Hello everybody !! ^^
Nous voilà ! Comment ça c'est pas trop tôt ???!! Vous râlez ?? Bon ok, vous avez le droit…On plaide coupable, ce chapitre s'est fait désiré, 'we suck' comme disent nos amis anglo-saxons ^^ ! Mais ce n'est absolument pas par fainéantise qu'on a mis du temps à poster, mais les obligations personnelles nous rattrapent, hélas !
Bon, revenons à nos moutons…que dire de ce chapitre à part qu'il s'agit du dernier…On espère qu'il sera à la hauteur de vos espoirs, on a essayé de faire un mix de ce qu'on savait faire et de ce qui caractérisait cette histoire. Voilà…
Réponse à quelques reviews anonymes :
Amaria : Tu sais que t'es pénible toi ??!!!!! lol. Nan mais c'est vrai, tu râles et on peut même pas te répondre !!! CRÉE TOI UN COMPTE NOM DE NOM !!!! Bon à part ça, on a adoré lire tes reviews et on espère te voir sur nos autres fic ^^ (avec un compte évidemment !)
Fleur : Ne t'excuse pas pour ne pas avoir laissé de reviews auparavant, pour nous les reviews doivent être un plaisir pour celui qui les laisse et pas une obligation, l'important c'est que tu aies eu envie de le faire la dernière fois, merci beaucoup !!
Cc : Désolée pour l'attente…tu nous en veux ?^^
Cécilia : Contentes que tu partages notre vision de la mort de Tanya, nous non plus on ne voulait pas que les Cullen se salissent les mains…En tout cas merci beaucoup pour tes compliments !
Pitchoune-Bella : Ah ah ! Tu verras bien quel sort on a réservé à Bella
Bella Naillik : C'est bien la première fois qu'on compare notre histoire à une dose d'héroïne lol ! On espère qu'elle nuit moins à la santé quand même ! Quant à tous les qualificatifs que tu as utilisé pour exprimer ton sentiment sur cette fic, et bien…nos visages étaient plus que cramoisis par la gêne !! ^^
Nello : Oh mais il ne faut pas t'excuser !! Si les lecteurs commencent à vouloir qu'on les pardonne c'est le monde à l'envers !! ^_^. Non, merci à toi pour nous donner tes impressions.
Isabelle : On est toujours heureuses de voir des fidèles lecteurs se manifester ! Merci beaucoup pour tes compliments !
Camille : Heureuse que notre fic te plait, de là à dire qu'elle est exceptionnelle, c'est peut être exagéré… *rougit*
Wendy64 : Jamais 24 sans 25 ? Vraiment ? Bien essayé !! lol
SuperNana : Ben oui Nadia t'avais pas ton compte encore quand t'as posté ta review ^^. Pour toi, un énorme merci et un énorme bisous [Giaah fait un bisous, puis Odrey], merci pour tous tes encouragements !!! T'es un ange ;-)
Doudoune51 : N'oublies pas de nous donner ton adresse mail pour qu'on t'envoie le fichier PDF de la fic !
Au fait vous avez pulvérisé le record de reviews pour le dernier chapitre : 81 !! En plus on n'aurait jamais imaginé dépasser les 1000 reviews !! Ça donnerait presque envie de faire un autre chapitre… Eh ! Ceci était une blague ! Ok ? C'est bel et bien terminé après ça.
On y est, voilà. Ce n'est pas sans émotion qu'on vous délivre ce chapitre final.
Enjoy it !!
Ce chapitre est dédicacé à toutes les personnes qui nous lisent depuis le tout début.
(Ps : il n'y a pas de suspense à la fin cette fois-ci lol !!)
Chapitre 24 : Suite et fin
Il lui fallu quelques secondes pour s'ajuster à la luminosité, puis ses yeux firent l'aller-retour entre Carlisle et moi, analysant les raisons de notre présence.
Instinctivement, je levai les yeux vers Carlisle, cherchant des réponses à mes interrogations silencieuses.
POV Bella
Deux magnifiques visages étaient penchés au-dessus de moi quand j'ouvris les yeux. Mais pourquoi me regardaient-ils ainsi ? Que ce passait-il ? Etais-je encore dans un de ces rêves bizarres ?
« Bella ? » appela-t-il avec une voix alarmée.
Sans répondre à cet appel, mes yeux balayèrent la pièce, malgré la luminosité agressante, je distinguai des murs blancs laiteux, un ameublement plus que sommaire, et près de moi, tout un tas d'appareils envoyant des 'bip-bip' qui résonnaient dans ma tête.
Un hôpital.
Mais qu'est-ce que j'avais encore fait pour atterrir ici ? Je tentai de me lever mais une douleur fulgurante me parcourut le corps, en particulier sur tout le buste et à la tête.
« Aïe !! » m'écriai-je.
« Ne bouge pas ! Il faut que tu te reposes » dit-il en m'incitant doucement à me rallonger.
« Mais qu'est-ce que je fais ici ? Comment suis-je arrivée là ? » demandai-je faiblement en fronçant les sourcils.
« Tu…tu ne te souviens pas ? » hésita-t-il en remettant une mèche de mes cheveux derrière mon oreille et en me regardant anxieusement.
Je secouai la tête de droite à gauche avec des yeux paniqués. Non, je ne savais pas pourquoi j'étais là et quelle était la cause de tout ceci.
« Bella, sais-tu où tu es pour commencer ? » demanda l'autre.
« Oui, à l'hôpital. » répondis-je avant de déglutir péniblement.
« Sais-tu qui je suis Bella ? » demanda-t-il avec un ton très sérieux. Je restais le fixer un court instant, analysant ce qu'il venait de me demander. « Bella ?!! Tu me reconnais ? » s'alarma-t-il, creusant un peu plus le pli sur son front.
« Arrête Edward, tu me fais peur! Bien sûr que je te reconnais ! » soufflai-je, un peu agacée par cette question. « Je ne sais simplement pas ce qui m'est arrivé… »
« Oh Bella !!! » soupira-t-il avec soulagement. Il se pencha sur moi pour m'enlacer mais se rétracta au dernier moment. Une expression de souffrance traversa son visage. Me demandant les raisons d'un tel comportement, je baissai les yeux sur mon corps pour mesurer l'ampleur des dégâts.
« Tu as trois côtes cassées sur le flanc gauche, ton épaule gauche était luxée et tu as un sérieux traumatisme crânien, ce qui t'as valu toutes ces heures de coma. » dit Carlisle avec un ton mêlé de compassion.
« Sans compter les éclats de verres qui t'ont blessé au visage… » rajouta Edward dans un murmure alors qu'il effleura mon visage avec ses doigts frais.
« Du verre ? » m'affolai-je en passant à mon tour mes mains sur mes joues.
« Bella, quels sont tes derniers souvenirs ? » dit Carlisle avec gravité.
Je ne répondis pas. Mes mains étaient toujours sur mon visage et s'aventuraient sur les bandages à la lisière de mes cheveux, me demandant toujours ce qu'il s'était passé.
« Bella ? Tu m'as entendu ? »
« Je…je veux un miroir… » dis-je avec une petite voix tout juste maitrisée.
« Bella, je ne sais pas- » commença Edward avec un air contrit.
« Je veux voir Edward. » dis-je plus fort. Edward leva les yeux vers son père et partit en un éclair chercher un miroir avant de revenir.
« Avant, il faut que tu saches que bien que cela va te paraitre impressionnant, j'ai de bons espoirs que tu ne gardes aucune séquelle, d'accord ? » dit avec douceur Carlisle. Je hochai la tête.
Je pris le miroir qu'Edward me tendait avec ma main libre et soufflai légèrement avant de le mettre en face de moi. J'eus le souffle coupé devant le spectacle. Non seulement mon visage était grêlé de points rouges plus ou moins profonds sur la partie gauche de mon visage, mais le bandage qui entourait mon crâne donnait une impression monstrueuse. Ne pouvant en voir plus, je lâchai le miroir à coté de moi et fermai les yeux pour tenter de réprimer les larmes qui s'accumulaient inexorablement aux coins de mes paupières.
« Que s'est-il passé ? » dis-je avec une voix lourde sans ouvrir les yeux.
« Je voudrais que tu nous dises d'abord ce dont tu te rappelles Bella » dit Carlisle de manière professionnelle.
Je me concentrai sur mes derniers souvenirs.
« Edward est parti chassé avec Alice et Jasper…j'ai repris le lycée…Charlie est rentré à la maison… » réfléchis-je, « Charlie !! » m'écriai-je en ouvrant les yeux.
« Il est au courant Bella, il est resté presque toute la journée d'hier avec toi, il a prévenu Renée, elle doit arriver ce matin. » dit Edward avec une voix apaisante. J'acquiesçai.
« Ensuite Bella ? » demanda Carlisle une fois remise de mes émotions. Je refermai les yeux et réfléchis à nouveau.
« Je me suis couchée…le lendemain, il y avait encore du soleil, j'étais contente…et à la fois peinée », j'esquissai un sourire en repensant à ce tiraillement entre le plaisir de voir le soleil et le manque de ne pas voir Edward, « je suis montée dans ma camionnette…et…et… », je rouvris les yeux et fis l'aller-retour entre ceux d'Edward et Carlisle, « et je ne sais pas…je ne me souviens pas ! » paniquai-je.
« Bon, c'est rassurant, la mémoire d'avant l'accident n'a pas été altérée au moins. » dit Carlisle en regardant Edward.
« Un accident ?! » m'exclamai-je.
« Oui Bella. Tu as eu un accident de voiture. Officiellement, tes freins ont cédé et tu ne t'es pas arrêtée au feu rouge. Une voiture arrivant par la gauche t'a percuté de plein fouet. » dit Edward.
« Officiellement… ? » demandai-je dans un murmure, craignant d'entendre la raison officieuse. Les deux hommes soupirèrent de concert et se jetèrent un regard furtif. Je sentis la main d'Edward se tendre dans la mienne et notai la crispation de sa mâchoire. Je n'allais pas aimer ce qu'ils allaient me dire.
« Officieusement Bella…on a découvert que c'était Laurent qui avait saboté tes freins pour provoquer un accident. » commença Carlisle.
« Tanya était derrière tout ça évidemment… » finit Edward avant de détourner le regard et fixer l'horizon par la fenêtre.
« Je veux tout savoir » dis-je avec une voix rendue dure pour maitriser ma colère et ma peur.
« Bella, je ne sais pas si c'est le bon moment pour parler de tout ça, tu dois te reposer…et Charlie et Renée ne vont pas tarder à arriver…il ne vaut mieux pas- » m'expliqua Carlisle.
« Non. Je veux savoir ce qu'il s'est passé. Maintenant ».
« Très bien… » commença Carlisle. Il m'expliqua tout depuis le début, comment Alice n'avait rien vu venir et pourquoi, l'attente à laquelle ils ont dû faire face avant de pouvoir venir me voir, la façon dont ils ont découvert le stratagème de Tanya et Laurent, le piège tendu à Tanya et la poursuite après Laurent et enfin, les aveux de Tanya. Mes yeux fixaient tantôt Carlisle, tantôt Edward qui n'avait ni détourné son regard de l'horizon une seule fois, ni intervenu dans le discours de son père. Quand Carlisle en vint aux explications de la poursuite de Tanya, je vis les yeux d'Edward défaillir quelques instants mais il ne tourna jamais la tête vers moi, comme s'il fuyait mon regard.
«Qu'y a-t-il Edward ? Qu'est-ce qui s'est passé ensuite ? » finis-je par demander face à son attitude étrange.
« Elle est morte. » dit-il froidement. J'accusai le coup. Même si je ne la portais pas dans mon cœur, apprendre sa mort de façon aussi brutale fut un choc pour moi.
« Je…je suis désolée » bafouillai-je sous l'émotion.
« Je ne l'ai pas tué Bella, ce n'est pas moi qui l'ai fait » dit-il durement en baissant les yeux.
« Edward… » commençai-je ne sachant trop dire car il avait l'air contrarié, « c'est normal, ce n'est pas une chose facile de- »
« Tu ne comprends pas Bella. Je voulais le faire, je voulais la tuer par-dessus tout pour nous venger » dit-il en serrant avec force le poing de son autre main. « J'étais à deux doigts de le faire, mais on a été plus rapide que moi. C'est -»
« C'est moi qui l'ai tué. » coupa Carlisle en me regardant. « Je ne voulais pas qu'Edward ait sa mort sur sa conscience » m'expliqua-t-il.
Edward tourna la tête vers son père et le fixa quelques secondes alors que ce dernier continuait de me regarder avec peine. Finalement, Edward soupira et ferma les yeux avant de me regarder avec douceur.
« C'est vrai ? » demandai-je en regardant Edward n'arrivant toujours pas à y croire. Il acquiesça.
« Oui » répondit-il.
Je n'aurais pas cru que Carlisle aurait été celui qui aurait fait ça, mais en y repensant, il était bien du genre à se sacrifier pour protéger sa famille et en particulier Edward, si cela pouvait lui éviter la damnation.
« Je suis contente que tu ne l'aies pas fait » dis-je avec une petite voix en baissant les yeux, brisant le silence qui s'était installé. Au fond de moi, j'étais soulagée qu'il n'ait pas son 'sang' sur les mains, au moins, il ne se torturera pas l'esprit à ressasser sa mort et être rongé par la culpabilité. Tuer Tanya, n'était pas la même chose que de tuer le premier traqueur venu. J'espérais que pour Carlisle, ses siècles d'expérience allaient l'aider à surmonter ça.
« Bella ? Tu m'as entendu ? demanda Edward en fronçant les sourcils.
« Comment ? Ah euh pardon…j'étais perdue dans mes pensées » bafouillai-je.
« Est-ce que ça va Bella ? Je pensais bien que ce n'était pas une bonne idée de parler de tout ça maintenant, tu es encore trop fragile. » dit Carlisle.
« Non, non, ça va. Qu'est-ce que tu as dis Edward ? »
« Je te disais que j'allais te laisser quelques instants, Charlie et Renée sont en bas, ils vont arriver d'ici quelques secondes. Je reviendrai plus tard. »
Je hochai la tête. Il se redressa et se leva du lit où il était assis, mais je retins sa main dans la mienne.
« Qu'y a-t-il ? » demanda-t-il intrigué.
« Tu ne peux peut être pas me prendre dans tes bras, mais un baiser ne me ferait pas de mal… » dis-je avec gêne.
Il sourit avec tendresse et se pencha pour poser délicatement ses lèvres contre les miennes.
« Je t'aime Bella » chuchota-t-il à mon oreille avant de se redresser.
« Je t'aime aussi Edward » murmurai-je.
Après un bref 'à tout à l'heure', Carlisle et lui quittèrent la chambre, me laissant seule à essayer de digérer les événements passés. Cependant, comme me l'avait dit Edward, je n'eus pas à attendre longtemps avant d'entendre frapper à la porte. Une autre épreuve m'attendait, celle de devoir faire face à ma mère et mon père.
*
J'étais restée près d'une semaine à l'hôpital, j'étais sûre que j'aurais été capable de rentrer plus tôt, mais Carlisle avait préféré jouer la prudence, et me garder en observation plusieurs jours.
Pendant près de deux semaines, je n'étais pas allée au lycée, avec tous les puissants antalgiques que je devais prendre pour mes côtes cassées, j'aurais été incapable de suivre les cours. Ma mère était restée une semaine après ma sortie de l'hôpital, Charlie n'avait pas voulu qu'elle aille à l'hôtel et elle était donc restée chez nous. Cela avait été très étrange pour moi d'avoir mes deux parents sous le même toit, je pensais que cela n'avait pas dû être facile pour eux non plus, ma mère gardait une pointe de culpabilité d'être partie de cette façon après ma naissance, et mon père n'avait jamais réussi à faire une croix sur Renée. Cependant, ils se comportèrent de façon cordiale et essayèrent de ne rien laisser paraitre.
Edward avait repris le lycée peu de temps après mon réveil à l'hôpital, non pas qu'il mourrait d'envie d'y retourner, mais il avait préféré jouer le garçon normal et sérieux face à ma mère. Néanmoins, ma mère aussitôt retournée en Floride, Edward avait séché toute la semaine l'école pour rester avec moi. Je passais mes journées à la villa, profitant de la compagnie Cullen ou à écouter Edward jouer du piano.
Cela faisait maintenant trois semaines depuis l'accident, et d'après Carlisle, j'allais pouvoir reprendre le lycée demain, la cicatrisation était en bonne voie et je n'avais plus besoin de sédatifs pour la douleur.
« C'était magnifique Edward » dis-je alors qu'il venait de terminer un morceau au piano.
« C'est toi qui m'inspire » dit-il en se levant. Il m'offrit un sourire plein de tendresse et vint s'assoir près de moi sur le canapé. « Ton visage a bien cicatrisé, on ne voit presque plus rien » dit-il en passant la pulpe de ses doigts sur les quelques traces encore roses, vestiges des entailles dues aux éclats de verre.
« Oui je suis contente » répondis-je avec un sourire timide. Voilà quelque chose qui ne nous rappellerait pas sans cesse cet événement tragique à tout jamais.
Il passa un bras autour de mes épaules et enfouit sa tête dans le creux de mon cou.
« Hum…tu sens si bon » chuchota-t-il en passant ses doigts dans mes cheveux.
A ce contact, mon corps se mit à réagir, mon cœur et ma respiration s'emballèrent, cela me manquait, Edward et moi n'avions pas eu de moments d'intimité depuis plusieurs semaines. Ma main glissa derrière sa nuque et l'approchai de moi un peu plus.
« Bella… » m'averti-t-il en reculant sa tête pour me regarder. Je ne lâchai pas sa nuque et collai avec avidité mes lèvres contre les siennes, nous engageant dans un baiser langoureux, chose qui ne nous était pas arrivé depuis un certain temps car Edward interrompait toujours nos étreintes de peur d'aller trop loin étant donné mes blessures. Encore une fois, il mit fin à notre baiser et recula, avant de s'adosser contre le canapé et pencher sa tête en arrière.
« Edward, qu'est-ce qu'il y a ? » boudai-je.
« Tu n'es pas bien encore rétablie, ce n'est pas raisonnable d'aller plus loin » dit-il en fermant ses yeux avant de soupirer.
« Ecoute Edward, j'en peux plus. J'ai besoin de toi, c'est un calvaire de t'avoir près de moi et ne pas pouvoir te toucher ! » râlai-je.
« Parce que tu crois que c'est plus facile pour moi ?! » s'écria-t-il avec un sourire en coin. « Ton parfum m'enivre, j'entends ton cœur battre à des mètres, à chaque clignement de paupières, c'est ton visage que je vois, quand tu me parles je ne vois que tes lèvres, quand- ». J'avais plaqué ma main sur sa bouche pour le faire taire, il resta me fixer sans bouger tandis que je passai ma jambe au-dessus de ses genoux pour m'assoir à califourchon.
« Visiblement, on a atteint le même stade tous les deux. Je sais que je suis encore fragile, mais je n'ai plus mal, et si on est prudent, il n'y a aucune raison que cela se passe mal… » susurrai-je à son oreille sans enlever ma main de sa bouche.
J'inclinai ma tête déposai un baiser dans son cou, lui arrachant un grognement plaintif. Soudain, il attrapa ma main et la décolla de ses lèvres avant de mettre le bout de mes doigts dans sa bouche et de les sucer gentiment. Je me reculai immédiatement et restai coite devant ce spectacle qui m'émoustilla et me coupa le souffle.
« Edward… » murmurai-je d'une voix rauque. « …Maintenant tu as intérêt à finir ce que tu viens de commencer » ajoutai-je avec un sourire.
Il vrilla son regard dans le mien et je pouvais voir ses yeux pétiller d'excitation tandis qu'il embrassait ma paume, puis l'intérieur de mon poignet. Apparemment, non seulement il succombait à la tentation mais en plus, il avait décidé de me torturer de plaisir. Il n'y avait aucune raison pour que moi seule soit la victime de ce petit jeu, aussi, je plaquai mon bassin contre le sien et roulai doucement contre lui. Il lâcha instantanément ma main, et agrippa mes hanches pour stopper mon mouvement.
« Pas la peine de me tourmenter de cette façon, je suis déjà tout à toi mon amour » dit-il en caressant mes cuisses avec douceur avant d'effleurer mon menton avec ses lèvres.
Je soupirai d'aise et glissai mes mains derrière sa nuque puis remontai vers sa chevelure, entremêlant mes doigts dans ses cheveux soyeux. Il continua de me titiller et évitant soigneusement de rencontrer mes lèvres, se contentant de caresser la ligne de ma mâchoire avec son nez, puis l'arche de mon cou. Ses mains remontèrent sur mon buste et vinrent déboutonner mon chemisier, puis doucement, il caressa ma poitrine à travers mon soutien gorge avant de descendre jusqu'à ma taille. Lorsque ses mains fraiches vinrent chatouiller la cambrure de mes reins, une vague de frissons me parcourut le corps et mon dos s'arqua, plongeant mes seins tendus vers Edward. Il le prit pour une invitation, et il fit courir sa langue humide le long de mon sternum pour finalement atteindre un mamelon, le suçant gentiment à travers le tissus du soutien gorge.
Je sentais l'excitation monter en moi comme jamais cela ne m'était arrivé auparavant, je ne souhaitais qu'une chose, aller rapidement à l'essentiel, mon corps était déjà en feu alors qu'Edward m'avait encore à peine touché. Mais d'un autre coté, je voulais savourer ce moment, apprécier chaque seconde, chaque caresse, chaque frisson. Je fermai les yeux et basculai la tête en arrière, tandis qu'il baissa légèrement le tissu de mon sous-vêtement pour libérer mes seins. Puis il picora la peau fine et réactive de cette partie de mon anatomie avec délectation. Soudain, il se figea.
« Mince !!! » murmura-t-il avec panique.
« Quoi ? » demandai-je complètement prise au dépourvu.
Pour toute réponse, il me prit dans ses bras et nous emmena en un éclair dans sa chambre. Il me déposa à terre, puis ferma la porte.
« Désolé pour ça…ils rentrent de chasse, un peu plus et je ne les entendais pas arriver, voilà ce que c'est d'être distrait » dit-il avec son sourire en coin. « Heureusement que j'ai capté à temps la vision d'Alice »
« Sa vision ? » demandai-je interloquée.
« Disons que si Emmett avait été en état de choc, cela n'aurait pas été de sa faute cette fois-ci » ria-t-il.
Il était vrai que j'avais totalement oublié l'endroit où nous nous trouvions, je ne me serais pas remise de l'humiliation infligée si sa famille nous avait surpris dans leur salon.
« Salut les tourtereaux ! » entendis-je Alice avec bonne humeur depuis le rez-de-chaussée.
Edward pouffa de rire tandis que je reboutonnais mon chemisier.
« Qu'est-ce que tu fais ?! » s'étonna-t-il en me regardant avec des yeux écarquillés.
« Comment ça qu'est-ce que je fais ? Je ne vais pas aller les voir déshabillée quand même ! » ris-je
« J'ai pas l'intention d'aller en bas maintenant… » dit-il d'une voix suave en s'approchant de moi, me faisant reculer vers le mur. « …tu m'as dit de finir ce que j'avais commencé, alors je t'obéis » ajouta-t-il avant de me coincer contre le mur et embrasser mon cou.
« Je…Edward…on ne peut pas… » tentai-je vainement d'expliquer, mais lorsqu'Edward agissait de cette façon, il m'était impossible d'être cohérente. Aussi, j'agrippai ses cheveux et tirai en arrière pour lui faire comprendre d'arrêter et de me regarder. « Edward, tu es bien placé pour savoir qu'ils entendent tout ! » chuchotai-je tellement bas qu'une oreille humaine aurait du mal à me comprendre. Il soupira et colla son front contre le mien.
« T'as raison…mais ne t'attend pas à ce que je sois de bonne humeur, ça a beau être ma famille, je ne les ai jamais autant détesté que maintenant » ria-t-il.
« On a entendu !! » cria Emmett depuis le salon.
Edward souffla d'exaspération puis attrapa ma main pour aller les rejoindre.
*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*~*
POV Edward
« Emmett….qu'est-ce que je vais faire de toi ? » dis-je avec un sourire difficilement réprimé.
« Hein ?! Cette fois je n'ai fait aucune allusion à ce que vous faisiez que je saches !! » se défendit-il avec véhémence.
« Tu as mis mal à l'aise Bella » continuai-je en souriant cette fois.
« Eh ! C'est pas- » commença Bella, mais je mis ma main sur sa bouche pour l'empêcher de parler.
« Je te signale que j'ai une revanche à prendre frangin ! » le provoquai-je.
« Eh c'est pas juste ! Je peux même pas sauver l'honneur de la famille quand on l'insulte ? » s'écria-t-il en faisant mine d'être outré.
« Nan, il me faut un prétexte pour passer ma frustration, et tu t'es porté volontaire en intervenant ! » ris-je avec bon cœur. « En plus comme je l'ai dit, je devais te mettre une dérouillée et j'ai été très patient je trouve, alors aujourd'hui c'est le grand jour » ajoutai-je en pliant lentement mes manches.
« Ah ah ! Tu me fais pas peur Eddinouchet ! » me provoqua-t-il en croissant ses bras sur son torse, un grand sourire sur ses lèvres. Nous chamailler était son jeu préféré.
« Dans ce cas, tu accepteras de sortir dehors avec moi alors. »
« Et comment ! » répliqua-t-il en levant le menton.
« Hep, hep, hep !!!! » cria Alice alors que nous avions fait un pas en direction de la baie vitrée.
« Quoi ?!! » s'écriâmes Emmett et moi simultanément en regardant Alice.
Elle avait une main sur sa hanche et l'autre nous pointait du doigt avec un air menaçant.
« Vous croyez quand même pas que je vais accepter ça ! Hors de question d'aller jouer au caïd avec des chemises de cette valeur ! Donner-les moi ! » dit-elle avec autorité.
Emmett et moi nous regardâmes avec incrédulité, Alice ne changerait jamais. Avec docilité, nous déboutonnâmes nos chemises en une fraction de seconde et les enlevâmes avant de les lui donner. Sans plus attendre, nous fîmes demi-tour et repartîmes.
« Nan, nan ! Ça ne va pas ! » s'écria-t-elle à nouveau.
« Quoi encore ???!! » répondîmes-nous à l'unisson.
« Je viens de voir que vous alliez abîmer vos pantalons, ça me fait mal au cœur de voir des vêtements dégradés. Enlevez-les »
« Tu plaisantes j'espère ???! » m'exclamai-je avec des yeux écarquillés.
« Est-ce que j'ai l'air hilare là ? » répondit-elle en pointant son visage avec son index. Non, elle était sérieuse.
« On ne va pas se battre en boxer non plus !!! » dit Emmett sur le même ton.
« Ah mais ça, c'est vous qui voyez ! En même temps, les lutteurs ont bien un justaucorps ridicule à bretelles et ils ne râlent pas, eux !! Allez, exécution ! » dit-elle avec autorité.
J'entendis Jasper pouffer de rire suivi de près par les autres quand nous enlevâmes nos pantalons.
« On a le droit à nos chaussures ?! » dit Emmett avec ironie.
« C'est votre problème, mais entre nous, vous devriez les enlever car vous n'en avez aucune utilité et c'est pas super sexy avec les chaussettes et le boxer… » nous dit-elle avec un air entendu.
« Et ben non ! On va les garder juste pour t'embêter ! » dit Emmett de façon puérile.
Je tentai un coup d'œil vers Bella, pensant qu'elle se retenait de rire, mais je me trompais. Elle était littéralement entrain de me dévorer des yeux, balayant mon corps de haut en bas et en se mordillant légèrement la lèvre inférieure. Immédiatement je détournai le regard et attrapai le poignet d'Emmett pour qu'il me suive, si je restais une seconde de plus dans la même pièce qu'elle, je ne pourrais plus répondre de mon corps.
Nous allâmes sur la pelouse à l'arrière de la maison et nous mîmes face à face, les bras repliés devant nous, prêt contrecarrer les coups.
« Je vais t'avoir comme d'habitude, mauviette !! » dis-je avec sourire.
« Naaann…cette fois-ci, je ne te laisserai pas gagner ! » répliqua-t-il avec assurance.
« Pff, comme si ça se pouvait ! » dis-je avec dédain.
En réponse, il tenta un crochet du droit, mais je le vis dans son esprit et esquivai facilement. Pour le provoquer, je profitai de sa position pour lui donner une tape derrière sa tête avec la paume de ma main.
« Eh ! »
« Quoi ? » demandai-je ne sachant pas ce qu'il avait
« C'est pas du jeu ça ! »
« Qu'est-ce qui n'est pas du jeu Emmett ? » demandai-je, « ça ? » ajoutai-je en le retapant derrière la tête.
« Ouaiiiiiiii !! » répondit-il avant de se jeter sur moi.
Comme à notre habitude, nous partîmes dans une course folle, tantôt jurant, tantôt éclatant de rire. Pendant plusieurs minutes, nous nous taquinâmes à nous tourner autour quand soudain, je réussis à esquiver une énième tentative de sa part pour m'assener un coup et passai derrière lui, immobilisant ses bras.
« Encore gagné » dis-je avant de coller mes crocs contre son cou.
« Pfff…je préfère me battre contre Jasper de toute façon, c'est plus équitable » bougonna-t-il en se libérant. Nous rîmes et nous nous serrâmes dans une accolade avant de retourner vers la terrasse où Carlisle, Esmé et Jasper nous attendaient.
« Où sont les filles ? » demandai-je.
« Parties dans la chambre d'Alice discuter chiffons… » dit Esmé avec sourire.
« Toujours pas de nouvelles de Denali ? » demandai-je après un silence. Carlisle tourna la tête de droite à gauche.
« Non…ils sont en deuil Edward, il leur faudra du temps pour surmonter leur chagrin, même s'ils savent ce qu'elle a fait…Mais je crois qu'ils ont encore plus de mal à digérer l'existence des Quileutes ».
Le clan de Denali n'était pas au courant pour les loups et le traité qui nous unissait, c'était pour cela que Tanya ne s'était pas méfiée et avait pénétré sur leur territoire. Mais quand nous avions vu la recrudescence des transformations, nous avions préféré leur dévoiler leur existence pour éviter tout problème ultérieur. Seule Bella demeurait dans l'ignorance. Bien que cela fusse difficile pour nous de le lui cacher, nous n'avions pas le droit de révéler leur secret aux humains, comme ils n'avaient pas le droit de révéler le notre. Si Bella devait le savoir, ce ne serait pas à cause de nous. C'était pour cela que Carlisle m'avait interrompu après le réveil de Bella à l'hôpital et avait pris l'entière responsabilité de la mort de Tanya. Sur le coup, j'avais été surpris mais après son explication silencieuse, j'avais compris la nécessité et accepté ce mensonge bien que cela me fasse mal que Bella croie Carlisle coupable.
Pendant plusieurs minutes, un silence s'installa.
« Je crois que je vais aller m'habiller maintenant, Charlie pourrait imaginer des choses s'il me voyait ramener Bella dans cette tenue ! » ris-je.
« Quoi ? Ne me dis pas que Charlie pense que sa petite fille est toujours vi- »
« Emmett !! » le coupai-je en donnant un coup de poing dans son épaule.
« Ah ah ah !! S'il savait le pauvre Charlie ! Heureusement que tu ne crains pas son fusil ! ». Emmett était plié en deux, incapable de s'arrêter de rire. Je levai les yeux au ciel et partis me revêtir.
Une fois prêt, je partis en direction de l'escalier pour aller chercher Bella. Je pouvais les entendre discuter, apparemment, Alice avait encore décidé de faire pression.
« Alice pourquoi je mettrais ça ?! » dit Bella. Je décidai de ne pas rentrer dans la chambre quand je vis dans l'esprit d'Alice et Rosalie qu'il s'agissait de lingerie. Après les événements de tout à l'heure, je n'avais pas envie de me faire du mal, la frustration avait bien été assez pénible ainsi.
« Edward, on sait que t'es là, dégage ! » dit Alice à travers la porte en riant. « Bella arrive, tu peux l'attendre en bas ». Ni une, ni deux je m'exécutai. Pour éviter de penser à ce qu'elles faisaient et voir leurs pensées, je m'assis au piano et laissait la musique m'emporter.
Quelques minutes plus tard, Bella descendit.
« C'est bon Edward, on peut y aller » dit-elle.
Le trajet en voiture fut relativement silencieux et aucun de nous deux tentèrent de toucher l'autre. Notre libido avait été mise à rude épreuve dans la journée et la tension était toujours là, autant ne pas tenter le diable puisqu'il n'y aurait aucun moyen de relâcher la pression avant un moment. Son soupir me sortit de ma rêverie.
« Qu'y a-t-il ? » demandai-je tandis que l'on arrivait dans sa rue.
« Hum rien… »
« Vraiment ? »
« C'est juste que je n'ai pas envie que tu partes » dit-elle finalement.
« Mais je vais revenir quand Charlie sera couché » la rassurai-je même si j'avais le même sentiment qu'elle.
« Je sais mais…Eh ! La voiture de mon père n'est pas là ! Un dimanche soir ? » s'étonna-t-elle quand nous nous arrêtâmes devant sa maison.
« Oui, il n'est pas là. Je ne l'entends pas » précisai-je en coupant le moteur.
Bella sortit rapidement de la voiture et je la rejoignis pour entrer dans la maison. Dans la cuisine, on trouva un mot, Bella le prit et le lit.
« Bella, Harry et Sue m'ont invité à diner chez eux ce soir puis à rester voir le match, tu seras sûrement couchée quand je rentrerai. Passe une bonne soirée, à demain » lit-elle. « Il me demande de passer une bonne soirée ?! Alors en bonne fille obéissante je vais m'exécuter ! » dit-elle avec un sourire en coin avant d'attraper le col de ma chemise pour m'attirer vers ses lèvres. Je m'arrêtai juste à quelques centimètres de sa bouche.
« Et qu'est-ce que je peux faire pour t'aider à passer une bonne soirée ? » chuchotai-je en la poussant contre le plan de travail, non loin de l'évier.
« J'ai une idée, et elle peut même t'être agréable à toi aussi… » dit-elle d'une voix coquine en essayant toujours d'atteindre mes lèvres.
« Tu crois ? » dis-je sur le même ton en frottant le bout de mon nez contre le sien.
« Plus que tu ne peux l'imaginer… ». Elle glissa ses mains sur mes fesses pour m'attirer contre elle.
« Je veux bien essayer alors… » soufflai-je doucement avant de poser mes lèvres contre les siennes et de prendre en coupe ses joues. Ce n'était pas un baiser fougueux, mais un baiser plein de tendresse, profitant de chaque instant, car cette fois-ci nous avions le temps. Après plusieurs secondes, Bella interrompit notre étreinte.
« Ce petit aperçu te convient-il ? » demanda-t-elle.
« Hum…il faut que j'essaye encore, je n'ai pas tout bien compris le concept… » répondis-je en faisant semblant d'être sérieux.
« Dans ce cas, il va falloir que je trouve autre chose… ». Ses mains brulantes remontèrent sous ma chemise et ses doigts effleurèrent doucement mon dos avant de passer sur mes abdominaux, déclenchant en moi une vague de désir. Tandis que je balayais ses cheveux derrière ses épaules, elle déboutonna ma chemise avec lenteur. Une fois débarrassé de mon vêtement, je fis courir mes mains sur son cou puis sur son buste pour venir déboutonner son chemisier, dévoilant un soutien-gorge affriolant noir et blanc.
« Ok, je suis conquis. » dis-je avec des yeux écarquillés avant de plonger mon visage entre ses seins. Je l'entendis rire.
« Je comprend mieux pourquoi Alice m'a littéralement forcé à enfiler ça ! » ria-t-elle. Je relevai la tête et vrilla mon regard dans le sien.
« Rappelle-moi de la remercier dès que je la verrai » dis-je comme un enfant devant une montagne de bonbons. « Maintenant tu m'excuses, il faut que j'aille voir le reste ! ». Sans plus attendre, je l'aidai à la débarrasser de son chemisier puis défis son pantalon et le baissai. « Bon sang Bella ! Si j'avais un cœur, je ferai une attaque sur le champ ! » m'écriai-je en voyant son string à larges bandes en tissu noir et blanc presque transparent. Je finis d'enlever totalement son pantalon, puis je pris sa main pour lui faire faire un tour sur elle-même pour admirer la vue. Elle était magnifique, la lingerie mettait en valeur ses formes et le noir contrastait avec la pâleur de peau mais les touches blanches adoucissaient le tout. On aurait dit une poupée de porcelaine et cette fragilité m'était rappelée par les signes de contusion encore visibles sur ses côtes.
« T'aimes ? C'est pas un peu trop…osé ? » demanda-t-elle timidement, les joues en feu.
« Osé ? » réfléchis-je, « venant de toi, un peu…mais c'est loin de me déplaire !! J'aime la Bella osée. » dis-je en lui faisant un clin d'œil.
Elle passa ses bras autour de ma nuque et sauta pour encercler ma taille avec ses jambes.
« Tu veux bien m'aider à passer une bonne soirée alors ? » dit-elle en regardant à travers ses cils.
« Avec plaisir ! Beaucoup de plaisir… » répondis-je en l'asseyant sur le plan de travail. « Par quoi dois-je commencer ? » demandai-je de façon naïve en faisant courir le bout de mes doigts sur ses épaules puis sur sa clavicule.
« Ce qui te fait envie… » dit-elle dans un souffle en fermant les yeux puis en basculant sa tête en arrière.
Dans cette position, j'avais une vue magnifique sur sa gorge, je pouvais voir le sang pulser dans ses carotides, mais curieusement cela ne me donna pas soif car mon désir pour Bella était bien plus fort que cela.
Je continuais de faire glisser mes doigts sur sa peau, longeant son sternum, ses seins, ses côtes, son ventre, déclenchant une chair de poule sur le passage et la contraction de ses muscles. Je voyais sa cage thoracique se soulever de plus en plus rapidement à mesure que sa respiration s'accélérait sous l'effet de mon toucher, ce qui eut le don de titiller mon bas-ventre avec force. Bella s'offrait à moi tel un cadeau et je ne savais pas si je voulais savourer ce présent en détaillant l'emballage avec minutie ou bien m'en débarrasser rapidement. Cependant, mon esprit n'était plus en état de marche et ce fut mes pulsions qui répondirent à ma place. Mes mains avaient déjà tracé leur chemin jusque dans son dos pour dégrafer son soutien-gorge, ensuite, je passai délicatement mes pouces sous les bretelles et soulevai celle-ci pour les faire glisser sur ses épaules. Bella n'avait pas bougé d'un pouce pendant la manœuvre, toujours en attente. Je pouvais sentir qu'elle était excitée par ce qui allait venir, anticipant mes gestes.
J'avais à peine libéré sa poitrine de leur carcan, que mes lèvres vinrent s'écraser sur ses seins, léchant et suçant chaque partie tandis que mes mains exploraient chaque cellule libre. Je sentis ses mains remonter ma nuque et agripper mes cheveux tandis que des soupirs audibles s'échappaient de sa bouche. Cela faisait des jours que j'attendais ce moment et je ne savais plus si je voulais prendre mon temps ou non, mais quand Bella se cambra, son bassin roula sous le mien et ce frottement exquis vint affoler mon sexe déjà gonflé de plaisir.
Bella dû ressentir la même chose car ses mains vinrent avec urgence déboutonner mon pantalon. Tandis qu'elle s'activait, elle m'embrassa avec fougue quand je relevai la tête. L'empressement était là pour nous deux à présent, nous avions tous deux envie de passer à la vitesse supérieure. Quand elle me libéra enfin de mon pantalon, elle glissa sa main dans mon boxer pour enrouler ses doigts fins et chaud autour de mon membre durci.
« Bella…tu peux pas imaginer comme j'ai envie de toi… » murmurai-je dans une voix à peine audible pour elle.
« Moi aussi Edward…j'ai envie de toi… » répondit-elle en commençant à faire des va-et-vient avec sa paume.
Je savais qu'elle voulait faire plus que ça, me donner le même plaisir que je lui donnais avec ma bouche, mais c'était quelque chose qui me bloquait, voir Bella agenouillée devant moi m'était insupportable. C'était une position de soumission dans mon esprit et il était hors de question qu'elle me 'serve' ainsi, cela me mettait mal à l'aise. Je la remerciais intérieurement de ne pas insister, elle savait qu'un jour j'apprendrais à dépasser mon blocage et se montrait patiente avec moi.
J'attrapai son string de chaque coté de ses hanches et le fis glisser sur ses cuisses. Elle interrompit son geste puis desserra ses jambes autour de ma taille pour que je puisse enlever totalement son dessous. Je dû me baisser pour le libérer de ses pieds et profitai de déposer des baisers sur ses cuisses en remontant avec frénésie vers son entre-jambe excité.
« Non Edward… » dit-elle quand je passai ma langue sur cette zone humide de plaisir. « Je te veux tout de suite… » ajouta-t-elle en tirant mes cheveux. Je me relevai immédiatement et repris ma position initiale entre ses cuisses, moi aussi je la voulais tout de suite.
Nos lèvres se collèrent et nous nous lançâmes dans un baiser passionné et avide. Bella croisa ses jambes derrière mes fesses et appuya avec ses talons pour rechercher la friction entre nos deux bassins. Je glissai une main entre nous et attrapai mon membre tendu pour l'introduire dans son sexe. A la sensation, nous cessâmes de nous embrasser et soupirâmes à l'unisson. Les yeux fermés, Bella sourit de plaisir et tenta de se contenir en mordillant sa lèvre inférieure.
« Je t'aime Bella…à en mourir. Si tu étais morte dans cet accident… » commençai-je avec sérieux.
« Shhh » me coupa-t-elle en collant son index contre mes lèvres. « Tout va bien Edward » dit-elle en me regardant droit dans les yeux. C'était la première fois que nous évoquions ce sujet depuis mon aveu de me détruire si jamais elle venait à mourir. « Je t'aime aussi » rajouta-t-elle en amorçant un va-et-vient avec son bassin immédiatement poursuivi par moi-même.
Pendant plusieurs minutes, nous savourâmes cette connexion qui nous avait manqué, soupirant et marmonnant, nous couvrant de baisers enflammés, caressant chaque centimètre carré de nos peaux.
Soudain, Bella enlaça mon cou, agrippant fortement autour de moi.
« Edward…je …je… » bredouilla-t-elle alors que je sentais son intimé se contracter avec spasme autour de moi provoquant en moi une vague de plaisir. « Oh mon dieu ! Edwardddd !! » cria-t-elle quand son orgasme la submergea. Cette fois-ci les parois de son sexe se resserrent sur mon membre et il ne m'en fallu pas plus pour m'emmener au Nirvana.
« Bella ! » criai-je à mon tour, me déversant en elle.
Nous restâmes plusieurs minutes ainsi, enlacés et connectés, nous caressant machinalement, appréciant ce moment de plénitude. Quand Bella finit par reprendre son souffle, elle se redressa et me regarda avec tendresse avant de nous séparer.
« Tu vois, mes blessures ne m'ont pas fait mal, de toute façon je n'aurais pas pu attendre plus… » dit-elle avant de rire aux éclats. Je la rejoignis dans son rire tout en dégageant ses quelques mèches de cheveux collés par la transpiration sur ses tempes.
« J'espère que j'ai rempli ma mission, est-ce que je t'ai aidé à passer une bonne soirée ? » demandai-je
« Oui mais la soirée n'est pas terminée… » dit-elle avec un ton aguicheur.
« Quelle partie de la maison veux-tu qu'on essaye maintenant ? » répondis-je en mettant mes mains sur mes hanches et en faisant mine de regarder autour de moi, déclenchant un fou rire chez Bella.
« Edward ! Ne fais pas l'idiot ! Ça va être déjà assez dur de faire la cuisine mantenant sans penser à ce qu'on vient de faire ici !!! » réussit-elle à dire avant de rire de plus belle.
Souriant moi aussi, je restai la contempler. Voir Bella resplendissante de bonheur était ma plus belle récompense, un don du ciel qui était venu illuminer ma sombre existence et me faire comprendre que je pouvais trouver le bonheur malgré ma condition. Tout ce que j'espérais, c'était que ce bonheur dure le plus longtemps possible.
« Qu'est-ce qu'il y a Edward ? » demanda-t-elle en reprenant son calme.
« Je t'aime Bella »
« Je t'aime aussi Edward »
Je la pris dans mes bras tel un trésor et déposai un baiser sur sa joue avant de monter dans sa chambre. Comme elle l'avait dit, la soirée n'était pas finie...
Odrey : Et bien ça y est…on y est arrivé…
Giaah : *Snif*
Odrey : Giaah… arrête de pleurer !
Giaah : Je peux paaaaaas *Snif*
Odrey : On pouvait pas la continuer infiniment, on allait finir par épuiser nos tourtereaux…
Giaah : Techniquement, Eddy est inépui-
Odrey : Oui, oui, oui c'est bon, on sait… Mais on avait dit qu'on s'arrêtait là.
Giaah : Je sais bien mais c'est trop duuuur *snif* c'était la toute première, mon petit bébé. Elle m'a apporté tellement de choses ! Déjà avec toi, au départ tu me corrigeais puis on s'est associé et que dire…. C'est tout simplement grandiose cette complicité !! Puis avec tous les lecteurs *Snif* ils ont été d'un soutien si grand ! Toujours un mot gentil, un encouragement. On leur doit tout car on ne serait jamais arrivé jusqu'ici sans eux ! *Snif* c'est trop d'émotions pour mon petit cœur, c'est dur de se séparer de cette histoire… Des nuits blanches, des journées entières à écrire et à réfléchir… Tellement de temps passé dessus… Efforts toujours récompensés par nos jolies reviews… Je n'arrive pas à y croire, c'est vraiment fini ? *Snif*
Odrey : Oui c'est fini. Bon reprend-toi maintenant ! *donne un coup de coude à Giaah et sourit niaisement pour faire bonne figure*
Giaah : Vi…
Odrey : Je voudrais moi aussi vous remercier, c'est grâce à vous que le succès de cette histoire a été au rendez-vous. J'espère que ce chapitre final vous aura satisfait, il n'a pas été facile à écrire car la majeur partie du dénouement se situait dans le chapitre 23, il a fallu trouver de l'inspiration pour avoir de la matière à écrire.^^ Pour ce qui est de la question de la transformation, vous n'êtes pas sans avoir remarqué que ce sujet n'est jamais venu sur le tapis, ce n'est pas un oubli, on ne voulait simplement pas s'embêter avec ça. On sait que Bella en a fait le souhait à la fin de Fascination, donc c'est toujours le cas ici car on a repris l'histoire à partir de Tentation. On peut donc supposer qu'elle va rebassiner Edward avec ça dans le futur et recoller avec l'histoire originale, tout comme le problème de Victoria d'ailleurs. Vous êtes libres d'imaginer la suite que vous voulez !
Giaah : Je suis sûre que t'as encore quelques trucs à écrire sur cette fic ! T'as toujours une vanne pour Emmett ou une petite scène de lemon en stock…
Odrey : Nan pas là…Mais comme je l'ai dit à certains, s'il y a une demande des lecteurs et si le cœur nous en dit, peut être qu'on pourrait faire un out-take…Mais si ça doit arriver, ce ne sera pas une priorité car tu te rappelles Giaah qu'on a chacune nos fic maintenant ?!
Giaah : C'est vrai. La mienne s'appelle 'L'accord' pour ceux qui ne l'aurait pas déjà lu.
Odrey : Et la mienne s'appelle 'Un amour sans assurance', je crois qu'elle est dans tes favoris Giaah ?
Giaah : Bien sûr !
Odrey : Voilà…je crois qu'on a fait le tour de tout ce qu'on avait à vous dire. Tu as quelque chose à rajouter ?
Giaah : Oui…je suis triste.
Odrey : On sait, moi aussi Giaah, mais il faut savoir tourner la page et tu sais qu'on fait le tour de cette histoire.
Giaah : Ok j'arrête. Encore merci à tous !
Odrey : Merci beaucoup ! On a hate de connaitre vos sentiments sur la fin de cette histoire ^^
