…et puis pour une fois on aurait pu faire un truc ensemble, juste tous les deux je veux dire… », il baissa les yeux sur ses genoux, gêné par ses aveux. Immédiatement je l'enlaçai et passai mes bras autour de son cou.
« Oh Emmett ! Moi aussi tu m'as manqué espèce de gros Bisounours ! Tu es comme le grand frère que je n'ai jamais eu, Edward a bien essayé de me taquiner, mais ce n'était rien comparé à toi ! »
« Tu ne m'en veux pas Bella pour ce que j'ai fait ? » demanda-t-il inquiet.
« Mais non ! C'est oublié ! Enfin, si tu me promets de plus rien faire de la sorte… »
« Promis juré ! ». Il enserra ma taille et me fit un baiser sur la joue avant de donner des petits coups avec la paume de sa main dans mon dos.
« Em-mett-tu-ta-pes-un-peu-trop-fort-là » réussis-je à dire entre chaque tape.
« Oh pardon Bella ! J'ai pas l'habitude, excuse-moi ! » dit-il alarmé en me tirant doucement par les épaules pour me voir.
« Ça va, c'est bon. Ne t'inquiète pas ! ». Nous nous sourîmes puis repartîmes dans une accolade amicale.
Lorsque nous nous levâmes du canapé pour rejoindre les autres, nous nous figeâmes quand nous nous tournâmes vers eux. Ils étaient tous regroupés un peu plus loin et nous regardaient tous avec tendresse, comme s'ils venaient de voir la scène finale d'un film fleur bleu. Esmé avait croisé ses mains devant sa bouche et serait en larmes si elle avait pu, Carlisle la tenait par la taille avec un sourire bienveillant. Jasper avait collé son torse contre le dos d'Alice et sa tête reposait sur celle de cette dernière tandis qu'elle tenait fermement les mains de son mari contre son ventre. Edward qui avait les mains dans ses poches, affichait un sourire en coin et un regard plein d'amour, quant à Rosalie, elle avait ses mains sur ses joues et nous regardait comme si elle voyait un enfant marcher pour la première fois.
Emmett en moi nous regardâmes un instant avant de reporter notre attention à nouveau sur les autres.
« Quoi ? » nous demandâmes simultanément.
« Vous étiez si mignons ! » s'écria Rosalie avant de venir nous enlacer, ses bras encerclant nos nuques et sa tête entre les nôtres. Tout le monde éclata de rire, Emmett et moi compris.
« Il est l'heure » dit Alice après quelques instants.
« Rose, c'est bon je crois, tu peux nous lâcher maintenant… » dis-je timidement voyant qu'elle ne bronchait pas.
« Ah euh…oui, bien sûr » répondit-elle en s'écartant. Nous rejoignîmes tous les trois le reste de la famille qui était dehors.
« Pourquoi Aspen, Alice ? » demandai-je alors qu'Edward chargeait la Volvo.
« Pourquoi pas ?! » répondit-elle en levant les mains de chaque coté et en haussant les épaules, un grand sourire sur le visage. Voyant que j'attendais toujours une réponse, elle soupira avant de continuer, « un chalet à la montagne c'est romantique, non ? ». Je roulai des yeux. « Bon d'accord. Le temps ne va pas être super clément, et il va neiger plus qu'il ne va faire soleil…bon en fait…il ne va pas faire beau de toute la semaine… »
« Je te remercie Alice ! Moi aussi je souhaiterais que tu aies un temps magnifique pour tes prochaines vacances ! » dis-je en éclatant de rire.
« Oui, oui, voilà c'est ça… » dit-elle de manière absente alors qu'elle regardait si aucun bagage n'était oublié derrière nous, « Bon allez ! Hop ! Vous allez rater votre avion sinon !! » ajouta-t-elle en tapant vigoureusement dans ses mains.
« Chef, oui chef ! » dis-je en m'installant sur le siège passager avant de tendre ma main pour fermer la portière. Mais avant que je puisse atteindre la poignée, Alice la claqua rapidement ce qui me fit sursauter sous la surprise. Je tournai la tête vers Edward qui était déjà au volant avec interrogation, il me regarda à mon tour et je vis le pli sur son front, quelque chose le turlupinait.
J'attendis qu'il démarre et que nous soyons loin de la villa pour prendre la parole.
« Je trouve qu'Alice était bien pressée dis donc ! » dis-je sur le ton de la conversation, histoire de dire quelque chose pour briser le silence qui s'était installé. « Allo Edward ? Ici Bella. » dis-je en voyant qu'il n'avait pas réagi la première fois.
« Hmm ? Tu disais ? »
« Dis-moi ce qu'il y a Edward. ». Je croisai les bras et me tournai vers lui, il y avait quelque chose qui n'allait pas, il ne m'avait jamais fait répéter auparavant. Je le vis tourner la tête dans ma direction et il haussa une épaule avant d'ouvrir la bouche pour parler mais je le coupai, « Ne viens pas me dire qu'il n'y a rien, je te connais par cœur ». Il ferma la bouche aussitôt et il pouffa de rire avant de reprendre.
« D'accord. C'est Alice, son comportement m'intrigue. »
« Tu m'as déjà parlé de ça, mais on sait pourquoi maintenant, apparemment elle cherchait à nous cacher la surprise »
« Oui je sais mais…je trouve tout ça un peu trop soudain, comme si elle voulait nous voir partir rapidement… ». Moi aussi j'avais eu cette impression tout à l'heure, mais il n'y avait aucune raison pour qu'elle veuille cela.
« Elle a surement réussi à avoir les billets d'avion ou la location seulement à partir d'aujourd'hui et il n'y avait pas d'autres solutions… » dis-je en réfléchissant à voix haute. Edward avait reporté son attention sur la route.
« Peut être…mais il n'y a pas que ça. Même après qu'elle nous ait dévoilé son cadeau, elle n'était pas à l'aise, elle continuait de penser à des choses totalement anodines mais qui n'avaient aucun lien avec le moment présent…comme si…comme si elle voulait me faire croire que ses pensées étaient tout à fait normales, mais je ne l'ai encore jamais vu lister les devoirs qu'elle a à faire, ou ce qu'elle va écrire dans sa prochaine dissertation ! C'est …n'importe quoi !! » s'agaça-t-il. « Même Jasper a senti qu'elle était tendue et il ne comprenait pas non plus pour quoi… ». Il tourna la tête de droite à gauche puis soupira.
« Ecoute Edward, il peut y avoir des tonnes d'explications à cela, mais tout ce que je peux dire, c'est que je connais assez bien Alice maintenant pour dire qu'elle a de bonnes raisons pour agir comme ça, et je pense qu'il n'y a pas de quoi s'inquiéter. S'il y avait un quelconque danger, elle ne l'aurait pas gardé pour elle, tu ne crois pas ? »
« Oui… », il souffla, « tu as raison, il faut que j'arrête de vouloir tout analyser comme ça. Profitons de l'instant présent et de la semaine qui s'annonce. ». Il me fit un sourire en coin puis un clin d'œil.
*
Après cinq heures de vol et un changement à Denver, nous arrivâmes enfin à Aspen, et Alice n'avait pas menti sur le temps, un nuage s'était abattu sur toute la vallée, et on ne voyait rien à vingt mètres.
« Mr Cullen ? » demanda un homme d'un certain âge qui s'était approché de nous alors que nous nous apprêtions à sortir du petit aéroport. Il était habillé d'un costume trois pièces sombre et portait un manteau élégant en laine noir. Ses mains étaient cachées par des gants en cuir, noirs également, et il tenait sa casquette sous son bras.
« Oui ? » répondit Edward.
« Je me présente, je m'appelle John, et je serai votre chauffeur pour toute la semaine. Je vous souhaite la bienvenue à Aspen », il me tendit sa main pour me saluer, puis fit de même avec Edward, je notai que celui-ci accepta de lui serrer la main étant donné que John portait des gants. « Si vous voulez bien me suivre… ». Il mit sa casquette puis prit les bagages avant de sortir.
Nous suivîmes John dehors et je ne pus retenir un hoquet de surprise en voyant la superbe limousine noire rutilante qui nous attendait juste devant. Je m'étais préparée psychologiquement à devoir faire face à tant de luxe et de démesure, mais le fait était que l'imaginer et le voir de mes propres yeux était deux choses totalement différentes.
« Votre sœur aurait souhaité que je vous amène jusqu'au chalet avec la grande limousine, mais il neige depuis quelques jours déjà et bien que les routes soient dégagées régulièrement, il reste très imprudent de circuler avec un véhicule de cette taille, je vous prie de m'excuser pour ce désagrément ». dit-il avec sincérité en posant les bagages près de la limousine.
En mon for intérieur, je remerciais le ciel qu'il n'ait pas pu prendre la plus grande limousine, celle-ci était déjà très impressionnante à mes yeux avec ses quatre vitres de chaque coté. John vint ouvrir la porte la plus à l'arrière et me fit signe de m'installer, je me dirigeai vers le fond de la banquette et Edward vint s'assoir à coté de moi. J'avais l'impression d'être Vivian dans Pretty Woman découvrant le monde démesuré dans gens aisés.
Il ne fallu qu'à peine quinze minutes de trajet pour atteindre le chalet, mais les dizaines de virages suffirent à me rendre nauséeuse, et c'est le cœur au bord des lèvres que je descendis de la voiture.
« Tu es aussi pale que moi Bella, ça va ? » chuchota Edward en me prenant par la main.
« J'ai connu mieux…mais ça- », je venais de lever la tête et cet immense chalet en bois se dressait devant moi, bien que la brume et la nuit m'empêchaient de voir les extrémités. « -va aller… » finis-je dans un murmure à peine audible. Enfin j'espère pensai-je, encore une fois, je savais qu'Alice n'y était pas allée avec le dos de la cuillère et comme à son habitude, elle avait dû voir les choses en grand, et cela ne me rassurait pas vraiment.
John sortit nos valises du coffre et demanda une fois de plus de le suivre jusqu'à la porte d'entrée. Nous n'avions pas atteint le porche que la porte s'ouvrit en grand, et une femme qui approchait la soixantaine d'année, apparu dans la lumière jaune émanant de la maison.
« Bienvenus mademoiselle Swan et monsieur Cullen ! » dit-elle avec joie. Cette personne attirait tout de suite la sympathie, ses cheveux grisonnant étaient ramassés en un chignon parfait et ses lunettes de vue pendaient sur son buste par de fines chaines en métal doré. Sur son chemisier, elle portait un cardigan en cachemire rouge qui venait trancher avec sa jupe étroite en laine noire. « Je m'appelle Abbigail, mais appelez-moi Abby, je suis l'intendante des lieux. Mais je vous en prie, entrez. J'espère que vous avez fait un bon voyage ! » ajouta-t-elle avec un sourire si sincère qu'il faisait plisser ses yeux bleus clairs.
« Très bien merci. » répondit poliment Edward. Heureusement qu'il était là, car en ce qui me concernait, j'avais perdu ma langue.
« Voilà » dit John en posant nos bagages dans l'entrée.
« Merci John » répondit Abby.
« Je vous souhaite un bon séjour mademoiselle Swan et monsieur Cullen. Bonne nuit », John s'inclina puis sortit.
Abby nous fit le tour du propriétaire et je fus instantanément soulagée lorsque nous entrâmes dans le salon, tout était décoré avec goût et mettait immédiatement à l'aise. À l'extérieur comme à l'intérieur du chalet, tout était en bois et la couleur ambrée qui s'y dégageait donnait une impression de chaleur presque indescriptible. Le feu dans la cheminée et les bougies allumées un peu partout dans la pièce renforçaient cette impression, on avait envie de prendre un plaid moelleux et de s'installer dans un des trois canapés écrus disposés en 'U' en face du foyer. Le mobilier était dans des tons apaisants allant du blanc au marron clair en passant par notes caramel, le coté luxueux était discret, bien sûr, on le voyait à travers la qualité des meubles, des tissus, des différents objets qui se trouvaient, mais rien n'était 'tape à l'œil'.
Elle nous conduisit vers l'escalier qui se trouvait en plein milieu du grand salon, il menait à la mezzanine qui surplombait le coin canapé. A ma grande surprise, elle donnait entièrement accès au second étage du chalet, le couloir qui se trouvait en face donnait sur pas moins de six chambres spacieuses, dont la plus grande disposait d'un immense balcon faisant office de solarium apparemment, puisque plusieurs chaises longues étaient alignées non loin de la rambarde. Après nous avoir montré les différents 'services' que la maison proposait, à savoir, deux bibliothèques bien fournies dont une avec un billard et l'autre un piano (les yeux d'Edward avaient pétillé à ce moment là), un sauna, un hammam et un jacuzzi, Abby nous conduisit vers un escalier qui menait vers le sous-sol. Je fus estomaquée de découvrir une piscine d'au moins quinze mètres de longueur et cinq de large qui se prolongeait à l'extérieur du chalet, la chaleur de l'eau formant des volutes de fumée. La piscine était coupée par une gigantesque baie vitrée qui allait d'un bout à l'autre de la pièce, et je pouvais imaginer la vue que l'on avait quand il faisait jour. Sans m'en rendre compte, je m'étais approchée de la paroi vitrée et je remarquai qu'un bouton permettait actionner la vitre qui touchait l'eau de façon à ce que celle-ci se lève et permette aux personnes de nager de l'intérieur vers l'extérieur sans avoir besoin de plonger. Je n'avais jamais vu une telle chose de ma vie et j'avais hâte d'être à demain pour voir sous la lumière du jour une telle splendeur.
Non sans regrets, je pris la main que me tendait Edward pour continuer la visite, je me demandais bien ce qu'il restait à découvrir après ça. Nous reprîmes l'escalier qui menait à l'étage supérieur et Abby nous montra la salle de sport, la pièce destinée au matériel de ski où je fus surprise de voir qu'il existait des radiateurs spéciaux pour les chaussures de skis, puis nous terminâmes par la cuisine suréquipée, digne des plus grands chefs.
« Et bien voilà, nous avons fait le tour. Je vais vous quitter à présent, et si vous avez le moindre besoin, appelez-moi, je suis là pour ça, et ce, à n'importe quelle heure évidemment. Je vous souhaite de passer une excellente nuit » dit Abby avec politesse.
« Merci pour tout Abby, bonne nuit à vous également. » répondit Edward sur le même ton.
« Bonne nuit Abby » réussis-je à articuler. Abby me regarda et m'offrit un sourire affectueux. Je rougis à l'idée qu'elle puisse imaginer que je fus muette, étant donné que c'était la première fois en plus d'une demi-heure que je parlais.
« Eh bien ? Les vacances s'annoncent plutôt bien, non ? » s'exclama Edward une fois la porte refermée, ce qui me sortit de mes pensées.
« Oui, ce chalet est un centre de vacances à lui tout seul sans l'inconvénient des autres touristes ! »
« Et sans le personnel aussi… » dit-il doucement en me faisant un clin d'œil. Abby nous avait expliqué que c'était la première fois qu'un client demandait à avoir le chalet sans employés, d'habitude, Abby restait là pour s'occuper des repas et des autres services.
Edward prit les bagages et je le suivis jusqu'à la grande chambre.
« Es-tu fatiguée ? » demanda-t-il avec sérieux alors qu'il posait les valises au pied du lit.
« Non, ça va. Je te rappelle que j'ai dormi jusqu'à onze heure ce matin et le trajet n'a pas été si long que ça en fait » répondis-je.
J'avais peine à croire que ce matin encore je m'étais réveillée en sursaut à Forks. Si on m'avait dit que j'aurais été à Aspen le soir même, je lui aurais ri au nez. En y repensant, je comprenais mieux pourquoi Charlie m'avait pris dans ses bras pour me souhaiter bonne nuit hier soir, et cela expliquait le 'j'espère que tu vas passer de bonnes vacances', j'avais trouvé son comportement étrange mais j'avais mis ça sur le compte de la fatigue et du coté 'sentimental' des fêtes de fin d'année.
« Qu'est-ce que tu veux faire dans ce cas ? ». Il affichait un sourire en coin lourd de sens, mais il allait être déçu car s'il voulait profiter pleinement de la semaine, il allait devoir être compréhensif car je n'avais pas la robustesse des vampires. Et comme le dit le dicton, Qui va loin ménage sa monture, je tenais à pouvoir encore marcher correctement quand on rentrera.
« Eh bien, je vais déjà commencer par aller faire un brin de toilette et me mettre à l'aise » répliquai-je. Je me dirigeai vers mon sac et priai intérieurement qu'Alice ait prévu des vêtements confortables, mais c'était peut être trop espérer. Comme je m'y attendais, Alice avait pris soin de mettre la lingerie bien en évidence sur le dessus et je retrouvais les coordonnés qu'elle m'avait acheté à Seattle. Elle savait très bien que je ne les avais pas encore mis, je les trouvais un peu trop…provocateurs. Selon moi, des néons affichant en grand 'viens chéri, je vais te montrer ma carrosserie' n'aurait pas été plus explicite, et tout ce que je savais c'était que je n'avais pas le corps de Rosalie. De toute façon, Edward n'avait pas besoin de tout cet attirail pour que je suscite de l'intérêt chez lui…enfin, il me semblait, mais peut être qu'après tout…
« Qu'est-ce qui te fait rougir comme ça ? » pouffa-t-il alors qu'il était affalé sur le lit et me regardait avec amusement.
« Tu le verras bien assez vite » rétorquai-je à la va-vite. Mais pourquoi avais-je dit ça ?!! Me voilà obligée de revêtir ces trucs, à croire qu'Alice avait fait exprès ! Bien sûr Bella qu'elle savait ce qu'elle faisait, tu es stupide !
Sans lever les yeux vers Edward, je continuai ma prospection, avec un peu de chance, je pourrais peut-être trouver quelque chose de mettable. Pour mon plus grand bonheur, je découvris dans le fond du sac une sorte de pantalon en coton fluide et me promis de remercier Alice en rentrant.
Quand je sortis de l'immense salle de bain après m'être rafraichie, Edward n'était pas là. Je me mis alors à sa recherche et m'avançai dans le couloir, lorsque j'atteignis la balustrade de la mezzanine, je jetai un regard en bas dans l'espoir de l'apercevoir. Mais tout ce que je voyais était la salle à manger en face, vide.
« Edward ? » l'appelai-je timidement. Le chalet n'avait rien d'effrayant mais me savoir toute seule dans cette gigantesque maison m'impressionnait quelque peu.
« En bas, Bella. Je suis au salon ». Cela expliquait pourquoi je ne le voyais pas d'ici, le salon se trouvait directement sous la mezzanine. Je descendis l'escalier et le trouvais sur le canapé qui faisait face à la télévision fixée juste au-dessus de la cheminée.
Nous décidâmes de regarder un des nombreux DVD et après négociations nous réussîmes à nous mettre d'accord sur le film. Je m'enveloppai dans un des plaids et m'allongeai sur le canapé en reposant ma tête sur ses genoux, installée ainsi, je dû lutter pour garder les yeux ouverts et suivre l'histoire.
Ce n'était qu'une fois le matin, que je réalisai que nous étions dans la chambre mais je ne me rappelais pas y être montée.
« Bien dormi ? » demanda-t-il avec sourire.
« Mmmh oui…je devais être plus fatiguée que je ne le pensais, je ne me souviens pas m'être endormie » marmonnai-je, la voix encore ensommeillée. Il pouffa de rire et se leva, tirant sur mes poignets pour que je l'accompagne.
« Allez la marmotte ! Debout ! » s'écria-t-il joyeusement. A en juger, Edward était apparemment impatient que je me réveille. Dans un bâillement, je me mis sur mes pieds et fis quelques pas, mais je ne dû pas être assez rapide au gout d'Edward et celui-ci passa mon bras au-dessus de lui, je me retrouvai perchée sur son épaule, la tête dans le creux de son dos.
« Edward ! » maugréai-je.
« On n'a qu'une semaine Bella, les minutes sont comptées ! » ria-t-il alors que les images sous mes yeux défilait à une vitesse hallucinante.
« N'exagère pas Edward ! » répondis-je alors qu'il me reposait au sol. Un rapide coup d'œil m'informa que nous étions dans la cuisine.
Après un petit-déjeuner copieux composé d'omelette, de jus d'orange, toasts et de fruits, nous décidâmes d'aller dans la piscine. Cette partie de la maison m'avait subjuguée et je souhaitais voir cette pièce en plein jour. Je ne fus pas déçue lorsque nous y pénétrâmes, comme j'avais pu le voir, la piscine se prolongeait à l'extérieur sur une immense terrasse en bois précieux et c'était une fois dehors que je mesurais la magnificence des lieux. Le chalet avait été construit à flan de montagne et le bout de la terrasse était ceint d'une balustrade qui empêchait quiconque de tomber pour admirer la vue.
Durant cette journée, nous passâmes le plus clair de notre temps à nager et profiter ensemble de la vue qui s'offrait à nous. L'eau chaude me relaxait et m'aidait à oublier ma maladresse, j'étais légère comme une plume et je n'avais pas à faire attention pour ne pas trébucher. Parfois, Edward s'amusait à me faire peur et me coursait sous l'eau tel un requin sans jamais remonter à la surface. Sans aucune défense, il finissait par m'attraper et m'enfermait dans ses bras rendus presque tièdes par la chaleur de l'eau.
« Il va peut être falloir qu'on sorte, tu ne penses pas ? » demandai-je alors que son torse était plaqué contre mon dos et que ses mains enlaçaient ma taille.
« Est-ce vraiment indispensable ? » murmura-t-il entre deux baisers dans ma nuque.
« A toi de voir… est-ce que tu m'aimeras encore si ma peau reste plissée comme un pruneau à vie ? » rétorquai-je avec un sourire dans la voix.
« Je t'aimerais toujours, peu importe ton apparence… » dit-il avec sérieux sans cesser ses baisers. Lorsque nous parlions de nos sentiments l'un envers l'autre, Edward ne savait pas être taquin, il prenait toujours tout au premier degré, comme s'il avait sans cesse besoin de me rassurer.
« Eh bien je ne préfère quand même pas prendre le risque ! » ris-je en me libérant de ses bras puis en me dirigeant vers l'échelle. Il soupira et me suivit.
Après m'être douchée et habillée, je descendis me préparer un en-cas puis partie rejoindre Edward au salon.
« Quel DVD ce soir ? » demanda-t-il en m'invitant à m'assoir contre lui sur le canapé.
« Hum…je crois que je vais aller piocher un livre dans une des bibliothèques plutôt, histoire de réaliser ce vieux cliché, tu sais, une lecture devant une bon feu de cheminée par un temps neigeux » dis-je avec humour. Je me levai et me dirigeai vers la porte du salon.
« Et dans ce 'cliché', est-ce que j'ai le droit de te prendre dans mes bras ? » demanda-t-il sur le même ton.
« Oui, c'est même vivement conseillé. », je lui fis un clin d'œil et sortis de la pièce pour me diriger vers le couloir du rez-de-chaussée, si mes souvenirs étaient bons, une bibliothèque se trouvait par-là. Je dû ouvrir deux portes avant de trouver l'objet de mes recherches, il s'agissait de la plus petite des deux, celle où il avait le billard. La quasi totalité des murs était recouverts d'étagères supportant des centaines d'ouvrages, et vu les couvertures de certains, le propriétaire devait être un amateur averti. Subjuguée par les lieux, je laissais ma main parcourir les livres, caressant les tranches au fur et à mesure que je lisais les titres, vraisemblablement, ils étaient rangés par genre et sans le vouloir, j'avais été happée par les classiques de la littérature anglaise. Je retrouvai avec délectation les œuvres de Jane Austen et des sœurs Brontë, et je fus abasourdie de voir qu'il s'agissait d'éditions originales, autrement dit, de véritables pièces de collections et je n'osais pas imaginer le prix de tels trésors.
« Tu trouves ton bonheur ? ». Je sursautai en entendant Edward, évidemment, je ne l'avais pas entendu entrer, comme toujours.
« Tu m'as fait peur ! » répondis-je en menant ma main au cœur. « Tu imagines qu'il y a des éditions originales de Jane Austen ici ? C'est…c'est incroyable ! Ça doit être inestimable ! » m'exclamai-je encore sous le choc de ma découverte.
« Tout comme toi Bella » répliqua-t-il en m'enlaçant. Je ne pus m'empêcher de rouler des yeux en entendant ses propos et de sourire contre son torse.
« Tentée par une partie de billard ? » demanda-t-il en donnant un coup de tête derrière lui avec un sourire en coin.
« Edward, franchement, tu m'as vu ? Tu crois que je suis le genre de fille à jouer avec un bâton de bois de cette taille ? Je pourrais commettre un homicide involontaire avec ça ! » ris-je. « Et puis je ne savais pas que les vampires jouaient à ça… »
« Eh bien si, mais chez nous, il n'y a que Carlisle et moi qui aimions vraiment cela, car ce jeu demande beaucoup de précision et de maitrise de soi, la difficulté pour nous résulte dans le dosage de la force. C'est pour cela qu'Emmett déteste le billard, les boules restent rarement sur le feutre et finissent le plus souvent dans les murs ! ». J'avais beau connaitre les Cullen, je restais toujours étonnée quand j'entendais ce genre d'anecdotes.
« Bon, je crois que je ne risque rien avec toi, et puis je ne pourrai pas faire pire qu'Emmett si j'ai bien compris ». Après tout, il fallait un début à tout et puis cela pourrait être amusant en fin compte.
« Je vais te montrer, viens par là » dit-il en rangeant les boules dans le triangle. Ensuite, il se dirigea vers la partie du mur où il n'y avait pas de livres, et attrapa une queue de billard. Puis il fit le tour, vint se placer derrière moi et me mit l'objet en bois entre mes mains.
« Tu te places comme ça…voilà…ensuite tu vises et tu la fais glisser sur tes doigts…comme ça… ». Edward était derrière moi, littéralement penché sur moi et me donnait ses instructions au creux de l'oreille de sa voix velouté. Il m'était impossible de me concentrer sur ce que je devais faire, mon esprit était entièrement accaparé par Edward, par son corps qui épousait mes formes, par son souffle frais qui titillait mon oreille, par son odeur qui m'enveloppait et par sa voix qui me berçait. Je ne regardais plus ce qu'il y avait en face de moi, mes yeux étaient braqués sur son visage, détaillant chaque centimètre carré de sa peau claire, de ses yeux topaze, de son nez droit, de sa mâchoire carrée, de ses lèvres pleines…
« Bella… » murmura-t-il d'une voix rauque à peine audible. Sans m'en rendre compte, mes lèvres s'étaient plaquées contre les siennes et il s'était légèrement reculé pour me regarder. L'or de ses yeux s'était liquéfié et brulaient de désir, il ne m'en fallu pas plus pour repartir à l'assaut de ses lèvres et laisser tomber toute envie de jouer au billard, j'avais en tête un jeu beaucoup plus plaisant. Je lâchai la queue de billard par terre et passai mes bras autour de sa nuque pour plaquer mon corps contre le sien. Répondant à mon appel avec urgence, ses mains se baladèrent sur mes hanches et il me fit pivoter de façon à me coincer entre lui et le billard. Notre baiser se fit de plus en plus passionné sous le désir grandissant, toute la journée nous nous étions tournés autour et toute cette tension accumulée explosait à cet instant.
Je ne voulais pas prendre mon temps, je le voulais ici et tout de suite, aussi, je pris appui sur ses épaules et enroulai mes jambes autour de sa taille pour rechercher la friction. Avec fougue, il rompit notre baiser pour aventurer sa bouche le long de ma mâchoire puis sur l'arche de mon cou, m'obligeant à faire basculer ma tête en arrière pour savourer sa caresse.
Il nous plaqua davantage contre le billard et il me reposa sur le bord de celui-ci pour avoir les mains libres et entreprendre de soulever mon pull, révélant mon soutien-gorge. Sans plus attendre, je décidai de faire pareil et avec la même avidité qu'il y avait mit, visiblement, il était aussi pressé que moi. Comme pour confirmer mes soupçons, aussitôt torse nu, il vint coller ses lèvres sur mes seins seulement séparés par le tissu fin du sous-vêtement, ses mains vinrent immédiatement dégrafer ce dernier dans mon dos avec agacement, comme s'il s'agissait d'un parasite venant contrecarrer ses plans. Je ne pus réprimer un sourire en voyant un empressement égal au mien, je savais qu'il pouvait aller encore plus vite s'il le voulait, mais j'étais sûre qu'il se retenait par respect pour moi.
En ce qui me concernait, je n'avais pas envie de me retenir. Mes mains, qui s'étaient fourragées dans ses cheveux tandis qu'il faisait courir sa langue fraiche sur ma poitrine, vinrent explorer son torse ferme et glissèrent jusqu'à son entrejambe. Je ne fus pas surprise de sentir son désir se manifester de la sorte et je me fis un plaisir de le taquiner en frottant ma main à travers son pantalon sur cet endroit sensible afin d'augmenter son excitation.
Il répondit à mes avances de la même façon que moi, comme pour me faire comprendre ce que je lui faisais endurer, une de ses mains avait glissé le long de ma cuisse jusqu'à mon aine, et un gémissement s'échappa de mes lèvres lorsqu'il plaqua sa paume sur un point particulièrement innervé de mon anatomie et caressa sensuellement celui-ci.
Instantanément, je me mis à vouloir encore plus et je savais également que lui aussi. Alors que ses lèvres firent le chemin jusqu'aux miennes, je commençai à déboutonner son pantalon et introduisis ma main dans son boxer pour libérer l'objet de mes convoitises. Il poussa un léger grognement contre mes lèvres quand je pris son membre durci entre mes doigts avant de le presser gentiment en va-et-vient. Pendant quelques secondes, tous ses gestes furent interrompus, savourant ma caresse intime.
« Bella… » gémit-il.
Je ne répondis pas, mais un sourire malicieux illuminait mon visage alors que j'avais quitté ses lèvres. Je fis courir ma langue sur sa mâchoire carrée puis atteins son oreille, je pris le lobe de celle-ci entre mes dents et le mordillai, lui arrachant un souffle plaintif. J'aimais quand Edward s'oubliait de cette façon, je me sentais forte et désirable car j'avais l'impression que je pouvais faire ce que je voulais de lui en ces instants, et ce sentiment de pouvoir était exaltant. Je voulus descendre du billard dans l'intention de m'agenouiller devant lui afin d'approfondir ma caresse, mais Edward se reprit et m'en empêcha. Jusqu'à présent il ne m'avait jamais laissé pratiquer ce genre de préliminaire, et je ne savais pas pourquoi.
Coupant court à mes pensées, il me repositionna sur le bord du billard et me fit basculer en arrière pour m'allonger sur le feutre vert. Lorsque mes yeux rencontrèrent les siens, je vis qu'ils étaient consumés de désir et me regardaient avec gourmandise alors qu'un sourire coquin s'esquissait aux commissures de ses lèvres.
Il prit mes seins dans ses mains et les massa délicatement tandis que sa bouche déposait des baisers fiévreux sur mon ventre.
« Edward… » boudai-je en tirant sans plus de précaution sur ses cheveux pour le faire revenir vers mes lèvres, la journée entière avait fait office de préliminaires, je ne voulais plus attendre. Mais il ne bougea pas, au contraire, il descendit plus bas et délaissa ma poitrine pour agripper les bords de mon pantalon en coton et de ma culotte, avant de tirer rageusement sur ceux-ci pour les enlever.
Une fois débarrassée, Edward passa ses bras sous mes genoux et vint tenir fermement mes hanches, puis tout en me regardant il lécha l'intérieur de ma cuisse gauche jusqu'à mon entrejambe. Cette vision m'émoustilla plus que je ne l'aurais imaginé.
« Hum…alors toi tu as le droit mais pas moi ? » soupirai-je quand je sentis sa langue titiller mon clitoris. Pour toute réponse, il rit et son souffle sur cet endroit gonflé de plaisir déclencha une vague de frisson dans mon corps, m'arrachant un petit pleurnichement sous l'extase. Il le remarqua et s'empressa de recommencer, il lécha mon sexe humide puis souffla dessus. L'air frais provoqua à nouveau des frissons d'une telle intensité que mon dos s'arqua et mon bassin roula sous lui. Je n'en pouvais plus, il n'allait pas rester me taquiner ainsi bien longtemps.
« Edward ! » bougonnai-je.
« Hum ? Que veux-tu mon amour ? » dit-il innocemment dans un murmure, mais un sourire trahissait son ton nonchalant.
« Je te veux, toi ! Maintenant ! » ordonnai-je. L'urgence de la situation me rendait presque grognon.
« Vraiment ? Maintenant ? » continua-t-il avec son ton velouté.
« Oui Edward ! Arrête de me taquiner ! Je te veux ici et maintenant ! »
« Bon, si c'est ce que tu veux… » ria-t-il.
« Aahhh ! » criai-je quand il plaça mes mollets sur ses épaules et tira d'un coup sec sur mon bassin pour le placer directement contre le sien.
« Tes désirs sont des ordres mon amour ! » dit-il en introduisant son sexe dans mon intimité prête pour lui. Nous gémîmes tous les deux sous la sensation, dans cette position, j'étais encore plus étroite. « Contente ? » demanda-t-il d'une voix rauque sans se départir de son sourire taquin.
« Hum…presque… » répondis-je quand il me pénétra plus profondément. Il commença un langoureux va-et-vient tandis que ses mains caressaient les parties de mon corps directement à sa portée, mes genoux, mes cuisses, mes hanches, mon ventre…
« Et là ? » dit-il dans un râle.
« Bien mieux… » réussis-je à articuler.
Il accéléra le rythme, et les yeux clos pour savourer les sensations, je pouvais entendre nos respirations devenir saccadées, le tout mêlé de gémissements de part et d'autre. Je ne pouvais pas vraiment atteindre Edward positionnée ainsi, et tantôt mes mains se fourrageaient dans mes cheveux, tantôt elles caressaient mes seins, augmentant l'intensité de notre étreinte.
Il ne me fallu pas attendre longtemps avant de ressentir les picotements de désir s'accumuler dans chaque cellule de mon corps, tant celui-ci était impatient. Jetant un coup d'œil à travers mes cils pour apercevoir Edward, je notai que ce dernier était proche de l'implosion, sa mâchoire était crispée, ses yeux étaient clos et sa tête basculait d'avant en arrière. Je devinais qu'il essayait de retarder au maximum sa jouissance, et il ne m'en fallu pas plus pour commencer à sentir les parois de mon vagin se contracter.
« Regarde-moi Edward… » dis-je dans un souffle. Il ouvrit les yeux et vrilla son regard dans le mien. Une de mes mains resta masser mes seins tandis que je dirigeai l'autre vers l'endroit où nous étions joints. Dès l'instant où mes doigts touchèrent ma boule de nerfs gorgée de plaisir, mon orgasme inonda chaque centimètre carré de mon corps m'emmenant dans un état proche de la transe.
« Edward !!!! » criai-je à pleins poumons.
« Bella !! » cria-t-il à son tour quand il se déversa en moi après quelques coups de rein supplémentaires. Il écarta mes jambes de chaque coté de lui et se pencha sur mon buste, collant sa tête sur ma poitrine.
« C'était… » commença-t-il.
« …intense » finis-je.
« Oui, c'est ça…intense… » s'extasia-t-il. « On remet ça ? » demanda-t-il avec un grand sourire en se relevant sur les coudes pour me regarder.
« Eh Dom Juan ! Laisse-moi reprendre mon souffle ! Je sais que tu es déjà opérationnel pour un deuxième round, mais aies un peu pitié de la pauvre humaine que je suis ! » répliquai-je en riant.
« Mais j'ai pitié ! Regarde, je vais même te porter ! ». Il s'exécuta et me prit dans ses bras, un sous mes genoux, l'autre soutenant mon dos.
« Quel gentleman ! » répondis-je en passant mes mains derrière sa nuque puis en l'embrassant. Deux secondes plus tard, Edward me posait sur notre lit.
« Prête ? » me questionna-t-il en m'embrassant dans le cou alors qu'il me surplombait.
« Ça devrait aller… » dis-je en faisant semblant d'être blasée.
« Ne t'inquiète pas, je me charge de tout… » chuchota-t-il alors que ses lèvres descendaient de plus en plus bas.
*
Les jours qui suivirent furent plus ou moins les mêmes, la météo était exécrable comme l'avait prédit Alice, et nous avions passé la plupart de notre temps à profiter des joies de la piscine, du sauna ou encore du hammam, joies le plus souvent loin de leurs objectifs initiaux.
Nous étions dans la cuisine quand quelqu'un sonna à la porte.
« C'est Abby » dit Edward en sortant de la pièce.
« Bonjour ! Comment allez-vous ? Tout se passe bien ? » entendis-je dire Abby à Edward quand elle entra dans la maison. Je sortis de la cuisine à mon tour et partis les rejoindre.
Abby venait prendre de nos nouvelles et proposer ses services encore une fois, puis elle nous informa qu'une tempête était annoncée risquant de bloquer les routes.
« Oui cela arrive parfois, tout le monde vous dira de ne pas s'inquiéter et que les chasse-neiges déblayeront les routes, mais cela fait plus de trente ans que je travaille dans la station et croyez-moi, qu'une fois sur deux, les services de la ville sont débordés ! Combien de fois ai-je pu voir les touristes bloqués ici et devoir attendre au moins deux jours avant de pouvoir regagner la vallée ! » dit elle en riant, à croire que cela l'amusait beaucoup.
Edward et moi nous regardâmes un instant en entendant la nouvelle, que devions-nous faire ? Partir tout de suite ou prendre le risque de rester bloqués plusieurs jours ?
« Bon allez, je vais vous laisser. Surtout n'hésitez pas si vous avez besoin de quoi que ce soit ! » dit-elle après être restée quelques minutes à discuter avec nous.
« Qu'est-ce que tu en penses ? » me demanda Edward une fois Abby partie.
« Je ne sais pas trop… » dis-je en toute sincérité.
Le téléphone d'Edward sonna. Il sortit ce dernier de sa poche avant de regarder qui appelait. Il leva les yeux au ciel puis m'offrit en sourire en coin.
« Oui Alice, qu'est-ce qu'il y a ? » demanda Edward à sa sœur. Je ne fus pas surprise par les propos d'Edward, Alice n'appelait jamais sans raison, elle n'était pas du genre à faire la causette au téléphone.
« Oui, je sais, Abby vient de nous le dire… », il fronça les sourcils, « Alice… » menaça-t-il, « est-ce que les routes vont être bloquées ?...comment ça tu ne sais pas ?! Arrête de mentir Alice, tu le sais très bien !...Très bien, c'est noté, on va y réfléchir. Oui c'est ça, à bientôt. ». Il raccrocha finalement et à son visage je me demandais ce qu'il se passait.
« Qu'y a-t-il Edward ? Pourquoi Alice a-t-elle appelé ? »
« Elle voulait nous dire qu'elle avait vu qu'il allait y avoir une tempête de neige assez importante, et elle souhaitait nous dire qu'elle s'était arrangée avec le propriétaire pour qu'on reste plus longtemps. Du coup j'en ai déduis qu'elle avait vu que les routes allaient être bloquées à vouloir insister pour qu'on prolonge notre séjour, et voilà qu'elle veut me faire croire qu'elle n'en sait rien ! Or je sais très bien que ce genre d'événement est très clair dans son esprit… ». Il resta silencieux, perdu dans ses pensées.
« Qu'est-ce que cela veut dire ? » dis-je doucement pour l'inciter à continuer.
« Je ne sais pas…mais si je tiens compte de son attitude depuis deux semaines, quelque chose me dit qu'il se passe réellement quelque chose…je crois que c'est clair, Alice s'est arrangé pour nous éloigner de Forks, et ne souhaite pas nous voir rentrer précipitamment… ». Je réfléchis quelques secondes à cela, essayant de me rappeler le comportement d'Alice ces derniers jours et des nombreuses conversations entre Edward et moi à son sujet.
« Qu'est-ce qu'on doit faire, tu crois? » demandai-je à mesure que la panique commençai à poindre, imaginant tous les scénarios possibles.
« Apparemment, les autres n'étaient pas au courant, sinon je l'aurais vu dans leurs pensées, ça me fait penser qu'il ne doit pas s'agir d'un danger grave…Je ne te cacherai pas qu'elle a attisé ma curiosité et pour une fois, je n'ai pas envie de suivre ses plans aveuglement… », il fixa son regard dans le mien, « Je veux savoir ce qui se trame là-bas. Je pense que nous devrions partir plus tôt »
Mes yeux ancrés dans les siens, je ne pus qu'acquiescer, s'il se passait réellement quelque chose, je voulais moi aussi être de la partie.
Promis juré, dans le prochain chapitre vous saurez ce qui ce trame ! On traine, on traine, mais de fil en aiguille on ne peut pas s'empêcher de broder quand on écrit les chapitres. Mais c'est sûr vous saurez tout la prochaine fois ^^ !
On compte sur vous pour faire repartir notre motivation en déposant vos avis, ben oui, pour ne pas vous mentir, c'est ça qui nous donne la niaque et nous booste !! Il suffit juste de cliquer sur ce petit bouton vert…*s'agenouille et prie*
