Bon sang...
L'inconvénient de faire des chapitres à rallonge, c'est que ça prend un temps fou pour relire une dernière fois et virer les éventuelles erreurs et fautes...
En espérant que je n'en ai pas oublié...
Bref, voilà la suite des fabuleuses aventures d'Alex et John !
Merci pf59 ! Tu es aussi sûr de ça, concernant la solidité de la cité ?? Moi, franchement, au bout de 10000 ans, (et pas 10 !!), je crois qu'il peut y avoir quelques soucis !! Et pis, même si c'est vrai qu'elle parait en très bon état, il fallait qu'il y ait un truc qui cloche, pour ma fic ! Rah lalala...
Euh... pour l'araignée, s'en n'est pas une de Pégase, mais une hallucination d'Alex ! Parce que dans aucun des épisodes de la série, je n'ai vu un seul animal !! Sauf peut-être le truc que Teyla a attrapé pour donner un peu à manger à Jennifer, dans le zode "Missing" !
Et oui t'as raison ! Plus d'Alex, plus de fic ! Et quand on sait que "Un sentiment étrange" n'est que le premier tome, il faut bien qu'elle survive !
La suite ? Et bien bonne lecture ! Et merci encore pour ta review !!
Allez, je vous laisse lire tranquillement...
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Chapitre 7
Elle avait une profonde coupure au front, mais elle n'inquiétait pas Carson. Non, ce qui l'inquiétait, c'était ses jambes. Elles étaient cassées, aucun doute, mais elles avaient été bloquées très longtemps. Le sang n'avait pas dû circuler correctement et il craignait qu'elle ne les perde. Quant à son ventre, la blessure n'avait pas beaucoup saignée, car le pieu qui l'avait transpercé avait empêché l'hémorragie de se propager. Il passa plus de quatre heures à réparer les dégâts. Et même maintenant, il ne savait toujours pas si elle s'en sortirait. Il était épuisé. Il avait passé la nuit à l'opérer, et maintenant, à cinq heures du matin, il n'avait qu'une envie, celle de se coucher. Mais il ne pouvait pas, pas encore. Il voulait rester près d'elle pendant encore quelques heures, pour voir si elle avait bien supporté l'opération…
oOoOo
Ils étaient tous à la cantine. Silencieux. Ils étaient allés se coucher, quand Carson leur avait dit que de toute façon, ça ne servait à rien qu'ils restent à attendre, étant donné qu'il en avait pour longtemps. Mais à sept heures, ils s'étaient tous retrouvés au réfectoire. Et depuis, ils attendaient. Ils attendaient des nouvelles. Même Rodney ne disait rien. John était le plus atteint mentalement, mais il le cachait bien.
// Elisabeth ? //
Elle sursauta, ne s'attendant pas à l'appel.
-Oui, Carson ?
Tout le monde la regarda avec attention.
// Vous pouvez venir ? //
-On arrive !
// Non, je préfère vous voir seule, pour l'instant… //
-Mais qu'est-ce qu'il y a ? Demanda t-elle inquiète.
-Elisabeth ? Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda Teyla.
-Alors ? Il va bien ? Demanda Rodney.
Seul John ne dit rien. Il était trop angoissé. Il avait eu la trouille de sa vie, quand il l'avait vu en bas, coincé sous la ferraille. Son cœur avait raté un battement, et le temps qu'il avait mis pour le rejoindre n'avait rien arrangé. Elisabeth leva la main devant elle pour leur faire comprendre qu'il fallait qu'ils se taisent.
-Carson veut me voir…
Ils se levèrent alors tous ensemble.
-Non, il veut me voir seule…
Sheppard tourna la tête vers elle, il ne comprenait pas pourquoi. Elisabeth fut troublée. Elle ne s'attendait pas à voir autant de désespoir dans son regard. Il avait l'air perdu… Pourquoi la santé du capitaine le mettait dans cet état ?
Elle ne resta pas plus longtemps et les laissa...
oOoOo
-Carson ? Je peux entrer ?
-Oui Elisabeth, venez…
Elle entra et resta immobile. Elle n'en croyait pas ses yeux. La personne allongée dans le lit n'était pratiquement pas visible. Il y avait des tubes, des fils et des pansements partout sur le corps. Des bips se faisaient entendre, et le bruit du respirateur aussi.
-Alors ? Comment va t-il ?
Carson était gêné, mais il fallait qu'il trahisse sa promesse. Il ne pouvait pas faire autrement.
-Elisabeth, venez à côté, il faut que je vous parle…
Le ton inquiet du docteur ne la rassura pas. Mais elle prit une chaise et s'assit, s'attendant au pire.
-Voilà, il faut que je vous avoue quelque chose, mais ce n'est pas facile à dire…
-C'est à propos de Legrand ? Il va s'en sortir n'est-ce pas ?
-Non, enfin oui, c'est à propos de Legrand, et non, je ne sais pas si elle va s'en sortir…
-Elle ? Vous avez dit, elle ?
-Oui, le capitaine Legrand est une femme… Alexandra Legrand…
Elisabeth s'appuya brutalement sur le dossier de la chaise. Une femme !
-Mais le dossier que m'a remis le colonel Caldwell…
-Ça fait dix ans qu'elle se fait passer pour un homme, pour pouvoir avoir le même traitement qu'eux.
-Mais comment le savez-vous ?
-Quand je lui ai fait passer un scanner, la première fois qu'elle est venue à l'infirmerie...
-La première fois ? Mais c'est quand Rodney lui avait tiré dessus ! Vous le saviez depuis tout ce temps là et vous ne m'avez rien dit ? S'écria t-elle en se levant.
Elle était furieuse contre lui. Il lui avait menti. Et le français aussi. Ou plutôt la française…
-Ah vous avez dû bien vous moquer de nous, Carson !
-Non, pas du tout ! J'ai été aussi surpris que vous, mais elle m'a demandé de garder le silence, elle ne voulait pas que ça change quoi que se soit dans votre façon de faire à son égard !
-Et bien, c'est réussit ! Je la renvoie en France par le prochain voyage du Dédale, avec une lettre de remerciement au gouvernement français !
-Ils ne le savent pas.
-Quoi ?
-Eux non plus ne le savent pas.
-Mais comment est-ce possible ?
-Son père est général, et elle a eu accès à beaucoup de documents qui lui ont permis de passer au travers de toutes sortes d'examens qui aurait pu la trahir. Elle n'arrivait pas à se faire accepter en tant que femme, alors elle a choisi ce moyen pour y parvenir.
Elisabeth fulminait. Elle lui en voulait de s'être moquée d'eux ainsi. Mais elle devait reconnaître qu'elle avait peut-être eu raison. Les femmes militaires mettaient, en général, plus de temps que les hommes à parvenir au même statut. Même si l'armée ne le reconnaissait pas, la discrimination existait bel et bien.
-Elisabeth asseyez-vous, je vous prie. De toute façon, il est hors de question qu'elle parte dans l'état où elle est…
Elle le regarda encore. Il avait l'air fatigué.
-Elle va s'en sortir ? Demanda t-elle plus doucement.
-Franchement ? Je n'en sais rien. Elle est très gravement blessée. Les os de ses jambes sont cassés en plusieurs endroits et je ne suis pas sûre qu'elle puisse remarcher un jour. Son abdomen a été transpercé par un bout de métal et l'infection lui a provoqué une septicémie. Je lui ai administré des antibiotiques, mais je ne suis pas sûr que cela soit très efficace.
-Pourquoi ?
-Parce que ses intestins ont été touchés et qu'il y a un risque de gangrène. J'ai nettoyé tout ce que j'ai pu. Je lui en ai même enlevé un morceau. Mais rassurez-vous ! S'exclama t-il en voyant la tête d'Elisabeth, on vit très bien avec un bout d'intestin en moins ! Non, se sont ses jambes qui m'inquiètent le plus.
-Je peux la voir ?
-Oui, mais de toute façon, j'ai provoqué un coma. Alors ne vous attendez pas à ce qu'elle vous parle.
Elisabeth s'approcha d'Alex. Elle était pâle. Un pansement entourait sa tête, elle était intubée et sa poitrine se soulevait en rythme avec la machine qui l'aidait à respirer. Elle était recouverte d'un drap qui montait jusque sur sa poitrine et Elisabeth se rendit compte à ce moment qu'elle était bel et bien une femme. Elle avait des formes avantageuses que ne cachait plus le bandage. Des tuyaux sortaient de dessous le drap et une poche de plastique, qui pendait à côté du lit, se remplissait très lentement d'un liquide d'une drôle de couleur.
-C'est un drain. Ça lui nettoie l'abdomen... Expliqua alors Carson.
-Elle souffre ?
-Non, je ne crois pas. Le coma provoqué empêche ça, et de toute façon, je l'ai quand même mise sous anti-douleur.
-Quand est-ce qu'elle se réveillera ?
-Pas avant un bon moment… Elisabeth, je vous ai révélé son état, alors que je lui avais promis le contraire…
-Ne vous inquiétez pas, mais il faut que j'en parle à Sheppard…
-Non ! Surtout pas lui !
-Mais elle fait partit de son équipe ! Je ne peux quand même pas lui cacher ça !
-Ecoutez, je préfère qu'elle choisisse elle-même le moment où elle lui dira.
-Carson, vous me demandez de mentir au chef militaire de la cité !
-Non, vous ne lui mentez pas, vous ne lui dites pas, ce n'est pas pareil…
oOoOo
Ils attendaient devant la porte. Quand ils la virent sortir de l'infirmerie, la tête qu'elle faisait leur fit penser au pire.
-Alors ? Demanda simplement Sheppard.
-Alors, el… il est dans le coma.
Ça commençait ! Elle avait failli dire "elle". Combien de temps la supercherie allait-elle durer ?
-Mais est-ce qu'il va s'en sortir ? Insista Rodney.
-Carson n'en sait rien. Tout ce qu'il peut dire, c'est qu'il mettra du temps à s'en remettre. Il ne sait pas si il pourra remarcher un jour…
-C'est si grave que ça ? Demanda John d'une voix qu'il essaya de faire paraitre normale.
-Oui, c'est très grave. Mais je ne peux pas vous en dire plus…
-Pourquoi ? Demanda Teyla.
-Carson vous expliquera en temps voulu. Maintenant, je vais vous laisser, il faut que je fasse un rapport.
Et elle les laissa sur place.
-Je vais voir Carson, attendez-moi dehors… Annonça alors John.
-Mais...
-S'il vous plait, Rodney... Soupira t-il d'un air las, faites ce que je vous demande, pour une fois !
Et il entra à son tour...
oOoOo
Carson était assis à son bureau et ne l'avait pas vu entrer. John s'approcha du lit doucement. Ce qu'il voyait ne le rassurait pas, et il ne savait plus si il avait bien fait d'entrer. Il resta debout, près du lit et regarda le visage d'Alex. Puis son regard glissa doucement sur son corps et il vit les tuyaux, les fils… et s'arrêta sur le haut de son corps…
Bizarre… Le drap était curieusement bombé…
-Carson ?
Le docteur releva la tête quand il entendit son nom et se précipita vers John. Il ne fallait pas qu'il se doute de quelque chose… mais apparemment le mal était fait.
-Vous n'avez pas quelque chose à me dire, docteur ? Demanda celui-ci d'une voix dure en montrant Alex du doigt.
-Quoi donc ? Fit Carson en prenant un air étonné.
-Vous foutez pas de moi, Carson ! Qu'est-ce que ça veut dire ?
-Sheppard... laissez-moi vous expliquer…
-M'expliquer quoi ? Que vous m'avez menti ? Tous les deux ?
-Elle m'avait fait promettre…
-Promettre quoi ? Coupa t-il en colère, de me cacher qu'elle est une femme ? C'est ça ? Elisabeth aussi était au courant ?
-Non, je viens de lui apprendre, et elle était aussi surprise que vous…
-Ah oui ? Et ça vous étonne ? S'emporta t-il, vous trouvez normal qu'on vous cache qu'une personne que vous prenez pour un homme soit en fait une femme ? Hein ?
-Et bien, je ne le sais que depuis peu, quand Rodney lui a tiré dessus, c'est là que je m'en suis rendu
compte…
-Et vous comptiez me l'apprendre quand ?
-Jamais.
-Jamais ? Et pourquoi ?
-Elle ne voulait pas de traitement de faveur...
-Traitement de faveur ? Est-ce que vous m'avez déjà vu traiter une femme différemment qu'un homme ?
Carson ne savait plus où se mettre. Le militaire était furieux, et il avait une bonne raison. C'est vrai qu'il n'avait jamais fait de différence entre ses subordonnés masculins ou féminins. Tout ce qu'il voulait de leur part, c'était la même chose. Du respect. Il quitta l'infirmerie en colère, sans rien dire de plus. On s'était moqué de lui ! Il fila dans ses quartiers. Il fallait qu'il se calme avant d'aller voir Elisabeth et lui demander des explications…
oOoOo
Il retira sa veste d'un mouvement rageur, et se jeta sur son lit. Les mains derrière la tête, il réfléchissait à la manière dont il allait faire payer au capitaine tout ce qu'elle lui avait fait endurer…
C'était une femme. Finalement, il n'était pas attiré par un homme, mais par une femme. Il soupira...
Quand il repensait à la façon dont elle avait répondu à son baiser, il aurait dû se douter de quelque chose.
Il avait été stupide. Elle avait bien dû rire de lui ! Il se releva et décida d'aller voir Elisabeth. Mais il ne lui dirait pas qu'il était au courant. Il voulait voir ça réaction…
oOoOo
-Elisabeth ? Je peux vous parler ?
-Bien sûr ! Entrez...
-Alors ? Vous avez des nouvelles de plus ?
-Non, rien. Vous n'êtes pas allé voir Carson ?
Le moment était venu de faire très attention à ce qu'elle allait dire. Il fallait qu'il croit encore que Legrand était un homme.
-Si, mais quand il m'a dit qu'il était dans le coma, je n'ai pas jugé utile de rester plus longtemps…
John regarda Elisabeth attentivement quand il prononça "il". Mais il ne vit rien de plus sur le visage de la dirigeante de la cité.
Elle cache très bien son jeu, ça doit venir du fait qu'elles se soutiennent entre elle ! Se dit-il amèrement.
-J'aimerais faire un tour. Pour me changer les idées… Dit-il en se levant.
-Oui, allez-y !
Elle s'attendait à lui devoir une explication, et avait soupiré légèrement de soulagement, en entendant sa demande. C'était plus facile que ce qu'elle croyait…
Ce en quoi, elle se trompait lourdement…
Il la quitta et grimpa au hangar. Voler en jumper lui ferait du bien. Il demanda l'autorisation et sortit rapidement...
oOoOo
Carson allait régulièrement voir sa malade. Elle se remettait assez bien de ses différentes opérations. Ça devait venir du gène. Il se rappela sa blessure par balle. Elle avait presque totalement disparue au bout de quelques heures. Il espérait seulement que ça se passerait de la même façon avec celles-ci… Même si elles étaient beaucoup plus graves.
Il l'a sortit du coma artificiel, et maintenant, elle dormait paisiblement. De toute façon, elle ne pouvait rien faire d'autres. Une attelle lui immobilisait les jambes de la cheville jusqu'aux cuisses, et elle était encore sous respirateur. Carson n'aimait pas trop laisser la machine branchée, mais ça permettait au malade de moins se fatiguer. Bien sûr, il y avait un risque, mais léger, qu'elle attrape en plus, une infection, dû au tube qui descendait dans ses poumons, mais il était confiant.
Il était assis tranquillement à son bureau quand il entendit du bruit. Il se leva et de dirigea vers Alex. Elle était la seule patiente alors, même si ça le surprenait, ça ne pouvait provenir que de son lit. Et en effet, elle avait les yeux ouverts.
-Alors mademoiselle ! Comment vous sentez-vous ?
Elle tourna légèrement la tête, et le regarda. Puis elle leva la main et la posa sur sa bouche. Enfin sur le tuyau qui lui sortait de la bouche.
-N'essayez pas de parler, vous ne pouvez pas. Vos blessures étaient trop importantes, j'ai dû vous intuber.
Il passa la main sur son front, et elle referma les yeux doucement.
-Dormez, ça vous fera du bien.
Il resta à la contempler pendant un moment en se disant que c'était dommage. Dommage qu'elle ait été obligée de se faire passer pour un homme. Elle était vraiment belle, et il était jaloux.
Jaloux du militaire...
Quand elle avait dit "je vous aime", il avait tout de suite su que ce n'était pas à lui qu'elle s'adressait, mais au militaire. Celui-ci en avait été embarrassé. Il croyait encore qu'Alex était un homme à ce moment là.
Comment allait-il réagir face à elle, maintenant qu'il avait découvert que ce n'était pas le cas ?
Maintenant qu'elle allait mieux, il demanda à une infirmière de prendre le relais. Il était fatigué et avait faim…
oOoOo
Il n'y avait pas de mots qui pouvaient décrire ce qu'il avait ressenti au moment ou il s'était rendu compte de la supercherie. Si elle n'avait pas été blessée, il l'aurait volontiers étranglée.
Elle s'était bien moquée de lui. Lui faire croire qu'elle était un homme et le laisser faire…
Dire qu'il avait cru qu'il était devenu homosexuel ! Elle allait le payer cher. Il ne savait pas encore comment, mais comme on dit, la vengeance est un plat qui se mange froid…
A bord du Jumper, il passa quelques heures à voler. Il en avait vraiment besoin, il avait été trop déçu par Elisabeth et Alex…
-Je suppose aussi qu'elle doit s'appeler Alexandra et pas Alexandre.
Alexandra, un prénom qui lui allait bien. A bien y réfléchir, il s'était aperçu de petits détails qui auraient dû lui mettre la puce à l'oreille. La façon dont elle s'était assise, la première fois dans le jumper, ses traits fin, son absence totale de pilosité sur le menton. Mais ses formes ? Il avait bien vu sous le drap qu'elle en avait. Comment faisait-elle pour cacher sa poitrine ? Autant de questions qui resteraient un bout de temps sans réponse…
Il se mit à sourire...
Non finalement, pas tant que ça. Il savait comment il allait se venger…
oOoOo
-Carson ?
-Elisabeth, entrez !
-Comment va t-elle ?
-Elle s'est réveillé tout à l'heure. Je pense qu'elle va aller mieux maintenant.
-Je peux lui parler ?
-Oui, je vais lui enlever le respirateur, mais elle ne pourra peut-être pas vous répondre...
-Ce n'est pas grave, je n'attends pas de réponse. Je veux simplement lui parler.
-Bon, d'accord.
Ils entrèrent dans la chambre et se dirigèrent vers le lit. La malade avait les yeux fermés.
-Bonjour mademoiselle... comme je vois que vous allez mieux, je vais vous retirer ça, lui dit Carson en montrant le tube, vous allez prendre une profonde inspiration, et relâcher l'air quand je vous le dirais, d'accord ?
Alex inclina la tête légèrement en avant, en clignant des yeux.
-Bon, j'y vais, attention... allez-y ! Inspirez à fond !
Il attendit qu'elle expulse l'air de ses poumons pour retirer le tube. Alex fit une grimace, et toussa un peu.
Quand elle ouvrit la bouche avec l'intention évidente de parler, Carson l'en empêcha vivement.
-Non ! Attendez que vos cordes vocales soient moins irritées avant de parler, sinon vous allez les abimer ! Ça va aller ?
Alex secoua la tête doucement et prononça un "oui" silencieux. Puis elle se tourna vers Elisabeth qui venait d'entrer et fronça les sourcils.
-Bon, je vous laisse entre femmes... Dit alors Carson qui l'avait vu entrer.
Alex ouvrit grand les yeux, apeurée. Mais Elisabeth lui parla doucement...
-Bonjour... comment allez-vous ?
Alex leva sa main jusqu'à sa bouche, mais avant qu'elle ne dire quoi que se soit, Elisabeth la prit doucement.
-Non, vous avez entendu Carson ? Il ne faut pas forcer. Ecoutez-moi. Je suis au courant, mais n'ayez aucune crainte. J'ai été en colère quand je l'ai appris, mais je ne vous en veux plus. Je comprends vos motivations, et même si je pense que ce n'était pas la meilleure solution, je vous soutiendrais. Soyez tranquille.
Alex l'écoutait en silence, et des larmes coulèrent doucement sur ses joues.
-Bon, je vais vous laisser vous reposer. Profitez en bien, nous avons le docteur le plus gentil de la galaxie.
Elle se redressa et sortit. Alex avait refermé les yeux, les larmes coulaient toujours...
oOoOo
-Carson...
-Oui ?
-J'aimerais que cette histoire reste entre nous. Je ne voudrais pas ébruiter cette affaire car je ne pense pas que Sheppard sera dans d'aussi bonne disposition que moi quand il l'apprendra.
Il le sait déjà... Se dit Carson.
-D'accord.
Il ferait taire sa conscience...
oOoOo
C'était tout bonnement incroyable. Non seulement elle avait récupéré à une vitesse phénoménale, mais en plus, ses fractures s'étaient remises en un temps record. Carson n'avait jamais vu ça ! Il n'avait fallu que trois semaines à Alex pour qu'elle puisse se tenir un peu debout. Le docteur ne voulait pas qu'elle se fatigue de trop, alors il ne lui avait autorisé que quelques pas par jour, et sous sa surveillance. Même si elle bouillait d'envie d'aller faire un tour en dehors de l'infirmerie, Carson avait été très clair.
-Vous restez ici, ou je vous recasse les jambes moi-même !
Alors, elle jouait les petites filles bien sages, et restait à se morfondre sur son lit. Tout le monde passait la voir. Mais ce n'était pas facile pour elle. Il fallait qu'elle continue à se faire passer pour un homme. Alors elle avait supplié Carson de lui redonner sa bande. Chose qu'il avait fait avec beaucoup de réticence.
Teyla passait beaucoup de temps à ses côtés et c'était la personne à qui elle avait le plus de mal à mentir.
Elle aimait beaucoup la jeune femme, avec qui elle se trouvait des tas de points communs.
Elles parlaient pratiquement toujours de leur monde respectif. Ça permettait à Alex de rester assez vague sur sa vie. Les ressemblances entre leurs deux planètes, faisaient qu'elles parlaient plus de leur ancienne vie que de la nouvelle.
Elisabeth avait la cité à diriger et elle passait de temps en temps la voir. Tout simplement pour savoir si elle allait mieux. Mais elle ne savait pas comment si prendre avec elle. Ronon était passé une fois, pour lui demander comment ça allait.
-Très bien, merci, et vous ? Lui avait-elle répondu.
-Je vais bien.
Puis il s'était retourné et était sortit. Carson avait assisté à "l'entretien" et quand le Satédien avait franchi la porte, ils se regardèrent et Alex éclata de rire. Carson la regarda de travers pour finir par en faire autant.
Rodney aussi était passé, mais comme il n'aimait pas ce qui se rapportait aux docteurs, il avait invoqué une histoire d'E2PZ à vérifier pour partir très vite.
Un comble quand on sait qu'il accourait à l'infirmerie au moindre petit bobo...
Alex n'y avait pas cru un seul instant, mais elle joua le jeu. Après tout, elle non plus n'aimait pas être là, alors elle le comprenait. Une seule personne n'était jamais venue la voir.
En trois semaines, John ne s'était jamais déplacé. Carson avait été surpris, lors d'un débriefing auquel il avait été exceptionnellement convié, d'apprendre qu'il n'y allait pas parce que de toute façon, il ne parlait pas français et qu'il ne voulait pas lui demander de faire trop d'effort.
Excuse complètement bidon, mais personne ne lui en fit la remarque...
Puis arriva le jour de la grande sortie. Elle était enfin autorisée, après un mois et demi, à retourner dormir dans sa chambre. Le soupir de soulagement qui s'était alors échappé de sa bouche avait fait rire Carson, qui la trouvait décidemment adorable et pleine de fraicheur. Après tous ses militaires plutôt coincés et les techniciens imbus de leur personne, c'était plutôt agréable d'avoir quelqu'un de naturel.
Quoi que... Sheppard aurait certainement eu la même réaction...
oOoOo
Elle était enfin dans sa chambre ! Elle avait enfin pu retirer son bandage. Carson avait bien insisté sur le fait qu'il ne fallait pas qu'elle en fasse de trop, et que c'était à cette seule condition qu'elle pouvait retourner chez elle. Elle avait accepté et promis d'obéir, car elle ne voulait surtout pas lui causer d'autres soucis. Elle n'avait pas trop mal aux jambes. Pourtant, quand il lui avait fait voir les radios, elle était restée sans voix...
Flash back...
-Vous êtes sûr que c'est à moi ça ? Avait-elle demandé.
-Oui, croyez-moi. Je suis aussi surpris que vous.
On voyait bien qu'il y avait deux "choses" sur la radio, qui devaient être ses jambes, mais à part ça... Normalement, à cet endroit, il n'y a qu'un os. Là, elle en voyait quatre. Plus petit certes, mais quatre quand même !
-Mais comment avez-vous pu me remettre en état ?
-Je vous ai rafistolée comme j'ai pu ! Dit-il amusé par sa question. Franchement, je n'y croyais pas. J'ai même annoncé Elisabeth et à Sheppard, que je ne pensais pas vous voir remarcher un jour... mais le gène vous a apparemment beaucoup aidé. Vous n'auriez jamais pu remarcher sans béquille avant au moins trois, voir quatre mois. Et voilà qu'au bout d'à peine quatre semaines, vous marchez ! Et seule en plus. C'est un miracle comme j'aimerais en voir plus souvent.
Alex s'était approchée du docteur et lui avait planté un baiser sur la bouche. Puis elle recula avec le sourire.
-Profitez-en. Ce sera le seul... sinon, ça risque de faire jaser...
Fin du flash back...
Quand elle y repensait ! La tête du docteur après qu'elle l'ait embrassé !
Elle avança doucement vers son lit et s'y allongea en soupirant de plaisir. Enfin un vrai lit. Elle n'y resta pas longtemps, car elle rêvait d'une douche.
C'est bête à dire, mais une bonne douche chaude... Quand l'eau coule sur votre corps nu, quel délice !!
Elle se déshabilla en faisant très attention. Et quand machinalement, elle se baissa pour enlever son pantalon, elle eut un moment de panique. Aurait-elle encore des traces ? Elle avait toujours fait très attention à son corps. Ce n'était pas parce qu'elle se faisait passer pour un homme, qu'elle n'aimait pas prendre soin d'elle. Elle s'épilait consciencieusement les jambes, prenait le temps de faire de l'exercice, pour rester musclée, mais pas trop !
Elle ne voulait pas ressembler à ces body-buildeuses huilées qu'elle voyait dans certain magasine ! Mais ça lui permettait de garder un corps ferme et souple. Elle se tourna et se regarda dans le grand miroir sur la porte de la salle de bain. Elle était fière de ce qu'elle y voyait.
Brune aux yeux vert, elle était de taille moyenne et harmonieusement proportionnée. Ses cheveux par contre, étaient un vrai désastre. Elle s'obligeait à les garder court, car ils avaient tendance à onduler naturellement.
Elle se força à baisser les yeux et regarder le bas de son corps. Son cœur battait la chamade et elle se mit à respirer vite. Elle avait peur. Mais ses grandes jambes, n'avait qu'une petite trace sur l'intérieur. Le docteur avait fait les choses bien, et la fine cicatrice qu'elle avait sur toute la hauteur de ses tibias n'était pas très visible. Elle souffla l'air contenu dans ses poumons et se mit à rire.
Elle s'était inquiétée pour rien. Avec le temps, celles-ci disparaîtraient. Elle se mit alors toute nue, et regarda son ventre. Là aussi, elle avait une cicatrice, mais plus marquée. L'opération avait été plus longue. Et plus risquée aussi. Mais ce n'était pas grave. Elle était en vie.
Elle chantonna en allant sous la douche... Elle était heureuse...
oOoOo
John venait juste d'apprendre que Carson l'avait laissé rentrer dans sa chambre. Il tenait sa vengeance ! Il savait comment il allait s'y prendre pour lui faire payer sa traîtrise. Il n'y avait plus qu'à continuer à faire semblant. Semblant de croire qu'elle était un homme. Mais pour l'instant, il fallait qu'il se repose. La mission d'aujourd'hui l'avait un peu fatigué. Surtout les plaintes et les jérémiades de Rodney. Il se coucha, le sourire aux lèvres...
oOoOo
Alex s'étira avec délice et volupté. Que c'était agréable ! Elle s'était couchée nue. Les draps frais sur son corps... A l'infirmerie, il n'avait pas été question qu'elle le fasse. Trop dangereux, et surtout pas très indiqué. Elle avait très faim, alors elle se prépara et prit la direction de la cantine. Il était très tôt. Elle n'y trouverait sans doute personne, et c'était très bien comme ça !
oOoOo
John avait faim ! Très faim même. Il regarda sa montre, et cligna des yeux plusieurs fois de suite. Il la porta alors à son oreille et constata avec stupeur qu'elle fonctionnait. Il était cinq heures trente ! Jamais il ne se réveillait à cette heure là d'habitude ! Qu'est-ce qu'il lui arrivait ? Il se leva en souriant. Il allait certainement croiser Elisabeth. Elle, par contre se levait tous les matins aux aurores. Il en profiterait pour parler avec elle. Depuis que "l'autre" était là, ils n'avaient jamais eu de vraie discussion. Et ça lui manquait...
oOoOo
Il n'y avait personne, comme elle s'y attendait. Alex se servit une tasse de café, prit un croissant et alla s'appuyer à la rambarde. Le soleil commençait à se lever, et c'était un spectacle magnifique. Les couleurs que la boule de feu donnait à la mer étaient les mêmes que sur Terre. Mais elle ouvrit quand même grand les yeux devant tant de beauté. Elle avait fini son café et grimpa sur le barreau du bas, puis se redressa les bras légèrement écartés et leva la tête. Elle sourit face à la mer, sa position lui faisait penser à un film...
-Je suis le maître du monde !! Cria t-elle au soleil.
Puis elle éclata de rire. Elle prit une grande inspiration, ferma les yeux et... et les rouvrit aussi vite.
Elle l'avait oublié ce matin. Elle avait oublié de se bander la poitrine. Elle regarda autour d'elle.
Il n'y avait personne. Tant mieux, elle n'aurait pas besoin de se justifier. Elle fila vers ses quartiers très vite...
oOoOo
-Oh bon sang...
Alex était là. Et John ne s'y attendait pas. Elle était montée sur le barreau de la rambarde et, la tête levée, respirait à plein poumon. Elle était vraiment très belle.
Il n'avait pourtant pas de problème de vue, alors pourquoi ne s'était-il pas rendu compte qu'elle était une femme ?
Pour pouvoir la regarder tout à son aise, il s'était "caché" derrière un des piliers qui soutenait la toiture terrasse du réfectoire. Le soleil levant faisait briller ses cheveux.
Par contre, là, il y avait des progrès à faire. Sa tignasse brune était vraiment indisciplinée !!
Il se mit à sourire à cette pensée. Il n'avait qu'à se regarder dans une glace pour se rendre compte qu'il avait exactement le même problème ! Encore un désaccord avec ses supérieurs. Ils n'admettaient pas qu'il n'ait pas la coupe réglementaire. Courte. Très courte. Mais il avait toujours tenu bon, et ne le regrettait pas. Il tenait à ses cheveux ! Il recula très vite. Elle était redescendue et repartait très vite. En mettant ses bras devant elle. Et il venait à l'instant de comprendre pourquoi. Elle avait tout d'une femme. Et là, ça se voyait.
Elle cachait sa poitrine.
... Cette vision le mit dans une situation plutôt inconfortable...
Il voulait ne plus rien avoir à faire avec elle, mais après l'avoir observée, il n'en était plus tout à fait sûr. Ça faisait plus d'un mois qu'il ne l'avait pas vu, et il ressentait malgré tout quelque chose. Encore...
-Sheppard ? Ça alors, vous êtes bien la dernière personne que je m'attendais à voir ! Dit une voix derrière lui.
-Elisabeth ! Bonjour ! Moi aussi, je suis content de vous voir ! Répondit-il ironiquement.
Elle sourit à sa remarque.
-Bien vu ! Comment allez-vous ?
-Je vais très bien ! Pourquoi cette question ?
-Parce que depuis que nous sommes sur Atlantis, je ne me rappelle pas vous avoir vu vous lever d'aussi bonne heure !
-Ne vous inquiétez pas, ça ne se reproduira plus ! Répliqua t-il avec le sourire.
Et il pensa à une chose.
-Dites-moi, ça fait longtemps que nous ne sommes pas allés sur le continent, ça vous dirait d'y aller aujourd'hui ?
Elle réfléchit un bref instant.
-Pourquoi pas ? Ça plaira à Teyla d'aller voir les siens !
-Bon, je vais attendre un peu, et je vais aller la prévenir !
-Et qui donc ?
-Teyla bien sûr ! Et si on emmenait Ronon et Legrand ?
Là, elle tiqua. Emmener la française sur le continent… Pourquoi demandait-il ça ? Ce doutait-il de quelque chose ? Elle regarda le militaire attentivement, mais ne remarqua rien de spécial dans son attitude.
-Oui, ça lui changera les idées, après tout, ça fait longtemps qu'il n'est pas sortit de la cité. Bon, je vous laisse préparer la balade. On se retrouve vers 11h00 ?
-D'accord, à tout à l'heure ! Dit-il en s'éloignant.
oOoOo
Il retrouva Teyla dans le gymnase. Elle y était avec Ronon, et ils s'entrainaient chacun avec des bâtons. Enfin, juste Teyla. Ronon préférait se battre à main nues contre elle.
Il les regarda un instant, puis les interrompit.
-Dites, ça vous dirait un tour sur le continent ?
-John ! Bonjour ! Comment allez-vous ? Demanda t-elle gentiment.
-Ça va ! Alors ?
-Oui, ça me ferait très plaisir. Qui a eu cette idée ?
-C'est moi ! J'aimerais aller voir votre ami…
Teyla ne mit pas longtemps à comprendre. Il voulait aller sur le continent pour voir si Aldan avait eu le temps de faire ce qu'il lui avait demandé.
-Oui, je pense que votre commande sera prête, depuis le temps…
Ronon, ne dit rien. Il n'était pas au courant de leur petite visite, mais ce n'était pas important. De toute façon, il n'était pas curieux.
-Je vous laisse. On se retrouve à 11h00 ? Elisabeth sera là… et je vais prévenir Legrand.
Il fit demi-tour, sans voir le regard amusé de Teyla.
-Qu'est-ce qui vous amuse ? Demanda Ronon.
-La tête qu'il a fait. A mon avis, si il doit le prévenir, c'est parce qu'Elisabeth lui a demandé !
Elle ne savait pas que c'était lui, qui l'avait proposé. Si elle l'avait su, elle n'aurait peut-être pas souri comme ça...
oOoOo
Il était devant sa porte, hésitant.
Sur le moment, ça lui avait paru une bonne idée que se soit lui qui y aille, mais maintenant, il n'en était plus tout à fait certain. Il n'était pas sûr de lui, de ses réactions. Mais il prit son courage à deux mains et frappa. La porte s'ouvrit très vite, et il se trouva devant elle. Elle s'était changée, et son maillot la serrait.
Plus rien ne pouvait laisser croire qu'elle était une femme. Elle cachait bien son jeu.
-Bonjour mon colonel ! Comment allez-vous ? Demanda t-elle surprise.
-C'est plutôt à vous qu'il faut demander ça !
-Vous voulez entrer ?
-Non, pas vraiment.
Si il rentrait, il n'aurait peut-être pas le courage de rester éloigné d'elle. Il éprouvait encore quelque chose, son corps venait de lui prouver. La douce chaleur qu'il ressentait aux creux de ses reins, était là pour lui dire qu'elle ne le laissait pas indifférent. Alors il prit une grande inspiration et se lança.
-Nous allons sur le continent, ça vous dirait de venir avec nous ?
-Avec nous qui ?
-Elisabeth, Teyla et Ronon.
-Oui, ça me plairait assez, j'en ai un peu marre d'être bloquée ici !
-D'accord, alors on se retrouve à 11h00 dans le hangar, annonça t-il en faisant demi-tour.
-Oui…
Elle était surprise. Il n'était pas venu la voir pendant tout le temps qu'elle avait passé à l'infirmerie, et voilà qu'il lui proposait une sortie !
-Bizarre...
Puis elle oublia vite. Une sortie ! Voilà qui lui changerait les idées. Elle se prépara en attendant l'heure.
oOoOo
-Bon, puisque tout le monde est là, on peut y aller, dit John en s'installant aux commandes.
-Je peux ? Demanda timidement Alex en se tournant vers Elisabeth.
La dirigeante regarda John indécise quant à la réponse à donner. Après tout, la française était militaire, et donc devait rendre compte au chef militaire de la cité.
-Oui, je pense que vous pouvez ! Répondit John à son interrogation muette.
Il se leva alors et lui céda sa place. Alex s'installa et prit le jumper en main. Elle fit une sortie tout en douceur et en souplesse, et l'appareil s'envola bientôt vers le continent...
oOoOo
A suivre...
oOoOo
Vouala !!!
A la semaine prochaine !
Merci de me lire...
Et bon week-end.
Bizzzzzzzous !!
Bizzzzzzzzz à tous et à toutes.
