Et me revoilààààààààà !
Avec un nouveau chapitre !
En même temps, vous vous en doutez, sinon, je ne posterais pas...
Parce que se serait vraiment débile de ma part de n'écrire que ce genre de truc, alors qu'en plus, je me doute qu'il n'y a pas la moitié des lecteurs qui s'attardent là-dessus !
Bref, passons aux choses nettement plus importantes, les remerciements !!
Merci Alfapastèque pour ta review !
Merci pf59 ! Oulah, dis donc, tu es remonté, toi !! Et non, désolée, mais il n'y a pas qu'Elisabeth qui sait ! Et il fallait que John l'apprenne, pour la suite de l'histoire. Et tu vas voir que ça va pas être facile. Ni pour l'un, ni pour l'autre ! Et là, je parle d'Alex et de John, bien sûr...
Alors si on n e voit pas Keller dans cette fic, c'est normal ! Je l'ai écrite en avril 2008, et à cette époque, je m'étais arrêtée à la saison 2 de SGA ! Alors elle n'existait pas encore.
Et oui, Sheppard a des neurones ! Il a bien passé le test Menza, n'est-ce pas ? Et non, tu n'es pas méchant, tu as tes propres idées, et tu les défends ! Et tu as raison !
Merci aussi aux quelques 48 lecteurs anonymes, qui lisent, mais ne se font pas connaitre.
Dommage, j'aurais vraiment aimé savoir ce qu'ils pensent de cette fic...
Mais bon....
Bonne lecture à tous !
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Chapitre 8
Teyla retrouva ses amis avec plaisir, et après les salutations d'usage, Elisabeth et elle en profitèrent pour s'entretenir avec le chef du village sur les éventuels échanges qu'ils pouvaient faire. En effet, la cité avait des besoins en nourriture assez important et les Athosiens subvenaient pour une bonne partie à ces demandes. En échange, ils bénéficiaient d'aide de la part des Atlantes pour réparer ou installer des nouvelles tentes pour eux.
Ronon resta seul sur la place, avant de prendre la direction d'une clairière, où il savait qu'il pouvait trouver des hommes qui apprenaient à se défendre. Ses sept années de cavale avaient fait de lui un grand solitaire, et un excellent combattant, mais il appréciait beaucoup les Athosiens.
John, accompagné d'Alex, se dirigea vers la tente d'Aldan. Au début, Elisabeth avait proposé qu'elle les accompagne, mais il avait rétorqué que la diplomatie n'était pas le fort des militaires et qu'il pouvait aller avec lui se balader. Elle n'avait pas pu faire autrement que d'accepter, sinon, ça aurait pu paraître louche. Et Alex lui fit un signe discret qui se voulait rassurant. Elle était suffisamment adulte pour savoir ce qu'elle faisait. Et elle savait se défendre.
Quoi que, ce ne soit pas vraiment ce qu'elle ait envie de faire avec lui…
Ils arrivèrent près de la tente du vieil homme qui les accueillit avec le sourire.
-Colonel ? Quelle bonne surprise, je vous aurais cru plus pressé de venir me voir !
-C'est que j'ai eu un petit contre temps… Dit-il en regardant Alex.
Celle-ci se mit à regarder ses chaussures. Elles étaient vraiment très intéressantes tout à coup !
Le vieil homme n'insista pas, comme il le pensait, les Terriens étaient étranges.
-Bon, depuis le temps, c'est près, alors je vais vous faire goûter…
Il sortit un verre, et le remplit d'un liquide mordoré. John regarda avec attention son verre et but un peu du breuvage. Et il leva la tête, surpris.
-Mais c'est excellent ! C'est encore meilleur que la dernière fois ! C'est un peu plus fort, mais c'est vraiment bon !
Il se tourna vers Alex qui était restée un peu à l'écart.
-Venez, il ne va pas vous manger ! Tenez, dit-il en lui tendant son verre, goûtez !
Elle prit le verre avec un peu de réticence. Elle se méfiait. Mais après tout, qu'est-ce qu'elle craignait ? Il en avait bu avant elle, et il n'était pas mort ! Alors elle se décida et porta le verre à sa bouche...
... Elle devint rouge et cru qu'elle allait mourir...
Il avait dit que c'était un peu plus fort que ce qu'il voulait ? Elle avait l'impression d'avoir bu de l'alcool à brûler ! Elle essayait de reprendre son souffle, mais n'y arrivait pas. Des larmes coulaient de ses yeux, pendant qu'elle plaquait sa main devant sa bouche. Les bras croisés sur la poitrine, Sheppard souriait en la regardant. Mais le vieil homme eut pitié d'elle, et lui donna un grand verre d'eau. Elle le prit très vite et le bu d'une traite. Puis elle toussa en passant sa main devant sa bouche comme pour essayer d'atténuer la brûlure.
-C'est fort ! Dit-elle d'une voix complètement inaudible.
Sheppard se mit à rire.
-C'est une boisson d'homme !
-Oui, peut-être, mais je n'ai jamais supporté l'alcool ! Réussit-elle enfin à dire un peu plus fort.
Ah oui ? Ça, c'est bon à savoir...
Alex avait encore les larmes aux yeux et toussa pour s'éclaircir un peu la voix.
-C'est vraiment fort, on dirait de la gnôle... Dit-elle en français.
Le vieil homme regarda le colonel, il n'avait pas compris.
-Ne me demandez pas ce qu'il a dit, moi non plus, je n'ai pas compris ! Répliqua aussitôt John.
-J'ai dit : On dirait de la gnôle ! Répéta Alex en anglais.
-C'est quoi de la "gnôle" ? Demanda le vieil homme.
-C'est à peu de chose près la mixture que vous avez préparé ! C'est un véritable tord boyaux ! Et vous faites ça avec quoi ? De la poudre à canon ?
-Juste des légumes...
-Des légumes ? Waouh ! Je sens que je vais regarder mes haricots verts autrement maintenant !
-Non, pas des... haricots vert, même si je ne sais pas ce que c'est... c'est un légume qu'on appelle "tava" !
-Ah bah oui ! Avec le tava, tout va !
Aldan regarda Sheppard bizarrement...
-Il n'est pas du même pays que moi ! Expliqua t-il au vieil homme.
-Ah, ça doit être pour ça ! Dit le vieil homme, pas vraiment convaincu. Et j'en ai fait un peu plus que la quantité que vous m'aviez demandé, car les hommes du village ont apprécié. Par contre, il y a un petit problème...
-Ah bon ?
-Oui, ils ont décidé de faire une fête ce soir, et de servir cette boisson...
Sheppard souffla. Il s'attendait à pire.
-... et vous êtes tous invités au repas... Finit Aldan.
Aie ! Problèmes en vue...
-Euh... vous êtes sûr ?
-Oui, ils me l'ont dit encore hier après-midi.
-Pourquoi ça vous pose un problème ? Ils ont l'air plutôt sympa ici, et si ils nous invitent, je ne vois pas pourquoi on refuserait ! S'exclama Alex.
John n'avait pas vraiment envie de lui expliquer qu'Elisabeth serait sûrement furieuse, en apprenant qu'il avait demandé au peuple de Teyla de distiller une telle boisson.
-Le Dr Weir n'est pas au courant.
-Au courant de quoi ?
-Pour le "tord boyaux"...
-Et sa réaction vous fait peur ? S'exclama t-elle, ça alors ! Continua t-elle en français, mon beau militaire américain qui à la trouille d'une femme, ça m'en bouche un coin !
-Legrand... Gronda John, cessez de faire ça !
-Non, c'est trop marrant ! Je peux dire ce que je veux sans que vous compreniez quoi que se soit, et franchement, j'adore ça ! Dit-elle encore dans sa langue natale.
Il s'approcha d'elle, menaçant. Alors elle arrêta de se moquer de lui, et recula un tout petit peu, devant son air peu amène.
-Bon, d'accord ! Mais je dois vous dire que vous n'avez aucun sens de l'humour, mon colonel !
-Je n'ai sûrement pas le même humour que vous, et sincèrement, je m'en félicite, capitaine ! Répliqua t-il en la toisant de toute sa hauteur.
Aldan les regardait attentivement pendant qu'ils se disputaient. Et tout à coup il sourit, il avait compris. Il avait deviné la véritable nature des personnes en face de lui. C'était visible. Et ça lui parut bizarre aussi. Le militaire, qui était pourtant un fin stratège, d'après ce qu'il en savait, n'avait pas remarqué que le capitaine était une jeune femme ? Mais il décida de ne rien dire. Si elle ne lui avait pas dit, c'est qu'elle avait ses raisons. Et il respecterait sa décision...
-Bon, il est temps d'y aller, dit-il enfin en se retournant vers Aldan.
-Alors vous venez ? Demanda celui-ci.
-Où ça ? Demanda John qui avait déjà oublié.
-A la fête du village !
-Ah oui ! La fête. Et bien je ne sais pas, il faudrait que je demande à Elisabeth, et je ne suis pas sûre qu'elle soit d'accord.
-Et pourquoi elle ne serait pas d'accord ! Vous n'êtes pas obligé de lui dire que c'est vous qui avez demandé la fabrication de cette potion magique... Commença Alex.
Ah oui, c'est vrai ! Les cachoteries, ça vous connait !!
-... et il n'était pas obligé de le faire ! Continua t-elle en montrant de la main le vieil homme.
Là, elle marque un point !
-Oui, vous avez raison... Aldan, vous pourriez éviter de dire au Dr Weir que c'est moi qui...
-Colonel, coupa l'homme, cette boisson m'a demandé peu de temps et surtout peu de moyen. Vous n'avez rien à craindre de moi. Ni des autres. Ils ne savent pas que c'est une demande de votre part !
-Alors c'est d'accord, je vais lui demander !
Il prit son courage à deux mains, et sortit de la tente, suivit d'Alex. Il la trouva vite. Elle était en grande discussion avec le chef, assise sur un banc, ainsi que Teyla. La discussion était animée, et Elisabeth se mit à rire. Ça le surpris, c'était rare de l'entendre rire aussi librement.
-Je devrais la sortir plus souvent...
-Qui ça ? Demanda Alex.
-Elisabeth.
-Et pourquoi ? Elle n'est pas capable de le faire toute seule ?
-Non, elle ne peut pas piloter, et parce qu'elle est trop... comment dire... coincée dans son travail. Elle ne s'autorise jamais un moment de détente !
-Et bien, vous savez ce qu'il vous reste à faire ! Répliqua Alex un peu jalouse.
Aussitôt après avoir dit ça, elle regretta sa remarque. Elle se détourna vite et avança vers la dirigeante de la cité, en espérant qu'il n'ait pas remarqué le ton un peu agressif qu'elle avait employé.
John la regarda bizarrement. Il avait cru déceler un soupçon de jalousie dans sa voix. Non, ce n'était pas ça. Ça ne pouvait pas être ça.
Elle se moquait de lui trop facilement et trop souvent.
Et quand elle parlait français devant lui, il se doutait bien qu'elle en profitait pour dire des choses pas très gentilles à son égard.
Si seulement il avait su ce qu'elle pensait réellement de lui...
Il continua et s'approcha d'Elisabeth.
-Elisabeth ? Excusez-moi de vous déranger, mais je peux vous parler, s'il vous plait ?
-Bien sûr !
Le chef du village se leva, voulant les laisser seul.
-Non, vous pouvez rester ! Je pense que vous êtes aussi concerné. Je viens de voir une personne... Aldan, qui vient de nous inviter à une petite fête ce soir et je n'ai pas encore répondu car je ne sais pas si...
-Si quoi ? Si je suis d'accord ou pas ? Coupa Elisabeth en souriant.
-C'est à peu près ça ! Dit-il en faisant une petite grimace.
Alex était sidérée. Un colonel de l'armée américaine qui se faisait tout petit devant une femme, et une civile en plus ! D'accord, elle était diplomate "interplanétaire", et c'était elle qui dirigeait la cité, mais tout de même !
En fait, Alex trouvait sa façon de se comporter absolument craquante. Il avait un charme fou, et elle se laisserait bien charmer...
Mais qu'est-ce qui t'arrive ? Ça ne va pas la tête ? Une fois, ça t'a pas suffit ?
Et non, c'était ça le problème. Une fois, une seule. Ça ne lui suffisait pas...
Elle se mettrait des claques si ça ne faisait pas si mal, et surtout si elle était seule.
Ça ferait bizarre, si tout à coup, elle se flanquait des baffes comme ça !
-Bon, vous venez ?
Elle sursauta.
-Quoi ?
-Alors, vous venez ?
-Où ça ?
John soupira et regarda Elisabeth d'un air de dire, "je vous l'avais dit, elle n'écoute rien !"
-On rentre !
-Ah bon ? Et pourquoi ? On ne va pas à la fête ?
-Si !
-Waouh, alors là j'ai un sérieux problème !
-Quoi ? S'inquiéta Elisabeth, vous n'allez pas bien ?
-Si, si ! Je vais bien, mais j'ai beaucoup de mal à vous suivre ! On est invité à la fête, mais on rentre ! Vous pouvez m'expliquer ?
-On rentre... pour prévenir les autres !
-Parce qu'on ne peut pas leur dire avec les systèmes de communication du jumper ?
-Si, mais personnellement, j'aimerais me changer pas vous ?
Il l'a tenait...
-Non, je ne vois pas en quoi je devrais me changer !
Et zut ! Essaye autre chose John !
-Vous allez rester habillée comme ça ?
-Oui, pourquoi ? Ça vous gêne ?
Oui, j'aimerais bien vous voir habillée en femme... ou pas habillée du tout...
Il essaya de ne pas montrer ce que son imagination avait provoqué chez lui, quand l'image d'elle, nue, lui était apparue devant les yeux...
-Bon d'accord, on y va ! Après tout, une douche me fera du bien, et j'aimerais aussi me reposer un peu avant la fête. Je me sens un peu fatiguée...
-Je ne voudrais pas me montrer vindicative, mais j'aimerais que vous alliez voir Carson avant ce soir. Je trouve que vous en avez fait beaucoup en une journée, remarqua Elisabeth gentiment.
-J'avoue que je suis d'accord avec vous !
-Restez là, dit John, je vais chercher les autres.
-Je peux vous accompagner...
-Capitaine, ne m'obligez pas à vous attacher à une chaise...
Si je vous laisse m'attacher, ce ne sera pas à une chaise... Pensa t-elle.
-Je vous attends ! Répondit-elle précipitamment.
oOoOo
Ils retournèrent sur Atlantis un peu plus joyeusement qu'à l'aller. La perspective de faire la fête les avait tous mis de très bonne humeur. Sitôt le jumper au hangar, ils se dirigèrent vers leurs quartiers respectifs en attendant l'heure de repartir sur le continent.
-Bon, on se retrouve ici, à disons... 19h30, ça vous convient ?
Ils hochèrent tous la tête. Et partirent chacun chez eux, ou presque.
John alla dans sa chambre, pour mettre au point son "plan". Il avait déjà une petite idée de la façon dont il allait s'y prendre, mais il devait faire très attention à ne pas se trahir...
Elle lui faisait de l'effet, et c'était dangereux.
Elisabeth retourna à son bureau. Etre la dirigeante de la cité lui convenait. Elle adorait ça. Mais les rapports quotidiens, ça, c'était la partie de son travail qui lui plaisait le moins, mais qu'elle devait faire quand même...
Ronon et Teyla partirent s'entraîner. Ils avaient besoin de le faire assez souvent. La faute aux Wraiths. Ils les avaient obligés à vivre sous leur menace constante. Alors ils devaient se défouler...
Et Alex retourna voir le docteur, parce qu'elle était fatiguée et avait un peu mal aux jambes.
-Dr Carson ? Je peux vous voir ?
-Oui, entrez ! Alors ? Comment va ma patiente préférée ?
-Et bien, je pourrais aller mieux... mais ça pourrait être pire !
Carson se renversa dans son fauteuil, attendant la suite.
-Nous sommes invités sur le continent par les gens du village, et le Dr Weir m'a expressément dit qu'il fallait que je vienne vous voir, sinon, je serais punie de sortie ! Dit-elle d'un air boudeur.
Carson éclata de rire.
-Vous savez que vous me plaisez ?
Alex ouvrit de grands yeux. Ça au moins c'était direct !
Il rit encore.
-Mais pas dans ce sens là ! Dans le sens, où je vous trouve absolument rafraîchissante. Vous avez un esprit très ouvert, très critique, et vous vous moquez même de vous !
Rafraîchissante ? Il n'était pas le premier à lui dire ça. Le colonel aussi, lui avait dit qu'il la trouvait "rafraîchissante".
-Vous pouvez me faire passer un examen rapide, et me donner le feu vert ?
-Comme vous voulez ! Allongez-vous sur cette table. Alors ? Vous avez mal quelque part ?
-Oui, un peu aux jambes... mais c'est sûrement parce que j'ai marché plus en une journée qu'en presque deux mois !
-On va voir ça. Ne bougez plus... voilà, c'est fait.
-Alors ? Vous me les laissez ou j'en achète d'autres ?
-Quoi donc ?
-Mes jambes !
-Non, tout va bien, mais je vous conseille d'aller vous reposer si vous voulez profiter de votre soirée.
-Oui docteur, pas de problème, j'y vais tout de suite ! Dit-elle en descendant de la table d'examen.
oOoOo
Elle rentra dans ses quartiers, se déshabilla entièrement et fila sous la douche. Ses jambes la faisaient souffrir, et elle pensait qu'une bonne douche chaude détendrait ses muscles. Elle avait raison, ça lui fit du bien. Elle se coucha sur son lit, nue comme un ver, tira un peu le drap sur elle et ferma les yeux. Juste un moment, juste quelques minutes. Pour reposer ses jambes...
Mais le grand air et la fatigue eurent raison de sa résistance, et elle s'endormit...
oOoOo
Il était presque l'heure. John était passé au bureau d'Elisabeth, et discutait de la manière dont faire profiter le village de leur aide. Ronon était prêt et attendait avec Teyla dans le hangar. Seule Alex était absente.
-Bon, il est temps d'y aller ! Annonça Elisabeth, on y va ?
-Après vous ! Dit Sheppard.
Ils montèrent l'escalier qui menait aux jumpers.
-Où est Legrand ? Demanda John.
-Je ne sais pas ! Répondit Teyla. En tout cas, il n'est pas ici.
Elisabeth se servit de son oreillette et l'appela.
-Legrand ? Vous m'entendez ? Legrand ! Insista t-elle, répondez !
Sheppard leva les yeux au ciel et soupira.
-Et il ne sait toujours pas s'en servir !
-Je vais le chercher ! Dit Elisabeth.
-Non, laissez-moi y aller ! Je vais me charger de lui faire comprendre comment on fait pour être à l'heure... Dit-il d'un ton étrange qui ne la rassura pas.
Il les laissa dans le hangar, et partit chercher la retardataire avec la ferme intention de lui remettre les idées en place. Il marcha vite, et arrivé devant sa porte, il frappa doucement. Puis plus fort. Aucune réponse, alors il l'appela. Pas de bruit, et toujours pas de réponse. Elle était peut-être passée par un autre chemin. Après tout, il y avait pas mal de couloirs dans la cité. Il passa la main devant le système d'ouverture et entra.
-Alors ? Legrand ? Vous êtes... là...
Il se figea. La fin de sa phrase mourut sur ses lèvres...
Oui, elle était là. Et bien là. Sur son lit, endormie.
... Et nue...
Seul un bout de drap recouvrait le bas de son corps, et encore, pas entièrement. Il resta un moment à la contempler. Elle était sur le ventre, et son bras droit pendait en dehors du lit. Elle devait vraiment être épuisée pour ne pas l'avoir entendu frapper et appeler.
Mon dieu... elle est vraiment magnifique... Se dit-il.
Le drap ne la couvrait que sur un côté, et elle avait la jambe droite repliée légèrement. Sa chute de rein et la courbe de ses fesses, qu'il devinait fermes et qui apparaissaient un peu, ne le laissèrent pas indifférent, loin de la ! Son cœur se mit à battre plus vite, et sa respiration se fit anarchique. Il avait la bouche sèche. Il se mordit les lèvres et ferma les yeux.
Trop tard...
La vue de son corps s'était imprimée dans sa mémoire...
Il ressortit doucement. Il ne fallait pas qu'elle sache qu'il l'avait vu comme ça. Il resta appuyé contre la porte, le temps pour lui de se calmer et d'essayer de ne plus penser à elle. Mais c'était beaucoup plus facile dire qu'à faire... Elle était une femme. Une très belle femme, et il n'était qu'un homme. Très attiré par elle...
Et bien mon vieux, ça risque d'être plus difficile que tu le croyais...
Il inspira profondément, se retourna vers la porte et frappa. Fort...
-Oui ? Finit-il par entendre.
-Legrand, il est l'heure, vous êtes en retard !
-J'arrive ! Donnez-moi dix minutes !
-Pas plus, sinon, on s'en va sans vous ! Il est 19h35, vous avez jusqu'à 45. A 46 on part !
-Je serais là bas dans dix minutes ! Promis !
Ça, ça m'étonnerait, je n'ai jamais vu une femme se préparer en si peu de temps ! Se dit John.
Oui, mais Alex n'était pas n'importe quelle femme. Il avait oublié qu'elle était dans l'armée et qu'elle se faisait passer pour un homme. Elle avait dû apprendre à se préparer très vite, pour éviter de se faire remarquer. Il venait à peine d'arriver au hangar, quand il entendit des pas de course derrière lui. Il se retourna pour voir qui pouvait courir ainsi et, de surprise, faillit rentrer dans Ronon. Il regarda sa montre. Exactement 19h43. Moins de dix minutes. Elle venait de battre le record de vitesse toute catégorie. Et en plus, elle paraissait fraiche et reposée.
Comment faisait-elle pour être aussi belle juste après le réveil ?
-Bon, on y va ? Ils vont nous attendre, si ça continue !
-Je suis désolée, je suis allée voir le docteur parce que j'avais mal aux jambes et...
-Vos excuses, gardez les pour vous ! Coupa méchamment John, mal ou pas, vous ne devez pas nous faire attendre, il n'y a pas que vous ici...
-Sheppard ! Un peu de compassion, s'il vous plait ! S'exclama Elisabeth.
Il se renfrogna et ne dit plus rien. Il pilota le jumper jusque sous le dôme et attendit qu'il s'ouvre avant de s'envoler vers le continent.
oOoOo
Finalement, ça ne serait pas aussi simple qu'il le croyait. Il avait la vision de son corps nu, gravé devant ses yeux, et il ne savait pas si son plan, si minutieusement préparé, ne le mettrait pas plus dans l'embarras qu'il ne l'était depuis qu'il était rentré dans sa chambre. Elle, par contre, allait apparemment très bien, et ne se doutait de rien.
Depuis, il essayait de voir, d'apercevoir, de remarquer d'éventuels signes qu'elle ferait et qui pourraient la trahir. Mais non. Elle était parfaitement rodée à ce petit jeu, et rien dans son comportement, ne pouvait laisser voir qu'elle n'était pas ce qu'elle faisait croire.
Ils prirent la direction du village et allèrent saluer le chef. Puis, celui-ci les invita à s'asseoir autour d'une immense table qui pouvait réunir une bonne douzaine de convives.
oOoOo
Alex avait pris une place en espérant que le militaire en prendrait une assez loin. C'était sans compter sa vigilance. Il demanda le plus gentiment du monde, et avec son fameux sourire qui la faisait fondre, si il pouvait se mettre en face d'Elisabeth, qui répondit oui...
Que pouvait-elle répondre ? Non ? Mais de toute façon, il ne lui avait pas demandé à elle mais à Elisabeth !
Elle ne savait pas si elle pourrait tenir sans se démasquer devant lui. Avoir parcouru des millions de kilomètres pour finalement être attirée par un homme qui la prenait pour un homme aussi. La vie était décidemment injuste ! Elle jeta de fréquent coup d'œil dans sa direction, mais il ne semblait pas faire plus attention à elle qu'aux autres personnes. Alors elle finit par ne plus s'occuper de lui et se concentra sur son voisin de droite. La discussion sur des sujets simples finit par la détendre, et elle commença à s'amuser...
oOoOo
Elisabeth était juste à côté d'elle, et à la tête qu'elle avait fait, son sourire s'était élargit... Il l'a tenait…
Il l'aurait, elle s'était moquée de lui, et il ferait en sorte qu'elle le regrette…
Il se servait de cette fameuse boisson et en versait dans les verres des personnes autour de lui. Y compris celui d'Alex. Il avait retenu l'information comme quoi elle ne supportait pas l'alcool. Mais il ne voulait pas la saouler, simplement la faire boire de façon à ce qu'elle soit juste un peu "pompette". Avec un peu de chance, elle le serait suffisamment pour "oublier" qu'elle devait se comporter comme un homme...
oOoOo
Elisabeth était un peu inquiète. L'attitude de Sheppard était étrange, il abusait un peu trop de cette boisson fortement alcoolisée et avait les yeux brillant. Comme Alex. Mais pour elle, c'était pire. A force de porter des toasts avec leurs amis, elle avait fini par mélanger les langues, et parlait de plus en plus souvent en français. La soirée était déjà bien avancée et Alex se sentait de plus en plus détendue. Comme elle parlait moitié français, moitié anglais, ça faisait rire les gens autour d'elle, car elle était obligée de réfléchir intensément à la façon dont elle pourrait traduire ses phrases, qui étaient souvent farfelue. Elle avait très chaud, comme beaucoup de gens autour d'elle, mais le peu de lucidité qui lui restait, lui avait soufflé qu'elle devait garder sa veste.
Il était tard et elle voulait s'aérer les idées, alors elle se leva. Difficilement...
-Legrand ? Où allez-vous ? Demanda Elisabeth.
-Je vais faire un tour, j'ai la tête qui tourne un peu… Dit-elle la bouche pâteuse.
Elle marcha doucement. Elle ne voulait surtout pas se ridiculiser en tombant. Par contre, elle n'avait plus du tout mal aux jambes. Elle n'avait mal nulle part d'ailleurs…
Le peu d'alcool qu'elle avait ingurgité, l'avait mise dans un état où elle n'arrivait plus à réfléchir…
Et elle n'aimait pas ça. Pas du tout…
Elle était arrivée près du lac, à environ deux cent mètres du village, et s'approcha du rivage. La nuit était tombée et elle ne voyait pas grand chose. Elle respira à fond plusieurs fois de suite. Elle allait être malade…
Elle se retourna et courut vers les buissons les plus proches. Juste à temps… La douleur due à sa blessure à l'abdomen se réveilla sous les contractions violentes de son estomac et elle se mit à gémir.
oOoOo
Elisabeth était un peu furieuse contre Sheppard, et ne se gêna pas pour lui dire...
-Sheppard, vous ne croyez pas que vous avez exagéré ?
-En quoi ? Demanda t-il étonné.
-Legrand ! Pourquoi l'avez vous fait boire comme ça ?
-Il est assez grand pour savoir ce qu'il peut ou ne peut pas faire, non ?
Coincée ! Que répondre ?
Elle ne pouvait pas lui dire que le militaire qu'il prenait pour un homme était en fait une jeune femme, et qu'en général, les personnes dites "du sexe faible" supportaient moins bien l'alcool que les hommes.
-Vous auriez pu l'en empêcher !
-L'empêcher de quoi ?
-De boire autant ! Dit-elle exaspérée, il fait partit de votre équipe, vous auriez dû le surveiller !
Décidément il ne comprenait rien. Il faut dire que lui aussi avait un peu forcé la dose.
D'ailleurs, elle allait lui en faire la remarque, quand il se leva.
-Vous allez où comme ça ?
-Je vais voir si il ne s'est pas perdu ! Une fois ça suffit !
Au passage, il prit une bouteille d'eau et se dirigea vers le chemin qu'avait emprunté Alex.
Il arrivait presque au bout, quand il entendit un gémissement. Il marcha plus vite et se retrouva devant le lac. Il essaya de repérer où elle pouvait bien être, quand le gémissement se fit de nouveau entendre. Il se retourna et la vit, la main appuyée sur un tronc d'arbre, pliée en deux, à cinq mètres de lui.
-Oh bon sang... mais qu'est-ce qui m'a pris de boire comme ça… Gémit-elle en français en se redressant lentement.
Il s'était approché d'elle doucement. Elle lui tournait le dos, et il tendit la main pour lui présenter la bouteille. Elle l'a pris comme si c'était normal qu'une bouteille apparaisse comme par miracle, et en bu une longue gorgée.
-Ça vous apprendra à jouer les durs… Dit-il alors.
Elle sursauta violemment et se tourna. Mais trop vite. Son cerveau, embrumé par l'alcool, lui fit perdre l'équilibre. Elle se prit les pieds dans une racine et s'écroula sur lui. Comme il ne s'y attendait pas, il la reçue de plein fouet dans les bras et tomba à la renverse, l'entrainant avec lui.
-Et bien si j'avais su que ça se terminerait comme ça, je me serais arrangée pour le faire plus tôt ! Dit-elle en français.
Et elle éclata de rire. Pas lui. Le contact du corps chaud et souple sur le sien le fit réagir immédiatement, et le désir s'empara de lui. Elle le sentit et ça la calma instantanément.
Il prit sur lui et la repoussa brusquement. Elle se retrouva brutalement par terre, sur le dos à côté de lui et se fit mal. Mais elle ne le dit pas, elle devait se comporter comme un homme et supporter la douleur. Il se releva vite mais ne l'aida pas. Si jamais il l'a touchait encore, il ne savait pas si il aurait de nouveau le courage de la repousser...
-Ouais, c'est vrai que se comporter comme ça, ça fait très viril ! Dit-elle furieuse en essayant de se lever.
Il se pencha vers elle, l'attrapa par le col de sa veste, et la souleva comme si elle ne pesait pas plus qu'une plume !
-Si vous continuez de parlez dans une langue que je ne comprends pas, je vous le ferais regretter toute votre vie... Gronda t-il tout contre son visage.
-Vous me ferez quoi ? Vous m'enverrez dans ma chambre ? Dit-elle en colère.
-Non, je vous ferais... Commença t-il.
Il avait une envie folle de l'embrasser. Mais elle ferma les yeux et gémit. Elle serrait tombée si il ne l'avait pas retenu par son vêtement. Surprit, il la lâcha quand même, et elle se laissa tomber sur les genoux.
-Qu'est-ce que vous avez encore ! Soupira t-il.
-Laissez-moi ! Allez-vous en... Dit-elle d'une petite voix.
Elle se releva vite, et le regarda de travers.
-Allez-vous en, répéta t-elle. Je vous en prie, laissez-moi...
Il recula un peu, se demandant pourquoi elle le suppliait de cette manière.
-Je ne vais certainement pas...
-Est-ce qu'un jour dans votre vie, vous allez écouter quelqu'un d'autre que vous-même ? Cria t-elle.
-Je ne vous permets pas de me parler sur ce ton ! Répliqua t-il.
Elle plaqua soudain sa main devant sa bouche et courut vers les buissons, un peu plus loin. Elle ne voulait pas qu'il la voit dans cet état là...
Il comprit soudain pourquoi elle voulait rester seule. Elle était malade...
Elle n'a pas menti quand elle a dit qu'elle ne supportait pas l'alcool. Au moins une chose de vrai dans tout ça ! Se dit-il.
Il attendit un peu avant d'aller la rejoindre, et comme la première fois, il lui tendit la bouteille d'eau qu'il avait ramassée. Elle leva la main et la prit sans un mot. Il décida de la laisser seule un instant.
Ce n'était déjà pas marrant d'être malade, si en plus il y avait des témoins...
-Et en plus, il a fallu que se soit lui qui vienne me chercher. Décidément, je n'ai vraiment pas de chance, pourquoi il faut que ça tombe toujours sur moi... je suis maudite ! C'est ça, je suis maudite. Le plus craquant de tous les mecs me tombe dessus et je suis malade ! Murmura t-elle.
-Quand vous aurez fini de vous plaindre, vous pourrez peut-être m'accompagner au village ! Dit-il derrière elle.
Elle se tourna vers lui doucement. Elle n'avait pas oublié ce qui lui était arrivé il y a quelques minutes.
-Je vous énerve peut-être quand je parle français, mais vous, vous m'énervez quand vous vous pointez derrière moi sans bruit.
-Je vous croyais capable de vous sortir de pratiquement tous les problèmes !
-Oui, mais pas quand il s'agit de vous...
-Pardon ?
Il avait certainement mal entendu ! Il représentait un problème ? Et pourquoi ?
-Oui, je peux me sortir de presque tout, mais pas quand vous êtes dans mes pattes ! Vous me gênez ! Sauf quand on était à bord du vaisseau des Wraiths, et aussi quand je suis tombée au fond de ce trou...
-Ah vous voyez !
-Je vois quoi ?
-Je peux être utile finalement !
-Oui, autant qu'une paire de chaussettes trouées ! Marmonna t-elle en posant ses mains sur son estomac.
Il se rapprocha d'elle, menaçant.
-Quoi ? Dit-elle en reculant.
-Je vous avais prévenu !
-Prévenu de quoi ?
-De ne pas me parler dans votre langue !
-Ah oui ? Et bien, je n'ai pas fait exprès ! Et j'en ai marre que ce soit toujours moi qui fasse des efforts ! S'exclama t-elle en s'éloignant de lui.
-Pourquoi moi ? Murmura t-il d'un ton plaintif en levant les bras au ciel.
-Parce que vous êtes colonel et que c'est vous qui avez en charge la sécurité de vos hommes !
-C'est pas vrai ! Vous m'avez entendu ?
Elle était à au moins cinq mètres devant lui et avançait encore.
-Oui, j'ai une ouïe très fine et je vois aussi super bien ! Vous venez ?
-Vous avez l'ouïe fine ? S'esclaffa t-il alors qu'elle continuait d'avancer.
-Oui ! Parce que je vous entends même d'ici !
-Alors pourquoi vous m'êtes tombé dessus tout à l'heure ?
-J'étais malade, et vous m'avez surprise !
-Ouais... c'est ce qu'on dit... Murmura t-il.
-Ouais ! C'est ce que j'ai dit ! S'écria t-elle alors.
-Mais c'est pas vrai ! Dit-il ébahit.
-Et si !
Elle s'éloignait de plus en plus, et continuait de lui répondre, comme si elle était à côté de lui !
Il était bien obligé d'admettre qu'effectivement, elle entendait très bien...
oOoOo
A la poubelle, le super plan ! Ça ne marcherait jamais. Elle était trop futée. Il ne restait plus qu'à faire comme si de rien n'était, et résister à l'attirance physique qu'il ressentait pour elle. Combien de temps allait-elle rester sur Atlantis ? Il faudrait qu'il demande à Elisabeth.
En attendant, il fallait qu'ils retournent tous les deux au village et que lui, se comporte normalement.
Dur dur !
Elle reprit sa place à côté d'Elisabeth, et lui, en face.
-Alors ? Vous allez mieux ? Demanda Elisabeth gentiment.
-Oui, c'est gentil de vous inquiéter pour moi. J'ai du mal à supporter l'alcool. Et celui là est particulièrement... comment dire... décapant !
-Oui, c'est vrai ! C'est une boisson d'homme ! Dit alors John en levant son verre.
-Sheppard, je crois que vous devriez arrêter de boire, remarqua Elisabeth gentiment.
-Je suis adulte et je sais encore ce que je peux, ou ne peux pas faire !
-Oui, c'est vrai, mais qui va nous ramener sur Atlantis si vous n'êtes pas capable de piloter ?
-Je suis tout à fait capable de voler !
En fait, il n'était pas tout à fait sûr de lui, mais il ne voulait pas l'avouer. Pas devant elle. Il ne voulait surtout pas se ridiculiser. Alors il avala le contenu de son verre d'un trait.
Il allait le regretter amèrement...
oOoOo
Même si il était tard, il avait chaud. Mais il avait déjà enlevé sa veste tout à l'heure, il n'allait quand même pas enlever son tee-shirt ! L'alcool distillé par l'Athosien était très fort, et Elisabeth avait raison, il en avait un peu abusé... Mais c'était la faute de la française aussi ! Pourquoi elle était comme ça ? Pourquoi était-elle aussi belle ? Pourquoi était-il autant attiré par elle ? Pourquoi ? POURQUOI ?
oOoOo
-Elisabeth ?
-Oui Teyla ?
-Excusez-moi de vous déranger, mais je suis un peu fatiguée, alors si vous le permettez, je vais vous laisser.
-Mais comment...
-Non, je ne rentre pas sur Atlantis. Des amis m'ont gentiment proposé de rester et de passer la nuit ici, et j'ai accepté. J'espère que ça ne pose pas de problème ?
-Non ! Bien sûr que non ! Et de toute façon, je crois que nous allons y aller nous aussi. Qu'est-ce que vous en pensez John ?
-Hein ? Dit-il d'une voix lente.
-Je vous ai demandé ce que vous en pensiez ?
-Ce que je pensais de quoi ?
-Bon, je crois que ce n'est pas la peine d'insister, nous allons rentrer, dit-elle amusée et inquiète malgré tout.
Il était le seul pilote du jumper. Non, il y avait aussi la jeune française, mais elle était apparemment dans le même état que lui... Peut-être un peu moins quand même.
-Oui, allons donc nous coucher ! Répondit John en regardant Alex.
Heureusement pour elle qu'il faisait sombre, sinon, tout le monde se serait rendue compte qu'elle était devenue rouge comme une pivoine ! La phrase qu'il venait de prononcer, elle l'avait prise pour elle. Mais il détourna aussitôt son regard et présenta galamment son bras à Elisabeth, qui posa sa main dessus en souriant. Et ils s'éloignèrent ensemble...
oOoOo
A suivre...
oOoOo
Et voilà !
Merci de me lire.
Bon week-end à tous, en espérant qu'il sera ensoleillé, comme aujourd'hui !
Bizzzz, et à vendredi prochain.
