Lorsque j'ai écouté cette chanson pendant l'été, j'en ai lâché mon I-pod en entendant les paroles, tout concordait avec l'histoire... La description physique de Draco, et même l'histoire de la rose! Et pourtant, c'était la première fois que j'écoutais la chanson... J'ai halluciné... Je crois que c'est rare qu'une chanson m'ait aussi rapidement inspiré... On pourrait dire que c'est du baclé, car je ne l'ai écrit qu'en deux jours, mais j'ai beaucoup aimé l'écrire... Surtout les sentiments d'Harry, car on vois que même si plusieurs années ont passés, ses doutes et sa mentalités sont demeurés quelques peu les mêmes...

Bref, je vous laisse lire, j'attends vos avis...

Gwenhifar : Ta rewiew m'à beaucoup touché, j'ai faillis en pleurer, j'espère que si tu repasse la lire et vois ce chapitre il te plaira aussi... ^^

Fleur de Lisse : J'espère que cette fin te plaira, j'ai mit du temps à me mettre à l'écrire, car quelque part, c'est dur d'écrire un fin car les idées s'enchaîne, on veux en rajouté, mais pas trop... Bref, dans tous les cas j'espère que ça t'aura plu...

Baka BabacOoL : Ravie que ça t'ai plu. Je l'ai fais, l'épilogue, et comme pou Gwenhifar et Fleur de Lisse, j'espère qu'il va te plaire ^^


Une guêpe s'envole, se pose, butine
Et l'image cogne à ma rétine
Mais déjà mon regard est loin
Je n'sais plus voir le quotidien

Minuit… Une heure… Deux heures… Je ne sais pas quelle heure il est… Pour moi ça n'à pas d'importance… Je ne sais pas ce qui m'entoure, et je n'en ai rien à faire… Mon regard suit une guêpe sans vraiment la voir, et pourtant, une question me trotte dans l'esprit, 'Que fait-elle là ?' La nuit est tombée depuis longtemps, nous sommes en hiver, il neige… Et pourtant, elle est là, devant mon banc, presque dans mes mains, cherchant une fleur dans l'immensité de neige qui l'entoure… Elle est comme moi, seule et abandonné… Penché en avant, les bras ballant, ma clope entre mes lèvres, je me dis…

« Comment en sommes-nous arrivés là ? »

Un quotidien abrutissant c'est installé entre nous deux, brisant notre couple… Réveil, petit déj, bisou, boulot, retour à la maison, dîné, télé, bisou, dodo… Ah… Oui… J'ai oublié la baise du samedi soir… Toujours à la même heure… 20h…

Ca donne envi de se marier n'est-ce pas ? Car oui, Draco et moi sommes mariés, depuis plus de 5 ans… Quand j'y pense, aujourd'hui cela fait 6 ans… Et normalement c'est soirée baise jusqu'à l'aurore… Mais alors qu'est ce que je fais ici ? Sans mon amour ?

C'est simple, j'essais de rompre le quotidien… De fuir… Fuir Draco… Car ce soir, j'ai été ignoble avec lui… Je l'ai traité de tout, sauf de 'mon amour', 'chéri', 'bébé' comme je le fais habituellement… Non, ce soir c'était des insultes blessantes… Et quelque part je me dis qu'il l'à mérité… Je pensais et pense toujours qu'il me trompe à cause de ses retards qui se rallongent… Sois il à trouvé mieux que moi… Soit il ne m'aime plus… Mais il y à aussi la disparition d'une chose que je haïssais, mais de ne plus l'avoir à mes côtés, je ne me sens pas bien… Je me sens mal… Seul… C'est paradoxale quand même, j'ai un mari qui m'aime –ou plus-, et pourtant je me sens seule sans elle

J'aim'rais m'réveiller sans mémoire
Redécouvrir c'que j'peux plus voir
J'ai écrit une petite annonce
Un mois déjà : pas de réponse

Parfois je me demande ce qu'il se serrait passé si j'étais devenu amnésique durant la bataille…

Parfois je rêve de devenir amnésique, peut être cela réveillerais t-il notre couple, peut être rapprendrions nous à nous connaître… Mais non, il connaît par cœur mes craintes… Cela peut être bien… Au départ… Maintenant, le voir couper la télé lorsqu'il y à un sujet sur une guerre, c'est agaçant alors qu'avant je trouvais ça bien… Le voir jeter le journal sans me le donner car il y à des morts dans les pages m'énerve, alors qu'avant cela me donnait envie de le remercier… Le voir repousser les autres hommes d'autour de moi –collègues ou non- me donne envie de le frapper, alors qu'avant cela me donnais envie de l'embrasser…

Comment les choses ont put changer ainsi ?... Est-ce le temps qui passe qui nous rends vieux et cons, la monotonie nous rend t-il amorphe et colérique ? Je ne supporte plus cette situation… De moins en moins…

Alors je me retrouve tard dans la nuit, ici, sur ce banc, la clope au bec, remuant dans ma tête la moindre pensée sombre…

Cela fait un mois, un mois que je demande régulièrement Draco s'il sait où est passé ma fleur… Au départ c'était 'Peut être que la femme de ménage l'à jeté par accident… Je suis navré mon amour…'. Maintenant c'est 'Laisse moi bon sang avec cette fleur ! Je ne sais pas où elle est ! Qu'en bien même je le savais, je ne te le dirais pas ! Cette fleur bousille ta vie ! Elle bousille notre couple ! Occupe toi plus de toi et de moi plutôt que de cette foutue fleur !'

Je sais que m'entendre parler d'elle l'agace, mais il ne comprend pas que j'ai besoin d'elle ! Que j'ai besoin de la sentir près de moi, de la tenir par moment, de la sentir, elle et son parfum immortelles… Non, je ne suis pas amoureux de cette fleur, elle est seulement un de mes raccords à la vie… Elle et… Lui… Draco…

Cherche regard neuf sur les choses
Cherche iris qui n'a pas vu la rose
Je veux brûler encore une fois
Au brasier des premières fois

Me voilà en train de pleurer, moi, mes yeux et ma clope au bec… En y repensant, cela fait depuis que je suis avec Draco que je n'ai pas fumé… L'odeur acre et désagréable du tabac ne m'avais pas manqué… Et pourtant je la savoure à nouveau… Je regarde en louchant le bout rouge et brulant de la cigarette et repense à mon amour pour Draco… Au fond, l'amour, c'est comme une clope… L'amour brule des jours heureux, ralentit vers le centre, et cesse à la fin… Et toi tu reste comme un con avec un mégot dans les mains, ce qu'il te reste de ton amour… Tu deviens dépendant, va à u autre amour, le brule, le fini et vole à un autre, jusqu'à ce qu'il te bousille le cœur et que tu en crève…

Moi je ne demande que ça, mourir d'amour à nouveau pour Drac', mais il ne viens pas…

A-t-il remarqué mon absence ? Où est-il allez dans son bureau pour travailler et à fini par s'endormir comme il le fait souvent… Mon portable vibre… C'est lui, son nom est affiché sur le portable… Finalement il à remarqué mon absence… Je décroche et porte le portable à mes oreilles…

« Harry ? Harry ! Réponds-moi ! Où es-tu ? »

Je ne réponds rien et me contente de fixer un point invisible devant moi…

« Harry ?! Où es-tu ? Pourquoi ne réponds-tu rien ? »

Parce que je ne vois pas quoi répondre… Je suis dans un parc…

« - Harry ! Tu es blessé ?

- Oui… »

Je raccroche et éteint mon portable. Oui je suis blessé, là, ici, dans mon cœur… Il me fait mal… Il veut sortir de ma poitrine… Il veut me faire mourir… J'ai l'impression qu'il cesse de battre… Je pleure… J'ai mal…

Je veux revoir ma première fleur
L'accompagner jusqu'à c'qu'elle meure
Et découvrir une flaque d'eau
Comme une porte pour descendre en haut

'Tu es ma rose Harry, une rose perdue…'

Menteur ! Je ne suis rien pour toi !

'Une magnifique rose qui cherche qui elle est.'

Je m'étais trouvé au près de toi… Mais je me suis reperdu… Tu m'à perdu…

'Une rose à la base blanche, qui c'est noircie au fur est à mesure, prenant le légère teinte émeraude au reflet argenter sous la lune…'

Je devais être ta fleur ! Putain Draco ! Ta fleur ! Tu me l'avais promit ! ET maintenant…. Et maintenant… Tu m'à abandonné… Tu m'à perdu… Comme moi je l'ai perdu… Et… Et je me sens mal… Suis-je égoïste de vouloir venir te dire tout ce qu'il ne va pas ? De vouloir partager ma souffrance avec toi ?

Tu sais… Je l'ai cherché cette porte… Celle qui nous sauverait… Et je l'ai finalement trouvé… Mais elle ne me plaisait pas, alors j'en ai cherché une autre… Mais aucune ne voulais apparaître… Alors j'ai finalement saisit cette poignée à double tranchant pour m'introduire dans cet inconnu qui me fait peur…

Il ne reste plus que deux solutions… Soit Draco s'y enfonce aussi et nous nous retrouvons à deux à nouveau… Soit il m'abandonne et refait ça vie et moi… Et moi je… Je ne serais plus rien…

Plusieurs heures ont passés depuis que Draco à appelé, alors je reprends mon portable et l'allume… A peine initialisé qu'il vibre déjà… Un…. Deux…. Trois… Quatre…. Cinq… Il semblerait que j'ai cinq messages vocaux, portant mon portable à l'oreille, je les écoute…

'Harry ? Pourquoi à tu éteins ton portable ? Où es-tu ? Où es-tu blessé ? Qui t'à fait ça ?'

Mais toi Draco… Ainsi que moi…

'Allo Harry ? C'est Hermione… Draco vient de nous appeler, il est en panique totale… Il parait que tu est blessé ! S'il te plait, contacte-nous… Draco refuse d'appeler la police moldue ou les Auror, il dit que tu ne voudrais pas… Il s'inquiète vraiment… S'il te plait, rappelle le ou rappelle moi…'

Ainsi il aurait choisis la porte lui aussi… Tant mieux… Cela me réchauffe le cœur… Finalement… Entre nous deux… Ce n'est pas fini… Je porte à nouveau le portable à mon oreille et écoute le troisième message.

'Harry ! C'est encore moi… Pitié ! Répond-moi… J'ai peur… J'ai peur qu'il t'arrive quelque chose de grave… Où es-tu…'

Ne t'inquiète pas Draco, je serais bientôt avec toi…

'Harry ? C'est moi… Ton pote Ron… Hermione est en mode furie… Elle est super inquiète, et je t'avouerais que moi aussi… Tu sais que Draco et moi on est pas des super potes, et pourtant, le voir dans cet état me fait de la peine… Tu verrais son visage tu prendrais peur… Il à reprit son masque, tu sais, celui qui te donnais toujours envie de le baffer, celui qui fais qu'on ne voit pas ses sentiments… Pourtant ses yeux le trahissent, je ne les ai jamais vu aussi inquiets… Et puis il est bien plus pale que d'habitude et d'immense cernes lui font prendre 20 ans… Harry, être séparé, ce n'est pas bon pour vous deux… Rentre chez toi, chez vous… C'est vos 6 ans ce soir, vos 6 ans de mariage… Il n'est pas encore prêts à te perdre… Tu sais il… Bip… Bip… Bip…'

Il quoi ? Il quoi Ron ?! Foutu portable à la con qui laisse pas enregistrer les messages entièrement !!! Le dernier message s'enclenche automatiquement sans que je ne puisse dire quoi que ce soit.

'Harry… Je… Je t'aime tu sais… Je sais que je te le dit de moins en moins souvent… Et je m'en excuse… S'il te plaît, ne m'abandonne pas… Je… Je ferais des efforts… J'arrêterais les heures supp'… Je… J'arrêterais de te surprotéger… Car j'ai bien vu que tu ne le supporte pas… Je… Pitié… Me laisse pas…'

Je me mets à pleurer… En même temps que lui… Au même rythme que les sanglots enregistré… Je ne sais pas quoi faire… Le rappeler ? Oui j'en meurs d'envie… Mais j'ai peur … Peur que tout recommence… Que la monotonie se réinstalle et nous brise à nouveau… Alors j'écris un message rapide et l'envoi à Hermione…

'Je vais en France…'

J'irai dimanche à Orly-Sud
Voir le métal s'prendre pour une plume
Ouvrant les doigts, joignant mes pouces
J'verrai mon ombre lui faire la course

Je suis arrivé en France, le panneau d'affichage dit que nous sommes le Dimanche 3 Décembre 2003. Il est 11h30… J'ai préféré voyager à la moldue… Le transplanage m'à toujours donné mal au cœur… Mes pas son lourds et lent, je vois des personnes se retourner sur mon passage, chuchoter, je ne les écoute pas et poursuit ma route pour me retrouver à l'extérieur, dans le vent frais produit par les avions. Ici il y à peu de neige, alors je vais m'installer sous un arbre, observant l'envol des machines… Ca fait penser à des oiseaux, des oiseaux de métal ne craignant presque rien… Leur course est rapide, et pourtant, du sol, leurs ombres avancent lentement… Alors je joins mes mains, utilisant le soleil comme source pour faire de l'ombre au sol, mimant le vol d'un oiseau…

Quelque part, dans cet ombre, je me retrouve… L'oiseau, symbole de l'espoir, le symbole que j'étais auparavant, lors de la guerre… Et l'ombre, ce que je suis devenu petit à petit… En fait, je pensais que l'on serait toujours à me suivre, savoir ce que je fais, avec qui je suis… Comme ça l'était au départ… Puis ça c'est atténué, jusqu'à ce que je ne devienne qu'un simple homme au foyer, travaillant sur ses toiles qui resteront à jamais chez lui, avec un mari ayant reprit l'ancienne entreprise de son père…

En fait, je crois que je suis jaloux de Draco, lui, on ne l'à pas oublié, il fait souvent la une des tabloïdes, jamais me concernant avec et je dois bien avouer qu'au bout d'un moment c'est assez blessant… C'est égoïste, malsain de penser ça mais… Je les ai sauvées merde ! J'ai sauvé ce maudit monde et on ne me remercie même pas !

Mon oiseau se sépare en deux… Deux moi… L'inoffensif, celui qui reste dans l'ombre, qui ne dit mots… Et le rebelle, celui qui veux se faire voir, qui veux montrer qu'il existe encore… Malheureusement, l'inoffensif gagne toujours sur le rebelle, au point qu'il est même oublié de tous, sauf ses amis…

Cherche regard neuf sur les choses
Cherche iris qui n'a pas vu la rose
Je veux brûler encore une fois
Au brasier des premières fois

Sentant les sons comme pris au piège
Je devin'rai mes premières neiges
Battant des mains comme un enfant
J'm'entendrai rire "Eh ! C'est tout blanc !"

« Hé Malfoy, c'est notre premier hiver ensemble. »

« Tu accorde vraiment de l'attention à ça ? »

Tu avais détourné la tête quand je t'ai regardé, mais j'ai tout de même vu cette petite rougeur sur tes joues, montrant que toi aussi, tu étais content que nous soyons toujours ensemble à cette époque.

M'élançant dans l'étendu de neige, tel un enfant, je tournais sur moi, criais, rigolais, te regardais du quoi des yeux sans que tu le vois… Et tu sais, je l'ai vu ce regard tendre que tu me lançais, ce regard attendri… Tu ne pensais pas que je me relèverais, comme moi… Et pourtant, grâce à toi je me suis relevé, j'ai pris sur moi, relevé la tête et ai continué de marcher…

Soudain tu m'avais rejoins, tournoyant sur toi-même avec grâce… Tu n'avais même pas remarqué que je m'étais arrêté pour t'admirer jusqu'à ce que ton corps heurte le mien et nous fasses tomber au sol. Nos rires s'élevèrent dans les airs, jusqu'à s'étouffer entre nos lèvres dans un baisé passionné et animé. Le froid ne nous touchait plus, nos corps brulant de fièvres faisaient fondre la neige qui nous touchait. Nous restâmes ainsi durant quelques heures, nous observant, nous découvrant comme une première fois…

Tu étais mon iris, ce qui me permettait de voir, de continuer à voir… J'étais ta rose, comme tu m'avais nommé…

Ce n'est que lorsque la nuit avait commencé à tomber que nous sommes rentré chez nous, à Poudlard, ce refuge qui nous avait accueillis durant notre enfance.

Je veux poursuivre des nuages noirs
Au grand galop sur les trottoirs
Sous la tourmente, au mur du vent
Les parapluies deviennent vivants

Cherche regard neuf sur les choses
Cherche iris qui n'a pas vu la rose
Je veux brûler encore une fois
Au brasier des premières fois

Encore quelques heures sont passés, a présent je marche dans les rues, sous une pluie battante, elle me fait penser à celle de Londres… Les gens passent à côtés de moi, se heurtent à moi, me frôle, me dévisagent, me cri dessus, de regarder devant moi… Mais je ne les écoute pas… Pourquoi faire… Je ne les connais pas, et eux ne me connaissent pas ou plus… Je lève finalement les yeux et vois devant moi une dance de parapluies colorés. Ils avancent devant moi, vers moi ou dans le sens inverse… Deux parapluies se sont croisés, ironie du sort, un rose et un bleu, un garçon et une fille. Le rose tombe au sol, le garçon embrasse tendrement la fille… Des retrouvailles, voilà à quoi ça ressemble. La demoiselle pleure de joie… Et moi de tristesse…

Je me rends compte que je me suis arrêter, alors je reprends ma route qui ne mène nulle part, je soupire…

« Harry ? »

Je sursaute et me tourne. Devant moi se tiens une belle femme blonde, grande et mince. Ses yeux bleu et ses cheveux platines me font penser à Draco, mais ce n'est pas lui. Je l'observe un moment et la reconnais enfin…

« Fleur… »

Fleur DeLacour, femme de Bill Weasley, un grand ami à moi. Elle dit m'être redevable pour avoir sauvé la vie de sa sœur lors d'une des épreuves du Tournoi de Trois Sorciers, elle n'à jamais compris que ça sœur aurait tout de même put remonter à la surface… Sont parapluie transparent nous englobe tous les deux, je vois son regard intrigué sur mon visage, alors je tente de sourire, mais les larmes coulent d'elles même.

« Harry, que fais-tu là.

- Je fuis…

-Qui ?

- Draco…

- Que ?...

- Désolé… A bientôt… Passe de bonne fin de vacance avec Bill… »

Je m'éloigne et me souviens pourquoi c'est cet endroit qui m'est venu à l'esprit quand j'ai voulus partir. Quelques jours plus tôt, Bill et Fleur étaient venus dîner chez nous et nous avaient parlé de leur futur voyage en France… Inconsciemment je pense que j'ai voulus les revoir ici…

J'arrive dans un parc où l'herbe verte est plus que présente et m'assoie sous un arbre. Fleur ne m'à pas suivit, j'en suis content…

Mais j'ai croisé sur mon chemin
Deux grands yeux bleus, deux blanches mains
Ses menottes ont pris mes poignets
Et ce sont ses yeux qui m'ont soigné

Je m'apprêtais à fermer les yeux pour dormir lorsque mes poignets se sont retrouvés coincés contre le tronc de l'arbre, au dessus de ma tête. Surpris, j'ouvre les yeux et vois deux yeux bleus orageux… Deux prunelles d'un mélange de bleu et de gris. Des cernes ornent le dessus des magnifiques iris. Des larmes coulent sous les yeux inquiets. Des lèvres tremblent de joie… Des lèvres rencontrent les miennes, rassuré de les retrouver. Ses yeux continues de fixer les miens, rassuré de les voir à nouveau, n'osant rompre le contact visuel de peur de les voir disparaître à nouveau. Sans que je ne le décide, mes lèvres réponde au baisé, un baisé plein d'ivresse. Je me rends compte que moi aussi je pleure, de joie, de bonheur… Finalement, c'est moi qu'il à choisis, il à décidé de me rejoindre. Il lâche enfin mes lèvres et me regarde, son front collé au mien.

« J'ai eu si peur Harry… Tellement peur… J'ai eu peur de te perdre… De ne plus te revoir… De ne pas te retrouver… C'est Fleur qui m'à appelé pour me dire qu'elle t'avais vue… Pitié Harry… Pardonne moi… De tout ce mal que je t'ai fais… Je ne voulais pas… Je voulais juste te protéger… Te garder pour moi… Je ne voulais pas risquer de te perdre… Alors j'ai fais quelque chose d'impardonnable… »

Je ne comprends pas vraiment ce qu'il me dit, mais je l'écoute…

« Harry… Pitié ne m'en veux pas, j'étais devenu si jaloux que… Que… »

Je ne comprends toujours pas, alors je le fais taire en l'embrassant. Il m'y répond au départ, mais le stoppe bien rapidement, trop vite. Il se relève, et me tirant dans ses bras. Il me serre fort avant de me lâcher, de s'éloigner un peu de moi, et de détourner le visage, il à honte de quelque chose, je le sens…

« Harry… Ta rose… C'est moi qui… »

Des parapluies se sont ouverts
Un grand avion a fendu l'air
A déversé ses doux flocons
Tout était blanc... tout... non

Je n'entends plus rien, un avion est passé trop près du sol, le vacarme à couvert les paroles de mon amour… Mais la suite n'est pas compliqué à comprendre… C'est lui… C'est lui qui à fait disparaître ma rose… Il… Il l'à détruite… Cette fleur qui m'avait donné du courage… Il l'à détruite… Je me met à pleurer et lui tape le torse, fort, son corps manque de tomber à chaque coup que je donne, la température à baissé, la pluie s'est transformé en neige, comme ce premier hiver. Je tape de toute mes forces, pleure, et hurle.

« POUURQUOI ?!... POURQUOI TU A FAIT CA ?!... TU SAIS QUE J'Y TENAIS ?!... Pourquoi me l'à tu ôter… »

Ses yeux s'écarquillent, il sursaute et me saisit les poignets.

« -Ce n'est pas ce que tu crois Ha…

-Si ! Tu me l'à enlevé, tu me l'à détruite ! Mais tu savais ce qu'elle représentait pour moi ! Alors pourquoi me l'avoir enlevé ? POURQUOI ?

- Je ne te l'ai pas enlevé ! »

Je m'écarte d'un bout de lui, surpris, je ne comprends plus rien, n'est ce pas ce qu'il vient de ma dire ?

Quelque chose tombe de sa poche, mon cœur cesse de battre, et je tombe en même temps au sol…

A nos pieds brillait quelque chose
Et mes yeux ont reconnu la rose
Et j'ai brûlé tout contre toi
Au brasier d'une première fois

« Ce que je t'ai dit Harry… C'est que c'est moi qui te l'avais envoyé… »

Je reste au sol, figé par la surprise et la honte… Entre mes mains se tiens la rose blanche que j'avais reçus peu après ma victoire sur Voldemort… Cette chose qui représentait mon courage… Et pourtant, d'un coup, j'ai l'impression qu'elle ne représente plus rien…

Draco reste immobile, attendant un geste de ma part…

Et moi je réalise…

'Tu es ma rose Harry, une rose perdue…'

Il me l'avait pourtant dit… C'était comme un message codé… Comme cette fleur était mon courage, j'étais le sien…

'Une magnifique rose qui cherche qui elle est.'

Auprès de lui j'avais trouvé qui j'étais…

'Une rose à la base blanche, qui c'est noircie au fur est à mesure, prenant le légère teinte émeraude au reflet argenter sous la lune…'

J'étais sa rose à la teinte émeraude… Son courage… Et il était mon reflet d'argent… Mon courage…

J'ai été aveugle… Je le réalise… Je ne l'ai pas perdu… Il m'avait perdu… Et dans un acte d'égoïste, je lui ai rejeté la faute dessus…

« Harry… J'étais jaloux de cette rose… J'avais l'impression qu'à tes yeux elle comptait plus que moi… Alors je l'ai caché, tout en la gardant… Je ne pouvais pas la détruire… Et lorsque tu à disparu, j'ai compris mes fautes et mes erreurs, alors je l'ai ressortie… Je… Pardonne-moi… »

Qui à besoin d'être pardonner ? Pas toi Draco… Non… C'est moi…

D'un bond je me relève et me retrouve sur mes deux pieds, je t'embrasse comme la première fois…

« Non Draco, non… C'est à moi de m'excuser… Cette fleur… C'était toi en fait… Ce n'est pas elle mon courage et mon espoir… En fait c'est toi… Elle ne représente plus ça pour moi… Elle représente mon amour pour toi… Je… J'avais l'impression de te perdre… Alors je suis parti… T'es retard… Je n'en pouvais plus… Ta surprotection m'étouffait… Ma jalousie à ton encontre me bousillait… Oui, je suis jaloux de toute l'attention que la presse te porte, j'ai l'impression d'être oublié au milieu de tout ça… Alors je suis parti… Mais je te promets de ne plus le faire Draco… Car je t'aime… Je t'aime de tout mon cœur… De toute mon âme… »

Nous avons l'air de deux guimauves là, enlacé sous la neige, nos larmes coulant sur nos joues, nos langues s'entremêlant…

Cette journée du 3 Décembre 2003 marque un renouveau dans notre couple…

Lorsque le lendemain Draco me montra la gazette avec lui et moi en première page, j'explosai de rire. Draco venais de m'expliquer qu'un paparazzi sorcier l'avait suivis, pensant trouver l'article du siècle 'L'amant de Draco Malfoy !' Au final, l'amant n'est autre que son mari… Moi…

Depuis, il n'est plus jamais en retard, il ne change plus de chaîne, il me laisse lire la gazette du sorcier, et nos sorties sont souvent dans les journaux sorciers… Dans le monde entier comme en moi-même, Harry Potter existe à nouveau… Le couple Malfoy/Potter est plus forts que jamais…


Car toute histoire vois un jour le mot 'Fin' s'inscrire, qu'il soit bon ou mauvais...

FIN.