Disclaimer: Tout les personnages, ainsi que les lieux, sont la propriété de JK Rowling. Cette fic se déroule un an après la chute de Voldemort, et certains éléments des livres (vous aurez la surprise au fur et à mesure^^) ont été modifiés pour rendre mon histoire plus riche et cohérente.

En espérant que vous apprécierez, Bonne lecture!

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Les professeurs semblaient abasourdis, et seul un sanglot de Hagrid perça le silence. Ils semblaient tous ne pas croire que Harry était bel et bien revenu. Puis comme s'ils sortaient d'un sommeil profond, ils se levèrent tous les uns après les autres pour le prendre dans leurs bras. Flitwick, Mc Gonagall, Mme Chourave, le professeur Slughorn, et Hagrid. Tous étaient présents et tous semblaient sincèrement heureux de le revoir. Des larmes brûlantes coulaient sur les joues de Harry, incapable de cacher sa joie d'être parmi eux. Voyant l'agitation qui régnait à la table des professeurs, les discussions entre élèves s'amplifièrent, obligeant les professeurs à rejoindre leur place, et Mc Gonagall à demander le silence :

« Je sais que vous vous demandez qui est cet homme qui se tient devant vous ce soir, méconnaissable. Nous devrions avoir honte d'avoir si vite oublié son visage, car c'est grâce à lui si nous sommes tous là aujourd'hui, c'est grâce à lui si Poudlard a pu rouvrir, et enfin, nous lui devons la mort du plus grand des mages noirs qui ait jamais existé. Je pense que vous avez deviné qui il est. C'est bien sûr Harry Potter en personne !! » déclama t-elle avec emphase.

Celui-ci était gêné du ton plein de fierté qu'elle avait emprunté, et il baissa la tête, le rouge lui montant aux joues. Des applaudissements nourris, des cris et des sifflements montèrent peu à peu de la salle.

« Installe-toi avec nous, Harry. Ce soir, tu es notre invité, et j'aimerai entendre le récit de cette dernière année que tu as passé dans le silence. »

« Dans le bureau de Dumbledore, enfin, votre bureau, et après le repas, si cela ne vous dérange pas. »

« Non, non, bien sûr. En attendant, prend place à ma droite, et demande tout ce qu'il te plaira, en souvenir de ta scolarité ici ! »

Harry fit le tour de la table, et rejoint la place que Mc Gonagall lui avait attribué, sans avoir préalablement eu droit à une étreinte d'Hagrid, qui failli comme d'habitude lui briser les os.

Il mangea avec appétit, comme cela ne lui était pas arrivé depuis bien longtemps maintenant. Il pouvait observer que les conversations allaient bon train chez les élèves, et il pressentait qu'il en était le principal objet.

Le repas passé, la directrice envoya les élèves dans leur chambre, puis lui demanda de le suivre dans son bureau. En traversant ainsi les couloirs de l'école, de nombreux souvenirs lui revinrent en mémoire. Tous ces moments passés ici, les rencontres avec Peeves, ou quand il était malchanceux, avec Rusard et Miss Teigne. Ce trop plein d'émotion qu'il éprouvait le fit chanceler, et Mc Gonagall dut s'en apercevoir, car elle le prit par le bras.

Arrivés devant la statue qui donnait accès au bureau, elle murmura chocogrenouilles, et la statue pivota, faisant apparaître l'escalier. Ils gravirent les marches, et franchirent la porte du bureau. Rien n'avait changé depuis sa dernière visite. Un nombre incalculable d'objets brillants, fumants et ronflants trônaient sur les meubles. Le perchoir de Fumseck était vide, tout comme le tableau du portrait de Dumbledore.

« Dumbledore aime se promener dans les tableaux de l'école pour avoir un œil sur ses anciens élèves » précisa Mc Gonagall, voyant que Harry contemplait le tableau vide.

« Rien n'a changé ici, et on a l'impression qu'il va faire irruption dans son bureau d'une minute à l'autre »

« Je n'ai pas eu le courage de déplacer quoi que ce soit. Pour moi aussi Harry, il restera toujours le directeur de cette école… »

Un silence pesant tomba entre eux, durant lequel Harry vint s'asseoir en face de la nouvelle directrice, qui rompit alors le silence :

« Alors, que viens-tu faire ici après tout ce temps ? Et surtout, comment se fait-il que toi, qui a sauvé l'humanité toute entière plus d'une fois, ait l'air si fatigué, déprimé, et soit aussi maigre ? »

Harry eut l'impression d'entendre Dumbledore. Cette façon d'aller droit au but, simplement, était l'une des caractéristiques qu'il avait préférée chez lui.

Prenant une profonde inspiration, il raconta comment il était tombé dans la dépression après la mort de Voldemort, et surtout après la mort de Ginny. Il décrivit sans ciller sa longue descente aux enfers, sa solitude, ses mornes journées à Pré au Lard ou enfermé dans son appartement.

Il vit qu'au fil de son récit, le visage de son interlocutrice devenait blême, et que des larmes emplissaient ses yeux.

« Mon Dieu, Harry ! Il fallait venir ici avant d'être dans cet état ! » s'exclama Mc Gonagall après qu'il ait expliqué que ses pas l'avaient conduit ici sans qu'il sache vraiment pourquoi.

« Je n'en était pas capable. J'avais trop souffert, et je voulais rompre avec tout ce qui me rattachait à mon passé. »

« Je comprends… » ajouta-t-elle.

« En vérité, je savais cela, car j'ai régulièrement eu la visite de Mlle Granger et Mr Weasley, qui m'ont conté comment tu t'étais peu a peu éloigné d'eux. Mais je ne doutais pas une seule seconde du fait que tu reviendrais un jour ici, parmi nous. »

« Je ne mérite pas tant de confiance de votre part, je vous assure… » tenta Harry.

« Arrête de te voiler la face de la sorte ! » répliqua sèchement Mc Gonagall.

Elle n'avait pas changé. Les sentiments n'avaient jamais été son point fort, et Harry fut surpris lorsqu'elle posa ses mains sur les siennes, et repris d'une voix qui se voulait à la fois douce et ferme :

« Harry, tu as accompli plus de choses pour le bien de l'humanité que quiconque. Tu as sacrifié ta jeunesse, ton insouciance et ta liberté même pour faire ce qui était nécessaire à la destruction de Voldemort. Tu mérites donc plus que toute autre personne d'être heureux. Enfin, le récit de ta vie lors de l'année qui vient de s'écouler ne concerne que toi, car si cela t'a mené au bout du compte à revenir ici, alors elle n'avait pas que de mauvais côtés. »

En entendant ces mots, une douce chaleur s'était répandue dans le ventre de Harry. Il réalisait maintenant qu'il avait eu besoin d'entendre ces mots que jamais personne n'avait prononcé. Le sourire revint peu à peu sur ses lèvres, et il se sentit vivant, lui qui croyait depuis un an que toute étincelle l'avait quitté.

Le cours de ses pensées fut interrompu par Mc Gonagall, qui avait reprit son ton habituel :

« C'est une étrange coïncidence que tu sois revenu aujourd'hui précisément, car il se trouve que d'une minute à l'autre devrait arriver… »

Elle fut interrompue par trois coups discrets frappés à la porte.

« Entre, entre ! » répondit t-elle.

La poignée de la porte pivota, et la porte s'ouvrit lentement, laissant peu à peu apparaître un corps svelte, habillé d'une cape richement brodée de fils d'argent. Levant la tête, un pincement au cœur surprit Harry quand il reconnut le visage gracieux, les cheveux lisses et blonds, qui lui arrivaient aujourd'hui au milieu du dos, et les splendides yeux gris.

« Malefoy !! »