Merci à vous tous qui suivez ma fic !
Sincèrement, je n'aurais jamais cru qu'elle plairait autant, surtout que j'ai remarqué que les fics mettant en scène un perso imaginaire n'avait pas vraiment la cote...
Donc, merci à tous ceux qui me lise, je suis super contente !

Maintenant, passons aux remerciements...

Merci pf59 ! Tu trouves que j'en fais trop sur les mecs ? Et bien, ce n'est pourtant pas voulu ! En général, j'essaye de rester le plus près possible du caractère des persos de la série, mais bon, comme je suis une fille, c'est pas forcément facile de se mettre dans la tête d'un mec... J'espère que tu me pardonneras mes éventuels écarts... Silteplèèè !!!
A moins que ça ait un rapport avec ce que j'ai écrit en remerciement dans mon précédent chapitre ?

Ouais, c'est vrai, j'ai écrit un peu vite, c'est pas Alabator, c'est Albator... Pourtant, je me suis relue !! Comme quoi... Alors toi, tu trouves que c'est cocasse, cette façon de se blesser ? Oups... on a pas le même sens du mot cocasse !! Lol !!! Moi, je trouve ça plutôt terrible, mais bon...
Et si, elle l'a "senti", mais c'est vrai que lui, Sheppard n'a rien senti, puisqu'il n'y a rien !! Mais on va dire qu'il était tellement en colère que ça ne l'a pas marqué ! A moins qu'il se dise qu'Alex ne ressent rien pour lui ? Et non, il ne va pas craquer, le Shep ! Enfin si, mais dans un autre sens...

Alors pour l'instinct féminin, si, je pense que ça viendra... Mais comme cette fic est écrite depuis une éternité, en fait, je la relis un peu en même temps que mes lecteurs ! En tout cas, merci pour ton encouragement, et surtout, merci de rester fidèle ! Ça me fait super plaisir !

Quant à ta question sur mon autre fic, qu'est-ce que tu entends par "publiée de façon ordonnée" ?
Si c'est pour savoir si se sera régulier, oui, pour elle, c'est tous les mardis !!
Sinon, dit moi ce que tu entends par "ordonnée"...

Et oui, j'ai bien reçu tous te messages !

Merci Alfapastèque ! T'en as un drôle de pseudo !

Merci aussi à Nalya, d'avoir mis ma fic dans ses "alert story" !

Allez, je vous laisse lire !

oOoOooOoOooOoOooOoOooOoOooOoOooOoOo

Chapitre 6

Il retourna dans ses quartiers, un peu fâché par la tournure qu'avait pris la discussion. Elle ne l'avait pas soutenu, et ça l'avait surpris. Mais elle avait raison. Sur toute la ligne. Et lui, le colonel John Sheppard avait complètement tort. Il ne voulait plus du capitaine dans son équipe parce qu'il ne savait pas comment faire. Il l'avait embrassé, et avait éprouvé du désir pour lui. Ce sentiment, qui était nouveau et inhabituel, l'avait perturbé. Et comment réagir face à ça ? Comment réagir face à un homme que vous désirez et qui, apparemment ressent la même chose ?

Car Legrand avait répondu à son baiser. Quand il avait mis ses mains derrière sa tête et s'était plaqué contre son corps, il avait eu envie de lui et Legrand l'avait alors embrassé avec tendresse et douceur. Une douceur incroyable. Et c'est à ce moment là, qu'il l'aurait bien basculé sur le lit...

Il avait marché comme un automate quand il se rendit compte de l'endroit où il s'était arrêté. Il regarda la porte. Il était devant les quartiers du capitaine... Devait-il frapper ? Ou entrer ? Il regarda ses chaussures, prit une grande inspiration et continua jusqu'à sa chambre. Pas ce soir. Il fallait qu'il réfléchisse d'abord à ce qui s'était passé. Une bonne nuit de sommeil, voilà ce qui lui fallait, ensuite, il verrait. D'abord se contrôler. Après tout, être attiré par un homme, ça ne devait pas être beaucoup plus difficile à gérer que quand on l'était d'une femme !

Il fallait simplement éviter les qu'en dira-t-on...

Attiré par un homme. Il fallait encore qu'il l'admette. Qu'il admette qu'il était... homosexuel...

Il ricana en se rendant compte de l'absurdité de ses réflexions. Comme si s'était si facile...

Il rentra dans sa chambre, se déshabilla et se coucha immédiatement. Il s'endormit très vite, malgré des tas de pensées plutôt torrides...

oOoOo

Alex avait très mal à la tête. Elle porta sa main sur son front et frotta ses doigts l'un contre l'autre.

Ils étaient poisseux. Elle avait dû se cogner très fort car elle saignait. Elle leva les bras doucement. Depuis combien de temps avait-elle perdue connaissance ? Elle regarda sa montre. Le verre était cassé mais elle fonctionnait encore. Le tic-tac était encore audible, et elle indiquait onze heures. Elle avait quitté la cantine à environ huit heures, puis était rentrée manger, avait changé de vêtements et était partit courir. Environ deux heures de course et de découverte.

-Je suis donc resté une heure évanouie, mais au moins je n'ai rien de cassé.

Elle parlait en français. De toute façon, pourquoi se fatiguer à parler en anglais alors qu'elle était seule ?

Elle essaya de se tourner et de se mettre sur le côté pour pouvoir se redresser... Aussitôt, elle poussa un hurlement, et retomba en arrière.

La douleur lui fit à nouveau perdre connaissance. Et c'était sans doute mieux pour elle...

Elle n'avait pas regardé son ventre...

oOoOo

Il dormait depuis environ une heure quand il se réveilla en sursaut. Il avait cru entendre crier.

Non... Pas crier, hurler. Un hurlement de douleur intense. Il resta immobile un instant à écouter. Mais rien, alors il se tourna et se recoucha. Il n'eut pas de mal à se rendormir...

oOoOo

Il était tôt. Ronon et Teyla s'entraînaient. Depuis qu'il avait rejoint l'équipe, la jeune Athosienne était la seule personne à pouvoir se battre contre lui, et résister un peu plus longtemps que tout le monde. Le Satédien était fort. Très fort, et en plus, il était grand. Et même les militaires n'étaient jamais arrivés à rester plus que quelques minutes debout face à lui. Ce matin, c'était avec les bâtons. Et Teyla était forte à ce jeu. Ronon un peu moins, et John les regardaient avec intérêt. Il n'aimait pas se battre. Sauf si il risquait d'y laisser des plumes. Alors là, il était implacable. Mais il préférait quand même résoudre les problèmes autrement que par la force.

Après avoir vu Teyla se faire littéralement propulser sur le tapis, il se précipita vers elle.

-Teyla ! Vous allez bien ? Dites, vous ne croyez pas que vous y êtes allé un peu fort ? S'exclama t-il en regardant Ronon.

-John, ne lui en veuillez pas. Je lui ai demandé de ne pas me ménager. J'ai besoin de sentir que l'on me résiste et il est très bon à ce jeu.

-Je ne lui ferais jamais de mal, vous savez ? Rétorqua alors Ronon.

-Oui, je sais, mais vous êtes...

Il fit un signe de la main qui faisait voir qu'il était plus grand.

-Enfin, à côté d'elle, vous êtes Gulliver au pays des Lilliputiens !

-C'est où ça ? Demanda Ronon très calmement.

John eu du mal garder son sérieux.

-C'est un conte pour enfant qui raconte le voyage d'un géant, Gulliver. C'est un chirurgien qui fait naufrage et qui se retrouve sur l'ile de Lilliput où vivent des personnes d'une quinzaine de centimètres. Voilà pourquoi je vous ai comparé à lui. Teyla est beaucoup plus petite que vous... Expliqua t-il.

-Mais je sais me défendre, colonel ! Répliqua t-elle.

-Je sais Teyla, je sais. J'atterris suffisamment souvent par terre pour en témoigner. Je ne vous en veux pas Ronon, et je vous fais confiance. A tous les deux...

Ronon se baissa, tendit la main à Teyla et l'aida à se relever. Elle lui fit le salut Athosien et il quitta la pièce. Les laissant seuls.

-Vous voulez vous entraîner avec moi ?

-Non, merci, je ne préfère pas. Pas aujourd'hui. Vous avez déjeuné ?

-Pas encore et vous ?

-Moi non plus, ça vous tente ?

-Oui, avec plaisir, mais je vais d'abord me changer. Je vous rejoins là bas ?

-Ok, à tout à l'heure !

oOoOo

-Alors ce passage dans un dart ne vous a laissé aucune séquelle ? Demanda Rodney.

-Non... pas depuis hier... Répondit John en soupirant.

Rodney avait beau être le plus brillant des scientifiques, il n'en était pas moins le plus lourd de toutes les personnes d'Atlantis.

-Et le capitaine ? Vous avez de ses nouvelles ?

-Non, et vous ? Demanda John en essayant de ne pas paraître trop intéressé.

-Non, aucune.

-Bon, qu'y a t-il de prévu aujourd'hui ? Demanda t-il à Elisabeth qui venait de les rejoindre.

-Rien de précis.

-Alors j'aimerais faire un tour sur le continent. Si ça ne vous dérange pas, bien sûr ! Dit Teyla.

-Non, pas du tout. Vous avez tout à fait le droit… au fait, où est le capitaine ? Personne ne l'a vu ?

Tout le monde secoua la tête, et se regarda. Non, Alex n'était pas là. Et c'était plutôt étrange, elle avait l'habitude depuis qu'elle était sur Atlantis, de se lever très tôt et d'arriver le premier à la cantine. Et là, pas de petit déjeuner, ni de déjeuner. Bizarre... Faisait-elle la tête ?

-Capitaine Legrand ? Ici le Dr Weir, vous m'entendez ? Demanda t-elle en appuyant sur son oreillette.

Pas de réponse.

-Capitaine Legrand ! Répondez, s'il vous plait ! Insista t-elle.

Après quelques secondes d'attente, elle prit une décision.

-Bon, je ne sais pas ce qu'il a, mais dans le doute, il faut le chercher !

-Il ne peut pas se débrouiller seul ?

-Sheppard, je sais ce que vous ressentez à son égard, mais le fait est qu'il ne répond pas, et qu'il est sous votre responsabilité. Alors vous, ainsi que les membres de votre équipe allez le chercher ! Dit-elle en ayant bien appuyé sur le début de la phrase...

... Début de phrase qui l'avait légèrement mis mal à l'aise. Ce qu'il ressentait à son égard…

Si "elle" savait ce qu'il ressentait réellement… Si Legrand savait ce qu'il ressentait…

Il se mit debout et annonça d'un air las.

-Et bien puisque le petit français n'est pas capable de se servir d'une simple oreillette, nous allons aller le chercher !

-Mais où ? La cité est immense et nous ne savons même pas dans quelle direction il est partit !

-Vous avez oublié les détecteurs biométriques des anciens, Rodney ? Ironisa Elisabeth.

-Ah oui ! C'est vrai, les détecteurs ! Mais comment j'ai pu oublier ça ?

-Bon, on monte à la salle de contrôle, on voit où il se cache, et on vous le ramène tout de suite ! Dit John.

Il se leva de son siège et s'éloigna, suivit de Rodney et d'Elisabeth.

-On vous attend là, colonel, ou vous voulez que l'on vienne avec vous ? S'exclama Teyla.

-Je crois qu'on va aller avec eux... Annonça Ronon.

Il avait remarqué l'attitude franchement hostile de Sheppard quand il avait appris qu'il fallait qu'il se déplace pour aller chercher le capitaine. Il craignait un peu qu'il ne s'emporte face au français. Ils partirent donc tous les quatre vers la salle de contrôle...

oOoOo

Elle venait de reprendre connaissance, et se sentait mal. Très mal. Elle ne pouvait pas bouger ses jambes. En redressant légèrement la tête, elle s'était rendue compte qu'une partie de l'escalier était tombé dessus, et à la douleur qu'elle ressentait, elles étaient certainement cassées. Mais elle eut des sueurs froides en regardant son ventre. Ce qu'elle voyait ne la rassura pas. Et pourtant elle ne ressentait rien. Rien du tout. Elle approcha doucement la main et toucha.

-Il ne manquait plus que ça ! Si je m'en sors, j'aurais vraiment de la chance… Murmura t-elle.

Un montant de la rambarde était planté dans son abdomen, sur le côté droit. Il dépassait d'au moins trente bons centimètres mais elle ne sentait rien. Et ça, ce n'était pas bon. Pas bon du tout.

Pas de douleur, égal nerfs touchés…

-Ohé, y'a quelqu'un ? Ohé !

Elle tendit l'oreille. Un bruit, faible mais un bruit quand même.

-De la musique ? Ça commence… j'hallucine !!

Elle fronça les sourcils, essayant de comprendre d'où ça venait...

-Mon baladeur ! C'est mon baladeur ! S'exclama t-elle soudain.

Elle tourna prudemment la tête et le trouva. A quelques centimètres à peine de sa main droite. Elle essaya de l'attraper, mais dans l'effort, le pic bougea, et la douleur se fit enfin sentir. Mais c'était insupportable...

Et elle hurla de nouveau. Au bout de quelques minutes, elle réussit à reprendre son souffle, et réessaya de nouveau. Doucement. Très doucement. Millimètres par millimètres…

Et le bout de ses doigts toucha le fils de l'écouteur. Elle tira dessus et l'attrapa. Il fonctionnait encore.

- Tant mieux, je n'aurais pas l'impression d'être seule…

Elle appela encore à l'aide mais dû se rendre à l'évidence.

Personne ne savait où elle était, et elle n'avait rien sur elle pour appeler les secours…

oOoOo

-Alors ? Vous ne captez rien ? S'étonna Elisabeth.

-Non, c'est étrange. Et pourtant, il possède le gène des anciens, il devrait être d'autant plus facile à repérer !

-Vous avez fait toute la cité ?

-Oui ! ... enfin non… Se reprit Rodney. Il y a plusieurs parties qui ne sont pas alimentées parce qu'elles consommeraient de l'énergie pour rien, mais je ne pense pas qu'il devrait s'y trouver !

-Et pourquoi ça ?

-Parce qu'il ne connaît pas les lieus, et à sa place, je ne m'aventurerais pas dans un endroit que je ne connais pas !

-Mais il n'est pas comme vous Rodney, c'est un militaire, et d'après ce que j'ai pu remarquer, il doit se mettre souvent dans des situations plus ou moins périlleuses… Rétorqua la dirigeante.

Sheppard n'avait toujours pas ouvert la bouche. Il avait un mauvais pressentiment. Mais il le garda pour lui. Il n'était pas sûr qu'il ne s'agisse que de ça…

-Bon, il ne vous reste plus qu'à partir à sa recherche ! Leur annonça Elisabeth.

-D'accord... Soupira John, Ronon, Teyla vous faites la partie Ouest, je vais avec Rodney faire la partie Sud. On se tient au courant !

-Je préfèrerais être au labo, j'ai des tas de choses en…

-McKay ! S'impatienta Elisabeth, vous partez avec Sheppard, s'il vous plait…

Elle savait que le scientifique n'était jamais très "chaud" pour les expéditions, sauf quand il s'agissait de partir à la découverte de nouvelles technologies qu'il pouvait étudier tranquillement. Et surtout, bien protégé par tout un bataillon de militaires armés…

Ils prirent donc leurs armes et commencèrent leur recherche…

Exactement à l'opposé de là où se trouvait Alex…

oOoOo

Maintenant, elle avait chaud. Très chaud. Mais son mal de tête avait disparu, au moins elle ne souffrait plus. Elle regarda de nouveau sa montre. Il était seize heures, et elle éclata d'un rire nerveux.

-Et bien, si je compte bien, j'ai passé la nuit ici, et pratiquement toute une journée et personne ne s'inquiète de savoir où je me trouve !

Sa phrase se termina en sanglot. Elle pleurait de rage et de désespoir. Elle avait traversé une galaxie à bord d'un vaisseau spatial pour atterrir sur Atlantis, une cité légendaire qu'on disait engloutie. Avait passé la moitié de sa vie à se travestir en homme pour réussir à faire la carrière dont elle avait rêvé, et voilà qu'elle était là, dans un trou sombre, blessée, et personne ne la recherchait. Elle finit par prendre sur elle et se calma. De toute façon, ça ne servait à rien de pleurer, elle était toute seule. Et les larmes n'avaient jamais rien changé à quoi que se soit…

-Trouve quelque chose ma grande, il faut qu'ils sachent que tu es là, par n'importe quel moyen.

La musique se fit entendre de nouveau. Son baladeur ! Peut-être qu'avec, elle pourrait essayer de signaler sa présence ? Oui, mais comment ? Elle n'avait aucun outil sur elle, et de plus, elle ne pouvait pas bouger.

Elle essaya de se redresser pour voir ce qu'il pouvait bien y avoir autour d'elle qui pourrait lui servir, mais elle eut un violent vertige et sa tête retomba lourdement.

Elle avait soif, très soif. Il fallait qu'elle boive si elle voulait éviter la déshydratation. Ne pas manger était moins important que boire. Et elle avait toujours une petite bouteille d'eau sur elle, quand elle courrait.

-Mais où elle est ?

Elle tourna la tête et la trouva. Ecrasée sous un amas de ferraille. Inutile. Réfléchir, il fallait qu'elle réfléchisse, mais son corps en avait décidé autrement. Il était affaibli par le choc violent et les blessures importantes et l'abandonna.

Elle sombra de nouveau dans l'inconscience…

oOoOo

Ils avaient parcouru une bonne partie de l'aile sud et n'avaient rien trouvé.

-Ronon ? Teyla ? Vous avez trouvé Legrand ?

// Non, et vous ? // Répondit Teyla.

-Non, nous non plus ! On continue…

// Nous aussi, dès que nous avons quelque chose, on vous appelle ! //

-D'accord, nous aussi. Terminé.

-Vous pensez sérieusement qu'il aurait pu s'aventurer aussi loin ? Demanda Rodney.

-Je n'en sais rien ! Mais ça ne m'étonnerait pas !

-Et pourquoi ça ?

-Parce qu'il est curieux, et touche à tout !

-Touche à tout ? Comment ça ?

-Sur le Dédale, vous vous rappelez ? Caldwell a dit qu'il avait réussi à mettre un système hors service !

-Ah oui ! J'avais oublié…

-Et bien pas moi !

-On dirait que vous lui en voulez !

-Oui !

Rodney attendit que le militaire s'explique, mais celui-ci était reparti sans rien dire, alors il insista.

-Pourquoi ?

-Pourquoi quoi ? Soupira John.

-Pourquoi vous lui en voulez ?

Parce que je suis attiré par lui, parce qu'il me plait, et parce qu'il m'a laissé l'embrasser ! Pensa t-il.

-Parce qu'il a failli bousiller un vaisseau spatial qui est notre seul moyen de retourner sur Terre ! Se contenta t-il de répondre, sur un ton colérique.

Rodney ne dit plus rien. Il avait senti à la manière dont lui avait répondu le militaire, qu'il valait mieux ne pas insister.

-Bon, vous venez ? Je n'ai pas envie de rester là plus longtemps !

Il suivit Sheppard en silence.

oOoOo

-Qu'est-ce que vous pensez de lui ?

-De qui ?

-Du capitaine Legrand !

-Il me paraît bien.

-C'est tout ?

-Oui !

Ronon n'avait jamais été très bavard. Teyla fit donc avec.

-Et vous ? Demanda t-il alors.

-Même si je ne le comprends pas toujours, je le trouve plutôt bien. Il est gentil, à de l'humour et a réussi à fâcher le colonel Caldwell ! Jusqu'à présent, seul le colonel Sheppard y était arrivé !

-Ouais, c'est vrai, finit-il par dire en souriant. Bon, on a presque fini cette partie, on continue ?

Ils continuèrent leur recherche pendant environ deux heures. Aucun résultat. Il n'était nulle part…

-Colonel ?

// Oui Teyla ? //

-On a fini l'aile Ouest et toujours rien. Et de votre côté ?

// Rien non plus. On vient juste de finir, on se retrouve au bureau d'Elisabeth ? //

-D'accord !

Ils rebroussèrent chemin. Teyla commençait à s'inquiéter sérieusement. Même si le capitaine avait été vexé par les remontrances de Sheppard et d'Elisabeth, elle ne comprenait pas pourquoi il n'avait toujours pas donné signe de vie...

oOoOo

La douleur avait fait place à la fièvre. Sa blessure, qui n'avait pas pu être soignée, commençait à s'infecter et la douleur s'était, malgré tout, nettement atténuée. Ce qui n'était pas mieux, bien sûr. Alex alternait les moments de lucidité et les moments de délire. Dans ces moments là, elle ne s'en rendait pas compte, évidemment, mais elle prononçait des phrases complètement loufoques. Elle parlait même à l'escalier...

-Evidement, toi tu t'en fiche ! Tu es là, bien tranquille, couché sur mes jambes, et en plus tu… mais répond moi, quand je te parle ! Cria t-elle tout à coup.

Puis elle s'écoutait parler. Ou chanter. Et alors, elle se souvint. Son baladeur. Elle allait mettre de la musique.

-Quand je n'aurais plus de batterie, je pourrais toujours HURLER !

Mais crier la fit tousser si fort, que la douleur se réveilla, et elle gémit. Elle monta le son très fort et chanta à tue tête. Puis elle s'arrêta. Son cerveau, embrumé par la fièvre avait quand même réussi à lui transmettre un message. Se calmer. Sinon, elle allait mourir déshydratée. Elle avait déjà la gorge complètement desséchée, et sa langue avait gonflé. Elle se cala comme elle pu et attendit.

-Il n'y a plus qu'à attendre que la faucheuse vienne me chercher ! Je t'attends ma grande, tu peux venir, mais tu ne m'auras pas…

oOoOo

-On n'a rien trouvé, et ça commence à m'inquiéter... Dit John.

-Vous avez vraiment tout fouillé ?

-Oui, mais il nous reste les deux autres ailes… on y va… Dit-il en se levant. Teyla et Ronon, vous allez faire la jetée Est et nous on va faire la partie Nord. En espérant qu'on le ne trouve pas trop tard.

Maintenant il avait peur. Il lui en voulait, mais il avait quand même peur de ce qui pourrait lui arriver. Le français était jeune, insouciant, étranger, et il ne connaissait pas la cité. Même eux, ne la connaissait pas encore entièrement. Alors ils repartirent à sa recherche, avec plus de hargne encore.

-Quand je lui mettrais la main dessus, il m'entendra... Marmonna John.

Rodney ne fit aucune remarque. Lui aussi était inquiet.

Le capitaine avait disparu depuis maintenant vingt heures…

oOoOo

La chose avançait doucement, sournoisement, puis elle s'arrêta. Ses grandes pattes velues ne faisaient aucun bruit. Elle attendait que sa proie ne bouge plus. Elle était immense et immobile.

Mais Alex ne se laisserait pas faire. Même si elle ne pouvait pas bouger, elle ne laisserait pas cette horreur s'approcher d'elle. Elle imaginait ses grands yeux à plusieurs facettes...

-Tu peux toujours rêver, tu ne m'auras pas ! Je ne me laisserais pas faire ! Dit-elle en plein délire.

Son pire cauchemar était là, à quelque pas.

Planquée dans un coin sombre, elle attendait le moment propice. Alex essaya d'attraper un morceau de l'escalier pour se défendre, mais il n'y avait rien. Sa main se rencontrait que le vide. Alors elle se prépara à l'attaque. De toute façon, c'était elle ou l'araignée…

Et elle préférait que ce ne soit pas elle…

oOoOo

Ils avançaient rapidement, de plus en plus inquiets et fatigués. Mais ils se disaient qu'il devait l'être aussi, alors ils avançaient vite. Ça faisait vingt heures. S'il n'était pas réapparut, c'est qu'il avait dû avoir un gros problème. La partie de la cité dans laquelle ils étaient n'était pas alimentée, alors ils se servaient de la lumière qu'ils avaient au bout de leur arme, mais elle n'était pas suffisante.

-Elisabeth ?

// Oui Sheppard ? //

-Est-ce que vous captez notre signal ?

// Oui, on a quelque chose sur l'écran, ça doit correspondre à vos oreillettes, car la console des capteurs biométriques ne capte rien ! //

-Est-il possible d'avoir du courant dans cette partie de la cité, il fait noir et on ne voit pas grand chose !

// Je demande à Zelenka… Oui, il me fait signe que oui. //

La lumière jaillit soudain, éclairant d'une lumière crue, la pièce dans laquelle ils se trouvaient. Ils continuèrent ainsi beaucoup plus facilement. Ils avaient l'impression d'arriver au bout de la cité, et ils n'avaient toujours pas trouvé le capitaine.

-Ronon ? Vous avez quelque chose ?

// Non, toujours rien. On continue. //

-D'accord, nous aussi...

Ils arrivaient au bout d'un autre des nombreux couloirs qui parcouraient la cité, quand John s'arrêta net.

-Vous entendez ?

-Quoi ?

-Ecoutez ! Vous n'entendez rien ?

-Non, pourquoi ? Qu'est-ce que je suis sensé entendre ?

-De la musique ! Il y a de la musique !

Rodney écouta attentivement.

-Ah oui, maintenant que vous le dites, j'entends quelque chose, effectivement ! Finit-il par dire.

-On y va...

Sheppard était intrigué. De la musique ! II y avait de la musique.

-C'est un air que j'ai déjà entendu ! Oui, je connais ! Mais ce n'est pas possible... à moins que...

-Legrand soit passé par là ! Continua Rodney.

-Sûrement, je ne vois pas d'autres explications !

-On devrait prévenir les autres !

-Attendons d'abord d'être sûr que c'est lui. Si ce n'est pas le cas, nous les aurions fait déplacer pour rien, et ça ralentira les recherches.

-Oui, c'est vrai. Alors, qu'est-ce qu'on attend ? Répliqua Rodney.

Sheppard leva la tête en soupirant.

-Rien, Rodney, rien du tout, on y va... Soupira t-il encore.

La musique était toujours aussi faible, mais ils l'entendaient quand même.

-C'est bizarre ici, on n'est jamais venu ?

-Non, je ne crois pas. Cette partie est plutôt éloignée de la salle de la porte, alors on ne l'a jamais exploré. Ecoutez, ça vient de par là, on dirait...

oOoOo

Le baladeur commençait à fatiguer, et Alex aussi. Elle avait de plus en plus de mal à rester éveillée. Pourtant, malgré la forte fièvre qui s'était emparée d'elle, elle savait que si elle s'endormait, elle ne se réveillerait peut-être jamais plus. Alors elle chantonnait. Elle chantait pour se donner du courage. Le monstre l'a guettait. Guettait le moindre signe de faiblesse de sa part pour se ruer sur elle...

Non, elle n'aurait pas fait tout ça pour servir de repas à cette chose répugnante.

-Tu ne m'auras pas, tu peux toujours crever de faim, tu ne m'auras pas. Je ne me laisserais pas faire. Je t'arracherais les yeux, je jouerais même aux billes avec, je me servirais de tes crochets comme cure dents ! Tu sais, j'ai vu une émission sur Terre, où les Indiens d'Amazonie, ou d'ailleurs, chassaient les bestioles dans ton genre pour les cuire et les bouffer. Alors, tu peux toujours courir. TU NE M'AURAS PAS !

Elle avait eu la force de crier la dernière phrase. Puis elle éclata de rire. Un rire nerveux qui se termina en sanglots. Elle n'en pouvait plus. Elle avait mal de nouveau, et elle grelottait. Après avoir eu tellement chaud, voilà qu'elle avait très froid tout à coup. Alors elle se laissa aller. De toute façon, plus personne ne viendrait. Ça faisait si longtemps qu'elle était là... Elle se mit à pleurer et à rire en même temps.

-Viens là, viens me chercher ! Tiens, il fait jour ? C'est bizarre...tu peux me parler tu sais, je t'entends. Ça c'est bizarre, mais je t'entends parler. En plus, tu connais mon nom ? C'est sans doute pour mieux m'embrouiller la tête. Tu dois m'hypnotiser pour me sucer la moelle ? Tu sais, je ne serais même pas capable de me défendre ! Alors, viens. Mais qu'est-ce que t'attends, viens et qu'on en finisse, vite... Murmura t-elle.

oOoOo

-Vous avez entendu ?

-Je n'en suis pas sûr... et on n'y voit rien là dedans... Répliqua Rodney.

-Elisabeth ? Demanda Sheppard en appuyant sur son oreillette.

// Oui Sheppard ? //

-Vous captez toujours notre signal ?

// Oui, mais c'est très faible et pas toujours constant ! //

-Vous pouvez faire quelque chose pour l'endroit dans lequel on se trouve ? La lumière n'éclaire pas toute la pièce et je crois avoir entendu de la musique...

// J'ai mal entendu. Vous avez dit de la musique ? //

-Oui, je pense que Legrand est passé par là, je reconnais l'air ! Ça ne peut pas venir des anciens !

// Zelenka s'occupe de ça tout de suite ! //

-Merci, si on a quelque chose, on vous prévient immédiatement. Terminé.

// D'accord ! //

A peine le temps de le demander qu'un toit de verre s'illumina. Et ils restèrent un long moment, immobiles et émerveillés.

Ils venaient de découvrir une salle de taille impressionnante, dont la hauteur les laissa sans voix. L'éclairage provenait d'un dôme de verre d'au moins dix mètres de diamètre. La pièce était immense et circulaire, un palier de deux mètres de large en faisait le tour. Comme dans un théâtre.

A droite, une bonne partie de ce palier était comme déchiqueté. A environ dix mètres d'eux, sur leur gauche, un escalier de métal plongeait au fond de la pièce. Ils avancèrent prudemment. Il y avait des traces d'humidité et l'odeur qui se dégageait de cette pièce n'était pas très agréable. Soudain ils s'arrêtèrent et se regardèrent.

-La, j'ai entendu ! Dit Rodney.

-Moi aussi !

John s'approcha de la rambarde en faisant très attention. La vue du métal déchiqueté ne lui inspirait pas confiance.

-Ça ne vous dérange pas si je ne m'approche pas ? J'ai le vertige !!

-Non, Rodney, ça ne me dérange pas, restez en arrière, si j'ai besoin de vous...

Et la, il se figea. Il venait de voir.

-Rodney ! S'écria t-il, appelez les secours et vite ! Il est là !

-Mais je fais comment ? Demanda celui-ci, un peu paniqué.

-Votre oreillette Rodney, servez-vous de votre oreillette ! Je vais essayer de descendre...

-Ecoutez... ce n'est pas très prudent et...

-McKay ! Arrêtez de geindre et faites ce que je demande ! S'impatienta John.

-D'accord, d'accord... je les appelle...

John n'en revenait pas. Le capitaine était là, couché sur le dos et ne bougeait pas. La partie du palier qui s'était écroulé, ainsi que l'escalier, étaient tombé vingt mètres plus bas, dont une partie sur ses jambes.

-Legrand ! Legrand ! Vous m'entendez ? Alex ! Répondez-moi ! Rodney, dit-il en se retournant, je descends, restez là, et attendez les secours !

-D'accord, d'accord !!

Il n'avait pas osé s'approcher de la rambarde, mais le ton qu'avait employé John était angoissé...

Et il était rarement angoissé.

En tout cas, pas dans le cadre d'une mission, où il faisait toujours fait preuve de bravoure. Alors il fit un pas, puis deux, jusqu'à ce que ses mains rencontrent le métal froid. Il ferma les yeux, histoire de se donner du courage et pencha la tête. Et là, il les ouvrit. Et lui aussi vit Alex.

-Oh mon dieu ! Vous croyez qu'il est encore en vie ? Demanda t-il alors.

-Je n'en sais rien, pour ça, il faut que j'y aille !

-Faites attention, je n'ai pas envie de rester seul en attendant les autres !

John descendait, marche par marche, doucement. L'escalier qui était resté intact, n'avait pas l'air de vouloir céder sous son poids, mais il continuait quand même doucement. Pourtant, il avait envie de courir, de dévaler les marches pour voir s'il était encore en vie. Ce dont il doutait fortement. Une tache de sang s'étalait sous sa tête, ses jambes devaient certainement être cassées et le bout de métal qui dépassait de son abdomen ne lui disait rien qui vaille. Il avait l'impression de marcher au ralentit, mais il savait qu'il ne devait pas se précipiter. Sinon, il lui arriverait peut-être la même chose. Au bout de dix minutes d'éternité, il était arrivé en bas. Il courut jusqu'au capitaine et posa sa main doucement sur son cou.

-Il est en vie ! Cria t-il soulagé.

Il aurait pu se servir de son oreillette, ça aurait évité à Rodney de crier à son tour.

-Qu'est-ce que vous avez dit ?

Puis, lui, se rendit compte de la situation et s'en servit.

// Vous avez dit quoi ? //

- Il est en vie !

// C'est vrai ? Ça alors ! //

- McKay ! Les secours, ils arrivent ? Demanda alors Sheppard énervé.

// Oui, par les téléporteurs, ils seront là dans pas longtemps ! //

John se retourna vers Alex, il prit sa main dans la sienne. Elle était brûlante. Elle ouvrit les yeux à ce moment et dans son délire, cru que c'était la chose... Le monstre à huit pattes...

-Laisse-moi ! Je t'ai demandé de venir tout à l'heure, mais c'est trop tard maintenant, laisse-moi ! Hurla t-elle en se débattant.

-Legrand ! Calmez-vous ! Calmez-vous !

Surpris par sa réaction, il tomba en arrière. Il se redressa très vite et essaya de la retenir, il ne fallait pas qu'elle bouge de trop, sinon elle risquait de se blesser encore plus. Mais la peur décuplait ses forces. Et John se rendit compte qu'elle avait peur, qu'elle était terrifiée...

-Legrand, calmez-vous, c'est moi. C'est Sheppard ! Legrand ! Je vous en prie, calmez-vous ! Dit-il doucement.

oOoOo

La voix était gentille et douce. Depuis quand les monstres parlaient doucement ? Quelque chose clochait... Tout à l'heure, il faisait sombre, et maintenant, la lumière, très vive, lui faisait mal aux yeux.

Ses yeux étaient brillants de fièvre, et John avait l'impression d'être transparent. Elle le fixait, mais sans le voir. Il passa la main devant ses yeux pour voir sa réaction. Mais elle ne réagit pas.

-Legrand, vous m'entendez ? Parlez-moi ! Alex...

-Vas-y, je suis prête, tu vois, je te facilite même la tache, mais je suis désolée pour toi, tu n'auras pas mes jambes ! Elles sont bloquées... ah, mais je suis bête ! Les putains de bestioles de ta race liquéfient l'intérieur de leurs victimes ! Alors pas de problème, t'aura un repas complet aujourd'hui... Murmura t-elle en tournant la tête sur le côté.

Sheppard ne comprenait pas ce qu'elle disait. Et il ne savait vraiment pas comment si prendre. C'était la première fois qu'une situation pareille lui tombait dessus. Et il se rendit compte qu'aucun entraînement au monde ne préparait à ça.

// Sheppard ? //

- Oui Rodney ?

// Ils arrivent... //

- D'accord, je reste en bas.

Ça faisait seulement dix minutes qu'il était là, à tenir la main du capitaine.

Pourtant, il avait l'impression que ça faisait des heures, quand il sentit qu'on le poussait sur le côté.

Il se leva, et laissa faire le docteur. Il se sentait vraiment impuissant...

oOoOo

Carson s'était déplacé.

D'après le ton employé par Rodney quand il avait demandé du secours, il avait imaginé le pire. Mais pas ça. C'était pire que tout.

Elle était prisonnière d'un amas de ferraille et on ne pouvait pas la bouger sans craindre pour sa vie. Alors, il avait fallu patienter le temps qu'une équipe vienne avec tout le matériel, pour couper et soulever les morceaux de métal qui la bloquait. Une autre s'occupait de monter un treuil pour la soulever. La pièce était bien un théâtre et il y avait plusieurs rangées de fauteuils tout autour. Le sol sur lequel elle était tombée, était le centre de ce théâtre. L'escalier qui restait était en bon état, et les techniciens avaient assuré qu'il tiendrait le coup. Mais pour évacuer Alex, un treuil serait moins pénible...

Elle était complètement déshydratée et délirait. La fièvre la rendait très loquace. Carson était en train de lui poser une perfusion dans le bras, quand il l'entendit parler.

-Docteur ? Vous savez que vous êtes le plus gentil de tous les médecins que j'ai jamais vu ? Vous êtes vraiment adorable...

Elle tourna la tête dans la direction de l'endroit où la bestiole était...

-Tu vois ? Tu ne m'auras pas ! Tu ne m'auras jamais...

John regarda dans la même direction et ne vit rien.

-Comment va t-il ? Demanda t-il à Carson.

-Pas bien, pas bien du tout…

-Il va s'en sortir ? Demanda t-il doucement.

-C'est trop tôt pour parler de ça, mais je vais tout faire pour !

Il se retourna de nouveau vers Alex et s'occupa d'elle. Elle était vraiment mal en point, mais elle était toujours consciente. Enfin presque, parce qu'elle racontait n'importe quoi.

-Ça c'est génial ! Je tombe et je reste seule pendant une éternité ! Dit-elle en levant le bras et en faisant un moulinet avec sa main, et là, y'a plein de monde autour de moi ! Tiens, j'ai un fil qui pendouille à mon bras ! Mais qui c'est qui m'a mis ça ? Ah, ça doit être le docteur... Carson ?

Il la regarda attentivement. Son prénom était la seule chose qu'il avait compris de tout ce qu'elle avait raconté.

-Carson... Répéta t-elle, je vous adore ! Vous êtes vraiment un amour de docteur... je pourrais jouer avec vous ? Je serais votre infirmière... votre infirmière particulière, bien sûr...

-Je ne sais pas ce qu'il raconte, mais vu le ton qu'il emploi... qu'est-ce que vous avez mis dans sa perfusion ?

-Juste une solution pour le réhydrater.

-Ça lui fait un drôle d'effet en tout cas !

-Oui, il a des réactions plutôt étranges aux médicaments...

-Colonel ? Où est le colonel ? Il n'est jamais là quand il faut, lui...

John avait reconnu le mot "colonel" dont la prononciation à la française, ressemblait un peu à l'américaine...

-Je suis là, capitaine, calmez-vous. Vous êtes hors de danger maintenant ! Dit-il en s'accroupissant à ses côtés.

-Colonel ! Gronda Carson en le relevant avec lui, vous n'avez pas le droit de lui dire ça ! Je ne sais pas si c'est vrai, alors ne dites pas ce dont vous n'êtes pas absolument certain !

-De toute façon, si j'ai tort et qu'il ne s'en sort pas, vous croyiez qu'il m'en voudra ? Répliqua John.

-Non, mais faites attention à ce que vous dites, ne lui faites pas de promesse en l'air...

-D'accord, c'est promis.

Elle leva le bras dans leur direction.

-Ah enfin ! Vous daignez venir me voir ! Vous savez que je vous trouve craquant ? Vous m'agacez, vous m'énervez, mais je vous trouve trop craquant ! Vous savez, quand vous m'avez embrassé, et bien j'ai bien failli vous sauter dessus ! Je crois bien que je suis amoureuse de vous ! Ça doit être ça ! Je vous aime...

Silence.

-Et bien ? Vous n'avez rien à me dire ? Continua t-elle.

Carson et John se regardèrent. Aucun des deux ne parlaient français, mais les trois derniers mots qu'Alex venait de prononcer. Ils les avaient compris tous les deux...

-Je crois que je vais vous laisser… Dit John en se relevant, embarrassé.

-Oui, de toute façon, je n'ai pas besoin de vous… Approuva Carson.

Puis il se tourna vers Alex.

-Je vais être obligé de vous endormir, sinon, vous allez souffrir le martyr quand on va vous dégager. Mais je resterais près de vous tout le temps. Vous pouvez avoir confiance en moi.

Il lui injecta le sédatif, et passa une main douce sur son front moite, attendant que le produit fasse son effet. Ce qui ne tarda pas. Ses yeux se fermèrent doucement...

-Je vous crois… à tout à l'heure… Murmura t-elle dans un éclair de lucidité.

-A tout à l'heure…

Puis Carson se tourna vers les militaires et les techniciens.

-Ça y est, vous pouvez y aller !

Avec l'aide de tous, il fallut quand même près de deux heures pour la sortir de sous l'amas de ferraille. Elle fut posée doucement sur un brancard et montée sur le palier. Là, deux personnes de chaque côté la portèrent jusqu'au téléporteurs.

Problème. Il n'était pas suffisamment grand pour qu'ils y rentrent tous. Même le brancard n'y rentrait pas seul.

-Et zut, ça va prendre du temps pour le ramener à l'infirmerie. Bon, on y va et doucement. Il ne faut pas trop le bouger…

En prenant le plus de précaution possible, ils emmenèrent Alex jusqu'à l'infirmerie. Au bout de deux heures, ils étaient enfin arrivés… Il était minuit.

oOoOo

A suivre...

oOoOo

Et voilà !
Verdict ?
Alors Alexiel, je l'ai pas fait trop souffrir ?

Merci de me lire...