Hia!
J'espère ne pas trop vous avoir fait attendre cette fois. Vos reviews m'ont fait très plaisir. Sur ce...
Enjoy!
Musique: Summer son- Texas -
Guardian Angel:
POV Emmett
Il m'avait suffit de quelques minutes pour me fondre dans la foule des danseurs. Les spots illuminaient les petits groupes qui se remuaient sur le carré délimité par des luminaires placés au sol, qui clignotaient au rythme de la musique. Le reste du local était placardé de miroirs, et de grandes tables accueillaient les gens pour boire un verre et faire connaissance. Les comptoirs étaient transparents, si bien que l'on voyait toutes les bouteilles rangées minutieusement, et que celles ci s'illuminaient à chaque tournoiement des spots du plafond. Il s'agissait du seul établissement de nuit de Forks, mais il avait sur se munir de toutes les dernières technologies, et beaucoup de jeunes s'y donnaient rendez vous, y compris ceux de villes plus grandes , comme port Angeles. C'était comme ça que j'avais pu rencarder Shelsea. Shelsea, Morgane et London aussi. Bref.
Hum, tiens, une masse de boucles cacao émergeait de la foule... Oui, c'était bien Bella. Elle passa devant moi sans me voir, un verre à la main. Une fille avec un verre à la main est toujours de bon augure.
Je décidai de la suivre le plus discrètement possible. Mais voilà... je vis bientôt qu'elle était suivie par Rosalie ... Salut soeurette.. et par ...j'aurais du m'en douter,Jasper.
Rose se retourna en me voyant. Elle abattit un bras sur le mien
-On dirait que la fratrie Cullen est là ce soir.
-En effet, on dirait bien
Elle leva un sourcil que je devinai soupçonneux
-Vous ne préparez pas un mauvais coup tous les deux , hein?
à ces mots Jasper se retourna avec une lueur de colère dans les yeux
-Bien sur que non. Allez, viens.
Il la prit par le bras et me fusilla du regard sans qu'elle ne le voie. Je lui adressai alors un clin d'oeil
-Que le meilleur gagne!
POV Edward:
J'étais toujours au comptoir lorsque je vis repasser devant moi Jasper, Rosalie, Emmett.. et la mystérieuse inconnue traînée par ma soeur . Nos regards se croisèrent, et je me retournai sur mon siège, les mâchoires serrées. Je n'avais aucune idée de ce qui m'arrivait. Je sentais des éclairs dans mes mains, dans ma poitrine. Que m'arrivait il?
-Je vous ressers quelque chose? C'est moi qui offre.
Je me retournai une seconde fois, vers la voix qui m'avait parlé. Une fraction de seconde me suffit pour reprendre mes esprits. C'était une fille aux mèches blond roux , et aux grands yeux verts. La barmaid.
-Non.. merci mais je vais me sentir mal si j'en reprend un. Vos cocktails sont dangereux.
Je faisais la conversation sans même m'en rendre compte. Mon cerveau se trouvait ailleurs.
-Vous ne savez pas ce que vous perdez. Elle me décocha un sourire qui me serait allé droit au ... coeur, si je m'étais appelé Emmett . Mais je n'étais pas ce type, et cette tentative de charme ne me fit aucun effet. "Moi c'est Roxanne, mais tu peux m'appeler Roxy."
Je ne pus réprimer un petit rire , qu'elle dut trouver nonchalant. Tant pis.
-Il y a une chanson non?* ...
J'avais honte de ce que je venais de dire. On devait la chambrer trop souvent avec ça.
-Très drôle, on me l'avait jamais faite celle là. Je vais la noter quelque part.
Alors j'avais réussi à vexer la seule fille qui m'adresserait la parole de toute la soirée... décidément...
La question qui à présent me préoccupait était de savoir ce que pouvaient bien fabriquer les frères Cullen, tous les deux , ENSEMBLE. Ces deux là se détestaient, et , si j'étais (jusqu'à la semaine dernière) le meilleur ami de Jasper, je vouais une haine ténue à Emmett, qui pour moi était le dernier des salauds. Je l'avais vu manipuler pas mal de filles , sans aucun scrupule. Il disait toujours que sa devise était "carpe diem" . Bien, il ne devait pas avoir compris le sens de "diem" et l'avoir remplacé par "fructus"**....
Jasper quant à lui... C'était Jasper. Serein, mesuré, sérieux et sage, mais qui cachait toujours un petit grain de folie, une étincelle de gaieté (ce que je lui enviais au plus haut point d'ailleurs) il faisait craquer les filles, bien sûr, mais contrairement à Emmett, il n'en tirait ni satisfaction, ni profit. Il ne s'était toujours intéressé qu'a une seule personne: Alice. Nous étions en effet arrivés à Forks il y a deux ans de cela. Carlisle, notre père, avait été muté dans cet Olympic pluvieux pour y être chef de service dans l'hôpital de la ville. Avant, nous étions à Buffalo. Esmée , notre mère, adorait cette ville. Mais depuis, elle ne regrette pas d'être partie.
Bref, dès le premier jour où nous avions débarqué au lycée, tout le monde nous avait alpagué, tous, sauf Jasper, qui n'avait pas pour habitude d'aller vers les autres: il était assez intériorisé, et de toutes les manières, c'était les autres qui venaient à lui. Sauf qu' Alice lui résista un bon moment, et il fut contraint de lui faire la cours. J'ai vite appris qu'avant elle il n'avait jamais vécu de relation sérieuses, et que de fait, ma soeur l'avait directement touché au coeur. Comme une aiguille dans un tissu vierge. Ma soeur, quant à elle, l'avait tout de suite aimée. Elle l'avait juste fait patienter pour s'assurer de la sincérité de ses sentiments.
Quant à moi... J'avais trouvé en Jasper le frère que je n'avais jamais eu. Mais j'avais toujours été solitaire. Celui qui ne cherche pas à s'intégrer, et préfère regarder les lézardes dans le mur , en s'imaginant des créatures qui n'existent pas, en vivant à travers une atmosphère plutôt qu'une action. Voilà ce que j'étais . Un éternel contemplatif que l'on qualifiait facilement de mélancolique.
Mais là dessus je ne suis pas d'accord. La mélancolie est un fleuve trop facile à traverser. On se laisse porter par le courant, et on accède à la facilité de la vie . Non, je me considère comme quelqu'un qui n'a pas encore trouvé de raison de vivre, voilà tout. Je n'ai pas de besoin, je m'estime dans le contentement de ce que j'ai, et accepte ce qui m'arrive. Mais c'est tout.
J'en étais là de mes réflexions, lorsque je perçus un vacarme étonnant du coté des toilettes des filles.
POV Bella
Cette fois s'en était trop. Je ne pouvais plus supporter tout cela, ni me laisser faire plus longtemps. Au moins avais je le droit de mettre une pause à toute cette mascarade. Je tapai sur l'épaule d' Alice pour l'arrêter. Cette dernière se retourna. C'était le moment ou jamais pour ma requête.
-S'il te plaît , Alice, pourrait on aller aux toilettes deux minutes?
Je m 'aperçus alors que je l'avais dérangée alors qu'elle était en pleine conversation avec un homme d'une vingtaine d'année à la peau matte, très beau.
-ça t'ennuie d'y aller toute seule? C'est là bas (elle m'indiqua la direction du doigt) je te rejoins dans deux minutes.
-Ok, aucun problème. Prends ton temps.
Mes pieds me faisaient atrocement souffrir, et j'avais une telle hâte de les retirer que j'en aurais presque couru ! Mais les ampoules qui se formaient m'en empêchait, ça et le monde tout autour de moi. Je ne tenais pas à passer pour la dernière des cinglées -pas ce soir en tous les cas- sans compter ma maladresse notoire, qui m'aurait fait m'étaler sur les dalles brillantes.
Enfin, je poussai la porte de mon refuge provisoire. Lorsque j'entrai, les deux seules filles qui s'y trouvaient sortirent. Guère étonnant.
Il y avait un mur recouvert d'un immense miroir, mais je n 'y pris même pas garde. Tout ce qui comptait pour moi était de m'asseoir sur le petit fauteuil disposé là et de retirer les deux instruments de torture.
Ce que j'aurai fait, si cet événement dramatique n'était pas arrivé.
Je vis une silhouette masculine pousser la porte . Une silhouette haute, à la carrure imposante, mais le clair obscur émanant de la salle principale m'empêchait de distinguer ses traits.
Et puis il s'approcha , et je le vis clairement.
Emmett.
-S'il te plait, ne pourrais tu pas me laisser tranquille une minute?
J'étais vraiment à bout de force, et qui plus est, l'alcool me montait à la tête. J'étais prise de vertiges depuis tout à l'heure.
Il me fit un grand sourire, ses lèvres s'étirant et laissant apparaître de magnifiques faussettes sur chacune de ses joues.
-Bella, allez..
Il me fit signe d'approcher. Même si je l'avais voulu, j'en étais bien incapable. Je tentai une dernière fois de le convaincre de partir, en le regardant dans les yeux, presque implorante
-Emmett. Laisse moi. Je reviens dans deux secondes, on pourra parler là bas si tu veux.
Mon menton désigna la salle de danse.
-Mais ça c'est hors de question, pour une fois que je t'ai entre les doigts, tu ne filera pas, cette fois.
Je levai les yeux au ciel. Il fallait vraiment qu'il arrête avec cette obsession.
-D'accord. Qu'est ce que tu me veux?
Il se rapprocha encore, et s'assit sur l'accoudoir du fauteuil, m'obligeant à me coller à l'autre accoudoir. Il mit alors sa main sur ma cuisse
-Tu le sais très bien...
Je me levai vivement , avec l'envie brutale de lui cracher à la figure. Mais je n'en eut pas le temps. Je m' étais levée bien trop vite, et mes jambes chancelèrent sous moi. Je perdis l'équilibre,et il en profita pour me rattraper.
-Oh oh oh, ma Bella, tu as trop bu on dirait.
Je le fusillai du regard
-Je ne suis pas "ta Bella"!
Ma nuque vacillait elle aussi, et bientôt ma tête partit se poser sur l'épaule de cet ours d' Emmett.
Son index caressa mon menton d'un geste possessif, sans que je ne puisse réagir.
-Bien sûr que si tu l'es, tu l'as toujours été. Il marqua une pause . Et tu le sera toujours.
C'est alors qu'il posa ses lèvres de velours sur les miennes.
Oh, bien sûr, il n'avait rien de repoussant. Je connaissais des tas et des tas de filles qui auraient prié des nuits entières pour être à ma place. Mais... Je. Ne. L'aimais. Pas.
Et être dans ses bras me répugnait.
Il ne prolongea pas le baiser, ne força pas le passage de sa langue. Lorsqu'il libéra mes lèvres, un faible murmure s'en échappa.
-Laisse moi, je t'en prie.
Il sourit, et je le voyais distinctement malgré mes vertiges.
-Je ne te ferai pas de mal. Bien au contraire, je vais te faire du bien.
Ce sur quoi, prenant mon bras au dessus de son épaule, il m'amena vers le mur-miroir et m'y appuya. J'eus un geste de rejet, le repoussant avec la force qui me restait. Mais vu comme il était costaud, ce n'était pas cela qui allait m'aider. Il se rapprocha de moi.. Pour me menotter les mains de sa poigne de fer, au dessus de ma tête. Son autre main caressait mon genou, avant de remonter dangereusement vers l'ourlet de ma maigre jupe.
-NON! Arrête!
Trop tard, sa main s'affairait déjà sous mon vêtement, et sa tête était plongée dans mon cou. Il remonta vers mon oreille
-Chhht Bella... Ma belle Isabella Bella.
Sa respiration semblait très calme, son souffle dans ma nuque n'était pas désagréable. Il n'avait même pas bu. Mais cette situation était exécrable. Il profitait de moi, de ma faiblesse, de ma situation. je gémis lorsque ses doigts effleurèrent le tissu de ma culotte . Il le frottait à la couture, comme hésitant sur ce qu'il devait et allait faire. Finalement sa main remonta , et mon espoir avec. Il vint redessiner une boucle perdue dans le creux de mon épaule, penchant sa tête sur le coté.
Je profitai alors de la situation pour jeter la volonté qui me restait en criant de toutes mes forces. Il fronça les sourcils et me regarda, désappointé
-Qu'as tu fait.
Emmett reprit alors mes lèvres dans les siennes, avec véhémence. Sa langue effleura mes lèvres, ses dents mordillèrent ma bouche, et je l'entrouvris sous la douleur. Il en profita naturellement pour pousser le baiser plus loin, avec encore plus d'insistance. Je gémis, voulant me détacher de lui. Mais il glissa sa main libre sous mon t-shirt, puis descendit, toujours plus bas... trop bas... Que quelqu'un vienne, vite. Mais c'était trop tard! Trop tard, et ses doigts sentirent mon humidité, malgré moi. Mon corps était en train de me trahir, et bientôt mon esprit embrumé le rejoindrait.
POV Emmett
C'était si bon... Je sentais enfin ce dont j'avais rêvé. Je sentais son intimité sous ma main.. Elle était humide, pour moi, comme un diamant sur une bague, elle était offerte. A moi. Sa peau était si exquise que s'en était un sortilège. Je devais bien m'avouer que c'était le première fois qu'une fille me faisait autant tourner la tête.
-Tu es délicieuse ma Bella
Je la sentais s'abandonner au fur et à mesure que j'insinuais mes doigts en elle. Je voulais la caresser doucement, pas lui faire de mal. Malgré tous mes principes, je voyais bien qu'elle était délicate et qu'elle devait être manipulée avec soin. Sur ce moment si doux, j'aurais presque pu ressentir de l'amour pour elle.
Je remontai ma tête vers ses lèvres, entrouvertes sous le plaisir qu'elle ressentait, malgré elle. Sa langue était juste là, prête à être effleurée par la mienne.
J'en vains à son clitoris, et fis des vas et viens. Elle gémissait à présent. Presque plus fort que le cri qu'elle avait poussé tout à l'heure.
Je pensais qu'il était impossible que quiconque l'ait entendu. Mais apparemment je me trompais, car j'entendis le battant de la porte être violemment poussé. j'avais pourtant fermé à clé, mais ce type avait carrément défoncé la porte.
-Mademoiselle? Vous allez bien?
* il s'agit de la fameuse chanson de Police, qui fait référence à une prostituée.
**: fructus=jouissance en latin.
