Salut à tous !!!
Voilà vendredi ! Et voilà une suite !!
Alors je tiens à remercier ici pf59 pour sa review ! (Enregistre toi ! Ce n'est pas très compliqué, et comme ça, je te répondrais plus vite !)
Et oui, il comprend McKay parce qu'il parle aussi anglais ! Mais tu verras qu'il y a des expressions avec lesquelles il a du mal. Las américains n'ont pas du tout le même accent que les anglais...
En tout cas, je suis contente de t'avoir fait rire. En espérant que ça continuera comme ça !
Bon, le blabla, c'est bien, la fic, c'est mieux !
Allez-y !
Et je vous retrouve en bas, comme d'hab' !!
oOoOoOoOooOoOoooOoOooOoOooOoOooOoOo
Chapitre 2
Le lendemain, tout le monde attendait dans la salle de réunion. Caldwell avait l'air un peu plus reposé et avait dans la main un dossier assez volumineux. Dossier qu'il déposa devant Elisabeth avec un sourire en coin, ce qui l'inquiéta un peu. Le capitaine français arriva, accompagné d'un soldat. En effet, ne connaissant pas encore la cité, Elisabeth avait demandé à ce que quelqu'un aille le chercher. Celui-ci prit place à côté de la dirigeante de la cité, place qu'elle lui avait montré de la main. Comme ça, il faisait face à tout le monde.
Ils s'assirent tous à leur place habituelle, quand Elisabeth remarqua qu'un siège était vide...
-Est-ce que quelqu'un sait où est le col... Commença t-elle.
-Je suis là !
-Vous êtes en retard, Sheppard ! S'exclama Caldwell.
-Mon colonel, je ne suis pas en retard, dit-il en regardant sa montre, je suis pile poil à l'heure... Continua t-il en souriant.
Il jeta un œil rapide dans la salle, et ne voyant que Ford, il regarda Elisabeth, étonné.
-Où sont Teyla et Ronon ?
-Ils n'ont pas été conviés pour la bonne raison que je ne l'ai pas jugé nécessaire... Répondit Caldwell.
-Mais ils font partit de mon équipe ! S'indigna John.
-Encore un choix discutable...
-Colonel Caldwell ! S'interposa Elisabeth, je n'ai pas à vous demander votre avis sur ce sujet, je dirige Atlantis, et je décide qui peut, ou ne peut pas faire partie du personnel de la base, maintenant, si vous le voulez bien, la réunion peut commencer ! Et s'ils n'ont pas été conviés, continua t-elle en regardant Sheppard, c'est que Teyla voulait partir sur le continent. Elle avait quelques détails à régler dans son village, et Ronon l'a accompagné. Ils sont partit très tôt ce matin, Lorne les a conduit sur place.
Sheppard était soulagé. Elisabeth avait "mouché" Caldwell, qui se renfrogna et s'appuya sur le dossier de son fauteuil sans plus rien dire.
Même Ford se permis de sourire légèrement.
Sheppard prit donc place et regarda l'assemblée. Son regard se fixa sur le capitaine, et il fronça les sourcils.
Pourquoi avait-il la bouche ouverte et l'air paniqué ?
-Qu'est-ce qu'il y a capitaine ? Vous n'allez pas bien ? Dit-il en le fixant.
Au bout de quelques secondes, le capitaine réussit à reprendre ses esprits.
-Vous êtes militaire ? S'exclama t-il.
En effet, ce matin, John qui n'était plus de repos, avait enfilé sa tenue de "travail", c'est à dire le pantalon avec la ceinture où était accroché son arme sur sa jambe droite, et un maillot noir à manches longues, qui laissait apparaître ses plaques qu'il portait toujours autour du cou.
-Oui, pourquoi ? Ça vous dérange ?
-Non, pas du tout, mais vous n'étiez pas habillé comme ça hier, alors je ne me serais jamais douté que...
-Hier, j'étais en congé ! Congés un peu ratés ceci dit... Continua t-il à l'attention de Caldwell.
-Sheppard ! S'exclama Elisabeth, histoire de le remettre quand même à sa place.
-Ah parce qu'en plus vous êtes colonel ? Couina Legrand.
-Lieutenant colonel John Sheppard, à votre service !
-Mon colonel, veuillez excuser la façon dont je vous ai parlé hier... S'exclama alors très vite le capitaine en se levant de son siège et en se mettant au garde à vous.
-Non, ne soyez pas désolé, vous étiez fatigué. Ça se comprend, trois semaines à bord d'un vaisseau spatial même si c'est le Dédale, c'est dur à avaler ! Bon, on peut commencer la réunion ? Continua t-il d'un air décontracté en s'asseyant.
Legrand n'en revenait pas. Après avoir passé trois semaines à bord d'un vaisseau spatial, il se retrouvait sur une cité commandée par une femme, une civile, qui avait un militaire, et un lieutenant colonel en plus, pour l'aider dans sa tâche ?
Les Américains n'étaient vraiment pas des gens ordinaires...
-Oui, on va commencer ! Annonça Elisabeth. Colonel Caldwell vous voulez peut-être prendre la parole ?
-Non merci, Dr Weir, je vous laisse faire, allez-y !
-Bon, je commence alors. Capitaine, je pense que vous pouvez vous asseoir, maintenant.
Legrand regarda Sheppard qui lui fit un petit signe de la main en assentiment. Elisabeth ouvrit alors le dossier que Caldwell avait posé devant elle, et commença à le parcourir des yeux.
-Vous avez des états de services impeccables, même si vous avez eu quelques problèmes avec votre hiérarchie...
Elle regarda Sheppard qui souriait toujours.
-Ça me rappelle quelqu'un... Murmura t-elle en le regardant encore, mais vos supérieurs ont jugé bon de vous envoyer quand même, étant donné que vous êtes le meilleur dans votre domaine…
-Et qui est... ? Demanda John.
-Si j'ai bien lu, vous êtes capable de vous sortir de presque toutes les situations, doué en sports de combats et au tir, car en plus, vous êtes un tireur d'élite ! Dit-elle étonnée en levant la tête dans sa direction.
-Et bien dites donc ! Je suis curieux de voir ça ! Déclara Sheppard.
-Et bien vous le verrez lors de votre prochaine mission !
-Ah oui ? Et quand comptiez vous me le dire ?
-Maintenant !
-Ah Bon ! Et bien puisque de toute façon, on ne me demande pas mon avis...
Elisabeth posa le dossier et demanda.
-Capitaine Alex Legrand. Alex pour Alexandre, je suppose ?
-Oui, et s'il vous plait, évitez les jeux de mots ! C'est déjà pas facile pour moi à porter, sans que vous y mettiez du vôtre... Ronchonna t-il.
-Nous éviterons de faire référence à cela, dit-elle en souriant malgré tout, et puisque vous étiez fatigué hier, permettez-moi ce matin de vous souhaiter la bienvenue de notre part à tous. Le colonel Sheppard va se faire un plaisir de vous faire visiter la cité. Colonel ?
-Ce n'est pas que je ne veuille pas, mais vous ne pouvez pas envoyer quelqu'un d'autre ?
-Non, vous n'avez pas de sortie prévue pour aujourd'hui, et vous êtes le plus qualifié pour lui montrer toutes nos installations !
-Je ne suis pas d'accord ! Le plus qualifié ici, c'est moi ! Affirma Rodney qui n'avait rien dit jusque là.
-Je suis d'accord avec vous, Rodney ! Acquiesça John.
-Uniquement quand ça vous arrange, évidemment !
Le capitaine les regarda avec amusement.
-Ils sont toujours comme ça ?
-Et oui ! Vous finirez par vous y habituer… Soupira Elisabeth.
-Bon, puisque je n'ai pas d'autres choses à faire, je vous emmène faire le tour du propriétaire ! Rétorqua alors John.
-Oui mon colonel ! S'exclama Alex en se levant et en se mettant au garde à vous.
John ouvrit des yeux ronds comme des soucoupes, ne s'attendant pas à cette réaction. Pas après avoir parlé avec lui la veille, et surtout pas après avoir entendu le rapport fait sur lui.
-Venez avec moi... Soupira t-il en faisant une drôle de grimace.
-Bien mon colonel ! S'exclama encore le capitaine en se redressant.
... Et John leva les yeux au ciel.
-S'il vous plait, cessez de vous mettre au garde à vous chaque fois que vous vous adressez à moi. Une fois, ça suffit !
-Oui mon colonel ! Mais, c'est que chez moi…
-Désolé de vous interrompre, mais vous n'êtes plus chez vous ! Alors, il faudra bien vous y faire ! Coupa t-il en sortant de la pièce.
-Colonel Sheppard, capitaine ! Attendez ! Dit Caldwell.
Ils s'arrêtèrent et le regardèrent.
-Je voulais vous dire que le Dédale a été réparé et que je m'en vais. Je vous laisse le capitaine français, Sheppard. Prenez-en soin ! Dit-il avec ironie.
-Au revoir colonel, et passez le bonjour à tout le monde de ma part !
Caldwell sursauta légèrement, mais se reprit très vite. Maintenant, il ne l'aurait plus dans les pattes, alors il pouvait faire l'effort de paraître cool.
Et de toute façon, il n'y avait eu aucune offense dans la façon de parler du français. Sa phrase était juste un petit peu trop décontractée...
-Je n'y manquerais pas, dit-il en les saluant, Dr Weir, je vous quitte.
-Au revoir colonel, faites bon voyage !
-Ah ça, je pense que le retour ne pourra pas être pire que l'aller...
Et il sortit très vite.
-On dirait presque qu'il est content de partir ! S'étonna Elisabeth.
-Oui, c'est bien la première fois qu'il veut repartir aussi vite ! Répliqua John.
-Je pense que j'y suis un peu pour quelque chose... Murmura alors Legrand.
-Bon, on y va ?
-Où ça ?
-Vous avez la mémoire courte, je vous emmène faire le tour...
-Ah oui ! Coupa le capitaine, je vous suis. A vos ordres mon colonel !
-Stop !
Sheppard soupira et le regarda le nouveau de travers.
-Vous êtes en train de vous moquer de moi ?
-Non mon colonel, je n'oserais jamais !
John eut une moue qui indiquait le contraire.
-Ouais bon, on verra...
Et il sortit à son tour, suivit de près par Legrand. Elisabeth les regarda et sourit. Le chef militaire de la cité avait trouvé, sans le vouloir, quelqu'un qui allait certainement lui en faire voir de toutes les couleurs ! Et ce n'était pas pour lui déplaire. Juste retour des choses...
La visite commença par la salle de contrôle où il expliqua rapidement le fonctionnement des appareils de commande, puis il continua vers l'infirmerie.
-Et voici l'antre du Dr Carson Beckett.
-Waouh ! J'espère que je n'aurais jamais à faire la connaissance de vos engins de tortures docteur ! Carson Beckett ? Ce n'est pas un nom américain ça !
-Non, en effet ! Répondit celui-ci, je suis écossais.
-Ecossais ? Ça alors ! On est presque voisin !
-Ah bon ? Et vous êtes... ?
-Oh pardon ! Je me présente, capitaine Alex Legrand, armée de l'air française.
-Vous êtes français ? C'est génial ça ! On va pouvoir parler un peu de ce qui se passe en Europe !
-Oui doc, mais pas maintenant, je dois emmener le capitaine faire le tour de la cité ! Coupa Sheppard.
Il prit alors Legrand par le bras et le tira en dehors de l'infirmerie.
-On continue ?
-Vous m'emmenez où maintenant ?
-Dans un endroit qui je pense, vous plaira...
-Ah oui ? Vous avez l'air sûr de vous !
-Vous êtes dans l'armée de l'air, non ? Donc, je suppose que vous êtes pilote ?
-Oui !
-Alors j'en suis sûr...
Il prit de nouveau la direction de la salle d'embarquement, et monta l'escalier qui menait au hangar à jumper.
-On aurait peut-être pu y aller avant d'aller voir le docteur, non ?
-Pourquoi vous dites ça ?
-Parce que c'était à côté !
-Oui, vous avez raison, mais je viens juste de m'en rappeler !
-De quoi ?
-Que vous êtes pilote !
-Et ça se dit colonel... Murmura Legrand, avec le peu de mémoire qu'il a, on se demande bien comment il a fait...
-Quoi ?
-Non, rien...
-Et voilà, nous y sommes ! Alors ? Qu'est-ce que vous en dites ?
Le silence accueillit sa phrase.
-Alors ? Dit-il en se retournant.
Le capitaine était en train de contempler les jumpers, la bouche grande ouverte en tournant sur lui-même.
-Ah bah, ça alors... c'est... c'est... c'est quoi ?
-On les appelle des jumpers, se sont nos moyens de transport.
-Ça vole ?
Sheppard se mit à rire doucement.
-Oui, ça vole.
-Je peux entrer ?
-Oui, vous pouvez... mais vous ne pourrez pas le faire voler...
-Et pourquoi ? J'ai plusieurs centaines d'heures de vol à mon actif, et sur plusieurs appareils différents, alors...
-Non, ce n'est pas ce que je voulais dire. Vous ne pourrez pas parce qu'il faut posséder le gène des anciens pour le faire fonctionner.
-Qu'est-ce que c'est que ça ?
-Quelque chose dans le sang qui est détecté par l'appareil et qui permet à la personne de le piloter.
-Ah bon, parce que c'est un appareil intelligent ?
-Oui, on peut dire ça comme ça ! Vous voulez vous asseoir ?
-Ça oui alors !
L'enthousiasme du français faisait plaisir à voir et enchanta John. Il avait l'impression de se retrouver dans ce jeune homme, qu'il trouvait quand même un peu efféminé.
Il venait juste de se rendre compte de ça, quand il prit place sur le siège du pilote. Il n'avait jamais vu quelqu'un de son équipe s'y prendre avec autant de manière... sauf peut-être Teyla...
Legrand posa ses mains sur le tableau de commande... qui s'alluma aussitôt.
Il fit un bond sur le fauteuil et se leva précipitamment.
-Je vous assure que je ne n'ai fait que poser la main sur ce... truc ! Se défendit-il en montrant un cristal.
Sheppard le regarda attentivement. Le petit français possédait le gène des anciens ? Ça promettait...
Quand Caldwell et Elisabeth l'apprendrait... Il sourit et le rassura.
-Ne vous inquiétez pas, ça m'a fait la même chose la première fois !
-Mais qu'est-ce que j'ai fait ?
-Vous avez tout simplement réussi là où beaucoup de personnes ont échoué. Vous devez avoir le gène des anciens, ce qui fait que vous aurez l'immense honneur de pouvoir piloter nos vaisseaux !
-Ah oui ? Ça c'est génial ! Dit le capitaine en tapant dans ses mains comme un enfant.
Sheppard l'observa encore. Il n'avait pas remarqué à quel point le capitaine avait les traits fins. Et ça façon de se tenir, alors qu'il avait l'air excité à l'idée de piloter un jumper...
Bizarre, se dit-il, on dirait presque une fille...
Il secoua la tête pour se remettre les idées en place. Ça ne pouvait pas être ça ! Les femmes avaient accès à tous les corps de métiers au sein de l'armée, mais jamais une femme pourrait se faire passer pour un homme.
Tous les tests d'aptitude étaient étudiés pour se conformer à la morphologie des femmes qui ne pouvaient évidement pas se comporter comme des hommes.
Mais bon, c'était dans le domaine du possible. Mais lors des examens médicaux, ça se serait vu aussitôt. Une femme est loin d'être faite comme un homme !
Et c'était une cause de radiation immédiate. On ne mentait pas impunément à l'armée...
-Bon, j'ai bien envie d'en parler à Elisabeth, qu'est-ce que vous en pensez ?
-Je suis d'accord, j'ai hâte de grimper là dedans et de le faire voler !
-Au fait, je peux vous demander votre âge ? Demanda Sheppard.
-Oui, ce n'est pas un secret, mais il faudra me dire le vôtre !
Ce rendant compte de la façon dont il avait parlé, Legrand rougit comme une pivoine. Ce qui étonna encore John.
Bon sang, et en plus il rougit comme une gamine !
-Je vous prie de m'excuser colonel, je ne voulais pas vous paraître indiscret !
-Mais non, pas du tout ! Et vous avez raison, je vous demande votre âge, vous avez le droit de connaître le mien ! J'ai trente six ans et vous ?
-Vous êtes déjà lieutenant colonel à trente six ans ? Ça, ça m'épate ! Euh pardon, je m'égare... moi, j'ai vingt huit ans.
-Et vous êtes seulement capitaine ? Ironisa Sheppard.
Legrand leva des yeux malheureux, et dit.
-Oui, c'est à cause de mon frère...
-Votre frère ? Et pourquoi ? Je ne comprends pas...
-Mon petit frère est handicapé, il est autiste. Et il adore l'uniforme. Et celui de capitaine l'a marqué... alors quand il a eu dix huit ans, je lui ai promis bêtement le jour de son anniversaire, que comme il m'aimait comme ça, je le garderais pour toujours... alors voilà, c'est peut-être stupide, mais c'est pour ça que j'ai toujours refusé les promotions. Et finalement, je ne le regrette pas ! Quand je vois le boulot que donne le grade au-dessus, je suis finalement bien content de n'être que capitaine !
Sheppard l'écouta attentivement, puis changea de sujet. Apparemment, le français n'avait pas décidé de gaîté de cœur de faire ce sacrifice. Même si il affirmait le contraire.
-On continue la visite, vous me suivez ?
-Excusez-moi, mon colonel, mais vous n'en avez pas marre de me trimbaler ?
-Quoi ?
La nostalgie de sa vie sur terre, avait fait oublier au français qu'il ne devait pas parler dans sa langue natale. Ce qui faisait que John n'avait pas compris sa question. Il la répéta donc en anglais.
-Non, répondit alors Sheppard, vous m'amusez en fait ! Ça fait longtemps que personne n'a eu le courage de me parler sur le ton que vous employez avec moi. Sauf peut-être Elisabeth, Teyla, Beckett et Rodney. Mais c'est normal, eux sont des civils. Avec vous, qui êtes militaire aussi, c'est très... rafraîchissant !
-Et bien, puisque vous aimez être rafraîchit, vous n'allez pas être déçu avec moi… Murmura le Français.
Mais John, qui avait avancé, n'avait pas entendu sa remarque…
Ils prirent la direction du bureau d'Elisabeth en silence. Et John jeta de fréquent coup d'œil à Legrand, qui avait l'air fasciné par ce qu'il voyait.
-Cette cité est absolument fantastique ! Finit-il par dire, c'est tellement… grand !
-Oui, et encore, nous n'avons pas tout exploré ! Il reste encore beaucoup de pièces que nous n'avons certainement pas découvertes, et des appareils dont nous nous demandons encore à quoi ils peuvent bien servir !!
Ils descendirent les marches et entrèrent dans son bureau.
-Alors Elisabeth, toujours sur vos rapports ?
-Non, en fait, je me repose un peu ! Répondit celle-ci en retournant l'écran de son portable.
Effectivement, elle ne travaillait pas. Elle jouait aux échecs.
-Un peu de détente de temps en temps... Soupira t-elle.
-Vous avez raison, le boulot c'est bien, le jeu, c'est mieux ! Dit-il en s'asseyant sur le coin du bureau.
-Sheppard, je suppose que vous n'êtes pas venu pour me dire que je dois jouer plus souvent ?
-Non ! En fait, j'étais venu vous apprendre quelque chose… asseyez-vous capitaine, dit-il en lui montrant le siège à ses côtés.
Celui-ci prit place, étonné de la façon de parler plutôt décontractée du militaire face à la dirigeante de la cité. Après tout, il ne connaissait pas tant que ça les manières de l'armée américaine. Mais ça le fit sourire.
-Alors ? Qu'avez-vous à me dire ?
-Et bien, je crois que nous avons gagné un autre pilote !
-Ça, je le sais, le capitaine est un pilote qui fait partit de l'armée de l'air ! J'ai lu le dossier…
-Oui, mais ce que vous ne savez pas, c'est qu'il pourra piloter un jumper…
-Oui, quand il aura subi la génothérapie !
-La quoi ? Demanda Legrand, qui n'avait pas bien compris la phrase.
-La génothérapie. C'est une méthode que nous employons pour que plusieurs personnes puissent se servir des appareils qui se trouvent sur Atlantis, mais ne vous inquiétez pas, ça ne fait pas mal…
-Ah ! Si vous le dites, mais le colonel m'a dit que…
-Oui, c'est là que je voulais en venir ! L'interrompit Sheppard, il n'en aura pas besoin…
-Et pourquoi ?
-Devinez…
-Je ne vois pas pourquoi !
John la regardait en souriant, et tout à coup elle comprit.
-Il a le gène ?
-Oui ! Ça vous en bouche un coin, non ?
-Euh oui, plutôt ! C'est assez rare, et comment vous en êtes vous rendu compte ?
-Quand il s'est assit à bord d'un jumper.
-Ne me dites pas qu'il l'a fait voler ? S'inquiéta t-elle.
-Non, juste démarré !
-Et bien, c'est une bonne nouvelle ! Vous allez pouvoir l'emmener lors de votre prochaine sortie !
-Oui, et je comptais que se soit aujourd'hui !
-Si tôt ?
-Oui ! Pourquoi attendre, les Wraiths nous laissent tranquille en ce moment, alors c'est l'occasion ou jamais !
-C'est quoi un Wraith ? Demanda Legrand.
-Se sont nos ennemis. Ils sont grands, verdâtre avec de longs cheveux blancs et des dents longues. Ils ont des mains qui ont une espèce de trou au centre, qui leur permet de se nourrir en vidant l'énergie vitale de la personne sur laquelle il l'a pose !
Le capitaine éclata de rire.
-C'est vraiment très drôle colonel ! Votre description est très réaliste, mais vous n'arriverez jamais à me faire croire ça !
-Ah vous croyez ? J'espère pour vous que vous n'en croiserez pas un ! Rétorqua t-il.
Le sérieux de sa réponse et la tête que fit le Elisabeth, jeta le doute sur le capitaine.
Y'a vraiment des méchants qui ressemble à ça ?Se demanda t-il.
-Bon, je vais former une équipe et on va faire un tour, on se retrouve à 14h00, vous m'accompagnez ?
-Oui, mon colonel ! Répondit le capitaine en se levant sur le champ.
John leva les yeux et Elisabeth sourit en baissant la tête. Elle était ravie ! Ravie que quelqu'un d'autre ait trouvé le moyen de rabattre le caquet à son chef militaire ! Même si pour cela, elle devait aussi endurer les remarques plutôt caustiques du français…
oOoOo
Il avait fait appel à son équipe habituelle. Ford, Ronon, Teyla, Rodney et lui. Mais quand Ronon arriva, Legrand eut un bref mouvement de recul. Geste qui n'échappa pas au Satédien qui le toisa de toute sa hauteur. C'est à dire vingt bons centimètres de plus que lui !
-Bonjour.
-Bonjour, je suis le capitaine Alex Legrand…
-Ronon Dex...
Puis, fidèle à ses habitudes il se dirigea vers l'escalier qui menait au hangar.
-Ne vous en faites pas, vous vous y habituerez. Il est toujours comme ça ! Je me présente, Teyla Hemmagan, du peuple d'Athos.
-Et moi je suis Alex Legrand !
-Bon, puisque les présentations sont faites, on peut y aller ? Dit le colonel.
Ils montèrent tous au hangar. John s'installa aux commandes et demanda l'autorisation de sortir. Peu de temps après, l'appareil se présenta devant la porte des étoiles, sous les yeux ébahit du français.
-Euh... on fait quoi, là ? Demanda t-il.
-On va sortir !
-Vous avez l'intention de faire un trou dans le mur d'en face ? Demanda le capitaine.
-Pas du tout, mais attendez donc un peu... Rétorqua John en souriant.
Ford appuya sur les touches du DHD, et les symboles s'enclenchèrent..
-Qu'est-ce que c'est que ça ?
-La porte des étoiles !
-Ah... et ça sert à quoi ?
-A quitter la cité.
-Ah bon ? Et bien, j'en apprends tous les jours ! Dit-il l'air septique.
Le vortex apparut et le jumper fila au travers. Ils arrivèrent de l'autre côté et John vola tranquillement au dessus de la planète
-C'est super ! S'exclama le Français, et vous faites ça souvent ?
-Aussi souvent que nécessaire ! Répliqua Rodney.
-On est où là ?
-Sur P2M112.
-Pardon ?
-P2M112, c'est le nom qu'on lui a donné.
-Donné à quoi ?
-La planète où nous sommes !
-A parce qu'on n'est plus sur la planète d'Atlantis ?
-Non !
-On peut aller sur d'autres planètes en traversant le truc bleu ?
-Le truc bleu, comme vous dites s'appelle un vortex. Ça permet de nous dématérialiser et d'aller dans d'autres lieux rapidement. On rentre les coordonnées d'autres planètes et on y va ! C'est un peu rapide comme explication, mais c'est ce qu'il y a de plus simple pour que vous compreniez !
Le capitaine était resté bouche bée.
-Et vous en avez d'autres des comme ça ?
-Euh… non, pas pour l'instant... Répondit McKay.
John était amusé par les répliques entre les deux personnes derrière lui. Il regarda Teyla qui sourit aussi. McKay avait trouvé quelqu'un à qui parler de façon à lui faire comprendre qu'il était le plus intelligent de tous, et il en profitait.
-Et je suppose qu'on se rematérialise toujours ? Ça ne vous est jamais arrivé d'avoir un problème en allant comme ça, à l'aventure ?
-Non, jamais !
-Sauf quand on tombe sur un vaisseau ruche ! S'exclama John.
-Un quoi ? J'ai dû mal comprendre ! Vous avez dit un vaisseau ruche ? Il y a des abeilles qui vivent dans des vaisseaux ?
-Non, pas des abeilles, des Wraiths... Soupira Rodney. Mais on lui a rien dit à propos des vaisseaux ruche ou quoi !
-Non, on n'a pas eu le temps ! Rétorqua Sheppard, qui avait du mal à garder son sérieux.
-Les Wraiths… Ah oui ! Les grands méchants aux dents longues ! S'esclaffa Legrand, toujours pas convaincu de leur existence.
-C'est ça... les grands méchants aux dents longues... Soupira Rodney, et bien en voilà un qui va être surpris quand il en verra un !!
-J'attends ce moment avec impatience ! Répliqua le capitaine.
-Vous ne devriez pas, dit alors Teyla, vous ne les connaissez pas comme nous.
-A parce que vous voulez vraiment me faire croire qu'ils existent ?
-Oui, croyez-moi, ils existent ! Finit par dire Ronon, et je sais de quoi je parle.
-Bah voyons ! Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'alu ! Dit alors Legrand en français.
Ils se tournèrent tous vers lui, le regardant de travers. Ils n'avaient pas compris la blague...
-Cherchez pas ! C'est une phrase de pub pour une marque de chocolat ! Expliqua t-il en anglais.
-Et en plus, il fait de l'humour ! Il ne manquait plus que ça ! Ronchonna Rodney.
-Bon, je crois qu'on peut atterrir ici ! Dit soudain Sheppard, il n'y a rien au scanner. On va pouvoir faire un tour !
-J'ai hâte de me dégourdir les jambes ! S'exclama joyeusement Legrand.
-Et moi de prendre l'air ! Dit Rodney. L'ambiance est terrible ici, mais quand même !
John posa délicatement le jumper, et ils se préparèrent à sortir.
-Bon, que les choses soient claires. On est là en simple visiteur, alors pas de blague ! Et c'est moi qui dirige, d'accord ?
-Oui, mon colonel ! Répondit le capitaine.
-Tout le monde est prêt ? Alors on sort !
Une fois dehors, il appuya sur sa télécommande et le jumper devint invisible.
-Ça c'est géant ! Comment vous faites ça ?
-Les anciens étaient des gens prévoyants, ils avaient prévu un système de camouflage ! Répondit Rodney.
-Il suffit juste de se rappeler où il est garé ! Continua Ford.
-Allez, on avance ! S'exclama Sheppard.
Ils marchèrent pendant dix minutes avant de se retrouver devant des ruines. Rodney s'en approcha avec son portable et tapota quelques secondes sur les touches.
-Je pense que c'est sans danger. Ça ne dégage aucune énergie ! Je vais rester un petit peu et étudier ça de plus près !
-D'accord McKay, on reste dans le coin.
-Je peux faire un tour ? Demanda Alex.
-Oui, mais ne partez pas trop loin, on ne sait jamais...
-Oui, mon colonel ! C'est promis ! Répliqua t-il en s'éloignant.
Pendant ce temps, Teyla et Ronon discutaient avec Sheppard, pendant que Ford était au côté de Rodney.
-Alors ? Qu'est-ce que vous pensez de lui ? Demanda Ronon.
-Je ne sais pas trop, il est français, un peu trop sûr de lui, mais il a réussi à mettre Caldwell en rogne, alors il me plait !
Teyla se mit à rire. Elle connaissait les sentiments de John face à Caldwell et le comprenait. Elle non plus, ne l'appréciait pas trop, même si elle n'avait jamais eu à faire directement avec lui. Ils continuèrent à discuter tranquillement ainsi pendant quelques minutes, quand un bruit retint leur attention. Ronon, se redressa d'un coup, l'oreille aux aguets.
-Vous avez entendu ? Demanda Sheppard à Ronon.
-Oui… on dirait le bruit de... des darts !
-McKay, Ford, à couvert ! Cria alors Sheppard.
Le scientifique, qui n'était pas connu pour son grand courage face aux Wraiths, se précipita derrière une colonne qui supportait un grand bloc de pierre.
-Mais où est le capitaine ? Cria Sheppard.
-Je l'ai vu partir de ce côté ! Répondit Ford en lui indiquant la direction d'un petit bois non loin, j'y vais !
-Non, restez avec McKay ! Ordonna Sheppard. J'espère seulement qu'il va y rester ! Dit-il en se tournant vers Teyla.
-Je pense qu'il aura compris… attention... Murmura t-elle soudain, ils sont là…
-Ford, McKay, planquez-vous ! Vous en avez deux qui arrivent derrière vous ! Murmura Sheppard dans sa radio.
// D'accord // Répondit Ford.
-Bon, on va essayer de ne pas se faire remarquer. Je vais prendre celui de gauche, Ronon, celui de droite. Teyla, vous pouvez essayer de trouver Legrand ?
-Oui colonel.
oOoOo
Teyla s'était baissé et était partie le plus doucement possible à la recherche du capitaine. Elle espérait qu'il ne s'était pas mis dans le pétrin, étant donné qu'il ne les avait pas cru quant à l'existence des Wraiths.
Elle marchait doucement, quand elle en vit deux autres au loin. Apparemment il s'agissait d'une embuscade. Elle était quand même étonnée, il n'y avait pourtant rien qui aurait pu indiquer qu'ils étaient sur la planète tout à l'heure !
-Colonel ?
// Oui ? //
-Il y en a deux autres derrière, je vais essayer de m'en occuper… oh bon sang ! Dit-elle soudain.
// Quoi ! Qu'est-ce qu'il y a ? // Entendit-elle.
-Le capitaine est là… je ne crois pas qu'il les ai vu !!
oOoOo
Sheppard était en rogne. Ça n'aurait dû être qu'une mission de routine, et elle commençait à mal tourner. En plus, il se traînait un "bleu".
-Il ne manquait plus que ça ! Si jamais il lui arrive quelque chose, Elisabeth va me tuer ! Dit-il tout bas.
Puis il continua un peu plus fort.
-Essayez de le prévenir… Teyla ? Teyla, vous m'entendez ?
Personne ne lui répondit.
-Bon, Ronon, on y va et après, on file lui donner un coup de main !
-Ok, j'y vais…
Ils s'approchèrent en silence, et après quelques minutes de combat, réussirent à se débarrasser des deux Wraiths.
-Allons voir les autres !
Ils allèrent dans la direction qu'ils supposaient être celle où était l'Athosienne, et au bout de quelques mètres, ils s'arrêtèrent. Ils regardaient devant eux, et ne bougeaient plus. Même Ronon.
-Mais qu'est-ce que c'est que ça ? Cria le capitaine.
Il pointait du doigt la poitrine d'un des Wraith, mort, quant à l'autre il était tenu en joue par l'arme de Teyla.
Mais la surprise fut de courte durée. Le Wraith à terre, qui était seulement blessé, se releva et s'enfuit sans que personne n'ait eu le temps de faire quoi que se soit.
-Il faut le rattraper ! Cria Sheppard, sinon il va prévenir les autres !
Ronon partit comme une flèche.
-Il n'en aura pas le temps ! Grogna t-il, déjà loin.
Sheppard se retourna alors, n'en revenant toujours pas.
-C'est vous qu'avez fait ça ? Demanda t-il à Teyla.
-Non colonel, c'est lui. Quand je suis arrivé, celui là était déjà à terre et l'autre n'était pas en meilleure posture !
-Ah oui ? S'étonna John, c'est vous ? Mais comment avez vous fait ?
-Répondez d'abord à ma question, c'est quoi ça ?
-Un Wraith ! Mais ma parole, vous n'avez rien écouté ! On vous en a parlé dans le jumper ! S'écria Rodney, maintenant, vous y croyez ?
-Bah je dois dire que je suis bien obligé… Répliqua le français doucement. Ils sont vraiment moches !
Puis il regarda les quatre Atlantes d'un drôle d'air, en descendant sa main le long de sa jambe.
-Ouais, je suis entièrement d'accord avec vous… mais qu'est-ce que vous faites…
John regardait le capitaine qui avait dégainé son arme, et la pointait dans leur direction.
-Baissez-vous ! Cria celui-ci.
-Quoi ? Mais qu'est-ce que…
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase, qu'il avait tiré. Rodney qui avait son arme dans la main après avoir vu le Wraith à terre sursauta et tira, sans le vouloir.
-Mais ça ne va pas ? Qu'est-ce qui vous prend de tirer comme ça ! Hurla Sheppard.
Legrand ne répondit pas tout de suite, se contentant de pointer le doigt derrière eux. Ils se retournèrent tous d'un bloc et virent un autre guerrier Wraith, étendu par terre. Ils regardèrent alors de plus près le capitaine, qui n'avait toujours pas bougé. Ce type était vraiment un excellent tireur...
-Ok... Dit Sheppard, et bien merci !
-McKay, la prochaine fois, laissez votre arme dans son étui... Dit alors Legrand.
-J'ai pas fait exprès ! Vous m'avez fichu une sacrée trouille. Ne pointez pas votre arme comme ça !
-D'accord... la prochaine fois, je vous laisserais ce plaisir...
-Capitaine ? Est-ce que ça va ? S'inquiéta Sheppard en le voyant vaciller.
-Oui, ça peut aller, mais heureusement que votre ami ne sais pas tirer, ou peut-être pas… en tout cas, maintenant, je sais qu'il vaut mieux être à côté de lui, plutôt qu'en face…
-Pourquoi vous dites ça ? Demanda Rodney un peu vexé.
-Parce que ça m'évitera de prendre une balle perdue… Répliqua celui-ci en français.
La phrase n'avait pas été compris par les autres. Le capitaine, qui avait été touché par le tir de Rodney, ne pouvait plus réfléchir et parler dans une autre langue.
-Quoi ? Qu'est-ce que vous avez dit ? Demanda Sheppard en s'approchant de lui.
Puis il vit. Il vit la tâche rouge, qui grandissait sur le côté droit du capitaine.
-Mais vous êtes touché ! S'exclama t-il. McKay ! Pointez vos fesses tout de suite ! Dit-il en se précipitant vers le capitaine qui était tombé à genoux.
Il essaya de défaire le vêtement afin de voir la blessure. Mais le capitaine, qui était conscient, repoussa ses mains.
-Non, laissez-moi... ça va aller…
-Il n'en est pas question, vous allez attendre que je regarde ça de plus près !
-Je vous dis que non ! Cria Legrand en se levant.
-Mais…
-Ce n'est qu'une égratignure, ce n'est pas la première, et apparemment pas la dernière... Grogna t-il en regardant McKay de travers.
-Puisque je vous dis que je n'ai pas fait exprès ! Se défendit celui-ci.
-Bon, on attend Ronon et on rentre, et vous, continua t-il en regardant le capitaine, vous allez directement voir Beckett ! Et c'est un ordre !
-Bien mon colonel !
Ils n'attendirent pas longtemps, Ronon arriva, à peine essoufflé.
- C'est bon ! Déclara t-il seulement.
Ils marchèrent donc vers le jumper. Le capitaine plus doucement que les autres, mais il ne resta pas à la traîne. Ils grimpèrent tous et le capitaine s'installa le plus confortablement possible à l'arrière du vaisseau. Sheppard décolla et vola vers la porte. Quand ils arrivèrent près de celle-ci, Ford composa le code et le vortex s'ouvrit. Ils passèrent à travers, arrivèrent dans la salle d'embarquement, et Sheppard ouvrit la porte arrière.
-Alors ? Demanda Elisabeth qui était descendu à leur rencontre, votre sortie s'est bien passée ?
-Prévenez le Dr Beckett qu'on a un blessé !
-Et qui est blessé ? Demanda t-elle inquiète.
-Le capitaine Legrand.
-D'accord, je préviens Carson, et comment… Commença t-elle.
-Je vous expliquerais ça tout à l'heure ! Coupa Sheppard.
Ils sortirent tous du Jumper, et John monta alors au hangar. Beckett, qui avait été prévenu, était arrivé très vite avec une équipe médicale. Le capitaine était pâle, et malgré ce qu'il avait affirmé, il ne se sentait pas très bien. Les infirmiers l'aidèrent à s'installer sur le brancard, et ils partirent à l'infirmerie. Sheppard redescendit très vite, et les regarda s'éloigner. Puis il se tourna vers Rodney, qui ne savait plus où se mettre.
-Je crois qu'une explication s'impose ! Dit-il alors.
Elisabeth les avait écoutés, et les suivit. Bizarre, on aurait presque pu croire que Sheppard en voulait à McKay !
Ils montèrent alors à la salle de réunion, et s'assirent.
-Alors ? Que s'est-il passé ? Demanda Elisabeth.
-Et bien on est allé sur P2M112, et on a rien vu d'autres que des ruines, que McKay étudiait, quand un dart est arrivé.
-Des Wraiths vous attendaient ?
-Non, enfin j'en sais rien. Ils ont dû passer aussi par la porte des étoiles, mais comme on a survolé la planète, on n'a pas pu les voir la traverser. Ronon a entendu le bruit de leur appareil, et on s'est planqué. Deux Wraiths nous ont attaqués, mais comme le français s'était éloigné un peu, on n'a pas pu le prévenir…
-Vous l'avez laissé seul ? Mais comment avez-vous pu faire une chose pareille ? S'étonna Elisabeth.
Elle n'avait pas l'habitude de ça. Jamais le militaire ne s'était comporté de cette façon, il ne laissait jamais ses hommes seuls.
-Mais pour sa défense, répliqua Rodney, rien n'indiquait qu'il pouvait y avoir des Wraiths…
-Je disais donc, coupa Sheppard, que deux Wraiths nous ont attaqués. Ronon et moi on les a eu, et j'ai envoyé Teyla chercher Legrand.
-Quand je suis arrivée à l'endroit où il était, j'en ai vu deux, le capitaine avait réussi à en tuer un, et l'autre était à terre…
-Il a fait ça tout seul ? Questionna Elisabeth, surprise.
-Et oui, il est vraiment doué, pas comme McKay ! Finit Sheppard.
-Combien de fois, faudra t-il que je m'excuse ? Râla celui-ci.
-Ensuite ? Demanda Elisabeth.
-Ensuite, on est arrivé avec Ronon, et le capitaine a pointé son arme sur nous…
-Il a fait ça ?
-Oui, mais en fait, il ne nous visait pas… un Wraith, qu'on n'avait pas vu, se tenait derrière nous et il l'a abattu.
-Continuez, ça ne me dit toujours pas comment il a pu être blessé…
-McKay a eu peur et a tiré.
Elisabeth fixa le scientifique.
-Rodney ? C'est vous qui avez tiré sur lui ?
Elle n'en revenait pas !
-Oui... Gémit-il, mais j'ai eu peur et le coup est partit tout seul !
Et à la suite de cette déclaration, il y eut un bref instant de silence.
-Bon, je vais à l'infirmerie voir comment il va ! Annonça Sheppard en se levant.
-Non, c'est à moi de le faire. Vous vous rendez-compte du problème que ça risque de poser, si jamais cette histoire parvient aux oreilles du gouvernement français ?
-On n'est pas dans la même galaxie, qui pourrait le leur dire ? S'exclama Rodney.
-Caldwell ! Je vous signale que le Dédale est encore à portée de communication !
-On est vraiment dans la panade... Gémit-il alors.
-Oui, et c'est de votre faute ! S'emporta John.
-Sheppard ! Calmez-vous ! Allez tous dans vos quartiers, je m'occupe de ça, dit Elisabeth.
Ils quittèrent tous la salle, la tête basse...
oOoOo
A suivre...
oOoOo
Et voili voilou...
Juste une question, cette fic, elle vous branche ou pas ?
En tout cas, quoi que vous en pensiez, soyez assez sympa de me le dire !
Le petit bouton vert au centre est là pour ça !
Et merci de me lire...
