Merci pf59 ! Oui, je pense que Sheppy a effectivement dû être comme le loup de Tex Avery, avec la langue en bas des pattes, la bave au menton, et tout ce qui va avec !! Alors la réflexion d'Alex sur le fait que se soit toujours elle qui doive faire des efforts, c'est un trait de mon caractère à moi ! Je trouve ça énervant au possible que se soit toujours aux autres (en l'occurrence nous, les français) de faire l'effort de parler anglais face à eux ! Se sont de vrais fainéants, les américains et les anglais ! C'est toujours aux autres de parler leur langue ! (J'espère ne pas avoir vexé d'éventuels lecteurs anglo-saxons, sinon, je suis mal, moi...)
Oui, aussi étrange que ça paraisse, Teyla n'a rien deviné. Et tu verras sa réaction dans le prochain chapitre... Mais Aldan est un vieux de la vieille, et c'est sans doute pour ça que lui, il a deviné !
Où est McKay ? J'avoue que lui, je l'ai zappé ! Oups...
En tout cas, merci d'être toujours au rendez-vous !

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Chapitre 9

Elle avait la bouche pâteuse et tout un contingent d'ouvriers de chantiers qui jouaient du marteau piqueur dans son crâne. Elle se leva difficilement, et surtout très, très, doucement. Elle se dirigea d'un pas lourd sous la douche, et laissa l'eau couler sur son corps engourdit. Elle y resta longtemps. C'était un des plaisirs qu'elle appréciait le plus. Mais elle finit par fermer le robinet. Ça ne servait à rien d'épuiser les réserves d'eau d'Atlantis, elle aurait toujours autant la tête en vrac. Alors elle s'habilla et se décida à aller voir le docteur...

oOoOo

Il avait voulu jouer au malin... Et il le regrettait. La boisson distillée par les Athosiens, c'était du kérosène à l'état pur ! Et sa tête lui faisait sentir qu'il en avait un peu abusé. Il regarda sa montre. Dix heures du matin, il était bon pour une remarque de la part d'Elisabeth. Mais il s'en fichait, tout ce qui lui importait pour l'instant, c'était de soulager ses terribles maux de tête. Il se leva et constata qu'il s'était couché tout habillé la veille !

Il ne devait vraiment pas être dans son état normal...

Ça lui était déjà arrivé de boire plus que de raison, et le réveil du lendemain, dans ces cas là, était une épreuve qu'il n'appréciait pas.

Il se déshabilla lentement, sa gueule de bois était malgré tout inhabituelle Alors il prit la direction de la salle de bain. Une douche lui permettrait peut-être d'avoir les idées un peu plus claires ?

Ensuite direction l'infirmerie, car c'était mal partit pour passer tout seul...

oOoOo

-Docteur ? Je peux vous voir un instant, s'il vous plait ?

-Capitaine ! Bien sûr, entrez donc !

-Ouh lala, ne criez pas, je vous en prie... Dit-elle d'une voix geignarde.

-Mais je n'ai pas crié ! Dit-il plus doucement, qu'est-ce qui vous arrive ?

-J'ai très mal à la tête !

-Ça, j'avais deviné ! Savez-vous ce qui l'a provoqué ?

-Oh oui ! Hier, sur le continent, j'ai bu une boisson locale et...

-Sheppard vous a laissé faire ? Coupa Carson étonné.

-Oui... enfin non... mais il ne m'a rien dit à ce sujet, et ça m'a rendue malade, je ne supporte pas l'alcool...

-Alors pourquoi avez-vous bu ?

-Parce que je ne voulais pas passer pour une femmellette !

-Et ça a marché ? Je n'en suis pas très sûr quand on voit le résultat ! S'esclaffa Carson, amusé.

-Docteur, s'il vous plait, un sermon n'est pas nécessaire, j'ai suffisamment mal comme ça !

-D'accord, attendez là, je vais chercher quelque chose pour vous soulager.

Il passa dans la pièce à côté et fouilla dans la pharmacie à la recherche du médicament.

-Ah ! Ça y est, je l'ai !

Il se retourna alors et se retrouva nez à nez avec Sheppard.

-Colonel ? Qu'est-ce que vous faites là ?

-Pitié Carson, ne criez pas, je vous entends très bien... Gémit John.

Carson ne put s'empêcher de rire. Alex lui avait dit exactement la même chose et apparemment, ils étaient tous les deux dans le même état.

-Pourquoi vous mettre dans cet état, vous êtes vraiment stupide ! Vous n'êtes pas au courant que boire un peu trop peut rendre malade ?

-Comment vous savez ça ?

-Que vous avez la gueule de bois ?

John le regarda avec un rictus aux coins des lèvres.

-Parce que le capitaine m'a dit que...

-Elle vous a dit quoi ?

Carson lui fit signe rapidement de se calmer. Il venait de trahir le fait qu'il savait qui elle était exactement.

-Elle est là... Murmura Carson.

John se retourna et rentra dans la pièce où elle se trouvait.

-Qu'est-ce qui vous a pris de dire à Carson que j'avais la gueule de bois ? Cria t-il en entrant.

-Oh oh oh ! Ne criez pas ! Je ne suis pas sourde... euh sourd ! Se rattrapa t-elle.

Mais elle se rendit compte aussitôt que ça n'avait aucune importance puisqu'elle avait répondu en Français.

-Pourquoi avez-vous dit à Carson que j'avais la gueule de bois ? Répéta t-il.

-Mais je n'ai jamais dit ça ! S'exclama t-elle surprise.

-Pourtant, il vient de m'affirmer le contraire !

-Je lui ai simplement dit que j'avais mal à la tête parce que j'avais un peu trop bu, c'est tout !

Sheppard la regarda, les bras croisés. Il ne savait pas si il devait la croire elle, ou Carson. Mais comme il ne la connaissait pas très bien, il décida de faire confiance au docteur.

-Je ne supporte pas les mensonges, alors vous allez rester consignée dans vos quartiers jusqu'à ce que j'ai décidé de ce que je vais bien pouvoir faire de vous !

-Mais...

-Il n'y a pas de mais ! Je commande, et vous obéissez, c'est tout ! Il n'y a rien à ajouter !

Et il se dirigea vers la sortie.

-Colonel ! Vos comprimés ! Lui dit Carson en lui tendant un tube.

Il était en colère, alors il prit les cachets et lui tourna le dos. Mais arrivé devant la porte, il s'arrêta.

-Merci Carson.

Puis il fila sans se retourner. Carson rentra dans la pièce et vit Alex, toujours au même endroit.

-Je suis désolé capitaine, je ne pensais pas qu'il pourrait réagir comme ça !

-Ce n'est pas de votre faute, docteur, j'ai toujours trouvé les américains trop sûr d'eux et suffisants. Ce sont les pires de la planète, ils se croient tout permis ! Bon, je vais dans ma chambre puisque je suis consignée.

-Tenez ! Prenez ça... c'est pour la douleur, dit-il en lui donnant un autre tube.

-Merci, docteur. Vous êtes la personne la plus gentille que je connaisse ! Si je n'étais pas tombée amoureuse de ce sale type, je crois que j'aurais pu l'être de vous !

...

Elle se figea. Qu'est-ce qu'elle venait de dire ? Qu'elle était amoureuse du militaire ? Elle plaqua sa main devant sa bouche en ouvrant grand les yeux. Elle venait d'avouer qu'elle l'aimait ?

Mon dieu ! Mais qu'est-ce que j'ai dit... je suis foutue...

oOoOo

Carson n'avait pas l'air surpris le moins du monde. Il le savait, enfin il s'en doutait. Il l'avait entendu dire "je vous aime" quand elle avait été blessée. Au début, il avait cru que c'était juste une attirance entre deux jeunes gens seuls, mais maintenant, il voyait autre chose. Ils n'arrêtaient pas de se chamailler. Ils faisaient comme si ils ne ressentaient rien l'un pour l'autre, mais c'était sans compter les regards qu'ils se jetaient quand ils étaient l'un en face de l'autre. Quand Sheppard l'a regardait, on voyait bien que ce n'était absolument pas comme un homme était sensé en regarder un autre. Et quand elle posait les yeux sur lui, il y voyait de la tendresse, ou alors une grande envie de se jeter sur lui !

-Ne vous inquiétez pas, je sais garder un secret. Et de toute façon, je le savais déjà...

-Ah bon ? Et comment... ?

-Quand on vous a retrouvé, après votre accident, vous étiez prise par une forte fièvre, et vous lui avez dit...

-Je lui ai dit quoi ? Demanda t-elle un peu inquiète.

-Que vous l'aimiez.

-J'ai dit quoi ? S'exclama t-elle. Mais c'est pas vrai ! J'ai pas pu dire ça ! Vous êtes sûr ?

-Oui, même si vous l'avez dit en français, on a bien compris, tous les deux.

-Ah, vous me rassurez !

-Ah bon ?

-Oui, il ne comprend pas un mot de français, alors je peux toujours dire, qu'en fait, il a mal compris ! Bon, je vous laisse, je vais me recoucher. A la prochaine, docteur !

Elle sortit d'un bon pas, et se précipita vers sa chambre...

oOoOo

Consignée dans sa chambre...

C'est tout ce qu'il avait trouvé pour ne plus la voir. Il en avait marre d'être comme ça. Il n'était plus un gamin mais elle le faisait réagir comme si c'était encore le cas ! Pourtant il en avait connu des femmes !

En fait, pas tant que ça...

Il les charmait, flirtait, mais n'allait jusqu'au bout avec elle, que si il ressentait vraiment quelque chose. Et ça ne lui était pas arrivé si souvent que ça...

Et voilà qu'un petit bout de femme s'arrangeait pour le mettre hors de lui à chaque fois qu'ils étaient ensemble !

Et elle lui donnait l'envie de... De quoi, au juste ?

De la déshabiller ?

De l'embrasser ?

De la faire gémir de plaisir sous ses mains ?

De lui faire l'amour ?

De tout ça en fait. Il avait envie d'elle. De plus en plus...

Il fallait qu'il réussisse à la sortir de son esprit. Une mission. Il fallait qu'il parte en mission, c'était la seule chose à faire, si il voulait cesser de penser à elle...

oOoOo

Punie ! Elle était punie, et il l'avait renvoyée dans sa chambre ! Elle prit un comprimé et s'allongea. Son mal de tête passa assez rapidement.

-Je ne vais tout de même pas rester enfermée toute la journée ! Il m'énerve ce mec ! Il m'énerve ! Cria t-elle.

Ouais, mais il est super craquant, et il a un beau p'tit cul...

Elle mit ses mains devant ses yeux.

-Arrête de penser à lui comme ça ! Bon, tant pis pour les ordres, il faut que je sorte...

Elle mit son oreillette et entendit.

// Ford ? //

// Oui, colonel ? //

// On sort ! //

// Une mission de prévue ? Et où ça ? //

// J'en sais rien, on sort, c'est tout ! //

-Ah bah, ça tombe bien ! Justement, il fallait que je sorte moi aussi !

Elle attendit un peu, le temps pour elle d'estimer qu'ils étaient sortit de la cité. Ensuite, elle prit la direction du bureau d'Elisabeth.

-Dr Weir ?

-Capitaine ! Entrez ! Alors vous n'avez pas voulu partir avec l'équipe de Sheppard ?

Ah bon ? Parce que je suis supposée avoir été conviée ? Se dit-elle.

-Euh, non...

-Et puis-je savoir pourquoi ?

Peut-être parce qu'on ne m'a rien dit ? Pensa t-elle.

-Et bien, la petite fête d'hier était très réussie, mais j'ai un peu abusé de la boisson locale, alors ce matin, ce n'était pas terrible... mais ce n'est pas pour ça que je suis venue vous voir... Dit-elle à la place.

-Asseyez-vous et expliquez-moi ça !

-Et bien, je suis désolée, mais je ne peux plus endurer ça. Le comportement du colonel Sheppard à mon égard n'est pas correct. Enfin, d'après mon point de vue. Il m'en veut, mais je ne sais pas pourquoi. Alors, comme il ne reste plus beaucoup de temps avant que le Dédale revienne, je vais rester consignée dans mes quartiers, comme il me l'a ordonné, mais je m'en vais aussitôt que le vaisseau arrive sur Atlantis.

-Sheppard vous a consigné ? S'étonna Elisabeth, et pour quelle raison ?

-Vous devriez lui demander, car je n'ai pas compris pourquoi il s'est mis en colère comme ça. J'étais à l'infirmerie avec le docteur car j'avais mal au crâne, et quand il est arrivé, il m'a crié dessus et est repartit !

-Bon, je m'occupe de ça dès qu'ils reviennent de mission.

-S'il vous plait, ne lui dites pas que je vous en ai parlé. Je n'ai pas envie d'aggraver les choses. Au début, le mettre en rogne m'amusait beaucoup, mais plus maintenant. Je n'ai plus envie de jouer... je veux rentrer chez moi... Murmura t-elle en baissant la tête.

Elle regarda Elisabeth d'un air triste, et continua.

-Ma famille me manque, mon petit frère surtout. Mes amis aussi, même si je n'en ai pas beaucoup... Dites, je peux me balader dans la cité ? Ne vous inquiétez pas, j'ai pris mon oreillette, et c'est promis, je vais faire très attention ! Rajouta t-elle en voyant l'air plus que septique d'Elisabeth.

-Bon, c'est d'accord. Mais il est presque midi, vous n'allez pas manger avant ?

-Si, c'est une bonne idée ! Vous m'accompagnez ?

-Oui, avec plaisir. M'aérer la tête me fera du bien...

Elles se dirigèrent vers la cantine et se mirent à table. Elles passèrent un moment absolument parfait. Maintenant qu'Elisabeth savait qui elle était exactement, contrairement à ce qu'elle croyait, elle n'avait pas de problème pour discuter de choses et d'autres avec la jeune française.

Le fait de travailler avec des d'hommes leur avait fait un peu oublier qu'elles étaient des femmes avant tout.

-Vous savez que j'ai même emmené de la lingerie sexy ? Dit Alex.

-Moi, je n'ai jamais vraiment osé en porter !

-Et pourquoi ? Vous êtes mince et plutôt bien faite ! Alors pourquoi ?

-Je suis trop vieille pour ça !

-Et depuis quand on est trop vieille pour s'habiller sexy ?

-En fait, je n'aime pas trop ça...

-Ah, et bien c'est dommage ! Moi j'adore porter quelque chose de léger, de sexy, et rien que le fait de les porter, me rend toujours de meilleure humeur !

-Vous devez en porter souvent alors !

-Oh oui ! Répondit Alex en se levant. Le plus souvent possible ! Bon, je retourne dans mes quartiers...

-Oui, vous avez plutôt intérêt ! S'exclama une voix derrière elle.

Oh c'est pas vrai, encore lui ! Mais je le croyais sorti !

-Sheppard ! S'exclama Elisabeth fâchée contre lui.

-Elisabeth ! Comme vous me l'avez gentiment fait remarquer, les militaires de la cité sont sous mes ordres, et je lui en avais donné un ! Répliqua t-il de méchante humeur.

-Colonel Sheppard ! Je veux vous voir dans mon bureau ! Ordonna t-elle. Et tout de suite !

oOoOo

-Asseyez-vous !

John prit place en face d'Elisabeth et attendit. Vu le ton, il n'allait pas passer un bon moment en sa compagnie...

-Je peux savoir ce qui vous prend en ce moment ?

-Ce qui me prend ? A moi ?

-Oui, vous êtes la seule personne dans mon bureau !

-Et bien, je l'avais consigné dans ses quartiers et...

-Et il faut bien que le capitaine mange ! Coupa t-elle.

-Oui, c'est sûr mais...

-Sheppard... j'en ai plus qu'assez de votre comportement vis-à-vis de Legrand, alors vous allez le voir et lui présenter des excuses !

-Encore ?

-Oui, comme vous dites, encore ! Soupira Elisabeth, un peu calmée malgré tout.

oOoOo

-J'en ai marre, marre et marre ! Cria t-elle une fois rentrée dans sa chambre, mais pour qui se prend t-il ? Le roi de la cité ? Le maître d'Atlantis ?

Elle se jeta sur son lit, en pleurant. Mais pas longtemps. Elle se releva et se déshabilla entièrement. Une seule chose pouvait la distraire de ses idées noires. Elle ouvrit son sac et en vida le contenu sur le sol. Elle farfouilla dans le tas de vêtements et trouva ce qu'elle cherchait. Elle les prit et se mit debout devant le miroir de la porte de la salle de bain.

-Ouais, ça c'est bien...

Elle prit une douche, se sécha les cheveux, et enfila les sous-vêtements qu'elle avait posé sur son lit. Depuis qu'elle vivait au grand air, sa peau avait pris une jolie couleur dorée. Alors l'ensemble de dentelle blanche, mélangé à du satin brillant était une pure merveille sur elle.

-Oui, ça c'est super sexy, comme je les aime !

Elle passait ses mains sur elle, quand elle entendit frapper à sa porte.

-Attendez un peu ! Cria t-elle.

Vite, trouver quelque chose à enfiler par-dessus... Trop tard, la porte s'ouvrit.

Elle eut juste le temps d'attraper le drap du lit et de se couvrir avec...

-Capitaine Legrand ! Je dois vous parler !

-Et quand on vous dit d'attendre, évidement, vous ne comprenez pas ! Dit-elle hargneuse.

John se rendit compte seulement après l'avoir entendu prononcer sa phrase qu'il n'aurait peut-être pas dû rentrer. Décidément, pour quelqu'un qui voulait se faire passer pour un homme, il l'a trouvait souvent en tenue légère... Et ce n'était pas pour lui déplaire.

Mais le moment était venu pour lui de lui faire comprendre qui était le chef ! En l'occurrence, lui !

-Je croyais vous avoir consigné dans vos quartiers et...

-Et j'y suis !

-Oui, mais pas tout à l'heure !

-J'avais faim et...

-Et dans ces cas là, vous demandez à ce qu'on vienne vous servir.

-Quoi ? Qu'on vienne me servir ? Mais non, je peux me déplacer !

-Non ! Les ordres, vous savez ce que c'est ?

-Oui, autant que vous ! Dit-elle en français.

-Arrêtez !

-Non ! Vous, arrêtez ! Je ne sais pas pourquoi vous m'en voulez comme ça, mais j'en ai plus que marre d'être votre souffre douleur ! Alors à partir de maintenant, vous allez me laisser tranquille. Et, et… sortez de ma chambre ! Combien de fois faut-il vous le dire ? Sortez ! Bafouilla t-elle en colère.

-Je n'ai pas compris ce que vous venez de me dire, mais comme je suis sûr que ce n'était pas des gentillesses, je vous réponds que je reste, dit-il doucement.

-Non, non et non ! Sortez ! Cria t-elle.

Il n'en avait pas envie. Pas envie du tout. La seule chose dont il avait envie, c'était elle. Elle, dont le drap qu'elle tenait, cachait très mal son corps parfait. Il le savait, il l'avait vu. Allait-il enfin oser ? Oser s'approcher d'elle, la prendre dans ses bras, la couvrir de caresses, de baisers, avant de la coucher sur le lit ? Non, il ne fallait pas. Pas encore. Il avait en tête la façon dont elle s'était moquée de lui, et il fallait qu'il se venge. Un plan, il fallait qu'il en trouve un autre... Il n'était pas rancunier de nature, mais il voulait voir jusqu'où elle était capable d'aller sans se démasquer.

-Je sortirais quand vous aurez fini de me crier dessus, pour qu'on puisse enfin s'expliquer !

-S'expliquer de quoi ? Dit-elle surprise par sa phrase.

Il voulait peut-être s'excuser du comportement infecte qu'il avait avec elle ?

-Je n'ai pas demandé à être là. Je sais que je suis insupportable et que j'ai parfois du mal à obéir aux ordres. Et ça m'apporte souvent des ennuis, mais vous... vous... !

-Moi... quoi ? Demanda t-il amusé.

-Vous avez le don de me mettre hors de moi ! Je n'aime pas les gens de votre pays, vous êtes les plus grands pollueurs de la planète, vous vous prenez pour le centre du monde et vous vous croyez supérieur aux autres ! Je sais que ce n'est pas de votre faute personnellement, mais c'est comme ça ! Je n'y peux rien si j'ai des préjugés, et...

-Ça y est ? Vous avez fini ?

-Non... enfin oui, dit-elle la tête baissée. Je m'excuse, mon colonel. Je m'emporte trop facilement, je suis désolée. Je vais rester confiner dans mes quartiers jusqu'à l'arrivé du Dédale. C'est promis.

-Non, ce n'est pas la peine. J'ai moi aussi des excuses à vous faire. Et je lève la punition.

-C'est vrai ? Dit-elle en souriant. Merci, merci beaucoup. J'vous adore ! Finit-elle en français.

Il la regarda en penchant la tête.

-Je n'ai pas compris ce que vous venez de dire, mais j'ai l'impression que pour une fois, ce n'était pas méchant !

-Non, vous avez raison, j'ai dit que vous étiez plutôt sympa ! Mentit-elle avec aplomb.

-Bon, je vous laisse. Mais il est tard, vous devriez peut-être vous habiller ! Dit-il en lui lançant un regard très appréciateur.

Alex se mit à rougir et resserra le drap sur elle. Elle ne s'était pas rendu compte qu'elle était presque nue devant lui.

Il se retourna et ouvrit la porte. Elle était seule de nouveau.

oOoOo

Il venait de comprendre comment il pourrait se venger d'elle. Elle ne pouvait pas se retenir de lui répondre à chaque fois qu'il lui disait quelque chose qui ne lui plaisait pas. Et à chaque fois, elle se mettait dans une telle colère qu'elle s'emportait. Le problème était que dans ces cas là, elle parlait dans sa langue natale et que malheureusement, il ne comprenait pas. Il suffirait alors pour lui, de la mettre dans une situation où elle ne maitriserait plus rien. Il arriverait peut-être à faire en sorte qu'elle se démasque seule...

oOoOo

Elle s'habilla comme un automate, ne sachant pas ce qu'elle devait penser de tout ça. Puis elle sortit de sa chambre et prit la direction du gymnase.

Elle espérait y retrouver Teyla. Et en effet, la jeune Athosienne y était, seule.

-Bonjour Teyla, je ne vous dérange pas ?

-Capitaine ? Non, bien sûr que non. Vous venez vous entraîner ?

-Oui, je manque un peu d'exercice, alors si ça ne vous dérange pas...

-Non, pas du tout, je vous laisse...

-Non ! Restez, j'aimerais voir comment vous vous servez des bâtons.

-D'accord, vous voulez apprendre à vous en servir ?

-Oui, même si j'ai peur d'avoir des doigts cassés... Dit-elle sérieusement.

Teyla éclata d'un rire franc. Alex la trouvait plutôt jolie, et se demandait si elle et le colonel, n'avaient jamais...

Et il n'y avait qu'une seule façon de le savoir, c'était de le demander.

-Dites-moi Teyla, vous répondriez à une question indiscrète ?

-Tout dépend de la question... Répondit l'Athosienne prudemment.

-Et bien, il s'agit du colonel Sheppard... est-ce que vous lui connaissez des amies ? Enfin, je veux dire des petites amies ?

Teyla la regarda de travers. Où voulait-il en venir ? Est-ce que le capitaine était intéressé par son supérieur ?

-Est-ce que vous êtes... euh, comment dire... intéressé par lui ?

Alex sourit. Oui, elle était même plus qu'intéressée...

-Non, c'était juste par curiosité...

-Ecoutez capitaine...

-Alex ! Je m'appelle Alex.

-Ecoutez Alex, je ne connais pas la vie privée de John, et ça ne me regarde pas !

-Teyla, je vais vous avouer quelque chose, mais je vous en prie, ne vous mettez pas en colère contre moi, d'accord ?

Teyla lui fit un signe de tête, et Alex continua.

-Je suis comme vous...

-... !!?

-Oui, je suis comme vous. Une femme...

Teyla recula, comme si elle avait la peste.

-Vous êtes une femme ?

-Oui, et si je vous le dis, c'est parce que je vous apprécie beaucoup et que j'ai de plus en plus de mal à vous mentir. Le Dr Weir et le Dr Beckett sont au courant, mais il fallait que je vous le dise, c'est trop dur à supporter.

-Oui, ça je peux le comprendre, mais vous m'avez menti ! S'exclama Teyla en colère.

-Je l'ai fait pour ne pas avoir de problème, mais maintenant, je n'en suis plus aussi sûre... de toute façon, je repars avec le Dédale, alors ne vous inquiétez pas, vous ne m'aurez pas dans les pattes trop longtemps...

-Pourquoi ? Pourquoi avoir fait ça ?

Alex lui expliqua ses raisons. Son petit frère, pourquoi elle a été obligée de se faire passer pour un homme. Au début elle eu du mal à le raconter. Ça faisait tellement longtemps qu'elle mentait à tout le monde. Mais au fur et à mesure que son récit approchait de la fin, elle se sentait mieux. Elle était enfin soulagée.

-... alors voilà pourquoi, je vous ai menti à tous...

-Mais je ne vois pas pourquoi vous m'avez demandé si le colonel Sheppard avait une amie...

Alex baissa la tête.

-Oh, je comprends... vous êtes intéressée, n'est-ce pas ? Vous et John...

-Non, il me prend toujours pour un homme, et il faut que ça reste comme ça ! S'il vous plait, ne lui dites rien !

-Vous me demandez de lui mentir ?

-Non, juste de garder ça pour vous, jusqu'à mon départ. Alors ?

Teyla réfléchit un court instant. elle partirait bientôt, alors ce n'était pas la peine de dire au militaire qu'il s'était fait berné.

-D'accord ! Je ne dirais rien.

-Merci, Teyla, vous êtes un amour ! Dit-elle en français.

Alex, se demanda pourquoi elle fonçait les sourcils... Puis elle comprit.

-Euh... vous êtes un amour ! Répéta t-elle alors, mais en anglais cette fois-ci.

-Alors ? On y va?

-Oui, en garde !

Elles prirent un réel plaisir à s'entraîner ensemble. Evidement, Teyla était la plus forte à ce petit jeu, étant donné qu'elle le pratiquait depuis longtemps. Mais Alex apprenait vite...

-Et bien dites-moi ! Vous êtes bien plus douée que certaines personnes !

-Ah oui ? Et qui ça ?

-John justement !

-Et bien, ça fait toujours plaisir à entendre ! S'exclama t-elle en riant.

Elles continuèrent ainsi pendant près de deux heures. Puis, Alex abandonna, car elle avait encore mal au côté. Et elle décida d'aller voir Carson et de lui en parler.

Ça faisait maintenant un mois et demi. Ce n'était pas normal...

oOoOo

-Docteur ? Je peux vous voir ?

-Oui, entrez Alex. Comment allez-vous ?

-Pas très bien. En fait, j'ai encore mal et je voudrais bien savoir pourquoi !

-Vous avez mal ? Et où ça ?

-Au côté, là où j'ai été blessé... la deuxième fois.

-Allongez-vous, je vais voir ça.

Elle prit place sur la table d'examen, et il fit passer la machine au-dessus d'elle. Puis il regarda attentivement, ce qui s'affichait sur son écran.

-Ecoutez, je ne vois rien d'anormal, mais si vous me dites que vous avez mal, je vais vous donner quelque chose pour supprimer la douleur.

-Ok, merci doc.

Elle en avala deux, puis elle retourna dans ses quartiers lentement. Le reste de la journée allait lui paraître bien long étant donné qu'elle n'avait rien à faire. Puis elle repensa à sa balade dans la cité. La dirigeante lui avait donné l'autorisation, et le colonel avait levé sa "punition". Alors c'est d'un cœur plus léger qu'elle commença son exploration. Elle reprit un comprimé et continua. Mais elle n'alla pas très loin, quand elle marchait, ses jambes la faisaient un peu souffrir et la petite douleur persistante au côté était assez désagréable. Finalement, se faire tirer dessus était moins douloureux ! Elle ouvrit le tube et avala un cachet...

oOoOo

La mission en jumper avait tourné court, et John était fatigué. Il avait dû "traîner" Rodney pendant toute la durée de la mission. Heureusement que celle-ci n'avait pas été trop longue, car le scientifique n'avait pas cessé de se plaindre. Quand ce n'était pas la chaleur, c'était les longues marches qu'il fallait faire pour aller de l'endroit où il posait le jumper, jusqu'à celui où il y avait quelque chose à regarder. Et quand, enfin, ils étaient rentrés sur Atlantis, il l'avait quitté avec un soupir de soulagement. Ronon était repartit dans ses quartiers, et Ford était resté avec lui.

-Dites, mon colonel, vous en pensez quoi ?

-De qui ?

-Du capitaine français.

-Oh, et bien pas grand chose, si ce n'est qu'il n'est pas si doué que ça ! Il s'est déjà pris une balle, s'est blessé en tombant après s'être perdu, et n'arrête pas de me taper sur les nerfs !

-Moi, je le trouve plutôt sympa !

-Ouais, peut-être… Dit Sheppard après un instant de réflexion. Bon, je vais me changer.

-Oui, moi aussi, à plus tard, monsieur.

-A plus tard...

Il s'engagea dans le couloir menant à ses quartiers quand il aperçut à quelques pas, Alex, qui marchait la tête basse.

-Legrand ? Que faites-vous là ?

-Je voulais me balader, mais ma blessure me fait souffrir alors je rentre... mais ça va mieux maintenant, dit-elle d'une voix étrangement douce et calme.

-Et ? Demanda t-il.

-Et quoi ?

-Vous avez pris quelque chose ?

-Oui, mais ça n'avait pas l'air d'être très efficace, et…

Elle s'arrêta en court de phrase. Elle n'avait plus les idées claires d'un coup.

-Vous allez bien ? Demanda John en la voyant tituber légèrement.

-Oui... Répondit-elle doucement, ça y est enfin…

-Ça y est enfin quoi ?

-Ça fait effet, je n'ai plus mal…

-Qu'est-ce qui fait effet ?

-Les cachets du doc…

-Vous en avez pris combien ? Demanda t-il inquiet.

-Tr… ois, enfin je crois…

Elle parlait vraiment très lentement, comme si elle était "shootée".

-Faites moi voir ce que vous avez pris !

Elle lui tendit le flacon, et il regarda dedans.

-Il était plein ?

-Hein ? Répondit-elle en levant lentement la tête vers lui.

-Il était plein ? Répéta t-il.

-Oui, je crois…

-Bon d'accord... vous en avez pris plus que trois. Je pense que je vais appeler Carson et…

-Non, ce n'est pas la… peine, je vais… aller au lit… et ça ira… mieux après !

Dans l'état où elle se trouvait, John doutait fortement qu'elle retrouve le chemin toute seule.

-Je vous accompagne.

-Non, ne vous en faites pas ! Dit-elle en ouvrant grand les yeux, je suis une grande fille, et j'y vais toute seule ! Affirma t-elle d'un signe de tête et en souriant.

Elle devait avoir un gros problème avec les calmants, car elle venait de se trahir. Mais comme elle n'était pas consciente de ce qu'elle venait de dire, il ne pouvait même pas s'en servir contre elle !

-Peut-être, mais je vous accompagne quand même…

Ils étaient presque arrivés devant sa porte, il passa la main devant l'ouverture et elle entra en titubant un peu. Il l'a suivi à l'intérieur, mais comme elle s'était arrêtée juste à l'entrée, il la bouscula légèrement. Elle se rattrapa à lui comme elle pouvait, et se mit à rire.

-Je ne sais pas ce que j'ai. Il me donne des trucs qui devraient être interdit à la vente, le docteur ! Ça me fait tout bizarre !

Ça, j'avais remarqué…Se dit John en souriant.

-Bon, allez vous coucher, après une bonne nuit de repos, vous irez mieux…

-Vous venez avec moi ? Murmura t-elle en se collant à lui.

John était surpris. Soit elle ne savait plus avec qui elle était, soit elle cachait bien son jeu. Elle prit son col de veste à deux mains et approcha sa tête de la sienne.

-Vous n'avez pas envie de moi ? Chuchota t-elle, la bouche tout près de son oreille.

Si seulement elle avait pu se rendre compte de l'effet qu'elle produisait sur lui en ce moment, elle n'aurait certainement pas posée la question !

-Oh si... Murmura t-il.

Elle ne le laissa pas continuer, et passa sa langue sur les lèvres de John en poussant un petit soupir. S'en était trop pour lui, il n'était qu'un homme, et elle… trop tentante, alors il se laissa faire...

Jusqu'où pouvait-elle aller ?

Il le sut tout de suite. Elle l'embrassa à pleine bouche, forçant le passage de ses dents, et plongea sa langue à la rencontre de la sienne. Il la saisit alors aux hanches et la plaqua contre lui. Puis, n'y tenant plus, il marcha droit jusqu'au lit qui leur tendait les bras. Elle tomba en arrière, toujours accrochée à lui, et ils se laissèrent emporter par une passion dévorante. Il ne pouvait pas s'arrêter de l'embrasser, même si il savait que c'était la faute des comprimés qu'elle ne supportait apparemment pas. Elle ouvrit les yeux et le regarda. Il releva la tête, essoufflé. Elle se saisit de son vêtement et le renversa pour être sur lui.

Elle le regardait fixement. Lui aussi.

Il leva les bras, saisit son visage entre ses mains, et caressa ses joues de ses pouces. Elle se laissa faire. Elle avait totalement oublié qui il était, qui elle était sensée être… et se pencha…

Sa bouche…

Elle ne pouvait pas s'en passer, elle adorait l'embrasser. Elle posa ses lèvres sur les siennes, légèrement, puis accentua la pression. Il ne bougea pas, trop heureux que se soit elle qui prenne les devants. Elle releva la tête, mais il la tenait toujours et la rapprocha de la sienne, puis il l'embrassa doucement...

Elle gémit et ferma les yeux. Il était doux, et tant de douceur lui fit perdre la tête. Et John perdit le contrôle de la situation. Il en avait autant envie qu'elle. Elle répondit à son baiser, puis se releva de nouveau. Mais il en voulait plus, alors il la bascula sous lui, avant de s'emparer à nouveau de sa bouche. Il y plongea sa langue avec délice pour caresser la sienne. Elle répondit avec ardeur et laissa ses mains vagabonder sur son dos. Ils s'embrassèrent passionnément, fougueusement. Elle entoura ses reins avec ses jambes et le colla à elle. Il avait terriblement envie d'elle. Elle le sentit et gémit tout en ondulant des hanches. Le contact de son membre durcit sur son entrejambe, lui procurait un plaisir intense...

Elle le voulait...

Maintenant...

Tout de suite...

oOoOo

Il la voulait. Il avait une envie folle de lui faire l'amour comme il n'en avait jamais eu autant envie. Il passa une main entre leur deux corps, la caressa, puis s'attaqua au bouton de son pantalon. La fermeture éclair ne résista pas longtemps...

Tout ce qu'il avait minutieusement préparé pour sa vengeance se retournait contre lui. Il l'embrassait, et l'entendre gémir l'excitait. Il continua à jouer avec elle, l'embrassant dans le cou, la caressant, et elle se laissait faire…

Elle le laissait faire…

Trop…

Il releva la tête et la regarda attentivement. Elle avait les yeux clos et ne bougeait plus.

-Alex... ? Alex... ??

Sa respiration était devenue régulière…

Elle s'était endormie !

Il bascula sur le côté et se mit à rire nerveusement. Il embrassait une femme endormie !

C'était une première pour lui. Ça ne lui était jamais arrivé...

Il allait faire l'amour à une femme qui s'était endormie !

Il se redressa et se pencha sur elle. La tête appuyée sur sa main, il l'a regarda dormir. Ses traits fin et son beau visage serein lui échauffèrent un peu plus les reins, et il se demanda si il n'allait pas en profiter quand même… Non, il ne ferait pas ça. Le jour ou ils feraient l'amour, elle sera bien réveillée. Il se pencha un peu plus et l'embrassa délicatement. Elle gémit dans son sommeil et entrouvrit la bouche.

Rien qu'un baiser, un petit baiser avant de partir… Se dit-il.

Il appuya un peu plus sa caresse, et se redressa, mais elle passa sa main derrière sa nuque et l'attira à elle pour l'embrasser.

Un vrai baiser… Sa langue trouva celle du militaire et la caressa suavement, sensuellement. De longues secondes s'écoulèrent avant qu'elle ne le lâche et se retourne, le laissant frustré, le corps tendu de désir. Il soupira bruyamment. Ce ne serait pas du tout facile de lui résister. Elle avait un charme fou. Il crevait d'envie de la déshabiller et de la prendre, là, tout de suite, de pénétrer ce corps chaud, souple et ferme. Il ferma les yeux, prit son courage à deux mains et se leva. Il lui tourna le dos, il fallait qu'il se calme et qu'il reprenne le contrôle de son corps. Il eut dû mal. Il ne fallait pas qu'il la voit comme ça, offerte. Au bout de cinq longues minutes, il ouvrit la porte et sortit...

oOoOo

Elle claqua sa langue contre son palais. Les cachets lui avaient laissé un goût amer dans la bouche.

-Pouah, c'est vraiment dégueu...

Elle leva la tête et la reposa aussitôt. La chambre venait de faire un tour sur elle-même. Elle refit une tentative. Doucement, très doucement... Ça y est, la toupie s'était calmée. La pièce avait repris sa place habituelle. Elle se regarda, elle était habillée.

-Et ben dit donc, j'en tiens une bonne...

Elle avait un mal de tête carabiné ! Elle regarda sa table de chevet, et prit le tube. Elle l'ouvrit et constata qu'il n'en restait pas beaucoup. Mais qu'est-ce qu'elle avait bien pu faire hier ? Elle s'assit au bord de son lit et essaya de réfléchir. Elle s'était entraînée avec Teyla, avait eu mal et était partit voir Carson. Jusque là, tout va bien. Elle se rappelait avoir pris des comprimés, parce que la douleur n'était toujours pas partie, puis elle avait emprunté les couloirs de la cité, histoire de se changer les idées. Mais après ? Le flou total. Elle se leva et retint son pantalon, dont le bouton était détaché et la fermeture éclair baissée... Elle la remonta et...

-Oh mon dieu, c'est pas vrai !

Elle se rassit brutalement sur son lit. Elle venait de se souvenir. Elle avait emmené le militaire dans sa chambre et lui avait fait des avances ! Jusqu'où étaient-ils allés ? Elle se sentit mal tout à coup...

-Oh bon sang de bonsoir ! Mais je suis vraiment malade ! Je lui ai fait des avances ! Mais comment j'ai pu être aussi bête ! Se lamenta t-elle.

Et elle se mit à pleurer franchement.

Toute la tension qu'elle avait accumulée depuis qu'elle était sur Atlantis se déversa d'un coup et elle pleura toutes les larmes de son corps pendant dix longues minutes. Quand elle réussit enfin à se calmer, elle se leva et fila dans la salle de bain se rafraîchir le visage. Il fallait qu'elle quitte la cité avant de faire d'autres bêtises, qu'elle finirait par regretter vraiment. Elle en avait déjà assez fait comme ça, pas la peine d'en rajouter. Elle réfléchit, mais pas longtemps.

Elle prépara un sac avec des affaires dont elle aurait besoin... Plus quelques autres, dont elle avait seulement envie. Elle savait ce qu'elle allait faire. Il fallait seulement qu'elle soit minutieuse...

oOoOo

Il avait vraiment eu du mal à trouver le sommeil.

Et encore maintenant, il ne pouvait pas s'empêcher de penser à ce qui s'était passé la veille. Malheureusement pour lui, la femme dont il rêvait était allergique à lui. Mais seulement quand elle était consciente ! Ce qui était quand même la majeure partie du temps...

-Quand je pense qu'il aurait fallu qu'elle ne prenne pas autant de cachets pour que...

Pour qu'on finisse ensemble au lit... Pensa t-il en fermant les yeux.

Son corps sous le sien, ses mains sur elle, sa bouche qui gémissait sous ses baisers... Ils en avaient autant envie l'un que l'autre. Le problème était qu'elle ne le laissait pas montrer autrement que quand elle n'était pas dans son état normal. Il n'allait quand même pas la droguer ou la saouler pour arriver à ses fins !

oOoOo

-Dr Weir ?

-Oui ? Oh capitaine, entrez !

-J'aurais une faveur à vous demander.

-Allez-y ! Si c'est dans mes possibilités...

-Avant de partir de la cité, j'aimerais savoir ce que je vaux à bord d'un de vos appareils... les jumpers...

-Ah bon ? Et pourquoi ?

-Simplement pour avoir à rajouter ça dans mon curriculum vitae ! Je pense que ça ferait plutôt pas mal d'écrire : Sait piloter un engin d'une technologie tellement ancienne qu'on ne sait pas vraiment comment tout fonctionne !

-Vous savez que vous n'aurez pas le droit de...

-Je plaisante Dr Weir ! Je sais pertinemment que je n'aurais jamais rien vu, dès que je serais de retour chez moi ! D'ailleurs, continua t-elle tout bas, je ne sais pas si quelqu'un pourra croire ça ! C'est tellement incroyable !!

-C'est vrai, et je suis désolée pour vous !

-Ne le soyez pas surtout ! Il n'y a pas de quoi ! Je n'aurais jamais pensé qu'un jour, je serais sur la cité légendaire, et c'est fantastique ! Alors ?

-Alors quoi ?

-Je peux vous emprunter un jumper ?

Elisabeth la regarda, et réfléchit. Est-ce qu'elle pouvait se permettre de la laisser seule à bord d'un jumper ?

-Vous resterez en contact avec la cité ?

-Oui !

-Toute les trente minutes ?

-Oui !

-Vous rentrez ce soir, pas de rabe !

-Non, promis.

Ouh lala, mensonge ! C'est pas bien... Se dit-elle en se mordant les lèvres.

Oui, mais c'est pour la bonne cause ! Lui dicta sa mauvaise conscience...

-Bon, c'est d'accord ! Vous voulez partir quand ?

-Maintenant ?

oOoOo

Quelques minutes plus tard, le jumper se présentait sous le dôme, et sortit sans aucun problème...

oOoOo

A suivre...

oOoOo

Et voilà !

Ouf ! Ça fait presque 2 heures que je suis sur ce chapitre, à le mettre en page, à jeter un dernier zeuil pour éviter de laisser trainer d'éventuelles fautes (en espérant les avoir toutes exterminées !) et enfin, vous poster cette suite !
Bon, j'espère que vous aimez toujours autant, et surtout, n'hésitez pas à me laisser un commentaire, que vous aimiez ou pas, ou si jamais y'a un truc qui vous chiffonne !

Sachez que je réponds toujours aux revieweurs ! Même si vous n'êtes pas enregistré, ça ne me pose pas de souci !
Vous n'aurez qu'à revenir, et vous trouverez votre nom en haut, juste avant le chapitre !

Merci encore, et bon week-end à tous !

Bizzz...