Titre: Song

Auteur: GhostSound

Disclaming: Les personnages et autres ne m'appartiennent pas, mais sont à J.K Rowling.

Pairing: HP/DM

Rating: T

Voici le nouveau chapitres de "Song", en espérant qu'il vous plaise.

La chanson est d'Emilie Simon: "Rose hybride de thé".

Bis.


Une semaine… Cela fait une semaine que Potter et moi nous voyons… Une semaine que Voldemort est mort, ainsi que le vieux fou…

Aussi étrange que cela puisse paraître, un calme étrange règne sur le monde sorcier… Bien sûr, des festivités ont eu lieux, mais depuis quelques jours, un calme olympien s'est abattu sur notre population, les gens réalisent les pertes, les morts… Ils comprennent le prix de la guerre…

Une semaine plus tôt, j'ai trouvé Potter dans la Salle sur Demande, il semblait abattu, triste, sans vie. Son corps était vêtu de ses vêtements de cours et de sa cape, mais celle-ci ressemblait plus à un haillon digne des vêtements des elfes de maison. Une lueur étrange brillait dans ses yeux, un mélange de haine, de désespoir… De solitude… Je le fixais, et congédiait cette fille dont je ne me rappelle même pas le nom, comme bien d'autre…

Mon oeillet fixé à votre iris

Ses yeux habituellement d'un vert éclatant, étant à se moment d'un vert terne, d'une couleur commune, alors qu'ils étaient si brillant de vie… Je me demandais à un moment si c'était bien lui… Puis ils c'est lever, nous avons « parlé », et enfin, il me posa cette question qui me perturba, et qui me perturbe toujours…

« Embrasse-moi »

Deux mots… Deux simples mots que j'entends si souvent… Des mots qui habituellement me font jubiler… Seulement là, j'étais surpris, jamais -au grand jamais ! – je n'avais pensé un jour entendre ces mots sortir de sa bouche pour moi…

Et ses yeux… Si sincère !

Comme narcisse je contemple

Si sincère ! Si sombre ! Si vide. Si triste… Il pensait ses paroles, il voulait que je l'embrasse. Il m'expliqua qu'il se sentait seul. Mais il n'avait pas besoin de le dire, car je le voyais bien dans son regard.

Je me voyais dedans, je me voyais m'approcher de lui, je me voyais fermer peu à peu les yeux… Je me laissais tenter à ce désir qu'il émettait, je lui obéissais. Et finalement ma bouche se collait à le sienne, me faisant tomber dans un tourbillon de sensation. Je crois que je n'avais jamais ressentis cela avec une fille ou un garçon. Mais je me repris, apeuré par cela, et je lui dis de ne pas se précipiter, que je voulais que l'on se connaisse d'abord. Prétexte ! Ce n'était qu'un prétexte pour fuir cette peur. Pour ne pas me perdre dans ce désir qui naissait…

Dans ces miroirs entre vos tempes
Le reflet sombre de mes vices
Une semaine à passer, et nous n'avons toujours pas couché ensemble, une semaine que je le freine.

Nous somme tous deux allonger sur le sol, moi le dos appuyer au Saul Cogneur –que nous avons figer avant-, et lui allonger entre mes jambes, son dos contre mon torse. Je lui parle de ma vie, de la façon dont mon père osait me traiter, de la façon dont ma mère tentait de me protéger avant sa mort –tué par le Seigneur des Ténèbres quand elle s'opposa au fait de faire de moi un de ses chiens-, de la façon dont j'appris à traiter les elfes de maison. Je lui parlais de mon enfance, moi, un petit garçon seul, dans un immense manoir bien trop vide, et se sentant bien trop seul… Et lui, il m'écoute bien sagement, jouant avec des brins d'herbes au sol. Et de temps en temps il me parle de lui…

Allongée à même le saule
Tout mon hêtre vous peuplier

Il me raconte sa victoire sur le Seigneur de Ténèbres, comment il à réussi à le vaincre, comment Dumbledore à succomber… Mais il me parle surtout de « l'après »… Il me dit qu'il à reçus une rose blanche… Et qu'il la détestait. Qu'il déteste qu'on lui associe la couleur blanche, car elle représente la pureté, et qu'il se dit être tout le contraire, car il à tuer des hommes…

« -Tu y étais obligé Potter, tu devait te défendre !

- Me défendre Malfoy, pas les tuer… »

Sa voix semble lasse de tout cela…

« -Si tu ne les tuais pas, ils t'auraient attaqué dans le dos.

- Même Malfoy, même… »

Un silence gênant s'installe, et il recommence à parler, me disant qu'il hait le rouge, couleur du sang, et donc de la mort. Qu'il déteste la couleur or, car elle représente la richesse, et que la richesse entraîne au déséquilibre, à la haine… Je ne suivais pas trop son résonnement, mais le laisse continuait. Il dit qu'il hait les couleurs de sa maison, mais qu'il aime bien le lion, car il représente le courage qu'il lui faut pour réussir à continuer.

D'un coup il cesse de parler, se rendant compte qu'il se confiait à moi. Il semble alors gêner, gêné d'avoir parlé de ses pensées. C'est à cet instant que je me rends compte qu'il parle jamais de son enfance, il parle toujours d'éléments récents.

Avec ce visage, il me semble fragile, ce qui lui donne un certain charme. Sa voix est traînante, basse, grave, renforçant ce je-ne-sais-quoi qui me rend étrange…

Moi peu à peu je me pliais
Devant vos charmes et vos paroles
Je te demande de me décrire ta rose, tu semble hésiter, et finalement me dit :

« Elle est commune, sa tige est longue, quelques feuilles par-ci et là, entourant des épines, jouant à cacher celles-ci pour mieux nous piquer. Le vert de sa tige est clair, mais avec des nuances de foncé vert le haut, allant à la racine des pétales blancs… Ah !... C'est pétales blancs, comme je les déteste… Je déteste cette couleur, bien trop pure pour m'aller… Je ne sais pas pourquoi, mais je garde tout de même cette fleure, emprisonner dans un sort d'immortalité, je crois que je veux la garder pour me rappeler de cette pureté égarer… »

Madame rose hybride de thé

La nuit commence à tomber, plongeant le ciel dans des teintes orangées, il regarde ce ciel et soupire avant de recommencer à me parler tandis que je l'observe… Ses cheveux noirs tout le temps désordonnés, sont parsemés de reflets orange, captant la lumière du ciel et les faibles rayons du soleil qui tentent de résister à la nuit. Sa tête bascule en arrière, se posant sur mon torse, et je vois ses yeux. Etrangement, il me semble que chaque fois que l'on se voit, ses yeux retrouve peu à peu une lueur , pas semblable à celle qu'il avait autrefois, non, mais une nouvelle…

Il me raconte ce qu'il aime, comme le thé bien chaud parfumé à la vanille, mais sans sucre… Qu'il aime la couleur de l'émeraude, une couleur qu'il juge charismatique. Qu'il préfère l'argent à l'or, de part sa froideur, mais aussi de ses reflets puissants…

Belle des nuits au crépuscule
Loin des regrets et des scrupules
Quelques pétales au thym parfait
Il me dit en revanche qu'il détestait les serpents, qu'ils lui rappelaient trop Voldemort, quelque chose qu'il cherche à oublier. En revanche, il aime parler en fourchelangue… Une langue bien étrange je l'avoue… Je ne l'ai entendus qu'une seule fois de ma vie, c'était lorsque je me suis battus en duel contre Har… Potter en seconde année. J'avais été impressionné, je dois bien l'avouer…

« - Parle-moi en fourchelangue…

- Pardon ?

- Tu à bien entendus Potter, parle-moi en fourchelangue, puisque tu aime le parler, j'aimerais bien t'entendre parler comme un serpent. »

Il esquisse un faible sourire, ce qui me réchauffe le cœur, avant je le voyais sourire dans les couloirs avec ses amis, avant de m'apercevoir. Mais cela fait une semaine qu'il semble éviter ses amis, même Granger et Weasley. A dire vrai, cela m'inquiète un peu, Potter semble… Mort… Par instant. Il ne rit plus…

Je le sens se redresser. Il se met à genoux devant moi, entre mes jambes, et met son visage à quelques centimètres du mien. Ses lèvres se pincent, sa langue est au bord de celles-ci, et un léger sifflement s'élève dans l'air, c'est… Envoutant… Son regards fixe le mien, alors qu'il continu son jeu.

Madame rose hybride de thé
Ne m'en voulez pas de chercher

Il cesse son sifflement, et nous nous regardons quelques instants.

« - Qu'à tu dis en fourchelangue ?

- Rien de bien important, ce qu'il me venait par la tête… »

Je ne le reconnais pas, ce Potter ne ressemble pas à celui avec qui je me battais, il ne ressemble pas à celui que je rabaissais. Celui-ci est plus… Spontané, moins prévisible. Cependant je cherche tout de même des ressemblances entre les deux. Pour le moment, je n'ai trouvé que le physique, et encore… L'ancien Potter semblait s'habiller avec la première chose qui lui tombait dans les mains, alors que lui, il s'habille avec soin, mais avec du noir. Or, Potter ne portait jamais de noir !

« Potter, pourquoi t'habille tu en noir ? »

Il se réinstalle sur moi comme avant et soupire.

« - D'après toi, pourquoi m'habillerais-je ainsi ?

-Hé bien… Au premier regard on peut penser au deuil… Mais en te voyant, je dirais plutôt que c'est ton état d'esprit. »

Il éclate de rire et tend son visage en l'air pour m'embrasser légèrement les lèvres.

« Bravo Malfoy, tu à gagner un baiser. »

Et il repose sa tête sur mon épaule.

Il ne me reste de nous deux
Qu'un souvenir bien vaporeux

Pourquoi je m'inquiète pour lui ? C'est vrai, nous ne nous sommes jamais entendus, nous nous sommes toujours haït… Détester… Vraiment ? Oui… Je crois… Non, je ne sais pas… Tout est confus. J'ai l'impression que toutes les affirmations que je possédais avant, sur lesquelles je m'appuyais, sont maintenant fausse…

« Potter, on devrais rentrer, la nuit commence à tomber… »

Mais il ne bouge pas, je le sens seulement qui bouge contre moi, un mouvement régulier, un mouvement qui m'indique qu'il c'est assoupis, et c'est en soulevant son visage que je le vois, les lunettes à moitié sur le bout de son nez, les yeux clos, les lèvres légèrement ouvertes…


Comment voulez-vous que je me menthe
Vos songes rongent mes pensées

Il dort, contre moi, contre mon corps. Et étrangement, je ne peux me retenir, je maintiens ce visage du bout des doigts de ma main droite et rapproche mon visage du sien. Je sens maintenant son souffle régulier sur mes lèvres. Oh ! Potter ! Comme je te hais ! J'ai l'impression d'être piéger… J'ai l'impression que mon âme saigne pour une raison qui m'est inconnu… Mes lèvres se posent finalement sur les siennes, un baiser doux, du bout des lèvres. Il gigote un peu et ses yeux papillonnent pour s'ouvrir sur des yeux d'un vert émeraude.

« -Oui ?

-On devrait rentrer, le soleil se couche…

-Juste un peu… Restons encore un peu… »

Oui, je suis pris dans un piège vicieux…

Vos ronces me sont destinées
Vous étiez pourtant si charmante

Il se tourne sur lui-même, et son ventre touche maintenant le mien, et ses bras se sont noués autour de ma nuque, je savais Potter maigre, mais je ne le pensais pas autant, il est vraiment léger.

« -Est tu sûr de te nourrir Potter ?

-Bien sûr, j'ai toujours été maigre de nature. »

J'ai du mal à le croire…

Sa tête se place dans mon cou, son souffle frôle ma peau, un frisson me parcourt l'échine. Le fait-il exprès ? Ses mains bougent et caresse mes cheveux, les décoiffant au passage, mais je m'en fiche, j'aime ça.

Mon corps se met à trembler, mes mains poser sur sa taille aussi, il s'en rend compte, et, sûrement gêné, il enfouit un peu plus sa tête dans mon cou.

« Désolé… » Me chuchote-t-il.

« Ce n'est pas grave… »

Je ne sais pas vraiment pourquoi il est désolé, mais je sens une larme tomber sur moi, et je sors son visage de sa cachette et le regarde, son visage baigner de larmes, ses yeux brillant de tristesse. Je lui ôte ses lunettes et reste sidéré par sa beauté encore plus flagrante… Je divague…

« Que t'arrive t-il ?... »

Il sourit faiblement, m'embrasse légèrement et prononce d'une voix rendus rauque à cause des sanglots :

« Je le mérite, c'est tout, c'est le prix à payer… »

Je ne comprends pas et me contente de le reprendre dans mes bras…


Ne prenez pas cet air gêner
C'est un hasard si mes mains tremble

Je tente de le calmer en le berçant, tentant de l'apaiser en lui murmurant des phrases types, en lui caressant les cheveux. Je ne sais pas pourquoi je tente de le calmer, peut être à cause de notre nouvelle « relation »…. Oui, c'est sûrement ça…

Il se calme enfin et nous restons ainsi, enlacés sous le saule cogneur, à regarder le soleil finir de laisser la place à la nuit.

Sa tête est maintenant sous la mienne, et je peux le regarder, il semble songeur alors qu'il regarde une étoile, son regard vert est torturé, mourant, ses cheveux son encore plus décoiffés qu'habituellement, et cela le rend foutrement plus sexy qu'avant… Enfin… Hum… Je me comprends…

Dès l'instant où nous sommes ensembles
Sous un conifère enlacés
Il souffre cela le vois, et je le serre un peu plus contre moi, et, finalement, il me regarde enfin étonner alors que je me dresse, lui toujours au sol, me regardant d'une lueur d'incompréhension dans les yeux. Il ne bouge pas, alors je le prends par la taille et le lève, il est droit, devant moi, presque contre moi, alors je l'attire un peu plus, jusqu'à ce que nos corps se touchent.

« Je peux t'appeler Harry ? »

Il me regarde fixement, intensément… Oh non… Qu'il cesse ce regard…

« Seulement si je peux t'appeler Draco. »

Je pose ma tête sur son épaule en déposant un léger baiser sur son cou.

« Tu est ma rose Harry, une rose perdue, une magnifique rose qui cherche qui elle est. Une rose à la base blanche, qui c'est noircie au fur est à mesure, prenant le légère teinte émeraude au reflet argenter sous la lune… »

Je lui montre que je l'ai écouté, par ces belles paroles qui me sont venues instantanément, un léger soubresaut me ramène à la réalité, et j'aperçois son visage en larme, légères, silencieuses. Je prends son visage en coupe avec mes mains et embrasse légèrement sa bouche.

Madame rose hybride de thé
Belle des nuits au crépuscule

« Merci Draco, merci… »

Je ne comprends pas vraiment, pourquoi ce merci ? Cela me parait normal, logique même, il à besoin que quelqu'un lui fasse ressentir qu'il est vivant. Après tout, c'est pareil pour moi. Je pense que c'est aussi pour cela que je réagis ainsi en ce moment… Oui, j'en profite… Non, je n'ai pas de regret. C'est ainsi que va la vie…

Loin des regrets et des scrupules
Quelques pétales au thym parfait
Nous restons encore longtemps dans cette position, debout, lui contre moi, nous embrassant longuement… Nous faisant sentir vivant. La guerre nous à tous tués à l'intérieur, nous cherchons tous du réconfort dans les bras des autres. Potter est moi sommes juste tombé au même moment dans ce tourbillon que nous éteints, et nous cherchons juste à nous en sortir en même temps. C'est tout…

Madame rose hybride de thé
Ne m'en voulez pas de chercher

Ennemis… Amis… Nous sommes ennemis, amants, mais nous ne serons jamais amis… C'est bien trop différent… Ennemis… Nos joutes verbales se transforment en réconfort… Nos joutes physiques se transforment en caresses réconfortantes… Tous ce changent, même nous deux.

Je le regarde rentrer dans sa salle commune en m'adressant un léger sourire… La dernière fois que je l'ai vus rentrer là-dedans, McGonagall le trainait dedans, et Severus me poussait –doucement- dans l'escalier pour m'emmené dans la salle commune des serpentards, aux cachots… Des souvenirs qui remontent au temps de nos disputes…

Il ne me reste de nous deux
Qu'un souvenir bien vaporeux

Au fond Potter… Qu'est-ce-qui à vraiment changer ?...


A Suivre...