Notes ;
-A partir de maintenant, chers gens, vous avez affaire avec une fic de rating M ! Pour votre plus grand plaisir ou bien plus grand malheur !
-Je tiens à remercier une artiste japonaise avec qui j'ai un peu causé. Elle dessine incroyablement bien et elle est la source de mon inspiration pour cette fic, c'est également grâce à elle que je suis maintenant fan du LVxHP. Je passe donc un petit coup de pub~
http :// zotz . /ax /hk .html (sans les espaces)
Thanks to Hinakick, her fanart are fabulous, wonderful… And Tom is really sexy ! x3
Chapitre 3 ; Provocative suppleness
Harry était seul dans la chambre d'ami, fixant le noir complet qui lui tenait compagnie dans la pièce. Il avait refusé de desserrer les dents depuis leur retour et il n'avait pas défait sa valise. Il avait entendu Tom quitter la maison pendant son mutisme, mais ne voulait pas y faire attention.
Aucun souffle de vie ne pouvait être entendu parmi les murs de la demeure, à part le sien. Le silence qui l'enveloppait faisait redoubler les sons de son cœur encore affolé. Il ôta ses chaussures et ramena ses jambes à son torse, se bordant sur le rebord du lit, tout en songeant à ce qui s'était passé. Il voulait des excuses de la part de l'ancien élève de Serpentard, mais la fierté des Riddle pourrait lui écorcher la langue s'il prononçait le mot « pardon ». Jamais il ne pourrait recevoir à un tel honneur venant de la part de Tom.
Ce n'est que deux heures plus tard, deux longues heures à errer entre le sommeil paisible et l'humeur agitée, que quelques coups retentirent à la porte. Harry, persuadé qu'il s'agissait d'un rêve, ne releva pas. Mais le bruit se faisait plus insistant et finalement, la réalité ramena le sorcier somnolant. Il éclaira la pièce d'une unique bougie et ouvrit la porte, apercevant Tom.
-J'ai cru pendant un instant que tu avais fui.
Harry ne répondit rien, il hésita à s'écarter pour laisser son camarade entrer ou lui claquer la porte au nez -bien qu'il n'oserait pas-. Un court moment de silence s'ensuit. Tom n'ouvrit pas la bouche, il se contenta de porter ses doigts vers le visage de Harry. Ce dernier resta de marbre ; incapable de repousser le sorcier, refusant de céder à l'envie d'accueillir ce geste. La main du jeune homme caressa pensivement la joue de Harry, puis, glissa jusqu'à son cou, où le col de sa veste était dans un désordre négligeant. Très vite, Tom retira sa main et lança un bref « bonne nuit » à son invité avant de disparaître dans la pénombre du couloir.
Après avoir refermé la porte, le jeune homme tâta machinalement la peau de son visage. C'était étrange, Tom errait depuis près de deux heures dehors, mais ses doigts étaient loin d'être froids. Attendait-il devant la porte depuis longtemps ?
La colère se dissipa, Harry ne pouvait ignorer que Tom avait tenté de s'excuser, mais la vanité l'avait remporté.
Le matin se levait avec hésitation, comme si une épaisse fumée s'était abattue sur tout Londres. Un brouillard qui s'était invité dans la tête du jeune sorcier qui se dirigea avec difficulté vers la bassine d'eau dans sa chambre. Il s'aspergea le visage d'une fraîcheur qui tua très vite les restes de son sommeil et après s'être habillé, il se risqua à arpenter le couloir. Il ignorait totalement du chemin qu'il devait prendre pour rejoindre le salon, il ignorait également si Tom dormait encore ou non.
Quelques domestiques croisèrent sa route, mais tous restaient muets comme des tombes. De plus, leurs petits yeux dévisagèrent Harry, peu habitués à trouver des étrangers. Le sorcier ne pouvait parcourir la moitié du manoir en ne sachant où aller. Il tenta de se remémorer le trajet vers le bibliothèque -là où Tom passait le plus clair de son temps- et s'y rendant à l'aide de ses souvenirs.
Enfin, son poing frappa à la bonne porte. Il entra sans attendre de réponse et remarqua Tom qui était plongé dans une paperasse qui semblait bien ennuyeuse. Avec une pointe de gêne, le sorcier s'approcha de son collègue, d'un pas léger. Lorsque enfin le studieux magicien redressa son visage, un sourire se peint sur ses lèvres, d'autant plus qu'aucune hostilité ne survolait le visage de Harry.
Le jeune homme contourna le bureau, observant tous les papiers qui jonchaient la table de travail. Son esprit n'y prêta aucune attention, sauf au journal ; en première page, il y avait la photo d'une ruine incendiée. Et bien que ce tas de bois brûlé ne lui rappelait rien, le décor était aussi frappant qu'un visage familier.
-Ah oui, triste nouvelle… Je suis vraiment navré, Harry.
Les mots de Tom inquiétèrent le sorcier qui s'empara du journal et parcourut l'article. Tout prouvait que la nuit précédente, un incendie avait rongé la maison entière des Dursley ! Harry lâcha le papier qui vola paresseusement vers le sol. Ses doigts furent emprisonnés dans les mains de l'ancien élève de Serpentard qui se leva de son bureau.
-Harry, je suis vraiment désolé.
Susurra-t-il avant d'enlacer son camarade. Avant d'enserrer la taille de Tom, Harry se souvenait que les doigts de son compère étaient étrangement chauds la veille. De plus, pourquoi serait-il resté dehors durant deux heures, lui qui haïssait tant le froid ?
Tom n'attendait pas devant la porte, comme il n'est jamais parti faire une promenade nocturne juste pour laisser la colère de Harry s'apaiser. A cette pensée, le jeune homme frémit. Malheureusement, le seul pilier qui s'offrait à lui était son bourreau lui-même. Il s'accrocha fébrilement à Tom.
L'ancien élève de Serpentard avait certainement ressenti la convalescence qui faisait tourner la tête du jeune sorcier.
-Quelque chose ne va pas ?
Harry se mordilla la lèvre inférieure, inspira profondément et avoua ses doutes ;
-C'est toi, n'est-ce pas ?
-Pardon ?
Demanda Tom, imitant une innocence forcée et volontairement fausse. Son sourire laissait entendre qu'il désirait entendre des mots précis, des accusations auxquelles il aurait juste besoin d'acquiescer.
-Hier soir, tu es sorti et tu as enflammé la maison des Dursley.
-Renis Cavem
Répondit Tom en faisant un geste du doigt, comme s'il s'agissait d'une baguette magique. Ce mot était plus que suffisant pour Harry, cette formule destinée à déclencher un feu gourmand.
-Pourquoi ?
-J'ai vraiment cru que tu allais repartir hier soir… Pour te retenir ici, il suffisait que je brûle ton unique maison.
Déclara le jeune homme, sa voix s'apaisant au fur et à mesure comme un chuchotement mélodieux.
Harry comprit que sa valise intacte avait induit en erreur Tom. Les doigts du sorcier de Serpentard se glissèrent dans les mèches brunes du garçon.
-Tu as autre chose à me demander ?
-… Non.
-Tu es sûr ?
Insista Tom d'une voix étrangement sifflante. Les jambes d'Harry n'étaient plus dignes de confiance, prêtes à céder à l'apesanteur et à la peur à tout moment. Il se raccrocha d'avantage à la chemise de Tom, serrant ses poings chétifs contre son dos.
-Non.
Répéta-t-il. Un nouveau souffle chatouilla les oreilles du jeune sorcier.
-Je ne me contente pas que des incendies.
La respiration de Harry s'était entrecoupée par un cri de surprise. Il tenta désespérément de s'écarter de Tom, mais celui-ci l'en empêcha. Et puis, il serait tombé si les bras du sorcier ne l'emprisonnaient plus.
-C'est toi qui a tué mon oncle ? Ma tante ? Et mon cousin ?
-De simples moldus victimes d'un sortilège impardonnable.
Sur ces mots rieurs, le sorcier pencha en arrière la tête de Harry pour l'embrasser. L'emprise sur les cheveux soyeux du jeune sorcier était presque douloureux et l'élève de Gryffondor ne pût s'empêcher de pousser un faible un cri de détresse. Les lèvres de Tom s'entrouvrirent légèrement, mordant plus ou moins fort la bouche rosée de son amant, lui arrachant quelques nouvelles plaintes. Alors que les canines de Tom s'amusaient à torturer sa peau, quelques larmes remplirent les yeux du jeune garçon qui était surpris, apeuré et à la fois nerveux. Il sentit alors la langue de son amant parcourir là où les marques douloureuses rougissaient. Harry serra ses lèvres, refusant que Tom l'embrasse d'une façon plus ardente.
L'ancien élève de Serpentard se mit à rire et relâcha son étreinte, rendant la liberté à sa victime. Comme un oiseau qui s'est échappé de justesse aux griffes d'un chat gourmand, Harry recula de quelques pas. Ses jambes tremblaient sans relâche et son ventre était parcouru par une nuée d'insectes volants. Un étrange cocktail entre la peur et l'excitation se répandait dans ses veines, agitant ses muscles de faibles spasmes. Il s'appuya sur le rebord d'une table, essayant de trouver un rythme cardiaque plus calme. Les mains de Tom agrippèrent avec douceur ses épaules. Le souffle du sorcier sur sa nuque arracha à Harry un nouveau frisson incohérent -partagé entre l'inquiétude et l'impatience-.
-Je ne comptais pas partir, même si un autre toit m'attendait. J'étais juste… En colère.
Harry faisait un incroyable effort pour que sa voix ne tremble pas elle aussi, et comme il n'osait déclencher la colère de son amant, il opta pour un ton paisible, se voulant rassurant.
-J'ai agi dans ce seul but ; te mettre en colère.
Avoua Tom. Sa réponse alarma le sorcier qui ne savait plus quoi faire. Désemparé, il lui demanda pourquoi.
-Parce que tu vas te marier.
-Mais toi aussi !
Répliqua Harry, sensible à l'injustice qui lui faisait face. Tom ne répondit rien, mais tout laissait supposer qu'il voyait la situation différemment. Il laissa glisser ses mains sur les épaules de Harry et ses longs doigts s'enroulèrent faiblement autour de son cou. Le sorcier de Gryffondor déglutit, incapable de bouger ; Tom comptait-il vraiment l'étrangler ? Aujourd'hui ? Dans cette bibliothèque ?
Les ongles du jeune homme survolèrent sa peau, traçant les vaisseaux sanguins qui palpitaient. Le son de sa respiration se mélangeait aux coups violents que faisait son cœur dans sa poitrine chétive.
-Je ne compte pas partir, Tom.
Répéta Harry, d'une voix affolée. Il se sentait sans défense, terriblement vulnérable. Face à lui s'étendait la petite table, mais seuls quelques papiers pouvaient être vus comme une arme. Et un morceau de feuille ne serait jamais à la hauteur du sorcier de Serpentard, c'était totalement sans espoir… Les lèvres du sorcier se déposèrent sur sa nuque ; geste étrangement possessif.
-Je t'aime.
Lâcha instinctivement Harry. Les mots s'étaient portés à sa gorge pour le sauver. Il espérait que Tom pourrait le croire, car ce n'était que la stricte vérité. L'espace d'un instant, le sorcier resta immobile. Ses mains descendirent sur le torse frêle du garçon et il le serra dans une étreinte fébrile.
-Redis-le.
-Je t'aime.
Obéit le sorcier, soulagé que les doigts de Tom aient quitté son cou. Le sorcier l'embrassa à nouveau avant de demander à nouveau à Harry de répéter. Harry mêla ses mains à celles de Tom en prononçant un nouveau « Je t'aime ».
-Dis-le-moi toi aussi, Tom.
Réclama le jeune homme sur un ton hésitant. Sur ses joues se dépeignait une cuisante gêne, s'ajoutant à la chaleur qui émanait du corps de son amant qui lui caressait le dos. Mais une épine glaciale le transperça lorsque Tom se mit à rire. Un rire moqueur, comme si le vœu du garçon était totalement absurde.
-Et pourquoi te dirais-je un tel mensonge ?
Son ton cruel résonna dans les oreilles de Harry.
Les poignets frêles du garçon furent immobilisées par l'emprise du sorcier. Il sentit alors contre son torse le bois lisse et les lèvres de Tom qui parcouraient à nouveau sa nuque. Très vite, les dents du sorcier mordirent la peau de Harry. C'était pourtant loin d'être douloureux, mais plutôt affriolant ! L'autre main du sorcier se faufila alors sous la chemise du jeune garçon, découvrant au toucher combien le torse de Harry était maigre, combien sa peau était fine, combien sa proie était fragile. Une des jambes du sorcier se cala entre celles de Harry.
Une bouffée de chaleur frappa les joues du sorcier. Ses poings se crispèrent. Sentir Tom être aussi proche et à la fois si loin le faisait gémir. La torture lancinante de son ventre prit fin. Puis, du bout de son index, le sorcier explora les lèvres du jeune homme, effleurant la peau meurtrie par les baisers sauvages. Le jeune brun resserra ses jambes sur celle de son amant, inquiet et excité par cette posture. L'index s'insinua dans la bouche de Harry, jouant avec sa langue. Et lorsque le sorcier retira son doigt, Harry s'affola ; sa ceinture était défaite, permettant à la main du sorcier de frôler ses fesses. Le jeune homme trembla et supplia à son amant d'arrêter, mais aucune de ses plaintes n'était écoutée.
Ses protestations laissèrent bientôt place à des gémissements indistincts lorsque Tom pénétra dans l'orifice. Et le jeune homme était d'avantage embarrassé quand il comprit qu'il ne poussait pas des geignements de douleur, mais de plaisir. Malgré tout, sa voix implorait à Tom de s'arrêter, mais le reste de son corps n'exprimait que l'inverse de ses mots.
La seule souffrance était due à l'emprise sur ses poignets, car depuis le début, la main de Tom n'avait pas relâché son étreinte. Pourtant, Harry brûlait d'une incroyable envie de toucher lui aussi son partenaire, de découvrir aussi ce qu'un triste morceau de tissu pouvait cacher comme trésors.
Les doigts de Tom se retirèrent tandis que Harry essayait de calmer sa respiration entrecoupée. Entre ses omoplates, il pouvait sentir les battements accélérés du cœur de Tom.
Mais rien ne s'arrêtait là ; en écoutant attentivement le bruissement de vêtement et en ressentant l'air plus frais qui survola ses fesses, Harry comprit que l'index de son amant n'était qu'une fatale mise en garde. Le garçon planta ses canines dans sa lèvre inférieure lorsqu'il sentit le sexe de son amant qui forçait le passage. Il étouffa désespérément un cri dans sa gorge. Un liquide coula le long de la raie, puis sur sa cuisse. Ce n'était sûrement pas du sperme ! Et le sorcier de Gryffondor comprit avec horreur que c'était un mince filet de son propre sang qui traçait sa peau blanche. Tom n'avait usé d'aucune douceur en pénétrant en lui, c'est pourquoi des larmes aigres parsemaient le visage rougissant de Harry.
L'orifice se dilata faiblement, facilitant le mouvement de va-et-vient du sorcier. Le front fiévreux du garçon était collé contre la surface en acajou. Inconsciemment, il suivait les mouvements du bassin du jeune homme et même si sa voix implorait faiblement à son amant d'arrêter tout en répétant plusieurs fois le prénom de Tom, une vague de plaisir noyait sa conscience. Ses halètements résonnaient en même temps que ceux du sorcier qui le dominait de son corps agile. Un supplice incessant, car le garçon avait un irrésistible besoin d'embrasser Tom pour ignorer la douleur qui le lançait au creux de son ventre. Au fil des secondes de délice, chacun de ses muscles se contractaient, lui donnant la sensation de disparaître, de se fondre dans cette étreinte sensuelle. La chaleur qui l'enivrait ne lui permit pas de remarquer que Tom lui-même s'était mis à trembler.
Enfin, le venin ardent du sorcier s'échappa, causant une série de spasmes d'orgasme. Le souffle progressif de Tom caressa la nuque de son partenaire, puis, il relâcha les poignets de Harry. Le garçon observa les traces de l'étau de chair ; de larges bracelets rouges brûlaient à présent sa peau. Mais ses lèvres étaient incapables de formuler une phrase correcte, seul de l'air bouillant s'en échapper. Lorsque son cœur ralentit son rythme, Harry appela plusieurs fois Tom. En réponse, le jeune homme l'enlaça fébrilement. Ensuite, d'une voix sifflante, le sorcier de Serpentard formula un « pardon » quasiment muet. Mais ses lèvres étaient si proches de l'oreille de Harry que ce dernier l'entendit. Le garçon essaya de détourner son visage pour capturer les lèvres de Tom, mais son amant recula. L'agréable chaleur qui s'était appuyée contre le dos de Harry laissa place à un insupportable courant d'air frais. Les papillons qui agitaient ses membres bientôt se calmèrent, laissant place à un silence reposant.
Tout cela remontait déjà à une semaine. Les marques sur le cou de Harry avaient disparu, tout comme les stigmates sur ses poignets. Un mélange de crainte et d'amour se mélangeaient lorsqu'il était seul avec Tom. Mais le sorcier ne l'avait pas retouché, du moins, pas aussi profondément. Seules ses lèvres se permettaient de temps à autre de caresse celles du garçon.
Bien qu'il lui disait trop souvent le contraire, Harry était persuadé que ses sentiments n'allaient pas en sens unique. Les preuves douloureuses étaient sa jalousie et… « ce qui s'était passé » dans la bibliothèque. L'ancien élève de Gryffondor évita également de remémorer à son compère qu'il s'était excusé d'avoir été si brutal.
Le jeune homme lui aurait entièrement pardonné oui, mais le meurtre n'était pas une chose si facile à oublier.
Le ciel était d'un blanc cotonneux ce jour-là et Tom devait quitter la maison pendant quelques heures pour quelques affaires personnelles. Les projets fades de Harry n'eurent pas le temps de se mettre en place, car quelqu'un toqua à la porte. Aucun domestique ne daigna à accueillir l'invité, alors que de nouveaux coups retentirent.
Dans un soupir agacé adressé aux servants, le jeune garçon ouvrit la porte d'entrée et aperçut sur le seuil une jeune Lady enveloppée dans un large manteau bleu. La pâleur de son visage et les mèches blondes indisciplinés qui pendaient devant ses yeux lui donnaient un affreux masque de cadavre.
-Pardon de vous déranger, Mr Potter… Mon fiancé est-il là ?
Mirthy ! C'était bien Mirthy ! Mais ses pupilles grises semblaient bien plus vides que la dernière fois et l'expression d'une joie contenue avait fané sur son visage. Harry bégaya un « non ».
-Je vous en prie, laissez-moi entrer !
Prit de sympathie pour la pauvre jeune fille dont les traits étaient creusés par une peur incompréhensible, Harry s'écarta. Il voulut prendre son manteau, mais elle refusa, assurant qu'elle ne restait pas longtemps. Le jeune homme l'amena alors au salon. Mais si lui prit un fauteuil, la sorcière, elle, resta debout à fixer le décor de sa prochaine demeure d'un regard alarmé.
-Mr Potter, j'ai appris quelque chose de très effrayant… Et si je suis venue ici, c'est parce que j'ai appris que vous séjournez chez mon fiancé…
S'ensuit un silence pesant. Mirthy se précipita près de Harry, s'agenouillant à même le sol et parlant d'une voix volontairement basse.
-Je m'adresse à vous, car c'est un secret bien trop lourd pour moi. Je n'ose le partager avec mon père et si je le disais à Mr Riddle, il me tuerait sur le champs !
A voir son visage détrempé d'angoisse, Harry ne douta pas que Mirthy savait que Tom était capable d'ôter la vie de quelqu'un avec tout le calme qu'il était possible. Il se pencha vers elle, espérant que les domestiques ne les épiaient pas.
-Hier, j'ai appris par une étrange vieille femme qui disait être l'ancienne bonne de la famille Riddle que mon fiancé était un assassin ! Immédiatement, j'ai refusé de la croire. Mais elle m'a apporté la preuve que ses propos étaient vrais ! Elle voulait m'avertir car notre futur mariage avec Mr Riddle l'inquiétait.
Les syllabes étouffées rappelaient la voix aiguë d'une souris qui rendait ses derniers mots avant d'être croquée par un serpent. Pendant qu'elle reprenait son souffle, Harry posa une main sur son épaule, tentant de la rassurer.
-Quelle était cette preuve ?
-Le journal intimide du défunt père de mon fiancé ! Il y décrit dedans combien est-ce que son fils l'effraie. Et c'est lorsque Mr Riddle était en quatrième année à Poudlard que son père est mort….
Harry acquiesça, se souvenant de cet événement. Plus précisément, tout ceci se déroula lors des vacances d'Hiver, alors que les élèves pouvaient rentrer chez eux. Tom devait rentrer lors de la semaine de Noël, mais dès le premier soir de son arrivée, on l'avait retrouvé, en pleurs à côté du cadavre de son père. Le cadavre…
-Intact ! Le père de Mr Riddle était intact hormis son teint blafard ! Il n'y a aucun doute sur le fait que c'était un Moldu, mais moi, j'en suis sûre… mon fiancé lui a lancé un sort impardonnable ! Le sort de la mort !
Le fait correspondait étrangement au meurtre des Dursley et Harry blêmit. Les doigts osseux de Mirthy agrippèrent les avant-bras du jeune sorcier.
-Je suis terrifiée, Mr Potter ! Je sais que c'est pourtant courant, les fils tuent leur père pour pouvoir recevoir plus rapidement l'héritage. Et j'ai incroyablement peur pour mon propre père ! Ma famille n'est pas aussi riche que les Riddle, mais notre fortune lui reviendrait si mon père venait à mourir après notre mariage !
Les mots manquaient à Harry. Il n'était pas sûr que l'argent était le vrai motif de ce meurtre… Et bien que Mirthy avait raison de s'inquiéter pour ses proches, le sorcier s'inquiétait beaucoup moins pour son sort. Si les richesses incitaient Tom au meurtre, dans ce cas, le jeune homme était ironiquement à l'abri. Car même en vivant sous le toit d'un assassin, ce dernier avait brûlé tout ce qui lui restait.
La sorcière fondit alors en larmes sur le bras du fauteuil, totalement anéantie et consciente de son impuissance.
Vous ai-je dit cette fic se terminera en quatre chapitres ? Oui, oui vous m'avez comprit, le prochain sera probablement le dernier !
Aller, peut-être un bonus un p'tit épilogue…
