Alors désolée pour le retard, mais vendredi soir, j'étais invitée aux 18 ans de la fille d'amis, et ça s'est terminé samedi soir...
Et je suis vraiment, mais alors complètement naze...
'fin bref, je suis pas là pour raconter ma vie, mais plutôt celle de mes persos !
Mais je vais commencer par d'abord remercier les lecteurs-revieweurs à qui je n'ai pas pu répondre personnellement.
Yahhhhh ! En plus, y'a un truc qui me fait super plaisir, c'est...
Un mec lit ma fic ! Mais je suis RA-VIE !!!
C'est vrai, c'est tellement rare...
Et ce n'est pas qu'une impression !
Donc, merci pf59 !! Euh... non, de ce côté-là, j'ai pas essayé les saucisses cocktail ni les olives pour voir ce que ça faisait d'être un mec...
Alors pour ta référence au manga Naruto, je ne peux rien répondre, car je déteste véritablement tout ce qui se rapporte aux mangas...
Le seul truc que j'ai pu voir de ce genre, et qui ne passe plus depuis une éternité, c'était Alabator, et Goldorak...
J'étais ado à l'époque, ceci explique peut-être cela...
Quant au "copiage", je sais que beaucoup de personnes en font, mais là, j'ai carrément piqué la scène ! Je ne l'ai même pas arrangé à ma sauce ! C'est pour cette raison que j'ai préféré le mettre par écrit. Même si c'était flagrant à un point pas possible...
Et non, Rodney ne risque pas d'être jaloux d'Alex, parce que cette fic n'est pas le moins du monde slash ! J'avais pas encore "trempé ma plume d'écrivain" dans ce genre là...
Tu me dis merci pour ma fic ?
Mais c'est plutôt à moi de te remercier de la lire !!
Merci encore pour ta review, et à vendredi prochain !
Merci aussi à Alfa pour sa review ! C'est marrant, mais ton pseudo m'a immédiatement fait penser à la (trèèèss) vieille série télé "Cosmos 1999" !
J'ai des références, moi, des fois...
Euh... c'est toi qui es aussi sur au-delà ? Parce que des fois, les pseudos se ressemblent, mais ce ne sont pas les mêmes personnes...
Bon, et bien j'ai fini, alors place à la suite.
Bonne lecture !
oOoOooOoOooOoOooOoOooOoOooOoOooOoOo
Chapitre 5
-Placez l'émetteur en face du modèle et attendez mon signal !
-Rodney, vous êtes sûr que c'est le bon module ? Demanda Elisabeth.
-Non, mais on pourra toujours réessayer sur un autre, maintenant que l'on sait que ça marche. De plus, le réacteur n'a pratiquement rien perdu de sa puissance. On peut donc en déduire qu'on a droit à plusieurs essais !
-Bon, et bien dans ce cas allez-y ! Carson ?
-Oui ?
-Avez-vous tout ce qu'il vous faut au cas où ? Demanda t-elle au docteur.
-Oui, et de toute façon, l'infirmerie n'est pas loin. Je pourrais toujours les faire transporter très vite là bas.
-Tout le monde est prêt ? Demanda alors Rodney.
Ils retenaient tous leur respiration. McKay appuya sur le bouton, et la lueur jaillit sur le dart...
... Mais rien. Rien n'était sortit.
-Continuez, il ne faut pas se décourager !
Ils déplacèrent l'émetteur et recommencèrent. Une fois. Deux fois. Trois fois. Ils commençaient sérieusement à se demander s'ils allaient y arriver.
-Bon, on essaye encore une fois. Vous êtes prêt ? Demanda encore McKay, un peu découragé.
La lueur jaillit encore une fois et là...
-Regardez, ça ne fait pas pareil... Remarqua Zelenka.
-Oui, c'est étrange, le dart réagit différe...
La lueur blanche disparut doucement et des formes indistinctes qui devinrent des silhouettes apparurent.
-Ça a marché ! Cria Rodney, on les a récupérés !
Devant eux, venait de se re-matérialiser les deux militaires. Ils restèrent debout quelques secondes, avant de s'écrouler au sol.
Carson se précipita vers eux, les ausculta et déclara.
-Ils sont en vie, ils respirent, mais...
-Mais quoi ? S'inquiéta Elisabeth.
-Ils sont inconscients...
Elle regarda attentivement les deux personnes qui étaient à terre. On aurait dit qu'elles dormaient...
Sheppard avait les yeux fermés et son visage était détendu. Comme dans le sommeil, et Legrand était dans le même état. Des infirmiers les portèrent délicatement et les posèrent sur un brancard.
-Bon, je les emmène à l'infirmerie.
-Je vous suis.
-Si vous voulez, mais je ne pense pas que se soit nécessaire. Si vous voulez, je vous appellerais dès que j'ai du nouveau.
-D'accord, je compte sur vous.
oOoOo
Il y avait maintenant une heure qu'ils étaient revenus, et toujours pas de réveil en vue. Ils étaient confortablement installés sur un lit, avec tout un tas d'appareils qui les surveillaient. Carson allait les voir de temps en temps, mais rien n'indiquaient un quelconque changement. Il avait placé un paravent entre ses deux patients, car il n'avait pas oublié à qui il avait affaire. Sheppard, un homme, qui croyait dur comme fer, que la personne qui était allongée dans le lit d'à côté était aussi un homme. Alors qu'en réalité, c'était une jeune femme. Et une jeune femme qui avait tout ce qu'il fallait là où il fallait...
Le docteur s'en était rendu compte quand il lui avait enlevé son équipement pour l'ausculter plus à son aise. Et il avait même été un peu gêné...
-Oh bon sang, quand Sheppard saura ça, il me pendra haut et court !
-Quand je saurais quoi ? Dit une voix éraillée.
-Colonel ? Vous êtes enfin réveillé ! Comment allez-vous ?
-J'ai un terrible mal de tête et je ne me sens pas très bien...
-Je pense que c'est normal, mais comme c'est la première fois pour moi, je n'en suis pas très sûr...
-Et bien moi, j'aimerais dire que c'est une première, mais ce n'est pas le cas... Gémit John en posant sa main sur son front.
-Tenez ! Prenez ce comprimé, ça soulagera votre migraine.
-Où est Legrand ? Demanda John en avalant le cachet.
-Il est à côté !
-Et comment va t-il ?
-Il n'est pas encore réveillé, mais ça ne saurait tarder... si vous avez été pris en même temps par le rayon...
-Je peux le voir ? Demanda Sheppard la bouche pâteuse.
Ses yeux se fermaient tout seul.
-Vous m'avez donné quoi…
-Un simple analgésique, et ce n'était pas sensé vous faire dormir...
-Et pourtant...
John essaya de se redresser, mais retomba lourdement sur l'oreiller.
-Carson... que...
Le docteur regarda l'étiquette de plus près et dit.
-Oh, je suis désolé Sheppard, je me suis trompé de boite, je vous ai donné un sédatif léger...
-Vous le paierez cher, Carson...
-De toute façon, je vous aurais gardé à l'infirmerie en observation, alors profitez-en !
-Je n'aime pas... être sur un... lit... d'hôpital... Fut la dernière phrase que John réussit à prononcer avant de s'endormir profondément.
-Alors là, je suis vraiment mal barré… Murmura Carson.
Il se retourna alors vers son autre patient. Alex dormait, elle aussi. Il la regarda attentivement et se dit qu'elle réussissait à berner beaucoup de monde. Mais quand on connaissait son statut, elle avait vraiment tout de la jeune femme qu'elle était. Des traits fins et harmonieux, un corps avec toutes les formes qu'il fallait, et qu'elle réussissait malgré tout à dissimuler. Il se dit que c'était dommage. Elle était belle, mais il fallait qu'elle cache ça aussi… Alors la seule solution qu'il avait trouvée pour l'aider, avait été d'endormir le militaire. Il allait certainement le payer très, très cher…
oOoOo
Carson avait eu à peine le temps de retourner à son bureau qu'il entendit un gémissement...
-Oh bon sang, ma tête...
-Ah ! Vous voilà revenue des bras de Morphée ! S'exclama Carson, comment allez-vous ?
-J'ai un marteau piqueur dans le crâne, à part ça, ça va !
-Tenez, c'est un comprimé qui vous fera passer ça rapidement.
Elle but avec avidité le verre d'eau que lui tendait le docteur, et regarda autour d'elle.
-Encore à l'infirmerie ! Décidément, pour quelqu'un qui ne voulait pas y aller, je m'y retrouve un peu trop souvent !
-Oui, mais vous êtes sain et sauf, c'est le principal.
Il avait bien insisté sur le fait qu'il l'a traitait comme un homme.
-Et le colonel ? Il va bien ?
-Oui, il dort à côté.
-Il dort ? Pourquoi ?
-Parce que comme il s'est réveillé un peu avant vous, j'ai préféré qu'il ne vous voit pas, alors je lui ai donné un sédatif léger…
-Pauvre de vous ! Mais vous n'auriez pas dû, j'aurais pu me débrouiller seule !
-Non, vous étiez endormie et comme j'ai dû vous déshabiller…
Alex rougit comme une pivoine et souleva le drap qui la recouvrait, elle remarqua alors que la bande de contention avait disparue…
-Oui, je vous l'ai enlevé, il fallait que vous puissiez respirer librement. Je me demande d'ailleurs comment vous faites pour supporter ça !
-Vous savez, ça fait dix ans que ça dure alors…
-Dix ans ? Ça fait dix ans que vous…
-Oui, répondit-elle en le regardant en face. Je peux me lever maintenant ?
-J'aimerais vous faire passer un examen pour savoir si vous n'avez aucune séquelle de votre… mise en boite…
-D'accord... Soupira t-elle en se recouchant, mais faites vite, s'il vous plait, j'aimerais autant ne pas être là quand il se réveillera…
-Je vous comprends parfaitement, mais il faudra bien qu'un jour vous le disiez…
-Non ! Tant que je suis un homme, tout se passe bien, alors ça continuera comme ça ! Dit-elle d'un ton ferme.
L'examen se passa très bien, et après l'avoir autorisée à retourner dans ses quartiers, Carson retourna dans son bureau. Trente minute plus tard, il se releva, se dirigea vers le lit du militaire, et le regarda avec attention.
-Je me demande ce que vous auriez fait si vous l'aviez su... Murmura t-il.
Ce fut juste à ce moment là que John bougea et ouvrit les yeux.
-Carson…
-Oui ? Répondit celui-ci, un peu embêté.
Il n'avait pas du tout aimé être obligé de lui faire ça, mais il s'était senti obligé de le faire, et ne le regrettait pas. Alex n'était là que pour un temps donné, et le militaire n'avait pas besoin de savoir qu'il avait été berné par une femme, capitaine, et d'une autre nationalité de surcroît.
-Pourquoi ?
-Pourquoi quoi ?
-Pourquoi vous m'avez donné un somnifère ? Demanda Sheppard un peu durement.
-D'abord, ce n'était pas un somnifère mais un léger sédatif qui ne vous a endormi qu'une heure, et je vous l'ai dit, je me suis trompé de boite et…
-Arrêtez de me raconter des balivernes, Beckett ! Coupa John, je ne vous ai jamais vu faire d'erreur, alors quelque chose d'aussi grossier ne passe pas. Dites-moi pourquoi !
-Et bien, d'après ce que nous a raconté Ronon, vous n'étiez pas très content d'avoir été obligé d'aller à l'intérieur d'un vaisseau ruche, alors j'ai jugé préférable de laisser le capitaine reprendre ses esprits avant que vous l'étrangliez ! Maintenant, vous pouvez demander à Elisabeth de me renvoyer sur Terre si vous voulez, mais je ne voulais pas être responsable de vos actes !
-Je ne l'aurais pas étranglé, enfin pas tout de suite…
Il était soulagé, mais en même temps en colère. Très en colère. Il se leva et voulut sortir.
-Non, restez allongé, je vais vous faire passer un examen.
-Vous êtes sûr ?
-Oui, le capitaine y a eu droit, alors vous aussi.
Comme pour Alex, il ne trouva rien de spécial. Mis à part son léger mal de tête qui persistait et qui était dû au fait qu'il avait été endormi artificiellement...
-Bon, vous n'avez rien et je vous propose d'aller voir Elisabeth. Elle m'a demandé de la prévenir dès que vous seriez réveillé.
-D'accord, j'y vais. Je m'occuperais de Legrand après.
Il sortit très vite de l'infirmerie avec en tête l'idée de lui passer un savon comme il ne l'avait jamais fait à personne. Mais comme Elisabeth voulait le voir, il se dirigea d'abord vers son bureau...
oOoOo
Alex avait décidé d'aller voir le Dr Weir pour s'expliquer. Malgré le fait qu'elle ne se sentait pas coupable de quoi que se soit, elle voulait mettre les choses à plat avec la dirigeante. Alors elle repassa dans ses quartiers afin de se préparer comme elle avait l'habitude de le faire. Elle venait de prendre une décision, mais ne devait pas se laisser aller pour autant.
Quand elle eut fini, elle se regarda dans le miroir et retrouva la silhouette qu'elle espérait faire passer pour masculine, puis se dirigea vers la porte...
Elle parcourut très vite les couloirs, et grimpa les marches menant au bureau d'Elisabeth.
-Dr Weir ? Je peux vous parler s'il vous plait ?
-Capitaine ! Comment allez-vous ? Entrez...
Elle attendit debout, les mains dans le dos et la tête haute.
-Mais asseyez-vous donc…
-Non, merci madame, je préfère rester debout. Je voulais simplement vous dire que le colonel n'est pas responsable de ce qui s'est produit. C'est entièrement ma faute.
-Attendez un instant, vous dites que c'est de votre faute ? Mais comment…
-Je n'aurais pas dû rester à la traîne. Et si j'avais su que les Wraiths étaient capables de faire ce genre de chose, je n'aurais jamais insisté pour aller avec eux. Je me rends compte que mon attitude aurait pu coûter la vie au reste de l'équipe, et je comprendrais parfaitement que vous me mettiez aux arrêts. Maintenant, même si je trouve fantastique d'avoir été choisie pour venir ici, je repartirais avec le prochain voyage du Dédale.
-Capitaine, laissez-moi parler…
-Non, je suis désolée, mais je ne tiens pas à renouveler l'expérience. Présentez mes excuses à toutes les personnes qui ont pu avoir des soucis à cause de moi. Je me retire et ne vous embêterais plus.
Elle fit demi-tour et était près de la porte du bureau quand Elisabeth l'appela.
-Capitaine ! Revenez, je vous prie ! Ordonna t-elle.
Alex se retourna et lui fit face.
-Je ne vous ai pas autorisé à sortir, alors vous allez vous asseoir et m'écouter.
-Mais je…
-Capitaine !
-Bien madame.
Alex prit place sur le fauteuil pendant qu'Elisabeth s'assit à sa place et posa ses coudes sur le bureau.
-Premièrement, vous ne pouviez pas savoir ce dont les Wraiths étaient capables, alors je ne vois pas comment vous auriez pu leur échapper. Deuxièmement, ce n'est pas de votre faute si Sheppard a pris cette décision, étant donné que vous étiez déjà fait prisonnier. Alors ne vous croyez pas coupable. Si j'ai un reproche à faire, ce n'est pas à vous, mais plutôt à lui. Il n'aurait pas dû prendre cette décision qui aurait pu lui coûter la vie, ainsi qu'à Ronon. Mais j'ai appris moi aussi, à faire avec. Alors, nous allons avoir une discussion tous les trois sur la façon dont votre séjour se passera à partir de maintenant.
-Ah vous êtes là ! Ça tombe bien ! C'est justement vous que je voulais voir ! S'exclama John, qui venait d'entrer dans le bureau.
Alex se tassa dans son siège avant de se redresser et d'affronter sa colère. Elle savait ce qu'elle voulait. C'est à dire ne pas faire de vagues jusqu'à son départ. Enfin, elle essaierait...
-Sheppard, comment allez-vous ? Demanda gentiment Elisabeth.
-Bien, mais je pense que j'irais mieux après quelques explications ! Dit-il en se mettant debout à côté d'elle.
Il faisait face à Alex et la regardait d'un œil noir. Elle n'en menait pas large et attendit.
-Bon, vous pouvez me dire pourquoi ?
-Pourquoi quoi ?
-Pourquoi vous ne vous êtes pas mis à couvert quand je l'ai dit ?
-Mais je l'ai fait ! Je vous ai suivi, mais je me suis fait attraper par leur truc aspirant et…
-Et quoi ?
-Et rien.
Elle n'avait pas d'autres explications à donner. De toute façon, elle n'aurait rien pu faire et c'est ça qui rendait John injuste envers elle. Il se rappelait sa réaction quand il s'était plaqué contre elle, et lui faisait payer le fait qu'elle l'attirait, en lui trouvant tous les défauts de la Terre.
Mais il avait tort, et Elisabeth lui fit remarquer.
-Le capitaine n'y est pour rien. Il ne pouvait pas savoir, alors ne lui en tenez pas rigueur. Par contre, vous, vous avez fait une grossière erreur !
-Et laquelle je vous pris ? Demanda John en la regardant, étonné.
-Vous n'auriez pas dû prendre cette décision qui nous aurait fait perdre notre chef militaire sans m'en parler d'abord !
-Mais il fallait agir vite, et c'était la seule solution. On n'abandonne jamais quelqu'un. Même si cette personne vous tape sur les nerfs…
Il se faisait rabrouer devant le français et ça, il ne le supportait pas. Alex l'avait bien remarqué, alors elle se leva.
-Je vous demande la permission de sortir madame.
-Oui, vous pouvez y aller. Et ce n'est pas la peine de faire vos bagages. Je ne suis pas d'accord avec votre décision.
-Bien madame, colonel... Dit-elle ne se tournant vers lui.
Il la regarda d'un drôle d'air et finit par dire.
-On n'en a pas fini tous les deux…
Elle sortit très vite avant qu'il ne se rende compte de son trouble. Elle le trouvait décidément très attirant, et plus encore quand il était en colère... Elle dévala les marches et se rendit tout de suite dans ses quartiers.
oOoOo
John attendit quelques minutes, ferma la porte de verre, puis attaqua.
-Elisabeth, je sais que c'est vous qui dirigez la cité, mais en ce qui concerne la sécurité de mes hommes, je suis seul juge, et j'aimerais que vous ne me discréditiez pas comme ça devant un subordonné ! S'exclama t-il fâché.
-Sheppard, asseyez-vous. Je m'excuse de vous avoir parlé sur ce ton, mais vous l'avez mérité ! Vous vous êtes entendu ? Vous lui avez reproché de ne pas s'être comporté comme vous lui aviez dit, alors que d'après le rapport que m'ont fait le lieutenant Ford et Ronon, il n'avait pas la moindre chance de savoir ce qui allait lui arriver ! Qu'est-ce qui vous a pris ?
John dû admettre qu'il y avait été un peu fort.
-Oui, c'est vrai. Je lui ai peut-être dit des choses injustifiées, mais je n'aime pas ça !
-Que vous aimiez ou non, là n'est pas le problème. Vous devriez aller lui présenter des excuses ! Au moins pour ce que vous lui avez dit dans ce bureau !
Il leva les yeux au ciel et poussa un énorme soupir.
-Vous savez quoi ? Lui demanda Elisabeth.
-Non, quoi ?
-Vous avez enfin trouvé quelqu'un qui est comme vous, et c'est ça que vous ne supportez pas ! Lui dit-elle en souriant.
-Comment ça ? Demanda t-il surprit.
-Legrand vous fait subir ce que vous avez dû faire subir à vos supérieurs quand vous étiez sur Terre…
-Non, je n'étais pas comme ça… enfin, pas tout le temps…
Elisabeth avait croisé les bras et le regardait toujours en souriant.
-Bon d'accord ! C'est vrai que je n'ai pas toujours été le plus obéissant, mais je n'ai jamais mis la vie de mon équipe en jeu !
-Oui, mais vous n'étiez pas non plus dans une autre galaxie avec des ennemis dans vous ne connaissiez rien !
-C'est vrai... Soupira t-il encore.
Il se leva et dit avant de partir.
-Je vais le voir et discuter avec lui de ce qui s'est passé…
-C'est bien. Bonne décision.
Le militaire fit demi-tour, et sortit.
Elisabeth le regarda marcher sans pouvoir s'empêcher de sourire. La vie sur Atlantis promettait d'être mouvementée, avec ces deux là...
oOoOo
Alex était rentrée dans ses quartiers avec la ferme intention de se reprendre. C'était de plus en plus dur pour elle de se retenir… De se retenir quand elle était en face de lui…
Elle était attirée par lui. Quand il s'était penché sur elle, dans le vaisseau ennemi, elle l'avait désiré. Et lui aussi. Elle s'en était rendue compte quand il s'était plaqué contre elle. Il ne savait pas qu'elle était une femme, et il avait alors reculé. Mais elle savait qu'il ressentait quelque chose pour elle.
Car il avait failli l'embrasser…
Et elle aussi…
Mais elle avait trouvé la force de le repousser. Pour sa sécurité aussi bien que pour la sienne.
Elle se déshabilla et se changea. Elle fouilla dans ses affaires et trouva des dessous sexy. De temps en temps, quand elle était seule, l'envie lui reprenait de se sentir femme. Les sous-vêtements qu'elle portait en mission étaient classiques, mais elle avait quand même pris le risque d'en emmener des plus féminins. Et ceux-là l'étaient. Assurément...
Libérée de sa bande de contention, elle se sentait vraiment mieux.
Ça lui faisait mal de se bander les seins. De plus en plus. Et quand elle était en face de lui, c'était pire. Une chaleur douce lui envahissait le corps et gonflait sa poitrine. C'était agréable et en même temps douloureux. Elle ne savait pas si elle allait tenir comme ça encore longtemps. Il serait peut-être bientôt temps de dévoiler sa véritable nature, mais elle n'était pas encore prête à abandonner tout ce qu'elle avait mis tant de temps à obtenir. Si elle le faisait, se serait radical. La radiation pure et simple.
Et elle allait enfiler ses dessous quand elle entendit frapper à sa porte…
oOoOo
John avait quand même un peu honte. Il avait eu du mal à le reconnaître, mais Elisabeth avait raison. Il s'était comporté comme un idiot. Il avait reproché à une autre personne ses propres erreurs.
Mais ce qu'il avait ressenti l'avait mis en colère. Il avait voulu embrasser un homme. Il n'était pas du tout du genre gay. Enfin jusqu'à maintenant...
L'attirance qu'il éprouvait pour le capitaine était un sentiment nouveau et déroutant. C'est pour cela qu'il avait décidé de mettre les choses au point avec lui. En parler était sûrement la meilleure des solutions. Mais maintenant qu'il était là, devant sa chambre, il avait peur. Peur de ce qu'il pourrait faire. Peur de sa réaction à lui. Mais il fallait qu'il en ait le cœur net.
Alors il respira à fond et frappa à la porte, pendant qu'il en avait encore le courage…
oOoOo
Elle enfila vite fait, un pantalon large et un sweater. Sans rien dessous, elle n'en avait pas eu le temps...
Puis elle se présenta devant la porte et l'ouvrit.
-Colonel ? Dit-elle surprise, que faites-vous là ?
John ne savait plus. Tout ce qu'il voyait, c'était lui, décontracté et… beau…
Il le trouvait beau. Et ça, il ne l'admettait pas. Il n'arrivait pas à admettre qu'il était attiré par un homme.
C'était contre nature. Alors, il devint méchant. Il entra dans la chambre et attendit que la porte se referme sans bruit, puis il attaqua.
-Ne me faites plus jamais ça ! Ne me mettez plus jamais dans une position pareille ! Ou je vous le ferais regretter toute votre vie ! Vous avez failli nous faire tuer, Ronon et moi. Vous avez beau faire parti d'un échange, au prochain passage du Dédale, vous serez à bord ! Je ne veux plus vous voir !
-Mais qu'est-ce qui vous prend ? Si vous m'aviez prévenu, j'aurais peut-être su comment me comporter ! Mais non, il a fallu que vous jouiez les gros bras et vous m'avez tout mis sur le dos ! Je ne vous ai pas demandé de venir me sauver. Je n'ai pas demandé à venir, j'y ai été forcée, et si j'avais su que vous étiez aussi têtu et borné que ça, je n'aurais jamais débarqué ici ! Vous vous croyez tout permis parce que vous êtes colonel ? Et bien ça ne me suffit pas ! Et ce n'est pas parce que vous me plaisez que ça va changer ce que je pense de vous ! Maintenant sortez de ma chambre, je ne veux plus vous voir ! Hurla t-elle en français.
Sheppard la regarda et il ne sut pas comment, mais il se retrouva juste devant elle. Il n'avait rien compris à ce qu'elle venait de dire, tout ce qu'il savait, c'est que la colère faisait briller ses yeux.
... Et qu'il avait terriblement envie de…
Il l'attrapa par le cou et l'approcha de lui, puis sans attendre, posa sa bouche sur celle d'Alex. Le baiser d'abord léger fut ensuite violent. La colère les avait tous les deux énervés et ils se vengèrent l'un de l'autre. John ouvrit la bouche et plongea sa langue à la rencontre de celle d'Alex, qu'il trouva et caressa. Il se plaqua contre elle. Le désir le saisit brusquement et elle le sentit. Elle le sentit se durcir contre elle, et elle gémit. Elle posa les mains sur sa nuque et l'embrassa plus doucement, profondément, sensuellement... Comme une femme embrasse un homme.
Pas comme un homme qu'elle était sensée être...
L'information mit quelques secondes à parvenir à son cerveau... Elle était sensée être un homme.
... Elle ne devait pas en embrasser un autre. A plus forte raison un supérieur.
Alors, elle fit ce qu'elle aurait dû faire dès qu'il s'était approché d'elle. Elle le repoussa brutalement.
-Mais qu'est-ce qui vous prend ? Ça ne va pas ? S'exclama t-elle.
oOoOo
Sheppard recula, effaré et stupéfait. Mais qu'est-ce qu'il lui avait pris ? Il venait de l'embrasser !
Et le pire, c'est qu'il y avait pris du plaisir...
Il fit demi-tour et sortit très vite de la chambre. Sans rien dire. De toute façon, qu'aurait-il pu dire ? Qu'il pensait être attiré par un homme ? Il courut presque jusqu'à ses quartiers. Par chance, il ne croisa personne. Il entra précipitamment dans sa chambre, et courut dans la salle de bain. Il posa ses deux mains sur le rebord du lavabo et se regarda dans le miroir, avant de s'asperger le visage d'eau froide.
-Bon sang de bon sang ! Mais qu'est-ce qui m'a pris ? J'ai embrassé un mec ! Un homme !
Il leva la tête et se regarda encore. Il passa ses doigts sur sa bouche, et l'essuya d'un geste rageur, comme pour y enlever le goût des lèvres d'Alex. Le goût de sa bouche...
Son menton carrément imberbe avait été doux à toucher, et quand il avait pris sa tête dans ses mains...
-Non, il ne faut pas ! Je ne veux plus de lui dans mon équipe. J'en parlerais demain à Elisabeth...
Il resta quelques minutes, là, dans sa chambre, à tourner en rond. Puis il décida que ce n'était pas parce qu'il avait commis une légère erreur de parcours, que le monde allait s'arrêter de tourner. Il sortit et prit la direction du réfectoire... Il avait très faim, tout à coup...
oOoOo
Elle était encore debout, au même endroit, depuis qu'il était sortit. Elle se secoua et alla dans la salle de bain, enleva vite tous ses vêtements et se mit sous la douche. Elle se savonna très fort, comme pour enlever toutes traces de ce qui venait de se passer. Et pourtant. Elle avait aimé. Elle avait même adoré...
Quand il s'était penchée sur elle et qui l'avait saisi par le cou, elle ne s'attendait pas à ce qu'il fasse ça.
Mais elle l'avait désiré, et son rêve était devenu réalité. Il l'avait embrassé. Passionnément.
Et elle avait répondu...
Elle avait été stupide ! Complètement stupide ! Comment avait-elle pu le laisser faire ? Elle avait même senti son désir tout contre elle, et ça l'avait fait gémir.
-Oh mon dieu ! Si jamais il s'est rendu compte de quelque chose, ça va être ma fête !
Parce que, elle aussi s'était plaquée contre lui. Et elle n'était pas vraiment faite comme un homme.
... Des formes, elle en avait, mais pas au même endroit...
L'eau froide de la douche lui lava les idées plutôt coquines qui l'avaient assailli au souvenir de sa bouche sur la sienne.
Puis elle se rhabilla, avec des vêtements simples et des dessous plus que simple. La lingerie fine, c'était fini !
Au placard les petits strings en dentelle qui la faisait se sentir femme ! Elle devait se comporter et se tenir comme un mec ! C'est ça, un mec !
... Qui venait d'en embrasser un autre, et qui avait adoré ça...
-STOP ! Arrête d'y penser ! De toute façon, il va te renvoyer alors !
Car pour elle, il n'y a avait aucun doute. Il n'était pas du genre à supporter ça. Même si ils étaient coupables tous les deux, c'était à elle de partir, pas à lui...
Un grognement de son estomac la rappela à l'ordre. Seulement voilà, est-ce qu'elle allait prendre le risque de le croiser ?
-De toute façon, il faudra bien que je mange. Je ne vais tout de même pas me laisser mourir de faim ! Et c'est lui qui a commencé alors...
Elle sortit résolument de sa chambre et se dit que si elle devait le croiser, elle n'était pas obliger de lui parler. Aucune loi n'interdisait le silence. Alors elle prit sur elle, et se dirigea vers la cantine...
oOoOo
John avait pris un plateau, et se dirigea vers la table où il avait coutume d'être en compagnie de ses amis. Amis qu'il retrouva avec plaisir.
-Colonel Sheppard ! Comment allez-vous ? Lui demanda Teyla.
-Bien, je vais très bien, merci de vous en inquiéter !
-Et Legrand, comment va t-il ? Demanda Ronon.
A l'évocation du nom du capitaine, Sheppard plongea le nez dans son assiette. Puis il releva la tête et répondit.
-Il va bien, du moins pour ce que je l'ai entendu parler tout à l'heure dans le bureau d'Elisabeth.
-Vous avez pris un savon tous les deux, je suppose ? Dit Rodney.
-Mais pourquoi Elisabeth leur en aurait-elle voulu ? Demanda Teyla.
-Parce que d'après elle, Sheppard n'a pas dû prendre la bonne décision !
-Rodney, quand je suis là, j'aimerais que vous évitiez de faire ça !
-Quoi donc ?
-De parler comme si je n'étais pas là, justement.
-Tiens, voilà le capitaine, vous venez avec nous ? Lui demanda Teyla.
Alex l'avait vu. John aussi l'avait vu, elle. Alors, en essayant de paraître le plus naturel possible, elle répondit.
-Non, je vous remercie, mais j'ai eu suffisamment d'émotions pour aujourd'hui, alors je crois que je vais aller manger dans ma chambre ! Mais c'est gentil à vous de me le proposer.
Et elle fit demi-tour.
oOoOo
-Bon sang... Murmura t-elle, un homme n'aurait jamais parlé comme ça ! Reprends-toi !
En marchant vers la sortie, elle croisa Ford. Elle appréciait beaucoup le lieutenant. Il avait, à peu de chose près, le même âge qu'elle, et il était simple. Simple comme elle aimait. Avec lui, elle pensait pouvoir discuter de beaucoup de choses. Seulement, elle ne pouvait pas se le permettre.
Elle ne pouvait pas non plus lui dire à lui, qu'elle n'était pas ce qu'il croyait. Ce qu'ils croyaient tous…
-Capitaine ! Comment allez-vous ?
-Lieutenant Ford ? Je vais très bien, merci !
-Vous vous joignez à nous ?
-Non, ils viennent de me le proposer, mais je suis assez fatiguée, alors je vais aller manger dans ma chambre et me coucher !
-Bon, et bien bonne nuit !
-Merci, bonne soirée à vous tous.
Elle se dirigea vers ses quartiers, et posa son plateau repas sur ses genoux.
-Une télé ! Voilà ce qui me manque ! Un bon programme à la télé et ça aurait été super cool !
Mais comme il n'y avait aucune antenne qui aurait été susceptible de capter les émissions provenant de la Terre, la télévision était totalement inutile sur Atlantis ! Par chance, elle avait emmené son baladeur, ainsi qu'un tas de CD sur lesquels étaient enregistrés des heures de musique. Puis elle changea d'avis. Finalement, elle irait courir. Elle enfila un jogging et une paire de baskets, ainsi qu'un grand tee-shirt.
Elle banda sa poitrine, pour être sûre que si elle croisait quelqu'un, il n'y aurait pas de confusion possible, puis elle se dirigea vers les passerelles. Elle aimait beaucoup cet endroit.
La hauteur ne lui faisait pas peur, et en plus elle adorait ça. Courir avec l'impression de voler au-dessus du vide !
Elle courait avec ses écouteurs dans les oreilles, et fonça droit devant. Il y avait une infinité de possibilités et elle décida d'en faire le plus possible.
-Waouhh, en plus j'adore cette chanson ! Cria t-elle.
Elle n'avait pas de chanson préférée, mais celle qui justement arrivait dans ses oreilles... Elle l'aimait beaucoup. C'était une chanson pop-rock d'un chanteur dont elle ne se rappelait pas le nom.
Avec elle, c'était comme ça. Elle aimait, ou elle n'aimait pas. Elle avait une belle voix, et chanta à tue-tête tout en courant. Elle parcourut comme ça une quantité impressionnante de chemins différents, ce qui faisait qu'elle ne savait plus du tout où elle se trouvait. Elle ne reconnaissait pas l'endroit.
-Et voilà, je suis perdue ! C'est malin ! Bon, je n'ai plus qu'à faire le trajet en sens inverse...
Elle n'avait pas pris son oreillette et ne put donc demander à personne son chemin. Mais dans Atlantis, il y avait les téléporteurs. Ces sortes d'ascenseurs qui permettaient d'aller d'un endroit à un autre...
-Il n'y a plus qu'à savoir où il y en a un, et le tour est joué !
Il fallait pour ça redescendre, et donc, trouver un escalier... Au bout de quelques dizaines de mètres, elle en trouva un. Elle l'emprunta et se retrouva dans un couloir sombre, mais elle n'était pas trouillarde. La seule chose qu'elle détestait plus que tout, c'était les araignées. Rien que le fait d'imaginer ces satanées bestioles en train de courir autour d'elle, lui faisaient dresser les cheveux sur la tête. Elle était carrément phobique de ses saloperies à huit pattes. Alors elle regarda prudemment autour d'elle.
-Je suis complètement stupide ! Se dit-elle à voix haute. Je suis capitaine dans l'armée, à des millions de kilomètres de ma planète, dans une autre galaxie, là où il y a des vampires de l'espace, et j'ai peur des araignées !
Elle haussa les épaules et regarda en l'air.
-Oui, ma fille, tu es stupide !
Et elle continua sa quête de téléporteur...
oOoOo
-Alors ? C'était comment ?
-C'était comment quoi ?
-Quand vous étiez dans le dart ! C'était comment ? Insista Rodney.
-Pas terrible ! Répondit Sheppard.
-Pas terrible ? Et c'est tout ce que vous avez à dire ? Pas terrible ?
-Oui, pourquoi ? Vous auriez voulu que se soit bien ? Qu'on se sente bien ? Et bien ce n'est pas le cas ! On a l'impression de ne plus exister, de ne plus bouger, ni de parler. On a l'impression qu'on va y rester, et croyez-moi, c'est très désagréable ! Et en plus, ça vous fiche un mal de tête carabiné quand vous vous réveillez !
-Ah ?
Rodney était déçu, il ne pensait pas à ce genre de chose. John s'en aperçu et décida de le prendre au mot.
-Mais si vous voulez tester ça, pas de problème !! La prochaine fois, je vous laisse ma place. Les repas de l'infirmerie sont excellents et en plus, les gens sont aux petits soins pour vous ! Dit-il d'un air ironique.
-Merci... merci beaucoup, mais non ! Je n'ai pas envie d'être leur cobaye...
-Dommage, il y a une nouvelle infirmière qui vous aurait plu, j'en suis sûr...
-Ah bon ? Vous croyez ? Dit-il plein d'espoir.
Toute la tablée se mit à rire de bon cœur. Mais pas Rodney, qui fut un peu vexé. Il n'était pas doué dans les rapports avec les femmes, tout le monde le savait, et ne manquait pas une occasion de se moquer gentiment de lui.
-Au fait, Ronon, vous pouvez me dire comment vous avez fait pour rentrer le dart dans la salle d'embarquement sans tout casser ? Demanda soudain John.
-Je lui ai cassé le nez.
-Vous avez quoi ?
-Son nez était trop long, alors je l'ai raccourci !
-Mais comment... ?
Tout le monde regarda Ronon avec attention.
-Et bien, j'ai volé doucement près d'un groupe d'arbre, j'en ai abattu un, et je l'ai laissé tomber un sur lui.
-Vous avez abattu un arbre ? S'exclama Rodney.
-Oui.
-Et vous l'avez laissé tomber sur l'appareil ? Insista encore Rodney.
-Oui ! Répondit Ronon d'un ton un peu énervé.
-Et vous n'avez pas eu peur d'abimer le module où était enfermé Sheppard et le français ? Demanda Rodney effaré.
Les regards se tournèrent de nouveau vers Ronon. Personne n'avait pensé à ça...
-Non, mais je suis content que ça ait marché.
-Et bien moi aussi ! S'exclama John. Bon, il est tard et cette journée m'a épuisé. Je vous laisse, à demain !
-A demain ! Répondirent-ils tous.
Il se leva de table, sortit du réfectoire et prit la direction de sa chambre, quand il se rappela ce qu'il devait faire. Parler à Elisabeth de son problème avec le français...
oOoOo
Alex commençait sérieusement à douter de son sens de l'orientation. Elle avait l'impression de tourner en rond, mais en fait, ce n'était pas le cas. Elle était très curieuse, et à chaque fois qu'elle avançait dans une direction, une salle qu'elle trouvait des plus intéressantes à visiter s'éclairait à son entrée.
Elle y entrait et regardait partout avec grand intérêt.
-Cette cité est tout bonnement fantastique !
Ce qu'il y avait de bien dans sa promenade, c'est qu'il n'y avait personne pour la bousculer, pour lui dire de se dépêcher ou d'aller ailleurs. Alors elle en profita.
Elle en profita si bien, qu'elle ne s'était pas rendue compte qu'elle avait parcouru presque cinq kilomètres, et qu'elle était à l'opposé de l'endroit où elle avait décidé de courir. Mais elle s'en fichait ! Elle s'en fichait parce qu'elle ne le savait pas...
Elle possédait le gène des anciens, et ça lui ouvrait des tas de portes, ça allumait des machines, ça faisait faire des bruits bizarres à des engins non identifiés.
-Voilà encore une chose qui m'énerve ! C'est comme sur le Dédale, tout est écrit en... ah non, c'est pas en anglais ! S'exclama t-elle en regardant l'écriture inconnue sur certains panneaux, fixés aux murs. Oups, désolée l'amerloque, j'ai parlé un peu vite !!
Elle continua jusqu'a ce qu'elle arrive dans une pièce qui en surplombait une autre. Une pièce immense avec au centre un trou. Profond comme...
... En fait, ce n'était pas facile à dire étant donné que le fond, justement, n'était pas visible. La pièce, contrairement aux autres, ne s'éclaira pas entièrement. Alors elle fit le tour doucement. Comme elle ne voyait pas grand chose, elle avançait presque à tâtons. Elle devait quand même faire attention. Elle était seule et sans moyen de communication. Son pied trouva alors le vide. Elle posa ses mains sur la balustrade et tâtonna encore. Un escalier. Elle descendit prudemment et estima qu'elle avait fait presque dix mètres quand soudain, un craquement sinistre se fit entendre. Elle descendit plus vite, espérant être en bas avant que l'escalier ne lâche.
Mauvais calcul...
Sa précipitation la fit chuter. Elle dévala les dix mètres qui lui restaient encore à parcourir, se cogna violement la tête en atterrissant sur le sol et perdit connaissance. Heureusement pour elle. L'escalier s'était écroulé, et une partie de celui-ci retomba sur ses jambes, les brisants net.
Un autre morceau s'était planté dans son abdomen...
oOoOo
-Elisabeth ? Je peux vous parler ?
-Sheppard ? J'aurais pensé qu'après cette dure journée, vous seriez partis vous reposer !
-Carson m'a déjà obligé à le faire alors !
Elisabeth le regarda de travers.
-Carson ? Mais comment...
-Laisser tomber, je ne suis pas venu vous parler de ça.
-Ah bon ? Et de quoi alors ?
-Du capitaine Legrand.
Elle se plaça au fond de son siège et attendit. Le militaire n'était pas quelqu'un d'emporté. En fait, c'était la personne la moins méchante qu'elle connaissait. Et tout le monde l'aimait beaucoup. Il était un bon chef et un ami sur qui on pouvait compter. Alors, le fait qu'il vienne la voir avec cet air renfrogné, lui paraissait bizarre.
-Je vous écoute !
-Je vais être franc, je n'en veux plus dans mon équipe ! Il est têtu, borné, il n'en fait qu'à sa tête, et en plus il ne reconnait pas l'autorité. Alors même si il était le fils du président de la république française, je n'en voudrais plus avec moi. Au prochain voyage du Dédale, il monte à bord et au revoir !
-Vous avez fini ? Demanda Elisabeth, surprise de la tirade du colonel.
-Oui.
-Et bien vous m'en voyez navrée, mais je refuse. Et je lui ai dit la même chose cet après midi, quand il est venu me voir.
-Il était venu pour ça ?
-Oui, pour me dire qu'il voulait rentrer, chez lui, en France. Et je lui ai répondu non.
-Pourquoi ?
-Pour la même raison qui m'a fait vous choisir pour cette aventure, le défi. Le défi d'avoir quelqu'un qui vous tiens tête, mais qu'en même temps, vous appréciez. Parce que justement il vous ressemble. Alors faites avec. Au moins jusqu'au retour du Dédale... dans deux mois !
-Deux mois ? Je ne sais pas si je vais tenir jusque là ! Soupira John.
-Sheppard...
-Oui, bon d'accord, mais si il y a un meurtre avant deux mois, vous serez la seule responsable ! Dit-il avec un sourire en se levant.
-Vous vous y ferez... comme moi...
Il la regarda en biais, sourit et sortit. Elle le regarda aussi en souriant. Et se pencha sur ses rapports. Avec tout ça, elle les avaient un peu négligés...
oOoOo
A suivre...
oOoOo
Voilà. J'espère que la lecture de ce chapitre ne vous a pas trop déçu ! Vu qu'en plus vous avez dû attendre deux jours de plus avant de l'avoir...
En tout cas merci de me lire, et à vendredi prochain !
Je ne pense pas qu'il se passe quelque chose ce jour là. Ou alors, c'est totalement imprévu...
