Hello everybody ! ^^
On va commencer par les bonnes nouvelles :
1/ Voici un nouveau chapitre (sans blague nous direz-vous…)
2/ Vous ne pouvez pas vous imaginer comment vous avez réussi à rebooster notre motivation avec vos commentaires ! MERCI BEAUCOUP BEAUCOUP !!!
3/ Nous irons au bout de cette histoire, le contraire ne nous est jamais venu à l'esprit ! Beaucoup d'entre vous nous ont presque supplié de ne pas nous arrêter, mais soyez rassurés sur ce point, il n'a jamais été question de tout laisser en plan. Certes, nous avons eu une petite baisse de motivation, mais c'était passager, tout va bien maintenant et ce, grâce à vous !
Ce qui nous amène à la mauvaise nouvelle : Comme nous avons pu le dire à certains, l'histoire entame sa dernière ligne droite avec cette petite intrigue. Nous ne savons pas encore combien de chapitres il restera à écrire, cela se précisera dans les jours à venir…^^
Réponses à quelques reviews anonymes :
Camillou : Merci, merci, merci, merci ! Désolées de te faire veiller si tard…^^
Cécilia : Si tu voulais nous faire rougir, et bien c'est réussi !! On a essayé de conserver le style du livre mais on se laisse déborder parfois, c'est trop tentant de s'amuser avec les personnages^^. On comprend tout à fait ta frustration concernant le fait que les scènes entre Eddy et Bella ne soient pas très 'poussées',on avait le même problème et c'est pour ça qu'on a écrit cette fanfic. En tout cas, un énorme merci pour ton commentaire !!
Lilibulle : Ah ! Ça fait plaisir de connaitre les gens qui lisent la FF depuis un moment mais qui n'osaient pas se manifester ! On espère que tu continueras de l'aimer^^
Mamie Cullen : Tu as tout lu d'un coup ? Vous êtes courageux les gars, nous on l'a jamais fait, du coup on est toujours impressionné ^^. Quand à la fréquence des updates, on essaye de le faire toutes les semaines, mais ces derniers temps on craint un peu, c'est plutôt toute les semaines et demi…Enfin, ça reste raisonnable on pense ^_^. En tout cas merci beaucoup pour tes compliments et tes encouragements, ça va droit au cœur !!! Même si la motivation est revenue, n'hésite pas à continuer à donner tes impressions eh eh !
Tiff : Bon alors là, on t'avouera qu'on était un peu sur le c** quand tu disais que ça t'arrivais de relire la FF. C'est vrai de vrai ? On en perd nos mots ! (l'émotion sans doute). On est toujours autant étonnées de savoir que des personnes sont fan de cette histoire…c'est surréaliste ! Merci beaucoup !!
Nello : Non, ton commentaire ne nous a pas fait plaisir…il nous a enchanté, ravi, ému… ! Merci beaucoup beaucoup !
Angie : *fait signe de te relever* non Angie ce n'est pas aux lecteurs de s'agenouiller, mais bien à nous, sans vous, nous ne sommes rien ! (Oh c'est beau ça…*note la phrase dans nos carnets*). Un énorme merci pour nous lire et nous supporter !
Titi : *la larme aux yeux* Merci !!!!! Si tu veux nous laisser des reviews, on adorerait ça, mais il ne faut pas que tu le sentes comme une obligation surtout, ça doit rester un plaisir !
Amaria : Quoi ??! Toujours pas de compte ? Pff ! On va te harceler à chaque fois tant pis pour toi ! C'est pas très original mais on est de + en + fan de tes commentaires (et si on te dit qu'on les attend impatiemment, t'aurais la pression ? Car c'est vrai ^^). On espère que la suite sera à la hauteur de tes espérances !
Vous étiez si nombreux à nous encourager, alors un gigantesque merci à : Debo14880, Veronika, AcidCitron, Floxy, Mimine, Lily, Marina, Thomaseuz, Mary, Carlie, Wendy64, Bosoleil1979, Pipelette, Cc, Séverine, Lilinette, Mamoune, Aurélie…
Désolées pour cette longue note d'auteurs, mais on voudrait vous remercier un par un si c'était possible ^^ !
Oh et puis tant qu'on y est, tout appartient à Mme Meyer !
Promis on arrête là (de pipeletter hein !), vous allez découvrir ce que nous cachait Alice...
Enjoy it !!
Odrey et Giaah.
Chapitre 22 : Crises d'angoisse
« Qu'est-ce qu'on doit faire, tu crois? » demandai-je à mesure que la panique commençai à poindre, imaginant tous les scénarios possibles.
« Apparemment, les autres n'étaient pas au courant, sinon je l'aurais vu dans leurs pensées, ça me fait penser qu'il ne doit pas s'agir d'un danger grave…Je ne te cacherai pas qu'elle a attisé ma curiosité et pour une fois, je n'ai pas envie de suivre ses plans aveuglement… », il fixa son regard dans le mien, « Je veux savoir ce qui se trame là-bas. Je pense que nous devrions partir plutôt »
Mes yeux ancrés sur les siens, je ne pus qu'acquiescer, s'il se passait réellement quelque chose, je voulais moi aussi être de la partie.
POV Edward
Nous avions pris le premier avion en partance pour Seattle. Bien que surprise, Abby n'avait pas poussé sa curiosité plus avant et s'était gardé de demander pourquoi nous avions décidé de partir si soudainement.
« Edward, je ne suis vraiment pas rassurée…et si cela venait menacer la sécurité de Charlie ? » dit-elle timidement alors que nous avions atteint la Volvo restée sur le parking de l'aéroport de Seattle.
« Ecoute Bella, je te le répète, si toi ou ta famille était en danger, nous sommes assez nombreux pour vous protéger. D'accord ? » lui dis-je en y mettant une conviction que je n'avais pas. J'avais dit cela pour la tranquilliser mais je n'étais pas du tout sûr de ce que j'avançai. Je pris ses joues dans mes mains et déposai un baiser sur son front, puis elle monta dans la voiture.
Je m'étais bien gardé de lui dire toutes les possibilités qui m'avaient traversé l'esprit, en particulier les moins rationnelles. Le retour vers Forks fut calme, l'anxiété avait coupé toute envie de parler, seul le contact de nos mains entrelacées nous rassurait.
Près de deux heures plus tard, nous pénétrions dans Forks, la nuit et la pluie glaciale avait chassé les derniers passants, tout était calme. L'espace d'une seconde, je me demandai s'il ne valait mieux pas laisser Bella chez elle et que j'aille seul voir ce qu'il se passait, mais je me ravisai. Etant donné que je n'avais aucune idée de ce qu'il se tramait, rien ne m'assurait qu'elle serait en sécurité chez elle. Nous poursuivîmes notre route vers la villa et nous engouffrâmes sur la voie boisée à la sortie de la ville. Je ne pouvais m'empêcher de donner des coups d'œil aux alentours, guettant les fourrés sur les bas-côtés pour espérer trouver un indice. Bella mit sa main sur ma cuisse pour se rassurer, mais j'entendais son rythme cardiaque décupler, sa respiration s'accélérer et je percevais sa difficulté pour déglutir.
Au moment, où je tournai dans le petit chemin menant à la maison, je savais qu'ils nous avaient entendus arriver, de toute façon, Alice devait savoir.
« Bon sang !!!! » m'exclamai-je soudainement faisant sursauter Bella.
« Qu'est-ce qu'il se passe Edward ? » demanda-t-elle avec une voix étranglée.
« On a des visiteurs » répondis-je en grinçant des dents pour me maitriser. Je connaissais ces voix, je les avais déjà entendues auparavant.
« Tu me fais peur Edward… » murmura-t-elle alors que nous apercevions la villa à présent.
« Finalement, nous aurions peut-être dû écouter Alice… ». Cela me coutait de l'avouer, mais je comprenais pourquoi elle avait fait tout ça à présent.
Je n'avais pas encore garé la voiture qu'Alice sortit de la maison et vint à notre rencontre.
Edward ! Je suis désolée !! Ça ne devait pas se passer comme ça ! pensa-t-elle en venant près de ma portière.
Elle ne voulait pas parler à voix haute pour ne pas que nos 'visiteurs' entendent, ma famille connaissait l'existence de son plan mais pas eux.
« C'est bon Alice » dis-je froidement. Je n'étais pas en colère après elle, mais après eux, ils n'avaient rien à faire là, ils n'étaient pas les bienvenus.
Je fis rapidement le tour de la voiture et vint aider Bella à sortir avant de prendre sa main et de la lui serrer autant qu'il m'était permis. J'allais avoir besoin de ce contact pour m'aider à ne pas perdre la face.
« Edward… » murmura-t-elle dans une supplique. Je tournai la tête vers elle et vis dans ses yeux une peur panique. De ma main libre, je pris en coupe sa joue et approchai mon visage pour poser un baiser sur les lèvres.
« Tout va bien se passer, je t'en fais le serment » dis-je avec ferveur tout en collant mon front sur le sien. Elle déglutit en acquiesçant.
Alice passa devant nous et nous la suivîmes jusqu'à la porte d'entrée, puis elle se dirigea au salon où je savais que tout le monde se trouvait. A l'instant où nous franchîmes le seuil de la pièce, mon corps se raidit immédiatement m'intimant l'ordre de me mettre en position de défense, et j'eus toute les peines du monde à garder mon sang froid, surtout quand Bella laissa échapper un cri d'effroi. Je vins me placer devant elle en une fraction de seconde afin de la protéger.
« Eh bien, on a bien fait de rester un peu plus longtemps, on n'aurait pas eu la chance de vous voir sinon ! » dit une voix féminine. « Bonjour Edward, bonjour Bella » ajouta-t-elle à notre attention.
« Comment oses-tu Tanya ?!! » m'écriai-je dans un grognement. « Comment oses-tu venir ici et nous adresser la parole ! ». Elle se leva du canapé sur lequel elle s'était assise et fit quelques pas vers Bella et moi, mais resta à une distance raisonnable de nous.
« Je savais que tu réagirais comme ça, et je peux comprendre. Si je suis venue ici, c'était dans l'intention de te prouver que j'ai tourné la page. Edward, je voudrais te présenter mon compagnon mais je crois que tu connais déjà Laurent, n'est-ce pas ? ». Le jeune homme aux cheveux noirs et au teint olivâtre se rapprocha de Tanya et passa son bras autour des épaules de celle-ci.
« Bonjour, c'est un plaisir de vous revoir » dit-il poliment.
« Plaisir non partagé » répondis-je froidement. « Je ne te crois pas Tanya, une personne aussi vile que toi ne peut pas changer en deux mois ! » crachai-je en la pointant du doigt.
« Edward ! » me reprit Carlisle avec fermeté. Reste poli mon garçon ! On a eu quatre jours pour les jauger, et Tanya a su nous montrer le sérieux de son histoire avec Laurent pensa-t-il. Je plissai des yeux, dubitatif.
« Faites ce que vous voulez, mais Bella et moi ne restons pas ici. Je ne reviendrai pas sur mes paroles, je ne veux aucun contact avec elle. Et n'essayez pas de me convaincre du contraire, je ne lui fais plus confiance. » rétorquai-je en fixant Tanya dans les yeux.
Je sentis que Bella se colla à moi et serra ma main dans la sienne comme pour me faire comprendre qu'elle était de mon avis. Tanya soutint mon regard, et comme pour attester ses propos, elle fit défiler dans sa tête une série d'images d'elle et Laurent dans des moments plus ou moins intimes. Malheureusement pour elle, venant de sa part, ces images ne voulaient rien dire à mes yeux, elle savait mieux que quiconque cacher ou transformer ses pensées. Je détournai mes yeux rapidement et croisai ceux d'Alice.
« Alice, viens avec nous s'il te plait, je veux te parler » dis-je avant de tourner les talons, sans prendre la peine de regarder ma famille.
Au moment de sortir de la pièce, je perçus à nouveau une rafale d'images émanant de Tanya, comme si elle voulait me les hurler à la figure. J'eus un rire bref dédaigneux en voyant ses vains efforts et continuai mon chemin sans lui accorder un regard. Quand soudain, une image me frappa. Je venais de voir le visage d'Irina avec une expression furieuse, voire haineuse, chose qui était assez inhabituelle. Je sus immédiatement que ce flash lui avait échappé car à l'instant où elle s'en était rendu compte, elle avait bloqué son esprit. Instinctivement, je me retournai pour la regarder. Elle avait fermé ses yeux pour se concentrer et lorsqu'elle les rouvrit, elle vit que je m'étais stoppé et la fixais. Baissant les yeux, elle s'excusa et sortit de la maison avec Laurent par la baie vitrée qui donnait sur le jardin.
« Je viens aussi avec vous» dit Jasper avec détermination en me regardant.
Nous repartîmes tous les quatre dans la Volvo puis roulâmes en direction de la maison de Bella.
« Bella, ça va ? » demandai-je dans un murmure. Pendant les quelques minutes à la villa, elle n'avait rien dit.
« Je…je ne sais pas Edward… » répondit-elle dans un souffle. Elle posa ses coudes sur ses genoux et laissa tomber sa tête entre ses mains. Avec ma main droite je pris une mèche de ses cheveux qui était tombée devant son visage et la dégagea derrière son dos. Elle tremblait.
« Bella, chérie…je suis désolé »
« T'y es pour rien Edward…c'est juste que voir Laurent…ça m'a fait revivre les événements du printemps dernier…et puis Tanya…elle me met mal à l'aise maintenant…c'est…c'est beaucoup d'émotions à la fois » chuchota-t-elle entre ses mains. Je levai les yeux dans le rétroviseur et croisai le regard de Jasper. Celui-ci comprit immédiatement et envoya une vague d'apaisement pour calmer Bella.
Arrivés chez elle, Jasper et Alice sortirent discrètement de la voiture et se dirigèrent vers la fenêtre de Bella pour nous attendre dans sa chambre.
« Bonjour papa ! » dit Bella avec un entrain feint lorsque nous entrâmes dans le salon.
« Mais…qu'est-ce que tu fais là ? Je ne t'attendais pas avant mardi ! » s'étonna-t-il. Bella n'avait pas voulu le prévenir sur la route, ne sachant pas ce qui nous attendait, elle avait préféré ne pas l'inquiéter inutilement au cas où.
« Ils avaient annoncé une tempête de neige et nous ne voulions pas prendre le risque de rester bloqués à Aspen pendant des jours » dis-je avec aplomb. Charlie vrilla son regard dans le mien. Je savais qu'il essayait de savoir si je disais la vérité, mais le ton que j'avais employé balaya ses doutes. Soudain, je le sentis gêné.
« Bella…euh, je devais aller manger chez Harry et Sue tout à l'heure…mais je peux annuler, ils comprendront- » commença-t-il en se grattant la tête.
« Non, non, surtout pas ! » le coupa-t-elle en secouant ses mains devant elle, « au contraire, vas-y, je suis fatiguée de toute façon et je ne serais pas d'excellente compagnie ce soir. Profite et amuse-toi bien ! »
« Tu es sûre ? » demanda-t-il sceptique.
« Oui papa, je t'assure ! » dit-elle avec véhémence.
Après un rapide échange sur notre séjour, Charlie partit se préparer et nous montâmes dans la chambre de Bella. Quand nous pénétrâmes dans la pièce, Alice était assise sur le bord du lit avec un genou replié sous elle tandis que Jasper regardait par la fenêtre, les mains dans les poches de son pantalon.
« Je suis désolée que mon plan n'est pas fonctionné…j'ai beau avoir un don pour voir le futur, je ne peux rien contre les décisions de dernière minute » dit Alice penaude.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé exactement ? » demanda Bella en venant s'assoir à coté de son amie. Jasper se retourna et je me rapprochai de lui.
« Environ une semaine avant les vacances de Noël, j'ai eu une vision. J'ai vu Tanya et Laurent arriver à la villa » commença-t-elle avec un regard d'excuse à Jasper. « J'ai eu peur car je ne savais pas pourquoi il était avec elle, ni qu'elles étaient les intentions de Tanya. Il fallait que je prenne une décision rapidement, et dans la panique je me suis dit qu'il valait mieux pour tout le monde éviter une confrontation. Le seul moyen était de vous faire quitter Forks et l'excuse des cadeaux de Noël tombait à pic. Pour éviter d'éveiller les soupçons d'Edward, il fallait que je garde mes plans secrets, c'est pour ça que je n'en ai parlé à personne », elle regarda Jasper, « désolée Jasper… ». Elle soupira puis reprit. « Tout se déroulait bien, après que vous soyez partis, j'ai prévenu les autres de leur venue, et comme prévu, ils sont arrivés dans la nuit. Initialement, ils devaient rester trois jours, mais quand ils ont compris que vous vous étiez absentés une semaine, Tanya a décidé de prolonger leur séjour. Et c'est à partir de là que tout est parti en vrac. J'ai essayé de les dissuader de partir mais rien y faisait, il était clair qu'elle était venue pour vous voir. ». Elle fronça les sourcils.
« Tu savais pour la tempête à Aspen Alice, n'est-ce pas ? » demandai-je avec réprobation.
« Oui et je m'excuse pour ça aussi. Je savais très bien qu'elle allait bloquer les routes et que vous seriez bloqués quelques jours supplémentaires, d'ailleurs c'est pour cette raison que j'ai choisi Aspen, juste au cas où…mais comme je l'ai dit, la décision de Tanya de rester pour attendre votre retour a tout chamboulé. Et je ne parle pas d'Abby ! Si seulement elle avait tenu sa langue, vous ne vous seriez pas poser la question de savoir s'il fallait rentrer plus tôt ou non. J'ai tenté le tout pour le tout en vous téléphonant pour vous inciter à rester, mais je savais que c'était peine perdue…Il nous restait plus qu'à attendre » termina-t-elle en soupirant à nouveau.
« Qu'est-ce que vous pensez de leurs intentions en venant ici ? Tanya disait la vérité ? » demanda Bella.
« Carlisle m'a dit que vous aviez eu le temps de les jauger, et apparemment il croit à leurs balivernes » ajoutai-je en croisant les bras sur mon torse. Alice inspira et tourna la tête de droite à gauche.
« Je ne sais pas vraiment. Je ne lui fais plus confiance mais je ne peux pas nier que Tanya et Laurent ont l'air proche. » dit-elle
« Jasper ? » le hélai-je pour avoir son avis.
« Avant de te répondre, je voudrais savoir ce que tu as vu dans son esprit tout à l'heure au moment de partir. J'ai été frappé par son brusque changement d'humeur »
« Elle essayait de me mitrailler d'images de Laurent et elle pour prouver ses intentions, mais tout à coup elle a laissé échapper une image d'Irina. Et ce qui m'a étonné, c'est qu'elle avait l'air furieux, comme s'il s'agissait d'un flash issu d'une dispute… » dis-je en réfléchissant. « Qu'elles étaient ses émotions à ce moment là ? »
« Jusqu'alors, elle était partagé entre amour, haine, regret, culpabilité et j'en passe. Rien d'anormal après tout ce qu'il s'est passé en somme. Et puis à ce moment précis, c'est une peur panique qui l'a submergé puis la colère. Avec ce que tu me dis, je pense que la colère était dirigée envers elle-même, elle ne devait pas vouloir que tu vois ça. Tout ça m'incite à la prudence, je ne fais pas plus que toi confiance à Tanya, mais d'un autre coté, je ne voudrais pas non plus faire de suppositions hâtives. »
Nous restâmes tous les quatre silencieux, perdus dans nos réflexions.
« Edward, qu'est-ce que tu as vu dans l'esprit de Laurent ? » demanda Bella à brûle pourpoint, nous sortant tous de notre rêverie.
« Hum… rien d'extraordinaire » dis-je un peu gêné en repensant à ce que j'avais vu.
« Edward » m'avertit-elle.
« D'accord, il repensait au printemps dernier et à la première fois qu'il t'a vu, aux sensations qu'il avait éprouvé en sentant ton odeur… puis à la manière dont on a agi avec toi et bien sûr, aux conséquences que ça a engendré. Enfin, il a pensé à toutes les choses que ta présence a ravivé en lui… »
« Rien d'anormal » précisa Jasper pour rassurer Bella. « Je crois qu'il n'y a rien à faire pour le moment, ils n'ont montré aucun signe d'hostilité, on va juste les garder à l'œil. ». Tout le monde acquiesça.
« Alice, est-ce que tu pourras me prévenir quand ils partiront ? Je ne reviendrai pas à la maison tant qu'ils seront là-bas, il est hors de question que je voie Tanya car sinon je ne sais pas si je pourrais me maitriser plus longtemps. » dis-je en serrant les poings.
« Bien sûr Edward, je comprend. » répondit Alice.
Alice et Jasper restèrent une demi-heure encore. Alice nous avait fait subir un interrogatoire sur le déroulement de notre séjour et finalement Jasper avait dû intervenir pour la stopper. Après l'avoir supplié de rester encore un peu, elle avait dû céder devant l'intransigeance de Jasper.
*
Peu de temps après être rentrés, Alice m'avait envoyé un message pour me dire que Tanya allaient partir dans la nuit, apparemment, elle avait compris que je ne reviendrai pas.
Le lendemain matin, après m'être assuré auprès d'Alice qu'ils n'étaient plus là, je profitai que Bella se prépare pour aller me changer et voir ma famille à la villa.
« Oh Edward ! » s'écria Esmé en venant me prendre dans ses bras alors que je franchissais la porte d'entrée.
« Ça va Esmé, merci » répondis-je avec douceur avant d'aller dans ma chambre pour changer de vêtements.
J'étais entrain de discuter quelques instants avec les autres dans le salon, quand Carlisle sortit de son bureau et passa devant le salon. Il partait travailler.
« Edward » salua-t-il froidement en passant sans prendre la peine de tourner la tête.
« Carlisle. Qu'y a-t-il ? » demandai-je sortant du salon pour le suivre.
« Rien. ». Il ouvrit la porte d'entrée mais je courus rapidement pour me placer devant lui. Ses pensées étaient tournées vers la journée de travail qui l'attendait mais je pouvais jurer que quelque chose le contrariait.
« Si, il y a quelque chose. Dis le moi s'il te plait »
« Très bien » dit-il en soupirant d'agacement. « Je ne veux pas me fâcher avec toi Edward, mais je trouve que ton attitude envers Tanya et Laurent a été très incorrecte et injuste »
« Quoi ?!! » m'exclamai-je sous la surprise.
« Oui tu m'as bien compris. Je sais ce qu'elle a fait et je comprends parfaitement ta méfiance envers elle, mais tu es très dur, elle fait des efforts pour se racheter. Elle sait qu'elle a mal agi et elle essaye de passer à autre chose, mais toi, tu continues à la traiter comme une menace ! »
« Mais c'est ce qu'elle est ! Elle a essayé de briser ma vie, comment réagirais-tu à ma place ?! Je me trouve bien indulgent au contraire, si ça n'avait tenu qu'à moi, il y a longtemps que je l'aurais tué ! » m'énervai-je.
« Mais qu'est-ce que tu veux de plus Edward, bon sang ?! Cette histoire a fait assez de dégâts et elle au moins fait le premier pas pour arranger les choses ! »
« Tu crois réellement à toutes ses histoires, n'est-ce pas ? » dis-je dégouté.
« Pourquoi ne la croirais-je pas ? Tout le monde à droit à une seconde chance, mais à condition que le leur donne, et j'ai bien compris que ce n'était pas ton cas. » répliqua-t-il avec tristesse.
« Carlisle, ta capacité à pardonner est une grande force, je ne le nie pas, mais là je ne peux pas te suivre, je suis désolé. Tanya m'a fait trop de mal et elle a perdu ma confiance. Je ne sais pas pardonner aussi facilement, et encore moins quand il s'agit de manipulation. »
Il me regarda l'espace d'une seconde puis sans rien ajouter, il me contourna et monta dans sa voiture. Je fermai les yeux et pinçai l'arête de mon nez pour rassembler mes pensées. Je savais que je l'avais déçu, mais il ne me ferait pas culpabiliser cette fois, Tanya ne méritait pas mon pardon et les siècles à venir n'y changeraient rien.
*
« Relax Edward ! » dit Alice en levant les yeux au ciel. « Ecoute, j'y peux rien s'il va y avoir du soleil lundi et mardi, alors autant aller chasser avec nous, non ?! Tu en as besoin, tu n'as pas quitté Bella d'une semelle depuis votre retour, ça en devient presque dangereux pour elle ! Je n'ai eu aucune vision, tout devrait bien se passer ! »
« Alice tu sais bien que n'avoir aucune vision ne veut pas dire qu'il ne se passera rien. » répondis-je en soupirant. Bella et moi profitions du dernier jour de vacances en discutant et écoutant de la musique dans ma chambre, quand Alice avait fait irruption dans la pièce pour m'avertir que je ne pourrai pas retourner au lycée avant mercredi.
« Oui je le sais ça ! Mais arrête d'être pessimiste, tu vois toujours les choses du mauvais coté. » bougonna-t-elle.
« Je crois qu'elle a raison Edward » dit Bella. « Tu devrais aller chasser avec Alice et Jasper, et puis Emmett et Rosalie resteront dans le coin ».
Je soufflai doucement. Je savais que j'avais absolument besoin d'aller me nourrir, Alice avait raison quand elle disait que ça devenait dangereux pour Bella, je devais plus que jamais me contrôler, mais je n'avais pas pu me résoudre à la laisser seule quelques heures depuis que Laurent et Tanya étaient partis.
« Bon d'accord » cédai-je.
Comme pour prouver que cette chasse était nécessaire, la nuit dans la chambre de Bella fut assez éprouvante pour moi. J'avais préféré rester dans le fauteuil à la regarder dormir plutôt que prendre le risque de la prendre dans mes bras.
« Bella ? » chuchotai-je à son oreille. « Je dois y aller. Je t'aime. » ajoutai-je dans un souffle avant de bloquer ma respiration. Le soleil n'allait pas tarder à se lever et je devais m'éclipser rapidement.
« Je t'aime aussi Edward… » bredouilla-t-elle dans un demi sommeil.
Avec regret, je reculai puis m'échappai par la fenêtre après un dernier regard sur mon amour. Je me faufilai dans les bois et rejoins la villa au pas de course. Quand j'arrivai là-bas, Alice et Jasper m'attendaient devant la maison où les premiers rayons du soleil pointaient et donnaient des reflets irisés à leurs peaux.
« Prêt ? » me demanda Alice.
« Est-ce bien nécessaire d'aller jusqu'aux Goat Rocks ? On est peut être pas obligés d'aller si loin ? »
« Si, Edward. Affamé comme tu es, on ne peut pas se permettre de rester dans le coin, ce serait trop dangereux, et puis tu as besoin d'un repas 'consistant', il y a plus de pumas là-bas. Tu le sais très bien. » dit-elle avec fermeté avant de partir en courant.
Je croisai le regard de Jasper puis partis à la suite de ma sœur.
*
Après avoir passé une bonne partie de la journée à chasser, nous nous étions assis sur le flan d'une montagne pour regarder le coucher de soleil. Les lueurs rougeâtres des derniers rayons donnaient une teinte dorée à notre peau, comme si elle était incrustée de paillettes d'or, Bella aurait aimé voir ça.
Bella. Cela faisait quelques heures que je l'avais laissé mais le manque était identique à celui de mes deux mois d'exil, avec la même douleur, voire plus. Pour la centième fois de la journée, je vérifiai mon téléphone, même si je savais très bien qu'il n'y avait rien de nouveau.
« Elle va bien Edward !! » dit Alice avec exaspération. Je ne répondis pas et rangeai l'appareil dans ma poche. « En plus, tu es mieux placé que quiconque pour savoir que je n'ai vu aucun changement dans son avenir ». Je gardai le silence et commençai à prendre des petites pierres à coté de moi pour les réduire en poussière, j'avais besoin de m'occuper pour contrer mon anxiété.
« Où sont-ils ? » demandai-je avec neutralité.
« Edward ! Tu vas me poser la question toutes les quarts d'heure ?! ». Je continuai à piler mes pierres sans la regarder, elle souffla puis se concentra. « Ça n'a pas changé, Tanya est aux abords de Seattle, elle compte y rester quelques temps »
« Et Laurent ? »
« Je t'ai déjà dit que son avenir n'est pas aussi clair pour moi, je ne le connais pas assez. Mais on dirait qu'il est entrain de chasser. »
J'acquiesçai.
Nous restâmes plusieurs heures ici à discuter, du moins Alice et Jasper, je n'étais pas de la meilleure compagnie mais je ne faisais pas d'efforts. J'étais ici par obligation, non par choix. Peu avant le lever du jour, nous repartîmes en chasse, chasser les animaux n'avait rien de trépidant, du coup, pour ajouter un peu de difficulté, nous préférions le faire en plein jour. Les bêtes étaient réveillées et plus alertes, et quand il y avait du soleil, notre peau scintillante les effrayait et les faisait fuir.
Alice avait lancé un concours comme à son habitude, nous avions deux heures pour tuer le plus d'animaux, sachant que les carnivores valaient plus de points. Etant en période d'hibernation, les grizzlis étaient exclus, il ne restait plus que les loups et les pumas, ce qui m'allait très bien. Nous avions formé une ligne, nous séparant d'une centaine de mètres, ainsi, nous avions chacun un rayon d'action assez vaste tout en sachant ce que les autres faisaient pour éviter toute triche. Je me concentrai et laissai mes sens se focaliser entièrement sur la faune qui m'entourait. Après quelques secondes, je repérai une odeur de sang ferreux et chaud, un cœur battait non loin de là au Nord-est, un puma sans hésitation. Sans plus attendre, je m'élançai dans cette direction, me laissant guider par mon odorat et mon instinct, plus rien d'autre ne comptait. Les battements de ce cœur vint tambouriner à mes tympans tellement ils étaient proches. Je ralentis, puis stoppai derrière un rocher. Il était là, humant la terre humide en quête de traces fraiches, sans aucune perception du danger alentour, et aujourd'hui il n'était pas au sommet de la chaine alimentaire. Tout doucement, je pliai mes genoux pour m'assurer un élan suffisant, quand soudain mon téléphone sonna, faisant fuir l'animal.
Je me remis debout et sortit le téléphone de ma poche avant de regarder l'identité de la personne.
Carlisle.
« Oui ? Qu'est-ce qu'il y a ? » demandai-je avec inquiétude.
« Edward, Charlie vient de m'appeler, Bella a eu un accident de voiture tout à l'heure en allant au lycée. » me dit-il.
« Impossible… » marmonnai-je plus pour moi-même avant de me laisser tomber au sol. « Comment va-t-elle ? » demandai-je d'une voix tremblante.
« Elle est inconsciente. Mais je n'en sais pas plus, Charlie n'était pas très cohérent, il était bouleversé, il m'a appelé pour que je vienne l'examiner, mais je lui ai dit que c'était impossible pour le moment, que nous étions absents. ». Il fit une pause attendant que je dise quelque chose. « Edward ? Allo ? Edward, tu es toujours là ? » s'inquiéta-t-il.
« Oui… » dis-je faiblement. Je n'arrivais pas à y croire. Comment cela avait-il pu arriver si soudainement ? Je ne pouvais rien faire, je ne pouvais pas courir et aller la voir, j'étais bloqué ici avec ce fichu soleil. Brusquement, je fus frappé par des images de Bella allongée sur un lit d'hôpital. Alice venait de me rejoindre avec Jasper et les visions se bousculaient à présent dans son esprit.
« Je te rappelle dès que j'ai du nouveau. Edward…je suis désolé. » dit Carlisle avant de raccrocher.
« Comment… ? Pourquoi… ? » bredouillai-je en regardant Alice.
« Je suis si désolée Edward !! » s'écria-t-elle en se mettant à genoux près de moi et en m'enlaçant. « Quand je chasse, mes dons sont annihilés car tous mes sens sont concentrés sur la chasse, je n'ai rien vu venir… »
Je n'écoutai rien. Bella était en détresse et je ne pouvais rien faire, c'était pire que tout ce que j'avais connu. La torture n'était rien à coté.
« Alice, quand la météo va-t-elle nous permettre de rentrer ? » dis-je avec une voix absente.
« Cet après-midi. Les nuages devraient arriver en début mais ce sera sécurisé pour nous vers le milieu de l'après-midi. »
Je hochai la tête automatiquement. Je me levai et commençai à marcher distraitement, puis mon pas se fit plus déterminé. Sans prendre conscience, je m'étais mis à courir.
« Où vas-tu ?! » cria Jasper derrière moi.
« Je ne peux pas rester ici à attendre, il faut que je rentre, je veux être le plus près d'elle ! » répondis-je alors que je courais de plus en plus vite.
Moins d'une heure plus tard, je me trouvais près de la lisière du bois jouxtant l'hôpital. Bien que la forêt fût lumineuse à cause du soleil, les rayons du soleil ne perçaient pas directement, nous assurant un abri sûr. Alice était restée avec moi tandis que Jasper avait continué jusqu'à la villa prévenir les autres de notre retour. Je me laissai glisser au sol contre un tronc et enfoui ma tête dans mes mains, je n'avais jamais autant souhaité pouvoir pleurer, pouvoir évacuer mon chagrin.
« Alice…dis-moi qu'elle va s'en tirer, je t'en prie… » sanglotai-je sans larmes.
« Je…je ne peux pas Edward…je ne vois plus rien, son futur est en suspens… » chuchota-t-elle en asseyant à coté de moi. Elle se colla à moi et posa sa tête sur mon bras. « C'est dur pour moi aussi…je culpabilise énormément »
« Pourquoi… ? T'y es pour rien, c'est arrivé, c'est tout. Par contre moi, j'aurais dû être là, j'aurais pu empêcher ça » dis-je doucement en serrant les dents.
« C'est ma faute Edward, je n'aurais pas dû t'obliger à aller chasser aussi loin…et je n'ai rien vu… »
« Ecoute Alice, arrête, veux-tu ? Même si tu l'avais vu, il aurait été trop tard. ». Je soufflai et repris ma tête entre mes mains. Il me fallait du silence et de la concentration, j'avais besoin d'entendre son cœur battre. Ce ne fut pas une chose aisée mais je réussis, je perçus ce cœur qui me chantait sa mélodie, cet air que je connaissais si bien. Je savais qu'elle était en vie, mais je fus tout de même soulagé de le voir par moi-même. Pendant plusieurs heures je m'enfermai dans ma bulle, tous mes sens étaient tournés vers cet organe vital, je ne percevais même plus les pensées des gens alentours.
« Edward ? » entendis-je m'appeler. « Edward ?! ». Cette fois-ci on avait tiré sur ma manche. J'ouvrai les yeux et vis Jasper accroupi en face de moi, je n'avais même pas vu qu'il nous avait rejoint. « Encore deux minutes et ce sera bon. » dit-il avant de se relever.
Les nuages étaient là mais un rayon de soleil résistait encore.
« Allez… » s'impatienta Alice. « Encore dix secondes… ». Nous nous rapprochâmes de l'orée de la forêt quand soudain la luminosité diminua subitement. « C'est bon ! ».
Je me ruai dehors et essayai de courir à une allure humaine jusqu'à l'entrée de l'hôpital.
« Monsieur !! » cria une personne à l'accueil. « Vous n'avez pas le droit ! ». C'était le cadet de mes soucis à ce moment. Je continuai mon pas de course jusqu'à l'étage, je n'avais qu'à suivre les battements du cœur de Bella pour la trouver. Sans prendre la peine de frapper à sa porte, j'entrai, faisant sursauter Charlie qui s'assoupissait dans le fauteuil.
« Oh non ! » murmurai-je en voyant mon amour alité avec des fils partout, la tête bandée et inanimée. Je tombai à genoux à son chevet et pris sa main dans la mienne. C'était encore pire que la dernière fois.
« Edward ? » chuchota Charlie de l'autre coté du lit. Sa voix ne trahissait aucun reproche, ce n'était que de l'inquiétude et de la peine, voire du soulagement.
« Que s'est-il passé Charlie ? » demandai-je en tournant pour la première fois ma tête vers lui. Il était encore bouleversé.
« En partant au lycée ce matin, elle a perdu le contrôle de sa voiture … elle ne s'est pas arrêté au feu, une voiture lui est rentrée dedans au croisement. Si sa voiture n'avait pas été aussi solide, je ne pense pas qu'elle serait là maintenant… ». Il s'effondra littéralement à la fin de sa phrase. Ma tristesse m'empêcha de dire quoique ce soit, la détresse de Charlie était dure à supporter.
« Qu'a-t-elle exactement ? » le questionnai-je une fois qu'il avait réussi à reprendre un peu ses esprits.
« Un traumatisme crânien assez important, ce qui explique son inconscience, des côtes cassées, et son épaule gauche était déboitée. Les organes n'ont pas l'air atteint, mais seul le temps permettra de le vérifier…tout comme sa tête d'ailleurs… » expliqua-t-il d'une voix à peine audible tout en regardant sa fille.
Il n'avait pas parlé des éclats de verre qui avait constellé son beau visage de points rouges. Avec de la chance, elle n'aurait pas ou peu de cicatrices.
« Ton père est là ? Je voudrais le voir. » demanda-t-il en se levant et en essuyant une dernière fois ses larmes.
« Oui…à mon avis il doit se renseigner auprès de l'équipe médicale. » répondis-je en acquiesçant.
Une fois sorti, je me relevai et m'assis délicatement sur le bord du lit. Je voulais la toucher, la prendre dans mes bras et lui dire que tout allait s'arranger, mais je n'osai pas. Je levai ma main vers son front, mais ses blessures et les pansements m'empêchaient de la caresser, je voulais mettre ma main sur son épaule mais je ne pouvais pas car je risquais de lui faire mal, je voulais tant de choses que je ne pouvais pas avoir…
Quelqu'un tapa à la porte puis je vis le reste de ma famille entrer dans la pièce. Je doutais que l'hôpital accepte autant de visiteurs en même temps, mais je ne m'en souciai pas. Quand Alice aperçu Bella, elle se retourna vivement et enlaça Jasper de toutes ses forces, c'était dur pour elle aussi. Emmett avait son regard rivé sur Bella, et comme un zombie il vint s'assoir à la place qu'occupait Charlie auparavant.
« Eh ben dis donc…je savais qu'elle était fragile, mais je…enfin je n'avais jamais réalisé à ce point là… » dit-il avec absence en prenant l'autre main de Bella avec précaution, comme s'il maniait de la porcelaine. Esmé vint à coté de lui et mit sa main sur son épaule avant la presser gentiment. Rosalie se tenait au bout du lit, les bras croisé avec un visage fermé. Ils avaient tous entendu les propos de Charlie et elle étudiait les causes de l'accident et toutes les explications possibles à la perte de contrôle du véhicule.
« Quelque chose cloche. » dit-elle
« Pardon ? » répondis-je surpris.
« Ça ne va pas. Bella est peut être maladroite, mais pas suicidaire, enfin plus maintenant... C'est forcément son camion qui a cédér, mais ce qui m'étonne c'est qu'il était relativement bien entretenu, je serais curieuse de savoir pourquoi elle a perdu le contrôle »
« Rosalie, je crois que ce n'est pas le plus important pour l'instant. » dit Jasper.
« Peut être pour toi, mais moi j'ai besoin de savoir. Je reviens vite. » dit-elle en quittant la chambre.
« Je vais avec elle, il faut que je fasse quelque chose » annonça Emmett en la suivant.
Le jour se terminait, et la pénombre s'abattait à l'extérieur. Carlisle arriva examiner Bella,Charlie sur ses talons. Nous n'apprîmes rien de nouveau et une infirmière nous indiqua que les heures de visites étaient terminées. Nous étions dans la salle d'attente de l'étage quand mon téléphone vibra.
Rosalie.
Je jetai un coup d'œil aux alentours et décrochai.
« Edward ? Bella n'a pas perdu le contrôle de son camion par hasard, tout est en parfait état comme je le pensais, sauf une chose, les freins. »
« Les feins ont lâché ? » demandai-je, perdu.
« Non, non… », elle ricana. « Mieux que ça, les câbles ont été sciés jusqu'à la limite, en d'autres termes, c'est du sabotage. » ajouta-t-elle avec dédain.
Alors ? Pas trop déçus par le secret d'Alice ? Vous ne pensiez tout de même pas qu'on abandonnerait si facilement notre psychopathe préférée ! ^^
La fin approche, mais on n'est pas encore fixé sur le dénouement. On va plancher dessus dans les jours qui arrivent (toute suggestion sur le sort des personnages est la bienvenue ! ^^).
[Juste pour info, Giaah a des problèmes de connexion internet chez elle, du coup elle ne peut pas poster la suite de L'Accord pour l'instant...patience!]
