Base : Naruto (je crois mais de moins en moins)

Couple : hem… l'improbable Lee/Sakura ?

Genre : délire descriptif ?

Statut : Quatrième tableau.

Disclaimer : dans le tas, je peux pas en garder un, allééééé ! Juste un ! Non ? Kishimoto il est pas gentil, il veut pas nous les donner !

NA : on sait bien que c'est mort ce couple, mais ils sont tellement mignons tous les deux !
NA2 : la consommation de cannabis ne s'arrange, après relecture.

La prime amourette

Comme toutes les prudes héroïnes vierges de manga, Sakura, quand elle se laisse bercer par l'érotisme torride d'un rêve interdit aux mineurs, ne le dit pas. Elle se contente de rougir pudiquement, baisser les yeux, se triturer les doigts, de jouer la pucelle effarouchée quoi. Et le public applaudi des deux mains (bande de vieux pervers !).

Comme tous les héros fiers, dignes, farouches, voir légèrement attardé mentalement, Rock Lee ne fait de pas de rêves interdits aux mineurs. Ou alors l'auteur ne le mentionne pas. Lorsqu'il se réveille en proie aux émois de l'adolescence, souffrant des poussées d'hormones que tout homme digne de ce nom ne peut réfréner, et ne le veut, de toute façon, pas du tout, vu que c'est toujours une preuve de virilité supplémentaire que de bander dès l'aube, bref quand la gaule du matin reprend ses droit, il fait comme si de rien n'était, il est stoïque et brave (et très con, oui aussi).

Quand une héroïne pure et farouche, de manga, toujours, se trouve livrée aux affres du tourment amoureux, que son amoureux est un héros de manga (et par conséquent, qu'il rêve surtout de devenir le plus fort du manga), elle doit prendre son mal en patience, elle doit se résigner à le voir partir, se battre,et même mourir avec un peu de chance.

Quand un personnage secondaire, non moins pur et vachement plus farouche, de manga, bien sûr, voit son cœur prit de passion pour l'héroïne, il pourrait se douter que c'est mort, par avance, vu qu'il n'est que personnage secondaire. Las ! Devant la pucelle dont les yeux s'emplissent de larmes amères au souvenir de son bel éphèbe mort (ou traître), le fier personnage secondaire ne peut guère que la serrer dans ses bras, en tout bien tout honneur, pour la consoler. Et plus, si affinité. Comment c'est contradictoire ? Jamais de la vie, c'est un manga.

Malgré tout, même s'il l'aime à s'en taillader les veines, à en bouffer des escargots frits (vomitif, je vous les jure), à en défier en combat singuliers tous les méchants tarés qui peuplent ce manga, même s'il consent pour elle tous les sacrifices, le preux second rôle ne pourra jamais se taper l'héroïne. Car seul un héros le peut.

Malgré tout, même si elle est conne comme une enclume à attendre son crétin de beau ténébreux de héros, insensible au fait qu'un gars bien comme il faut lui ferait bien son affaire, voir son bonheur, l'héroïne ne renoncera jamais. Au pire, elle l'attendra avec une fidélité qui force l'admiration et qu'on ne retrouve plus guère que chez certains épagneuls bretons. Car c'est le héros. Et son héroïsme mérite cette abnégation amoureuse.

C'est pourquoi, Rock Lee crut un instant se réveiller en plein rêve, tenant l'HEROINE bien serrés dans ses bras musculeux, blottie contre sa poitrine couverte de poil.

C'est pourquoi Sakura fut certaine de cauchemarder en se réveillant, le visage contre un torse rassurant, sentant le souffle chaud d'un homme fort (ou l'inverse) contre son front.

Il n'eurent pas besoin de mots, ni de gestes. De toutes façons, ils étaient muets de stupeur et d'horreur (surtout elle en fait), et trop bien enlacés pour bouger (il la serrait trop fort pour qu'elle puisse fuir).

Alors au lieu de se détourner, comme font les chastes amants dont l'unique nuit ne peut qu'être oubliée sur l'heure, ils plongèrent leur regards brûlants l'un dans l'autre. Et là ! Shazaaaam ! Miracle comme disait l'autre, le second rôle se dit que, premier arrivé, premier servi, il la méritait quand même un peu, la gonzesse, trouva, de son côté, que l'attente navrée des héroïnes de feuilleton commençait sérieux à lui casser les noix, à défaut de ramener celles de con héros et que merde quoi ! Faut profiter de sa jeunesse et qu'un mec qui ressemble à un plumeau sur pattes c'est toujours mieux que rien.

Une fois de plus, la maladie d'amour unit dans son lit, les cheveux blond et les poils noirs (merci Sardou).

Grâce à Dieu qui prête vie aux ficeurs, grâce à ceux-ci qui sont vicieux et tordus (surtout nous deux), grâce à l'alcool qui a, de tout temps, rapprocher les êtres et permis aux moches de baiser aussi, grâce à tout cela, la sacro-sainte loi de l'amour des manga fut rompue. L'ordre naturel des choses ne fut alors plus jamais le même et la Belle aima la Bête (surtout l'inverse en fait), une princesse se réveilla dans les bras du faire valoir. Jamais plus n'attendra, les yeux mouillés, le retour de son galant chevalier, jamais plus, l'autre couillon ne fera taire les flammes de sa passion sous prétexte que c'est la promise au héros. Au beau pays des amours contrariées, en voilà au moins deux qui vont tirer leur épingle du jeu !

L'un dans l'autre on peut dire que le héros s'est bien fait baiser dans l'affaire (voir chapitre tue l'amour).

A SUIVRE...

effectivement...après relecture, la drogue serait une bonne explication.