Et me voici encore !
Et oui, le vendredi c'est...
Bon, j'arrête, j'ai l'impression de dire la même chose à chaque fois, et ça devient nul, à force.
Alors voilà la réponse au reviews !
merci pf59 ! Oui, c'est pas bête, cette idée de mettre les passages en français en italique. Le seul souci que j'ai, c'est que je me sers de ça pour différencier les pensées des persos du dialogue normal ! Mais bon, il ne devrait plus trop y avoir de problème, si je me rappelle bien, il ne devrait plus y en avoir beaucoup...
Mumm... toi, j'ai l'impression que tu aimes le perso d'Elisabeth, je me trompe ??
Merci à toi d'être toujours au rendez-vous, ça me fait très plaisir !!
Maintenant, je te laisse lire cette suite, et bonne lecture !
Merci Flo ! Une petite nouvelle ! Bienvenue à bord de ma fic, j'espère que tu te plairas tout le long du parcours de combattant que va subir Alex ! Merci pour ta review, et j'espère te voir encore !!
Par contre, un truc que je pige pas... j'ai bien reçu tes reviews, mais je sais pas trop quoi penser...
Tu as reviewé le chapitre 9 avant le 2 ?? Et à 4 jours d'intervalle !! Bon, en fait je m'en moque !
Enfin non, pas des reviews ni de toi !!! Je me moque de savoir quand tu l'as fait, le principal, c'est que tu aimes ma fic, et que tu m'en fasse part ! Le reste, c'est pas important !
Et bonne lecture !
Note : Je tiens à préciser que même si je n'ai classé cette fic que dans le rating K+, il n'en reste pas moins que c'est une histoire d'amour entre un homme et une femme. Et ça inclus du sexe. Ce chapitre contient donc ce genre de scène.
Je ne pense pas que vous serez choquer par mon texte, je ne pense pas l'avoir écrit de façon vulgaire, même si je fais des descriptions plutôt imagée...
Mais je tenais quand même à vous prévenir.
A y est ! Tout est en ordre, les RAR's sont faite, tout est fait ! Maintenant, place à la lecture !
oOoOooOoOooOoOooOoOooOoOooOoOo
Chapitre 10
Elle avait réussi à garder le sourire. Jusqu'à ce qu'elle quitte Atlantis. Puis, seule à bord, elle se mit à pleurer de nouveau. Elle ne s'était jamais sentie aussi ridicule !
Sur Terre, en France, ça avait marché pendant dix ans, et là, elle n'avait tenu le coup que deux mois ! Elle qui prenait les américains pour des imbéciles, était devenue leur reine attitrée...
-Tu es pitoyable ma pauvre fille, tu t'es ridiculisée devant tout le monde. Une véritable imbécile !
Elle n'avait plus qu'à se cacher, jusqu'à ce que le Dédale arrive. Elle pourrait toujours monter à bord en cachette. Elle savait où il se posait, quand il venait, et se savait assez futée pour monter à bord sans se faire remarquer. En attendant, il fallait qu'elle se trouve un coin tranquille. Le village de Teyla, sur le continent, était une solution. Elle aimait bien ces gens là, et ils l'accepteraient, elle en était sûre. Par contre, avec eux, pas de mensonge, sinon, ça ne marcherait pas. Ils étaient fiers, ne surtout pas l'oublier...
oOoOo
-Elisabeth ? Vous savez où se trouve le capitaine ?
-Oui ! Pourquoi, qu'est-ce que vous lui voulez ?
-Rien, rien du tout ! Pour une fois, je voulais juste savoir où il était !
-Il est partit faire un tour.
-Partit ? Et où ça ? Demanda t-il l'air de rien.
-Ça j'avoue que j'ai oublié de lui demander... mais je lui ai fait promettre de nous appeler toute les trente minutes !
-Et bien, il n'y a plus qu'à attendre qu'il appelle. Dans combien de temps ?
Elisabeth regarda l'heure, puis John. Elle était inquiète.
-Le fait que vous ne répondiez pas, n'indique rien de bon... qu'est-ce qu'il y a ?
-En fait, ça fait près de deux heures...
-Deux heures que quoi ?
-Qu'il aurait dû appeler...
-Et bien, il n'y a plus qu'à l'appeler à son oreillette.
Il allait le faire quand Elisabeth le coupa.
-Ce n'est pas la peine, il ne répondra pas…
-Et pourquoi ? Il a encore oublié de la mettre ?
-Non, mais vous n'arriverez pas à le joindre avec…
-Et pourquoi ça ? Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi on ne peut pas le joindre ?
-Parce qu'il a quitté la cité…
-Quoi ? Et comment ?
-En jumper…
Il la regarda, abasourdit. Elle l'avait laissé sortir en jumper ?
-Et tout seul ?
-Oui…
-Et bien, on l'appelle par radio !
Ils filèrent dans la salle de commande.
-Chuck, pouvez-vous me brancher sur le jumper du capitaine ?
-Oui, madame…
Il essaya pendant quelques minutes, mais sans succès.
-Le capitaine ne répond pas. Peut-être qu'il n'a pas branché sa radio...
John pensait savoir pourquoi. Elle ne voulait pas leur répondre, parce qu'elle ne voulait plus avoir de rapport avec eux.
-Sheppard...
-Oui, je sais... j'y vais...
Elle n'en menait pas large, même si elle dirigeait la cité, il était le responsable de tous les militaires, et le fait qu'elle ne l'avait pas prévenu de la sortie de l'un d'entre eux la mettait dans une position inconfortable. De plus, Alex ne connaissait pas les alentours.
-Elisabeth, si vous avez quelque chose... Commença John.
-Oui, je vous préviens immédiatement... Coupa celle-ci, un peu ennuyée.
oOoOo
Il ne savait pas par où commencer, alors il se dirigea vers le continent. Avec un peu de chance, elle s'y trouverait, car il ne la pensait pas assez bête pour se lancer seule dans l'espace. Il le survola et brancha le détecteur. Au bout de quelques kilomètres, l'écran virtuel apparut sur la vitre, et il put voir un point lumineux clignoter.
C'était elle, c'était forcément elle.
Il enclencha aussitôt l'invisibilité, car il ne voulait pas courir le risque qu'elle le voit arriver. Il se posa non loin de l'appareil qu'elle avait "emprunté", et sortit pour la rejoindre. Il marcha un peu, l'oreille à l'écoute du moindre signe qui pourrait lui faire comprendre qu'elle était là. Elle ne devait pas être loin, alors il avança doucement, sans faire de bruit, il ne voulait pas l'effrayer.
Elle était là, assise au bord de l'eau, mâchouillant un brin d'herbe. Il resta sans bouger, profitant de ce qu'elle se croyait seule pour l'admirer. Elle avait le visage levé vers le soleil, laissant la caresse de ses rayons la réchauffer. Il s'approcha doucement et s'accroupit juste derrière elle. Pour quelqu'un qui avait l'ouïe fine, elle ne l'avait même pas entendu arriver ! Il posa une main sur son épaule. Elle sursauta violemment et se releva très vite.
-Colonel ? Qu'est-ce que vous faites là ?
-Je suis venu vous chercher, dit-il en se relevant.
-Non, laissez-moi tranquille... Murmura t-elle en lui tournant le dos.
Il se rapprocha encore...
-Il n'en est pas question...
Elle ne savait pas qu'il était au courant, alors il en profita. Il allait continuer le petit jeu qu'elle avait commencé.
-Ecoutez, je ne sais pas comment vous le dire... Dit-il en prenant un air embêté, mais le fait est que je... euh... c'est la première fois que ça m'arrive... et...
Il prit alors une grande inspiration et lâcha d'un coup.
-Voilà, je suis attiré par vous. Je sais que ça peut paraître bizarre, mais je n'ai jamais ressenti ça. Vous êtes un... homme... comme moi, insista t-il en la regardant, mais je ressens quand même quelque chose et...
Il s'approcha d'elle doucement et lui prit la main.
-J'ai très envie de vous embrasser...
Elle ne savait pas quoi faire. Comment réagir face à ce genre de déclaration ? Un comportement "normal" aurait dû la faire reculer, mais elle resta immobile, des sentiments contradictoires plein la tête...
Elle aussi éprouvait la même chose que lui, mais elle était une femme !
Mais ça, il ne le savait pas.
Il profita de son désarroi pour l'attirer à lui, et avec un petit sourire au coin des lèvres, il se pencha doucement...
Il ne va quand même pas oser… Se dit-elle inquiète.
Et si ! Il plaça ses mains sur ses joues et l'embrassa délicatement. Puis, le désir s'empara de lui, et il se plaqua contre elle. Il sut tout de suite qu'elle n'avait pas prévu de se faire repérer. Quand elle avait organisé sa sortie, elle ne s'était pas préparée comme d'habitude et n'avait pas pris la peine de camoufler ses formes. Ses courbes féminines contre son torse le firent gémir. Elle répondit à son étreinte pendant quelques secondes, puis le repoussa doucement.
-Vous savez bien que ce n'est pas possible...
-Pourquoi ? Vous ne ressentez pas la même chose pour moi ?
Elle baissa la tête, devait-elle enfin lui dire ? Elle décida que non. Elle n'allait pas rester suffisamment sur Atlantis pour assumer le fait qu'elle l'aimait. Elle ne voulait pas commencer une aventure qui se terminerait très vite, elle se le refusait.
-Non... en fait...
-Non ? Coupa t-il, pourtant, quand je vous ai embrassé la première fois, vous n'avez rien dit, et je croyais que...
-Non ! Je ne peux pas !
-Si tu peux... mais tu ne le veux pas...
Il l'avait tutoyé exprès. Pour voir sa réaction, mais elle était forte, très forte. Elle n'avait pas laissé ses sentiments prendre le dessus. Alors, il prit les devants, et avant qu'elle puisse faire quoi que se soit, il l'attrapa par la taille et la coucha sur l'herbe. Il se plaça sur elle et l'embrassa encore en la caressant. Elle ne put retenir un gémissement et ouvrit la bouche quand il l'a caressa de la langue. Il en profita aussitôt et ils s'embrassèrent fougueusement, amoureusement. Pour John, se fut l'enfer...
... Il voulait lui faire payer sa traîtrise, mais se fut lui qui perdit pied le premier.
Il avait totalement oublié où ils étaient, qui elle était sensée être, et surtout, ce qu'il voulait faire...
Sauf qu'il voulait lui faire l'amour...
Là, maintenant, tout de suite...
Il déboutonna son pantalon et quand il voulut glisser sa main sous la ceinture, elle eut un brusque sursaut et le repoussa brutalement.
-Non ! Je vous ai dit que non !
Il atterrit sur le côté, et elle en profita pour se redresser très vite.
-Je vous ai dit que non ! Répéta t-elle plus fort. Je ne peux pas ! Je ne veux pas !
-Vous mentez ! Vous en avez autant envie que moi. J'avoue que je ne sais peut-être pas m'y prendre... c'est la première fois pour moi aussi et...
C'est la première fois ? Il n'a jamais… Se dit-elle.
-Je me suis montré trop entreprenant peut-être, mais je ne sais pas comment faire avec un... homme... et...
Elle soupira bruyamment. Non, ce n'était pas sa première fois, enfin si, mais avec un homme. Un homme qu'elle était sensée être.
-Je ne suis pas comme vous...
Oui, ça je le sais…Se dit-il.
-Je n'éprouve pas les mêmes sentiments... c'est contre nature !
Non, pas vraiment, quand on connaît la vérité… Pensa t-il.
-Vous n'éprouvez vraiment rien ? Pourtant vous avez répondu à mes caresses... Chuchota t-il d'un ton enjôleur en se levant et en se rapprochant d'elle.
Il posa de nouveau ses mains sur sa taille.
-Vous n'avez pas à avoir peur... pour moi aussi ça fait tout bizarre, je n'ai jamais fait... ça... avec un homme et...
-Non ! De toute façon, je vais bientôt quitter Atlantis, vous pourrez recommencer votre petite vie tranquille, je ne serais plus dans vos pattes !
-Vous allez bientôt partir ? S'exclama t-il en reculant brusquement.
-Oui, j'en ai parlé avec le Dr Weir, et elle est d'accord. Ma famille me manque et il y a trop de chose ici qui me sont étrangères.
-Comme quoi ?
-Je suis fatiguée de faire attention à ce que je fais, à ce que je dis, fatiguée de...
Il croisa les bras, attendant la suite.
Fatiguée de nous mentir peut-être ? Continua t-il dans sa tête.
-Je veux partir, c'est tout.
Elle ramassa son sac et s'en alla. Elle n'avait pas fait trois pas, qu'il l'attrapa par la main et la serra dans ses bras. Il plaça ses mains de chaque côté de sa tête et l'embrassa.
-Moi, je ne veux pas...
-Colonel, arrêtez ! S'exclama t-elle en le repoussant encore.
Il respira un grand coup et mit ses mains dans ses poches.
-Vous savez que je suis attiré par vous, mais j'ai l'impression que vous vous en fichez !!
-Non, ce n'est pas ça, mais je ne suis pas comme vous et...
-Je sais, vous me l'avez déjà dit ! Répliqua John un peu en colère.
-Je vais rentrer sur Atlantis. Vous n'auriez jamais dû venir me chercher... je vais faire comme si il ne s'était rien passé. Essayez de me comprendre, même si j'avais eu les mêmes sentiments que vous, comment voulez-vous que ça fonctionne entre nous ? Je suis français et vous, américain. Quand je rentrerais dans mon pays, comment on fera ? C'est impossible, et vous le savez !
-Vous n'êtes pas encore rentré, alors profitons du moment, on verra après...
-Non, je ne veux pas avoir de problème de conscience. Je rentre, il n'y a rien à ajouter !
Elle marchait résolument vers le jumper, quand elle entendit.
-Vous pensez un peu à moi ?
-Oui, dit-elle en continuant d'avancer doucement, et c'est justement pour ça qu'il faut que je rentre sur Terre.
Puis elle s'arrêta et se retourna vers lui. Il n'avait pas bougé d'un pouce.
-Quand je serais partie, vous pourrez continuer comme d'habitude.
Franchement, ça m'étonnerait, vous me plaisez beaucoup… Se dit-il.
-D'accord... Soupira t-il quand même, je ne vous embêterais plus avec ça !
oOoOo
Le retour se fit dans le silence radio. Ils ne communiquèrent pas ensemble, sauf quand Alex s'approcha de la cité...
-Colonel ?
// Oui, que voulez-vous ? //
-Je laisse le pilote automatique ?
// Oui, vous n'avez rien à faire. Laissez vous guider et ça ira tout seul. //
-D'accord. Merci.
Elle posa le jumper doucement, et sortit très vite. Elle ne voulait pas le voir. D'ailleurs, elle s'arrangerait pour ne plus le croiser maintenant. Mais quand elle atteignit la dernière marche, Elisabeth, furieuse contre elle, lui demanda de venir immédiatement dans son bureau.
-Vous m'avez menti ! Décidément, c'est une manie chez vous ! Pourquoi avez-vous fait ça ? Explosa la dirigeante sitôt la porte fermée.
-Parce que je voulais quitter Atlantis sans rien dire !
-Et comment comptiez vous vous y prendre ?
-Le Dédale… je sais quand il sera là, et où il se pose. Je voulais monter à bord, et rentrer...
-Et vous croyiez que ça serait passé inaperçu ?
-Oui, je sais comment faire pour...
-Vous n'irez nulle part ! S'emporta Elisabeth, à partir de maintenant, je vous octrois un garde permanent !
-Mais...
-Il n'y a pas de mais ! Vous l'avez voulu ? Et bien vous l'avez ! Maintenant, vous pouvez aller dans vos quartiers !
-Je m'excuse. Je me rends compte que je ne suis pas faite pour ça. Vous avez raison, je ne dois être qu'une gamine qui se croit tout permis. Je vais dans mes quartiers, et vous ne me croiserez plus. Au revoir madame... Dit alors Alex tout simplement.
Elle se dépêcha de sortir, mais elle croisa quand même John qui attendait patiemment dans la salle de contrôle. Il la regarda sortir très vite et ne fit rien pour la retenir. Il la verrait plus tard, pour l'instant, il fallait qu'il parle à Elisabeth.
-Elisabeth ? Je peux vous voir ?
-Entrez ! Dit-elle d'une voix passablement énervée.
Elle ferma les yeux, respira à fond et demanda.
-Le capitaine est rentré sans trop de problème, à ce que j'ai pu remarquer !
-Oui, je l'ai trouvé sur le continent. Assez facilement d'ailleurs, il n'était pas stupide au point de partir ailleurs.
-Pourtant c'était ce qu'il comptait faire…
-Ah bon ? Et où ça ?
-Sur Terre ! A bord du Dédale…
-Mais comment ? Ils vérifient tout, jusqu'aux nombres des passagers avant de partir. Ils l'auraient certainement remarqué !
-Je ne sais pas comment il aurait fait, et je m'en fiche ! En fait, il part avec ma bénédiction !
John eut une réaction qui ne passa pas inaperçu aux yeux d'Elisabeth. Il sursauta légèrement...
-Pourquoi ? Vous n'êtes pas d'accord ? Je croyais qu'il vous tapait sur les nerfs ! S'étonna t-elle.
-Oui, mais je m'étais habitué à lui…
-Ce qui est dit est dit. Maintenant, excusez-moi, mais j'ai du travail en retard !
Il se leva de la chaise et sortit du bureau. Elle partait ? Le Dédale serait là dans dix jours. Dix petits jours pour la faire changer d'avis sur lui…
-Ce soir, j'irais la voir ce soir... Se dit-il tout bas, elle ne partira pas comme ça...
En attendant, il fallait qu'il s'occupe, qu'il se change les idées. Il alla voir Ronon et Teyla dans le gymnase. Il les regarda faire pendant un moment et se joignit à eux. Il y passa une bonne partie de la journée, puis retourna dans ses quartiers. Il avait réussi à oublier un peu...
oOoOo
Elle avait en permanence un garde qui la suivait partout. Et ça, ce n'était pas chouette !
Elle avait bien essayé de discuter avec lui, mais on aurait dit un robot armé. Il ne répondait à aucune de ses questions.
-Vous allez rester devant ma porte toute la nuit ? Et si j'ai envie de courir, vous me suivrez ? Insista t-elle.
Pas de réponse.
-Vous n'avez pas le droit de parler ?
-Si !
-Alors ? Si je vais courir, vous me suivrez ?
-Oui !
-Bon, je reviens dans dix minutes.
Elle se changea très vite. Enfila des bonnes chaussures de course et sortit.
-On y va ?
Elle avait en tête qu'avec tout l'attirail dont il était affublé, il n'arriverait certainement pas à la suivre. Ça lui permettrait d'être tranquille un petit moment.
Et Alex retourna vers les hauteurs...
oOoOo
Le militaire réussi quand même à tenir un peu. Mais pas longtemps... Alex avait vu juste, et le pauvre homme fut complètement largué !
-Dr Weir, ici le lieutenant Kyle, dit-il en appuyant sur son oreillette, je l'ai perdu...
// Vous avez perdu quoi ? //
-Le capitaine Legrand !
// Comment ? //
-Il a décidé de courir et je n'ai pas pu le suivre !
// Bon, je préviens le colonel. Merci, vous pouvez rentrer ! //
Elisabeth soupira, désespérée. La petite française était décidément pleine de ressources...
-Sheppard ? Ici Weir, répondez !
// Oui ? //
-Legrand a échappé à son garde, pouvez-vous y aller ?
John, qui était tranquillement en train de lire dans sa chambre, poussa un soupir à fendre l'âme.
// Pourquoi ? Vous n'avez personne d'autre sous la main ? //
-S'il vous plait, à qui voulez-vous que je demande ?
// Je ne sais pas moi ! A Ford, par exemple ! //
-Sheppard ! S'exclama t-elle d'un ton impatient.
Il claqua son livre très fort, de façon à ce qu'elle comprenne qu'il n'avait pas vraiment envie d'y aller. Mais en fait, ça l'arrangeait, il pourrait continuer à jouer au chat et à la souris avec elle. Si jamais il arrivait à la trouver, bien sûr !
// D'accord, j'arrive... //
Il sortit tranquillement de sa chambre et rejoignit Elisabeth dans son bureau. Le garde affecté à la surveillance d'Alex, s'y trouvait aussi.
-Alors, il est partit où ? Demanda John.
-Je suis désolé mon colonel, on est allé sur les passerelles, et il est partit tellement vite, que je n'ai pas pu le rattraper.
-Je ne vous en veux pas lieutenant, je peux parfaitement comprendre comment il s'y est pris. Mais je ne me laisserais pas faire.
-Il court vraiment très vite, vous savez !
-A ce point là ?
-Oui, il est peut-être plus petit que moi, mais il a de sacré jambes !
-Ok, soupira t-il, bon, je vais essayer de le repérer sans me faire prendre...
Il sortit tranquillement du bureau, quand Elisabeth l'apostropha de nouveau.
-Ne soyez pas trop dur avec lui, il s'en va dans pas longtemps de toute façon !
-Je vais essayer, mais je ne vous promets rien...
La phrase d'Elisabeth résonna désagréablement à son oreille. Elle allait bientôt partir. Mais il ne voulait pas qu'elle s'en aille, alors il partit à sa recherche...
oOoOo
Elle avait réussi ! Et en plus, sans trop de problème. Les militaires de la cité étaient vraiment trop confiant. Ils ne s'entraînaient pas assez. Elle avait distancé le "sien" très facilement !
Elle n'avait pourtant pas forcé, mais comme elle courrait tous les jours, ça lui avait facilité la tâche. Elle fit très attention, au bout d'une heure, de rentrer dans sa chambre sans rencontrer qui que se soit.
Etrange... personne devant ma porte ? Mais je ne vais pas me plaindre quand même ! Se dit-elle.
oOoOo
Même si il ressentait quelque chose pour elle, elle le rendait dingue. Et la seule chose dont il avait envie, c'était de la retrouver et de lui passer un savon comme elle n'en n'avait certainement jamais eu auparavant !
Il en avait marre de lui courir après !
... Et dans tous les sens du terme !
Elle n'arrêtait pas de le repousser, et en plus, il fallait qu'il la cherche dans la cité. Autant chercher une aiguille dans une meule de foin ! Parce qu'en plus, mademoiselle n'avait évidement pas mis son oreillette ! Impossible pour lui de la localiser... Sauf que...
-Elisabeth, vous n'avez pas pensé à vous servir des capteurs biométriques pour savoir où il se trouve ?
// Si ! Bien sûr ! Mais Rodney a eu besoin d'une pièce de cet appareil pour en faire fonctionner un autre, et il nous est impossible de nous en servir pour l'instant. Désolée, John, il va falloir vous y mettre ! //
-J'aurais essayé...
Après avoir cherché pendant une bonne demi-heure, il décida de l'attendre chez elle. Il faudrait bien qu'elle y retourne à un moment ou à un autre...
Dix minutes plus tard, il se trouvait devant chez elle. Il frappa, plusieurs fois, et l'appela. Pas de réponse. Si elle le voyait, elle risquait d'aller se cacher ailleurs. Alors il ouvrit la porte et entra. Elle n'était pas là...
Il s'assit sur le lit et attendit.
-Et bien, je pense que je peux m'installer confortablement, elle doit en avoir pour un bout de temps...
Il s'allongea alors et mit ses mains derrière sa tête... puis se figea. Il venait d'entendre un bruit. Ça provenait de la salle de bain...
Il se redressa doucement et se leva, quand la porte de la pièce s'ouvrit. Il n'avait pas pensé à regarder là...
Elle sortait de la douche, et n'avait qu'un simple peignoir sur elle. Elle ne l'avait pas entendu entrer, car elle n'avait toujours pas relevée la tête. Elle se séchait les cheveux avec une grosse serviette éponge, et avançait dans sa direction... Il ne bougea pas, si elle continuait comme ça, elle allait lui rentrer dedans...
Mais elle se détourna au dernier moment, pour faire face au miroir qui se trouvait sur sa gauche. Elle laissa alors tomber la serviette par terre et commença à détacher son peignoir...
John avait la bouche sèche et le cœur qui battait à cent à l'heure. Il était placé dans un angle mort du miroir et elle ne pouvait pas le voir. Par contre, lui, la voyait parfaitement bien. Il se demandait même, si il allait lui signaler sa présence... Mais ce n'était pas son genre, alors, avant qu'elle ait eu le temps d'enlever le peu de vêtement qu'elle avait sur elle, il décida de se faire entendre.
-Alex...
Elle poussa un cri de terreur comme il n'en avait jamais entendu, et se jeta sur le côté. Mais elle s'emmêla les pieds dans la serviette qui était par terre. John fut très rapide et la rattrapa au vol...
Les mains à même sa peau. Le peignoir s'était complètement détaché...
Il se redressa doucement, les mains toujours sur elle, en la regardant fixement. Il ne voulait pas baisser les yeux. Il savait que si il le faisait, il était perdu.
-Colonel ? Mais qu'est-ce que vous faites encore là ? Qui vous a donné la permission de rentrer dans ma chambre ? Cria t-elle. Mais répondez, à la fin !
Elle essaya de se dégager de ses bras, mais il ne la lâchait pas, laissant ses pouces caresser doucement son ventre.
-Alex...
Il finit par baisser les yeux et se figea. La vue qui s'offrait à ses yeux...
Elle était nue, dans ses bras...
Et sans avoir pris quoi que se soit comme médicaments...
Il l'approcha de lui, elle essayait de se rhabiller, mais les mains posées sur sa taille l'empêchaient de fermer le peignoir. Elle tira comme elle put sur les bords, mais il ne la lâchait toujours pas.
Mon dieu ! Maintenant, il sait... Il faut qu'il sorte d'ici !! Se dit-elle.
-Colon...
Elle n'acheva pas sa phrase, il l'en avait empêché. Il avait plaqué ses lèvres sur les siennes, et la serrait encore plus fort contre lui. Il ne pouvait pas s'en empêcher, il ouvrit la bouche et se laissa aller à ce qu'il désirait depuis si longtemps. Elle. Il la voulait. Et il l'aurait, aujourd'hui. Tout de suite. Alex se laissa faire. Il savait, et apparemment, il ne lui en voulait pas.
Pas encore...
Elle se dit qu'il devait plutôt être soulagé de savoir, qu'en fin de compte, il n'était pas attiré par un homme... Alors, elle passa ses bras autour de son cou et se dressa sur la pointe des pieds pour l'embrasser aussi.
Il se mit à gémir contre sa bouche. Elle n'en revenait pas.
Cet homme était un militaire, et il laissait apparaître ses émotions ?
Le plaisir qu'elle ressentit à cet instant fit qu'elle se colla encore plus à lui, et John en profita pour poser ses mains en coupe sous ses fesses pour la soulever...
Surprise, elle détacha sa bouche et poussa un petit cri.
-Mais que... Commença t-elle.
-Laisse-moi faire... Coupa t-il avant de l'embrasser de nouveau pour la faire taire.
Il la porta comme ça sur le lit, et la posa délicatement dessus. Il la regarda amoureusement et passa sa main sur sa joue. Puis il se pencha sur elle.
-J'ai envie de toi Alex, ça fait trop longtemps que j'attends ce moment... Murmura t-il dans son cou.
Il sentit quelque chose d'humide sur son visage. Il releva la tête et la regarda. Une larme coulait sur sa joue.
-Alex… pourquoi tu pleures ?
-Vous saviez ?
-Quoi ? Que tu étais une femme ? ... Oui... Répondit-il après un instant d'hésitation.
-Et depuis quand ?
-Quand tu as été blessé... tu étais dans le coma et Carson t'as déshabillé. Et j'ai remarqué que...
Il laissa son regard glisser sur son corps, les yeux brûlants de désir.
-... que tu as tout d'une femme...
Elle rougit. Alors il savait, et depuis longtemps. Elle posa ses mains sur son torse, et essaya de le repousser pour se rhabiller.
-Alex, ne te cache pas, tu es vraiment trop belle pour que ça passe inaperçu...
Il baissa la tête, déposa des baisers brûlant sur sa gorge et atterrit sur les pointes roses qui se dressèrent fièrement. Elle sursauta et le repoussa encore avant de se couvrir les seins de ses mains. Il s'arrêta aussitôt.
-Tu ne veux pas ?
-C'est pas ça, c'est que...
-Que quoi ? Demanda t-il d'une voix rendue rauque par le désir.
-Je ne sais pas...
-Alors, laisse-moi faire... Murmura t-il tendrement.
Il écarta les pans du peignoir, qui faisait un bien piètre rempart, et remarqua que pendant qu'il s'occupait d'elle, elle n'osait pas le regarder.
-Alex, si quelque chose te gêne, dit-le moi... je ne te veux pas de mal, au contraire...
Elle redressa alors la tête et le regarda franchement.
-Non, continue...
Il enleva sa veste et l'embrassa encore, il voulait lui donner du plaisir, alors il s'occuperait de lui après...
Elle était parfaite, comme il le savait déjà. Une poitrine haute et ferme, et il passa une langue gourmande sur ses seins, la faisant gémir. Il sentit son désir revenir en force et gémit aussi.
Mais pas encore...
Il voulait profiter de son corps d'abord. Il glissa sa main plus bas, encore plus bas...
Elle se raidit brusquement.
-Alex, si tu ne veux pas, dit-le moi maintenant, ne me laisse pas continuer sinon... La supplia t-il.
Elle posa ses mains sur son visage puis l'attira à elle pour l'embrasser. Elle se soucierait des conséquences plus tard...
Pour l'instant, il était trop tentant de le laisser faire...
Alors il continua et la caressa. Quand il la pénétra avec ses doigts, elle cria et se cambra. John était excité, mais il prit sur lui et continua, encore et encore. Il l'embrassait, mais elle ne répondait pas, elle haletait...
Il bougea ses doigts, jusqu'à ce qu'il la sente se tendre et elle cria contre sa bouche. Il ne s'arrêta pas pour autant et continua plus doucement jusqu'à ce qu'elle reprenne son souffle.
-Tu es tellement belle Alex, j'ai envie de toi... Murmura t-il tout contre sa bouche.
-Colonel...
Il se redressa, surpris.
-Tu continues de m'appeler comme ça ? Demanda t-il en souriant.
Elle le regarda sans répondre, et posa juste ses mains sur son dos pour soulever son maillot. Elle aussi voulait le sentir contre elle. Il se déshabilla rapidement mais sans remarquer qu'elle avait détourné le regard...
Il reprit alors ses caresses, l'embrassant, la caressant, puis se souleva et s'allongea entre ses jambes.
Il ne pouvait plus réfléchir à autre chose que ce corps ferme et souple qui répondait si bien à ses caresses. Il passa une main entre eux et...
... Elle ferma les yeux et cria quand il la pénétra d'un coup de rein puissant.
Des larmes coulèrent sur ses joues et elle se mordit les lèvres...
John s'arrêta aussitôt. Il se redressa sur ses coudes et la regarda attentivement. Ce n'était pas possible...
-Alex... Alex, regarde-moi ! Dit-il angoissé.
Elle ouvrit les yeux, et le fixa.
-Pourquoi ? Pourquoi tu m'as rien dit ?
Elle ne disait toujours rien. Il voulut se retirer d'elle, mais elle l'en empêcha en posant ses mains sur son dos.
-Non, reste... Murmura t-elle doucement.
-Oh mon dieu, Alex, je suis... je suis... le premier ?
-Oui...
-Mais pourquoi tu ne me l'as pas dit ?
-Je ne sais pas... à mon âge, ça paraît tellement ridicule...
Il caressa ses joues de ses pouces, essuyant les larmes. C'était sa première fois, et il n'avait pris aucune précaution. Il lui avait fait mal. Et ça lui déchirait le cœur...
-Je suis désolée de t'avoir menti, désolée de t'avoir caché que j'étais une femme, désolée de...
Elle pleurait doucement.
-Chuuut, tais-toi. Tu n'as pas à t'excuser. C'est moi qui te dois des excuses, je t'ai fait mal... je ne voulais pas te faire mal... pardonne-moi, s'il te plait, pardonne-moi...
Il l'embrassa dans le cou doucement. Une immense tendresse au fond du cœur. Elle lui avait offert son corps tout neuf et il allait lui faire comprendre qu'on pouvait prendre du plaisir, même après un début plutôt raté... Alors il allait prendre son temps. Il se retira doucement d'elle, et elle gémit.
-N'ai pas peur, je vais être très doux, laisse-toi faire...
Il se mit sur le côté pour la regarder tout à son aise, et laissa ses mains et sa bouche se balader sur son corps et jouer avec, comme un musicien caresse son violon avec un archer. Elle était douce et réagissait sous ses doigts experts. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas été obligé de faire attention, en fait, c'était la première fois pour lui aussi. Il se pencha pour l'embrasser sur la bouche, puis descendit sur son cou, sa gorge, ses seins, son ventre...
Elle gémissait doucement, et avait les yeux toujours fermés...
-Alex... regarde moi... ne soit pas gênée, regarde-moi...
Il prit sa main et la posa sur lui.
-Caresse-moi...
Elle hésitait, alors il la lâcha, il ne voulait surtout pas la brusquer. Tant pis pour lui, il attendrait patiemment qu'elle soit prête. Il continua son exploration et descendit sur son corps, plus bas, encore plus bas, et sa bouche se posa juste en haut de ses cuisses.
Instinctivement, Alex les serra, et se cacha le visage entre ses mains. Il arrêta et remonta sur elle. Elle n'était pas encore prête pour ça...
Mais ça viendrait, et ce jour là, il savait qu'ils en profiteraient tous les deux. En attendant, il se contenta de la caresser et de l'embrasser, lui murmurant des mots tendres...
Jusqu'au moment ou elle lui fit comprendre qu'elle en voulait plus...
Elle le voulait. Il sourit et s'allongea entre ses jambes, puis il passa une main entre eux et le plus doucement possible, entra en elle. Elle se crispa, s'attendant encore à avoir mal, mais non. Il l'avait préparé à le recevoir, et malgré son envie d'elle, avait été très doux, très lent. Il resta immobile, la laissant s'habituer à lui, avant de commencer ses va et vient. Elle se cambrait sous lui, gémissait, et il continua comme ça, lentement, puis se mit à gémir aussi. Il avait les reins en feu. Il se coucha sur elle, et l'embrassa. Le plaisir montait en lui, doucement, implacablement, il n'allait pas résister longtemps...
Mais il ne fallait pas. Alors il se mordit les lèvres, se retenant pour ne pas se laisser aller. Mais quand elle noua ses jambes sur son dos, le faisant aller plus loin, il gémit plus fort.
C'était si bon, elle était si douce...
Elle se cambra alors soudain, et son dos se souleva du lit. L'orgasme la saisit enfin, et elle cria en lui griffant le dos. Elle n'avait pas pu se retenir. Le plaisir violent qui s'était emparée d'elle déclencha le sien, et ils gémirent ensemble...
Le bonheur parfait, l'entente parfaite...
Leurs corps, soudés l'un à l'autre, repus, ils se regardaient, le souffle court, épuisés. Puis, elle l'attira à elle et le serra dans ses bras, lui caressant le dos. Et John se raidit quand elle passa ses mains sur les griffures.
-Pardon, pardon, je n'ai pas pu me retenir... je suis désolée...
-Ce n'est rien, ça passera... Dit-il en lui souriant.
Elle le fixait. Ce type était incroyablement beau, et c'était elle, une française plutôt grincheuse et qui pouvait être une vrai peste, qu'il aimait et à qui il venait de faire découvrir l'amour charnel.
Enfin, il ne lui avait pas dit qu'il l'aimait. Mais ce n'était pas grave, elle ne s'y attendait pas, de toute manière.
Elle ne resterait pas dans la cité suffisamment longtemps pour qu'il se passe autre chose entre eux, qu'une simple relation physique. Elle le savait et l'acceptait. Ils restèrent un moment, sans bouger, puis il l'embrassa.
Elle répondit doucement d'abord, puis brutalement, et ondula des hanches. Elle avait encore envie de lui.
Il se détacha doucement en souriant.
-Alex...
-Mumm...
-Alex, regarde-moi...
Elle le regarda alors. Elle avait les yeux brillants, et le regardait comme une chatte regarde un bol de crème.
Elle passa sa langue sur ses lèvres, et il la regarda faire. Il se dégageait d'elle une telle sensualité, qu'il pensa qu'à l'avenir, il faudra qu'il prenne sur lui, pour essayer de faire durer leurs ébats...
-J'ai encore envie de toi... Lui dit-elle doucement en français.
Il fronça les sourcils. Elle se mit à rire.
-Moi… vouloir… toi !
Elle avait accompagné sa phrase d'un geste de la main, et il comprit assez facilement ce qu'elle avait voulu dire.
-Alex... tu sais que... comment dire...
Il avait un peu honte de lui. Il ne savait pas comment lui faire comprendre, qu'un homme mettait un peu de temps avant de pouvoir recommencer. Il n'avait pas "assuré"...
-Oui, ne vous inquiétez pas, je sais... Coupa t-elle.
Elle le poussa un peu et bascula avec lui sur le côté. Il en profita pour la serrer encore plus fort et nicha la tête de la jeune femme dans son cou, en soupirant de bien être.
-Pourquoi tu me dis vous ? Demanda t-il langoureusement.
-Parce que je ne veux pas risquer de faire une boulette !
-Hein ? S'il te plait, je ne comprends pas...
Elle répéta sa phrase en anglais, en baillant à s'en décrocher la mâchoire. Il se mit à rire doucement.
-Pourquoi vous riez ? Mumm ?
-Pour rien... dors mon cœur...
Il n'avait peut-être pas assuré, mais de toute façon, elle s'endormait... Son orgueil de mâle l'avait échappé belle ! Il l'embrassa délicatement sur le front, et ferma les yeux aussi.
Juste un petit moment, je me lève dans deux minutes... Se dit-il.
Il ne voulait pas risquer de s'endormir dans son lit, alors il essaya de se persuader qu'il ne fermait les yeux qu'un instant...
oOoOo
Des mains se promenaient sur son corps, le caressait. Une bouche l'embrassait, déposant des baisers brûlants sur ses joues, dans son cou, sur sa bouche. Elle se mit sur le dos, profitant des caresses qui savaient s'y bien lui donner du plaisir. Son rêve était décidément très agréable...
oOoOo
Il n'avait pas de chance, elle n'avait apparemment pas envie d'ouvrir les yeux. Faut dire qu'il n'était que quatre heures du matin !
Malgré le fait qu'il se soit dit qu'il ne fallait pas qu'il dorme, il avait suivi Alex dans le sommeil, à peine quelques minutes plus tard...
Mais il n'était pas du tout du matin. Comment se faisait-il qu'il soit réveillé à cette heure-ci ?
L'explication était là.
Dans ses bras.
Douce et chaude, nue et câline...
Elle s'était collée à lui dans la nuit, et avait laissé ses mains se balader sur lui. Elle devait faire un rêve très agréable car, elle avait commencé par le caresser, l'embrasser, puis s'était collée à lui en gémissant langoureusement...
Allongé contre lui, nue, il n'avait pas mis longtemps à réagir...
Elle dû le sentir car elle se mit à gémir de plus belle, et s'écarta un peu de lui. Il grogna de mécontentement, mais pas longtemps...
En fait, elle s'était poussée pour mieux profiter de lui…
Et elle savait s'y prendre, constata John avec un soupir de plaisir. Elle était peut-être inexpérimentée, mais savait ce qui faisait plaisir à un homme...
Il ferma les yeux et se cambra sous la caresse de sa main.
-Alex... Murmura t-il, Alex, je t'en prie...
-Quoi ? Murmura t-elle alors.
-Alex, s'il te plait...
Comme elle ne répondait pas, il la bascula sous lui. Il l'embrassa doucement et parcourut son corps de baisers.
Il glissa sur elle, et comme elle se laissait faire, il descendit encore... Arrivé là où il voulait être, il posa ses mains de chaque côté de ses cuisses. Au bout de quelques minutes, il la sentit se détendre et accentua la pression de sa bouche, jusqu'à ce qu'il la force légèrement à le laisser faire.
Elle prit une grande inspiration et souffla bruyamment quand la langue de son amant la caressa. Il était doux, très doux et attendit qu'elle soit trop prise par les sensations qui l'assaillaient pour devenir plus entreprenant. Il lécha, embrassa, caressa de la langue le cœur de sa féminité, et voyant que le plaisir qu'elle ressentait la faisait réagir, il en profita et se mit dans une position plus confortable pour la mener au plaisir.
Il continua doucement, très doucement. Son propre corps était tendu... Le fait de l'entendre gémir, de la sentir se cambrer sous sa bouche était une véritable torture. Comment résister à ça ?
... Elle, elle ne résista pas et se laissa aller en se mordant le poing.
Alors il continua jusqu'à ce qu'il la sente se détendre et reprendre son souffle. Puis il remonta le long de son corps en l'embrassant et se positionna sur elle.
-Prend-moi, s'il te plait... Murmura t-elle à son oreille.
Il ne comprit pas mais se doutait de ce qu'elle voulait, alors il se glissa en elle doucement. Elle le serra très fort contre elle en gémissant, et se cambra à sa rencontre. Il commença alors ses va et vient tout en l'embrassant, mais elle ne répondait pas à ses baisers.
Elle ne pouvait pas, elle haletait contre sa bouche. Il se redressa sur ses coudes et la regarda tout en continuant de bouger en elle. Elle était vraiment belle, et son visage, transformé par le plaisir qui la saisissait toute entière, fit qu'il ne put s'empêcher d'accélérer le mouvement de ses reins. Elle le regarda aussi et posa ses mains sur ses hanches. Puis elle le lâcha brusquement pour attraper la tête de lit.
-Doucement... s'il te plait... oui... continue... Haleta t-elle d'une voix hachée par le plaisir.
Ces simples mots, en temps normal, il aurait sans doute pu les comprendre, mais la voix de la jeune femme était déformée par le plaisir, et ce ne fut pas le cas. A l'intonation de sa voix, elle devait aimer ce qu'il faisait, alors il continua mais doucement, de plus en plus doucement.
C'était justement ce qu'elle voulait. Il se pencha sur elle et l'embrassa dans le cou.
-Alex... dit-moi ce que tu veux... Murmura t-il entre deux baisers.
Il bougeait toujours aussi doucement. La lenteur de ses mouvements, la douceur dont il faisait preuve, la force de son désir étaient autant de chose qui faisait qu'elle le désirait. Elle le plaqua contre elle en posant les mains sur ses reins et accompagna le mouvement.
Mais pour lui, c'était l'horreur.
Le feu qui coulait dans ses veines s'emparait de sa volonté, et il voulait aller plus vite, plus fort, mais il pensa d'abord à elle. Il aimait l'entendre gémir. Elle le relâcha et retint sa respiration, puis haleta, et se cambra. L'orgasme la saisit alors et elle l'attira brutalement contre elle. Elle se mordit violemment les lèvres pour ne pas faire trop de bruit et cria contre son torse.
Elle n'avait jamais ressenti une sensation pareille. John était dans un état pas possible, en sentant le corps de la jeune femme se contracter sous lui.
Il ne put se retenir plus longtemps, et dans un ultime coup de rein, il gémit quand l'orgasme explosa en lui...
Epuisé par l'effort et la jouissance, il se coucha sur elle. Ils étaient en nage et essoufflés. Elle ferma les yeux, le serra fort, et l'embrassa dans le cou. Il se redressa lentement et lui caressa la joue délicatement. Comme si elle était un objet fragile, que le moindre geste brusque pouvait casser. Ses yeux brillaient et ses joues étaient rosit par leurs ébats.
Il la trouvait magnifique, et il aurait voulu profiter de son corps encore longtemps.
Décidément, avec elle, il était loin d'être l'amant parfait...
Mais elle ferma les yeux de nouveau et pencha sa tête sur le côté. Il resta un moment à la contempler, puis se retira d'elle doucement.
-Alex ?
-Mmmoui...
-Alex, il ne faut pas que je reste...
-Et pourquoi ? Murmura t-elle.
-Parce que je ne veux pas qu'il se dise des choses sur toi et moi...
-Comme quoi ?
-Que tu es sous mes ordres, que je pourrais faire du favoritisme, et...
-Ne vous inquiétez pas pour ça, dit-elle en se recouchant sur le côté, je vais bientôt partir, et vous n'entendrez plus jamais parler de moi...
Sa phrase lui fit l'effet d'une bombe. Elle allait partir. Il le savait, mais ne le voulait pas. Il voulut le lui dire, mais elle s'était rendormie. Alors, il se leva, s'habilla et sortit le plus discrètement possible de sa chambre, le cœur en lambeau...
oOoOo
A suivre...
oOoOo
Merci de me lire, et passez un bon week-end !
Alors pour les rapides et aussi pour ceux qui prennent le temps de lire ma fic le week-end, je tiens à préciser ici, que samedi, je suis de mariage. Alors je ne pourrais pas vous répondre aussi vite que j'ai l'habitude de le faire...
Faudra être un petit peu patient, ce coup-ci !!
Mais je vous remercie à l'avance des reviews que vous ne manquerez pas de me laisser.
Et que j'attends de lire avec plaisir ! (même si je suis toute seule !)
Hemmm... ouais, je sais, c'est nul...
Bon, ce coup-ci (encore ???) je vous laisse !!
Bizzz
Ticoeur.
